Etudiant à louer, où l’art de l’auto-exploitation

Dans Eco 89, un article « Chefs d’entreprises, des étudiants (pas chers) sont à louer » ne peut que nous interroger

Un site intitulé Louer un étudiant.com se présente comme  » une plateforme pour les entreprises souhaitant externaliser des missions online ponctuelles à des étudiants. L’étudiant peut ainsi valoriser ses acquis et gagner en expérience. »

Nous sommes ainsi clairement, non dans le cas de stages intégrés dans le cursus universitaires, mais de « sous-petits boulots »

En effet les étudiants ont le statut d’auto entrepreneur, et donc des droits sociaux minimum. La rémunération demandée commence à 10 Euros de l’heure, y compris  pour des missions nécessitant une réelle qualfication. Et de plus, il est indiqué à ceux qui confient des missions, sous le titre « Payez aux résultats » que  « Vous pouvez revoir le travail effectué par l’étudiant avant de procéder au paiement. »

L’imagination pour développer du sous-salariat est sans limites. Il y en a même qui en vivent, comme les intiateurs de ce site qui prennent 15 % sur le montant des contrats. Un avocat pugnace devrait pouvoir tenter quelque chose pour obtenir la requalification de ces missions en réels contrats de travail, avec les droits sociaux qui y sont liés.

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One Response to “Etudiant à louer, où l’art de l’auto-exploitation”

  1. mabherve Says:

    Sur les risques de requalification évoqués en fin de cet article, lire
    « Etudiants à «louer» : est-ce légal ? »
    de Jonathan Quiroga-Galdo
    sur http://www.marianne2.fr/Etudiants-a-louer-est-ce-legal_a207671.html?preaction=nl&id=5911527&idnl=26375&

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