Identité nationale : un calendrier du débat trop beau pour être vrai
Toutes affaires cessantes, un grand débat national est en train de s’ouvrir sur le concept d’identité nationale.
Certains peuvent se demande si c’est bien la priorité du moment, alors que sont déjà en débat, entre autres, le déficit abyssal de l’Etat et de la Sécurité Sociale, la modification des règles du jeu électoral par le rédécoupage des circonscriptions législatives, la réforme des collectivités territoriales (et surtout de leur mode d’élection), le réchauffement climatique et l’intauration de la taxe carbone, la suppression de la taxe professionnelle et son remplacement par une contribution aux contours encore flous, l’opportunité de maintenir un bouclier fiscal qui met les plus riches à l’abri de l’effort demandé à ceux qui le sont moins, le lancement d’un grand emprunt, la mise en place du “Grand Paris”, l’efficacité du service public de l’emploi réorganisé dans le contexte de forte augmentation du nombre de demandeurs d’emploi, la mise en oeuvre du Traité de Lisbonne et d’une présidence de l’Europe, et tant d’autres sujets. Le moins qu’on puisse dire c’est que les sujets de débat ne manquent pas
Mais, c’est engagé. Le gouvernement lance ce grand débat et charge ses préfets et sous préfets de l’animer sur l’ensemble du territoire. 100 préfets, 350 sous-préfets sont mobilisés, et devront faire débattre l’ensemble des forces vives de la Nation. On a connu des débats précédés de réflexions, de groupes de travail, d’appel à l’éclairage d’éminants universitaires. On a l’expérience de “livres blancs (ou verts, ou de toutes les couleurs de l’arc en ciel). On a connu des dabats recherchant pour les conduitre la compétence d’experts. Et il est difficile d’échapper à la mode des “Grenelle“, mis à toutes les sauces, avec une imagination débordante, mobilisant les différentes catégories d’acteurs concernés dans une démarche d’élaboration collective et de construction des compromis nécessaires. On a connu des stratégies associant progressivement les réflexions issus de travaux souvent convergents, parfois divergents. et, après expérience, chacun sait que cette phase nécessite le temps de la maturation.
Mais ici rien de tel. Il faut aller vite, car la situation présente un caractère d’une urgence absolue. Dès le 2 Novembre 2009, le travail commence. Les échanges s’achèveront le 28 février 2010, avec la présentation d’une synthèse générale faite par le ministre.
C’est surement un pur hasard si les élections régionales ont lieu juste quelques jours après cette synthèse.
Ne prendrait-on pas les électeurs pour des c… ?






mai 12th, 2011 at 2:12
Notre ministre des affaires européennes est-il réellement “mobilisé” sur la question de “Strasbourg l’européenne”, totalement de son ressort, lorsqu’il préfère au même moment déclencher un éclairage médiatique sur des propositions populistes pas du tout de son ressort ministériel ?
mai 16th, 2011 at 11:26
Bonne question !