Sciences Economiques et Sociales : du mieux

Quand c’est trop gros, cela ne passe pas. Tel est le sentiment qui peut résumer l’épisode des nouveaux programmes de Sciences Economiques et Sociales pour la  classe de seconde.

Nous avions fait part en novembre 2009 sur ce blog de la pétition  lancée par l’APSES (Association des Professeurs de Sciences Economiques et sociales) que nous avions signée, comme beaucoup d’autres. (voir Un appel pour l’enseignement des Sciences Economiques et Sociales au lycée)

Les plus importantes aberrations de ce projet de programme sont levées dans la nouvelle version qui va être prochainement soumise au Conseil Supérieur de l’Education

En effet, sont supprimées les aspects les plus abstraits, approchant l’économie par l’étude de courbes d’offres et de demandes, dont on se demande comment et par qui il avait pu être imaginé qu’ils pourraient motiver pour l’approche économique des élèves de seconde

Par ailleurs sont réintroduites les approches de phénomènes économiques et sociaux, comme par exemple le chômage, dont on se demande quelle conception de la société pouvait bien fonder leur disparition.

La première version traduisait tellement un point de vue idéologique inspiré par le MEDEF qu’il en était indéfendable. La version actuelle demeure bien sur  perfectible (et la question des horaires reste très problématique), mais est devenue acceptable, et comporte une certaine part de ce qui est nécessaire à la formation d’un citoyen, qui ne peut être réduit à la seule fonction d’agent économique. 

Luc Chatel semble avoir entendu la forte expression qui s’est fait jour face à ce projet de programme. Il semble entendre les remarques convergentes sur l’aberration de la semaine de 4 jours. S’il entend un jour celles qui se fondent sur le fait que la réduction du nombre de fonctionnaires ne peut constituer le fondement d’une politique éducative, tous les espoirs seraient permis.

 

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