25 % des contrats d’apprentissage, 15 % des contrats de professionalisation rompus avant leur terme

Quant on parle d’alternance, il est une donnée qui est trop peu analysée, c’est le taux de rupture des contrats avant leur terme.

Nous devons donc nous intéresser à une étude conduite par l’EGIFIP, sur les « Ruptures des contrats en alternance (apprentissage et professionnalisation jeunes) dans la région Franche Comté »

Analysant l’ensemble des contrats signés en 2007, (délai nécessaire pour pouvoir suivre les contrats dans leur durée), soit près de 9 000 contrats, cette étude met à part ceux qui ont été rompus durant la période d’essai, deux mois pour l’apprentissage, un mois pour la professionalisation. Si ceux-ci étaient pris en compte les taux de rupture monteraient respectivement à 33% et 17 %.

Pour l’apprentissage, cette étude nous permet de voir que ce sont davantage les garçons que les filles dont le contrat est rompu et que ce sont les plus jeunes et les moins formés qui sont le plus concernés par cette rupture. Elle montre les différences selon la taille de l’entreprise, car plus l’entreprise est grande plus la rupture est faible, et selon les secteurs : est tout particulièrement mis en évidence le très fort taux de rupture dans le secteur de l’hôtellerie restauration (42 % après la période d’essai, 57 % si on inclut la période d’essai)

Pour la professionnalisation, l’étude est moins complète, tous les OPCA n’ayant pas transmis les contrats. Elle confirme que plus le niveau de formation du jeune à la signature du contrat est élevé, plus le taux de rupture est faible et émet l’hypothèse que le plus faible taux de rupture s’explique essentiellement par la duré moyenne plus courte des contrats.

Une prochain volet de cette étude est annoncé pour dans quelques mois sur les « bonnes pratiques » permettant de limiter les ruptures

Nul doute qu’il fournira des pistes de réflexion intéressantes pour la construction des politiques publiques. Car il est peu efficace, et très coûteux, de développer le nombre de contrats si, simultanément, on ne se donne pas comme priorité de réduire le nombre de ruptures

L’étude sur http://www.efigip.org/telecharger/publications/point-sur-59.pdf

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6 Responses to “25 % des contrats d’apprentissage, 15 % des contrats de professionalisation rompus avant leur terme”

  1. BOULET PAUL Says:

    Cher Michel Abhervé.
    Nous nous connaissons de longue date et ce constat du taux de rupture des Contrats d’apprentissage n’est pas nouveau. Hélas.
    Je te signale une expérimentation (trois années) de la Mission locale de Saint-Lô (50) très intéressante sur ce point.
    Je la décris précisément, je l’analyse et apporte tous les travaux réalisés avec les jeunes, enseignants…; dans mon récent livre: « La formation en alternance, Repères sur des actions de formation alternée et clés pour l’action » paru chez l’Harmattan en octobre dernier. Un CD livre aussi les outils, guides d’animation permettant cette orientation, la préparation et exploitation des périodes en entreprise, le travail avec les tuteurs etc. Bien cordialement de ma toute récente retraite après 36 années consacrées au service des jeunes.
    Paul BOULET 06.08.60.33.91

  2. - Veille EducationVeille Education Says:

    […] Pour l’apprentissage, cette étude nous permet de voir que ce sont davantage les garçons que les filles dont le contrat est rompu et que ce sont les plus jeunes et les moins formés qui sont le plus concernés par cette rupture. Elle montre les différences selon la taille de l’entreprise, car plus l’entreprise est grande plus la rupture est faible, et selon les secteurs : est tout particulièrement mis en évidence le très fort taux de rupture dans le secteur de l’hôtellerie restauration (42 % après la période d’essai, 57 % si on inclut la période d’essai) Lire la suite […]

  3. mabherve Says:

    Bonne année Paul dans ta retraite active*
    Les constats ne sont pas nouveaux, les expérimentations sont nombreuses et leurs enseignements convergents
    Ce qui manque c’est une volonté politique de les prendre en compte dans une généralisation.

  4. rbeaune Says:

    après 8 années d’implication et une année d’expérimentation pour sécuriser le parcours des alternants, j’en arrive à proposer la mise en place d’un « CIVIS de l’alternance » qui, avec une approche globale, un suivi régulier, une neutralité, une réactivité et un professionnalisme, permettrait d’apporter une réponse à cet échec de l’alternance.

  5. 25 % des contrats d’apprentissage, 15 % des contrats de professionalisation rompus avant leur terme | Vivacio92 – Ma Vie – Mon Avenir – Mon Coach Says:

    […] lire la suite ICI […]

  6. Patricia Says:

    Merci d’avance.

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