Enquête Génération : nous connaîtrons en 2014 les conséquences de la crise de 2008 sur l’insertion des jeunes

Enfin, l’enquête du CEREQ Génération 2007 est parue. Nous allons pouvoir disposer d’informations plus récentes sur l’insertion des jeunes, et espérer que les analyses ne se formuleront plus à partir de chiffres devenus totalement obsolètes (voir Pendant combien de temps encore va-t-on fonder les analyses sur les résultats de l’enquête Génération 2004 ?)

Encore faut-il que ceux qui vont utiliser ces chiffres fassent preuve d’un minimum de rigueur et prennent en compte que la Génération 2007, objet de cette enquête est arrivée sur le marché du travail une année avant la crise.

Quand Le Monde, dans son édition du 8 avril, titre « La France des jeunes diplômés a résisté à la crise », on ne peut qu’être inquiet sur les usages de ce travail.

Personne ne devrait ignorer que c’est dans l’année qui suit la fin des études que se joue l’essentiel de l’insertion professionnelle, et donc que pour la « Génération 2007 », l’essentiel de la phase la plus cruciale, celle de l’accès au premier emploi s’est produit avant la crise.

On aurait pu souhaiter plus de rigueur dans le titre d’un article, sous la signature de Benoit Floc’h, dont le contenu est un honnête résumé de la publication du CEREQ. Et il faut bien constater que nous ne sommes pas prêts de disposer d’informations un tant soit peu rigoureuses sur les conséquences de la crise sur l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.

Si nous gardons le même système, ce sera vers 2014, sauf retard, rupture de financement, ou tout autre aléa, que nous aurons les résultats de la Génération 2010. Est-ce bien raisonnable de prétendre piloter l’offre de formation à partir d’outils de connaissance si peu réactifs ?

Be Sociable, Share!

Tags: , , ,

2 Responses to “Enquête Génération : nous connaîtrons en 2014 les conséquences de la crise de 2008 sur l’insertion des jeunes”

  1. bernard-desclaux Says:

    Bien d’accord avec vous sur les interprétations rapides.
    Mais concernant vos remarques temporelles, j’ai quelques doutes. L’enquête actuelle du CEREQ repose sur des enquêtes. Il s’agit de déclarations d’un échantillon. Il n’y a pas encore en France d’enquête systématique.
    Si c’était le cas, qu’est-ce que cela supposerait sur le type de société dans laquelle nous serions alors ? Nous aurions tous alors un GPS « social » capable d’identifier notre statut…
    Méfions nous de cette course au savoir social.

  2. Hauteville Says:

    C’est un bel exemple de ce que l’on peut obtenir avec de la patience et une volonter de se dépasser.

Leave a Reply