A nouveau une étude sur les ruptures de contrats d’apprentissag

25% de ruptures de contrats d’apprentissage, taux assez constant depuis plusieurs années, cela mérite que l’on s’y arrête, car un tel taux entrave considérablement le développement de l’apprentissage et éloigne la perspective d’atteindre l’objectif de doublement de l’alternance fixé par le Président de la République

L’étude conduite par l’ Assemblée des Chambres Françaises de Commerce et d’Industrie auprès de 800 jeunes ayant rompu leur contrat, ou vu leur contrat rompu, et de 800 entreprises. Ce travail nous donne un certain nombre d’enseignements.

Le premier concerne la branche qui a, de très loin, le plus fort taux de ruptures, soit 37 %, l’hôtellerie-restuaration, ce qui confirme les chiffres de l’enquête conduite en Franche-Comté. A l’évidence cette branche mérire une analyse plus aprofondie. Les grands chefs ratsans de la qaulité de la gastronomie de qaulité, et d’une apprentissage de qualité comme le sont Régis Marcon ou Hélène Darroze seraient-ils l’arbre qui cache la forêt des formes de sur exploitation de jeunes apprentis dans nombre d’hôtels et de restaurants de moindre réputation. L’effort financier très important de la collectivité vis à vis de cette profession avec la baisse du taux de TVA mérite un effort en contrepartie de celle-ci pour la réduction du taux de rupture des contrats en alternance.

Un autre aspect intéressant est la différence d’appréciation des causes de la rupture selon le point de vue. Pour les entreprises, la cause la plus fréquente, pour 45%,  est en amont, dans une erreur d’orientation. Pour les jeunes, la cause la plus fréquente, 37%,  est dans l’exécution du contrat. Dans l’analyse de ce décalage demeure sans doute une large part de l’explication  des échecs

En tous cas le travail d’analyse doit être poursuivi et amplifié pour mieux comprendre les causes de cet échec récurrent, et construire les voies de la rémédiation,

L’étude sur le site de Localtis

http://www.localtis.info/cs/BlobServer?blobcol=urldata&blobtable=MungoBlobs&blobkey=id&blobwhere=1250166687062&blobheader=application%2Fpdf&blobnocache=true

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5 Responses to “A nouveau une étude sur les ruptures de contrats d’apprentissag”

  1. nene Says:

    c’etait identique autrefois

    dans mon memoire de licence présenté en 1993 à l’université paul valery de montpellier sur les ruptures de contrat d’apprentissage dans l’aude de 88 à 92, j’avais mis en exergue 5 causes essentielles
    la conséquence d’une mobilité géographique parentale
    les problemes d’ordre relationnel entre apprentis et maitres d’apprentissage
    le rejet de l’enseignement théorique
    la substitution de la propriété d’autrui
    la conséquence d’une maladie psychosomatique.

    des solutions certes mais des questions
    a la cause 3 comment peut-on déscolariser l’approche théorique
    a la cause 4 est-ce qu’il n’y a pas une part d’exploitation de l’apprenti
    a la cause 5 est-ce que les maladies ne sont pas la traduction clinique d’un refus qui ne veut pas s’exprimer
    je proposais une alternance de type intégratif initiation d’abord en entreprise et puis application possible en cfa de facon a ne pas subir les cours ex-cathedra (sauf ceux de pratique complementaire .

    a l’epoque le taux de rupture dans l’aude etait de 35 % du 7eme au 12 eme mois et de18.6 du 19eme au 24 eme mois

  2. Michel ABHERVE Says:

    sur http://www.lhotellerie-restauration.fr/journal/formation-ecole/2011-01/Regis-Marcon-engage-une-reflexion-sur-les-metiers-de-service.htm

    Un constat du fort taux de rupture des contrats en service, moins valorisant que ceux en cuisine, et quelues pistes proposées par Regis Marcon « travailler à l’accompagnement des jeunes durant leur formation. Plus de dialogue en amont, un public entrant mieux informé, un suivi mieux encadré »

  3. Le Blog de Michel ABHERVE» Blog Archive » Un accompagnement externe par les Missions locales permet de réduire les taux de rupture des contrats d’apprentissage Says:

    […] restauration, avec des taux de rupture approchant, et ârfois dépassant  les 40 % (voirA nouveau une étude sur les ruptures de contrats d’apprentissag, et En Ile de France, 45 % des contrats d’apprentissage dans la restauration sont rompus avant […]

  4. Direct Emploi Says:

    Savez-vous si ce taux de rupture de contrat d’apprentissage vient plus des apprentis ou alors de l’entreprise ?

  5. Michel Abhervé Says:

    A Direct Emploi

    Non ces chiffres ne sont pas disponibles
    D’autant plus que en droit après la fon de la période d’essai les contrats ne epuvent être rompus que par un accord des deux parties

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