Poursuite de la baisse des contrats d’apprentissage en Août : – 15 %

Depuis le début de l’année, selon les chiffres officiels de la DARES, sept mois sur huit ont vu baisser le nombre de contrats d’apprentissage. Seul mai, le mois le plus creux de l’année a échappé à cette tendance avec une hausse infime, 12 contrats, soit 0,3%

En Août nous sommes passés de 17 852 contrats enregistrés en 2010 à  15 055 en 2011, soit une baisse de 15 %. Sur huit mois la baisse totale  est de 5 %, puisque de 92 478 contrats nous sommes descendus à 87 566.

Pour ce qui est des contrats de professionalisation , les chiffres publiés en Juin et Juillet ont été modifiés, puisque la procédure de validation des contrats a changé. Nous y reviendrons donc un peu plus tard.

Mais en attendant il est de plus en plus surprenant de voir l’absence totale de réaction d’un Gouverrnement qui présente pourtant l’apprentissage comme la solution, quasi magique, à toutes les questions de l’emploi et de l’insertion des jeunes. Dire qu’on a même, pour la première fois une Ministre en charge de l’apprentissage !

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3 Responses to “Poursuite de la baisse des contrats d’apprentissage en Août : – 15 %”

  1. Meuble design Says:

    Le dernier paragraphe résume toute ma pensée.

    Je pense également que l’apprentissage est la solution, puisque nous avons de plus en plus besoin de personnes qualifiées et en même temps de travailleur pour alimenter les retraites.

    Alors, messieurs les ministres, faites quelque chose !

  2. Michel ABHERVE Says:

    LA Meuble design

    L’apprentissage est un morceau de solution, mais il ne peut à lui seul résoudre la situation diffcile de l’accès des jeunes à l’emploi, dans des politqiue spubliques qui induisent de la récession économique et donc des pertes d’emploi

  3. Hervé Boniface Says:

    Je ne crois pas que l’apprentissage crée des emplois.

    C’est effectivement la situation économique qui est le moteur de l’emploi. Il me semble que les études sur ce sujet montrent une « sur-réaction » de l’accès des jeunes à l’emploi par rapport à la conjoncture économique. Il est très difficile d’entraîner les entreprises privées dans des politiques contra-cycliques.
    Pourtant, compte tenu des délais nécessaires à une formation professionnelle de qualité (de 2 à 4 ans en moyenne ?), il serait souhaitable d’anticiper sur la reprise de l’activité pour éviter les goulets d’étranglement récurrents par manque de main d’oeuvre qualifiée.
    Les entreprises individuellement, sauf quelques très grandes, n’ont pas les moyens de faire ce travail d’anticipation.
    En revanche, l’exemple du BTP qui a mené, pendant les années 2000 (au moins jusqu’en 2007) une politique de rajeunissement et de qualification de sa main d’oeuvre, me semble prouver que ce travail peut être fait au niveau des branches.
    Quant à l’Etat et aux collectivités territoriales il faut, à mon avis, leur demander d’accompagner, d’inciter.
    « L’Etat ne peut pas tout », je pense même qu’il ne doit pas s’occuper de tout.

    Pour revenir à l’apprentissage, je pense que s’il ne crée pas d’emplois il permet d’accélérer l’accès des jeunes à l’emploi, ce qui apparaît dans les statistiques sur l’insertion des jeunes (insertion comparée entre les jeunes issus de l’apprentissage et ceux issus de la formation professionnelle initiale à temps plein).

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