Des militaires retraités devenant surveillants

Il suffisait d’y penser. La solution aux questions de sécurité à l’école est simple : il suffit d’embaucher des militaires, des gendarmes, des policiers et des pompiers à la retraite.

C’est ce que propose Lionel Lucca, Député UMP des Alpes Maritimes et une soixantaine de ses collègues dans une propostion de loi, comportant un article unique

« Les assistants d’éducation dont la mission est l’encadrement et la surveillance des élèves peuvent être recrutés parmi les retraités des professions issues de la fonction publique liées à la sécurité »

Inutile de réunir des colloques, de consulter des chercheurs, de travailler sur les causes. Comment n’y-t-on pas pensé plus tôt ? Comme le dit l’exposé des motifs de cette proposition de loi

« Afin de mieux répondre à cet impératif de sécurité, il conviendrait de permettre à des personnes retraités issue de la fonction publique, dont la profession a été consacrée à la sécurité civile ou militaire (sapeurs pompiers, policiers, gendarmes, militaires d’active…), dont l’activité passée et la maturité sont garants d’une autorité naturelle et d’une capacité à analyser une situation, d’accéder aux postes de surveillants dans les établissements scolaires du second degré. »

Merci, M.Lucca de nous mettre le doigt sur une évidence oubliée : les anciens militaires, c’est la solution pour mater cette jeunesse rebelle. Et encore merci de revivier le concept d' »autorité naturelle« .

Et en plus ça contribue à résoudre la question des retraites : un boulot pour les retraités, c’est l’idéal pour ne pas avoir à se poser la question du financement

Cette proposition de loi  a été déposée le 1 Avril : connaissant les tendances sécuritaires profondes de ce député, il est pourtant à craindre que ce ne soit pas un poisson

La proposition de loi sur http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion2404.asp

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2 Responses to “Des militaires retraités devenant surveillants”

  1. Herve FIEVE Says:

    Cette solution simpliste n’est qu’une réponse à une question mal cernée.
    Pour une grande part, l’insécurité présentée n’est en fait que de l’incivilité. Celle-ci n’intervient pas majoritairement lors des mouvements d’élèves aux pauses ou aux interclasses mais en cours.
    Ces surveillants spéciaux n’y pourrons rien et ne changeront pas grand chose à l’affaire.
    Il faut (je mets en cause le travail des professeurs, ce que j’étais) que ceux-ci retrouvent le sens du travail collectif, ils sont devenus trop individualistes, trop détachés du fonctionnement général d’un établissement scolaire (il y a l’ADMINISTRATION et EUX et en plus les agents des Conseils Régionaux, comme si cela n’était pas un ensemble !!).
    Quand un jeune pose des problèmes de discipline, se permet d’adopter un comportement irrespectueux vis à vis du professeur et donc de la classe, il faut que celui-ci se rende compte qu’il se met en marge de la « norme scolaire ». C’est par un travail avec la famille, en équipe pédagogique pluridisciplinaire que la situation se réglera.
    Les professeurs ne sont pas électrons libres dans un établissement scolaire où tout est affaire de vivre ensemble.
    Il faut une implication plus importante du corps des professeurs dans le respect des règles communes de la vie scolaire. Il faut retrouver une interdépendance entre le travail des uns et des autres, il faut respecter le travail de chaque catégorie d’intervenants.
    En résumé, il faut une cohérence et une cohésion plus fortes.

  2. Dubois Says:

    La proposition donne la « chair de poule ». Que n’imagine-t-on pas pour faire diminuer à tout prix le nombre de fonctionnaires dans l’éducation nationale ? Cette proposition doit être diffusée très largement pour qu’elle se retourne en boomerang contre ses auteurs.

    Si la proposition avait été un poisson d’avril, il aurait fallu y ajouter les douaniers retraités et les prêtres retraités (après vérification de leur grande valeur morale).

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