Ateliers de l’apprentissage et de l’alternance : proposition N°10 Impliquer davantage les CFA dans l’adéquation offres/demandes, et dans la prévention des ruptures

Trop de jeunes en recherche de contrats sont laissés à eux même dans leur recherche. Le site ouvert dans le cadre des Ateliers de l’Apprentissage et de l’Alternance est riche de témoignages, parfois émouvants, de jeunes qui ont démultiplié les démarches infructueuses, et sont découragés face aux refus réitérés aux quels ils ont été confrontés,  et encore plus devant les absences de réponses.

Certains jeunes semblent n’avoir eu que peu d’appui dans leurs démarches: il est indispensable qu’ils bénéficient en premier lieu d’un soutien , car chercher un contrat d’apprentissage, c’est comme chercher un emploi : il faut de la méthode, de la perséverance et le plus souvent de l’aide

Et bien sur il faut être mis en relation avec des employeurs potentiels qui connaissent le CFA, ont déjà accueilli des apprentis, participé aux journée professionnelles… Tout CFA digne de ce nom a un réseau d’employeurs, qui doit être, avec une grande attention, entretenu, actualisé, enrichi.

Cette mise en relation est une responsabilité à part entière du CFA, comme une très grande majorité d’entre eux l’asssure, et aucun CFA ne devrait plus pouvoir considérer que sa responsabilité ne commence que quand l’apprenti vient lui communiquer le contrat signé par l’employeur. Elle commence dès que le jeune envisageant un apprentissage le contacte, et doit se traduire par un accompagnement individuel et/ou collectif durant toute la phase de recherche d’un contrat.

Cette responsabilisation est plus efficace, et beaucoup moins couteuse que les projets au caractère d’usines à gaz, qui ne manquent pas de fleurir, et auxquels certains Conseils Régionaux ont succombé de sites organisant la mise en relation. Ce type d’intiative, médiatiquement porteur, est d’une grande inefficacité car il supposerait pour être un tant soit peu efficace que tous les employeurs sachent rédiger avec précision les profils qu’ils souhaitent pourvoir et que tous les acteurs jouent le jeu d’une mise en commun de leurs réseaux. Autant dire que c’est un objectif inaccessible, qui ne fait que faire vivre certaines sociétés, plus ou moins compétentes d’ailleurs, et quelques communicants au petit pied.

Cette responsabilité doit aussi s’exercer fortement durant la phase de démarrage du contrat, correspondant à la période d’essai de deux mois. Il serait très souhaitable qu’un point entre l’apprenti, l’employeur et le CFA puisse être réalisé systématiquement avant la fin de cette période, pour veiller à l’adéquation des tâches avec les objectifs de la fomation, permettre les réorientations, ou, si aucune solution ne semble satisfaisante,  une rupture permettant de rechercher, dans des conditions acceptables, une alternative, avec, bien sur, un fort accompagnement du CFA.

Un point mérite aussi une grande attention : la loi permet que l’apprenti soit recruté jusqu’à trois mois avant le débutr du cycle de formation. Cette possibilté devrait être utilisée avec beaucoup de modération, et son usage parfois  abusif, et systématique chez certains employeurs en particulier dans le secteur de l’hôtellerie restauration, aboutit à transformer des jeunes durant les trois mois de l’intense activité estivale en main d’oeuvre aux horaires extensifs et au très bas coût. Combien de jeunes souhaitant apprendre un métier n’ont connu dans ce secteur  qu’un travail à temps plus que plein, sous la pression de la charge de la haute saison, et se sont découragés avant même que ne commence le premier cours au CFA ?

Le rôle du CFA peut de moins se résumer dans une fonction d’enseignement, et doit être de plus en plus globale. D’où notre proposition N°9 IMPLIQUER DAVANTAGE LES CFA DANS L’ADEQUATION OFFRES/DEMANDES ET DANS LA PREVENTION DES RUPTURES

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One Response to “Ateliers de l’apprentissage et de l’alternance : proposition N°10 Impliquer davantage les CFA dans l’adéquation offres/demandes, et dans la prévention des ruptures”

  1. Ilene Raque Says:

    J’aime bien cet article mais tu devrais mieux argumenter la seconde partie, c’est selon moi trop léger. Bonne continuation !

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