Le quinquennat du recul de l’alternance

Le Président de la République avait raison de dire en conclusion du sommet social  que les chiffres de l’apprentissage n’étaient pas bons (voir “Les chiffres de l’apprentissage ne sont pas bons” dit le Président de la République).

Les chiffres de l’année 2011 viennent d’être publiés par la DARES, et l’augmenation du nombre de contrats entre 2010 et 2011 est bien faible, 2%. Venant après la stagnation de 2010, et la baisse de 2009, nous n’en sommes revenus au nouveau de 2008.

C’est dire qu’entre la première année complète du quiquennat de Nicoles Sarkozy, 2008, et la dernière, 2011, l’apprentissage aura reculé. De peu certes, de l’ordre de 2% : mais quand on a  mis l’apprentissage au coeur de ses propositions, cela ne paut pas être analysé autrement que ne le fait le Président de la République, quand il affirme que « les chiffres sont mauvais »

Bien plus, c’est l’ensemble de l’alternance qui aura reculé durant le quinquennat. Malgré une augmentation des contrats de professionalisation pour les jeunes significative entre 2010 et 2011, + 14 %, le nombre de contrats signés cette année n’a pas rattrapé celui des contrats signés en 2008

Au total le constat est clair, comme le prouve le tableau ci dessous qui montre en quatre années un recul global de l’alternence de l’ordre de 3 % : ce quinquennat aura été celui du recul de l’alternance, ce qui ne peut pas s’expliquer seulement par la crise

 

2008

2009

2010

2011

Apprentissage

298 645

288 008

287 683

294 143

Professionnalisation

150 943

122 909

123 601

140 674

TOTAL

449 588

410 917

411 284

434 817

Pourtant les paroles ont été nombreuses : les discours présidentaiels en faceur de l’alternance en général, de l’apprentissage ont été nombreux, celui d’Avignon, celui de Jouy le Moutier, et celui de Bobigny en étant les plus marquants, mais non les seuls, tant le sujet est revenu fréquemment, et avec force, dans les propos présidentiels

Laurent Wauquiez a amusé la galerie avec ses Assises de l’aPrrantisage et de l’alterannce demeurées pour une très large part virtuelles, et pour la première une fois une Ministre, Nadine Morano est en charge de l’apprentissage (même si se ce n’est pas à elle, mais à Xavier Bertrand que, dans les conclusions du sommet, le Président de la République a demandé de travailler sur le dossier

Nous nous permettons de lui donner quelques éléments d’explication qui, nous l’espérons l’aideront dans cette tâche, même si la disponibilté pour travailler et  le temps pour aboutir risquent de lui manquer pour la mener à bien. 

Plusieurs raisons principales nous semblent expliquer cette situation

La première est la tendance constante à la négation de la réalité : il a fallu la lucidité, certes tardive, mais néanmoins réelle, du Président pour reconnaitre ce que le lecteur de ce blog sait, les résultats ne sont pas à la hauteur des attentes, ce que les Ministres successifs ont toujours voulu nier, se raccrochant au moindre frémissement pour s’auto-féliciter

Nous illustrerons ce propos par la communication de Nadine Morano en Conseil des Ministres, le 11 Janvier, une semaine avant le sommet social et le constat présidentiel, consacrée au « bilan de la rentrée 2011 pour l’alternance » qui affirmait « Les premiers résultats du plan de développement de l’alternance annoncé à Bobigny le 1er mars dernier par le Président de la République, qui vise à porter de 600 000 à 800 000 le nombre d’alternants d’ici à 2015, sont très encourageants » et poursuivait « La mobilisation des entreprises se poursuit. »

Comment construire une politique en ne la fondant pas sur la réalité ?

Le deuxième point concerne la nécessité d’un travail constructif avec les Régions, à qui les lois de décentralisation ont donné depuis 25 ans une responsabilté de droit commun en matière d’apprentissage. Alors que sur ce sujet, toutes les Régions sonr ptêtes à jouer le jeu, Laurent Wauquiez, puis Xavier Bertrand, dans une moindre mesure, ont délibéremment choisi de les mettre en accusation, oubliant au passage que la Région où l’apprentissage régresse le plus est précisément la seule Région métropolitaine de leur bord l’Alsace.

On ne déveoppe pas l’apprentissage sans les Régions, encore moins contre elles, et il ne suffit pas de leur assigner des objectifs quantitatifs pour dire qu’on travaille avec elles.

Le troisième concerne la cohérence de la stratégie en direction des entreprises et des branches professionnelles. Le Gouvernement a mené, sans choisir une priorité deux statégies contradictoires, l’une de confortation de l’apprentissage traditionnel, essentiellement autour de l’artisanat, secteur professionnel en déclin, mais idéologiquement dominant dans le monde de l’apprentissage et très présent dans ses institutions, l’autre d’encouragement des grandes entreprises à développer leur investissement. Mais cet encouragement s’est réduit  pour l’essentiel à des discours toujours pompeux, à des signatures de protocoles, toujours ambitieux, à des récompenses donées aux cas exemplaires, toujours méritants et autres manifestations où le médiatique remplaçait le travail de fond

Pour progresser l’apprentissage a besoin de se diversifier, et pas seulement de monter en niveau de formations préparées, d’être en phase avec les évolutions des technologies, des secteurs d’activité et il va falloir le faire admettre à ceux qui le font stagner en considérent qu’il avant tout est leur affaire.

Enfin, il est illusoire de vouloir faire progressr l’apprentissage, en cédant aux sirènes de ceux qui, objectivement, le tirent vers le bas, en regrettant le temps passé, en mettant l’accent sur son accès dès l’âge de 14 ans, et à ceux qui l’assimilent aux seuls métiers manuels (ce qui ne veut en rien dire que ceux-ci sont méprisables)

Ce quinquennat aura sur ce sujet (mais ce n’est pas le seul) celui du décalage entre les discours et les réalisations. Le développemnt de l’apprentissage méritaiit mieux, et les chiffres prouvent que les objectifs sont demeurés des objectifs,

Et, de grâce, que l’on n’ait pas la tentation de tout expliquer par la crise. Nul ne nie qu’elle a eu un impact important, mais tout lui mettre sur le dos est de la pure paresse intellectuelle.

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24 Responses to “Le quinquennat du recul de l’alternance”

  1. Michel ABHERVE Says:

    Maintenant que le Président de la République l’a avoué, Xavier Bertrand ose admettre qu’il y a un problème d’effectifs

    « On ne peut pas rester dans un système où autant d’entreprises restent sans alternants malgré les réductions de charges et leurs discours volontaristes », estime Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, à l’occasion de ses voeux à la presse, mardi 24 janvier 2012. (source : dépêche AEF)

    On progresse, le Ministre vient de se rendre compte qu’il y avait un décalage entre le disours des entreprises et leurs pratiques !

  2. Michel ABHERVE Says:

    Décidement Xavier Betrabnd retombe vite dans sa tendance à améliorer les chiffres
    Hier à l’Assemblée Nétionale, il parlait de 30 000 contrats en alternance supplémentaires
    « le nombre des personnes en formation par alternance a ainsi augmenté de 7 %. Sans la politique mise en œuvre par le Gouvernement, ces 30 000 personnes seraient au chômage »
    23 5333, ce n’est pas 30 000 !

  3. mabherve Says:

    Nadine Morano à Europe 1 ce 30 Janvier parle de 40 000 contrats supplémentaires, alors que le chiffre est de 23 533
    Et comme illustration de la continuité de sa politique, elle mentionne l’exonération de charges pour les apprentis dans les entreprises de moins de 250 salariés, oubliant de de dire qu’il s’agissait du rétablissemnt, selon des conditions moins favorables, de ce qui avait été supprimé quelques mois plus tôt

  4. AA Says:

    Opposer ceux qui créent de l’emploi à ceux qui en cherchent un !
    Quel est le profil de l’apprenti lambda en France?
    Avez vous fait vous même ne serait ce qu’un stage dans le secteur privé pour comprendre pourquoi si peu d’embauches au lieu de stigmatiser?

  5. mabherve Says:

    A AA

    Pour votre information j’ai travaillé pas loin de 40 ans dans le privé et j’y travaille toujours (les professeurs associés à l’Université ont oblogatoirement un emploi ailleurs au moins à mi temps)
    Ja crois assez bien connaitre le profil des apprentis, en tous cas assez pour savoir que ce n’est pas un ensemble homogène et que les apprentis d’aujourd’hui sont assez différents de ecux d’il y a vingt ans

    Quant à la stigmatisation, ne vous méprenez pas : ceux quue je stigmatise (même si je ne juge pas ce terme totalement approprié), ce sont ceux qui affirment vouloir développer l’apprentisasge en s’y prennat sur le mode de l’incantatition ou de l’injonction, trichent sur les chiffres et oublient que ce sont d’abord les employeurs qui font ou pas le développement de l’apprentissage

  6. mabherve Says:

    Article cité dans « La Toile de l’Education »
    du Monde

  7. Sarah Says:

    L’Etat se désengage de ses missions de services publics dont l’éducation et transfère celle-ci aux entreprises. Un jeune qui prépare un CAP ou BEP voire davantage et qui ne maitrise pas le français et/ou le calcul rencontre de grandes difficultés dans l’acquisition des apprentissages professionnels. Une bonne combinaison des deux : l’enseignement de base, l’accès à la culture, favoriser l’esprit critique… c’estle travail de l’école. Pour l’entreprise, lorsque ces fondamentaux existent, l’apprenti ne rencontre aucun problème pour développer ses compétences professionnelles et réussir son diplôme et c’est un plaisir réciproque que de les accompagner. J’ai testé les 2 cas en tant qu’employeur. Je trouve votre blog intéressant

  8. Hervé Boniface Says:

    @Sarah

    « L’Etat se désengage de ses missions de services publics dont l’éducation et transfère celle-ci aux entreprises. »

    S’il y a un certain désengagement (ou un désengagement certain) de l’Etat vis-à-vis de l’éducation, peut-on pour autant dire que ce sont les entreprises qui reprennent la mission?
    Je crois, plutôt qu’elle est laissée aux familles et à toutes les bonnes volontés. Plutôt un retour au XIXème siècle?

    En France, le seul secteur qui a ses écoles professionnelles … c’est le secteur public (Etat et collectivités territoriales) avec l’ENA, les IRA, les écoles des ministères (impôts, travail, etc.), le CNFPT*. Il y a peu encore, l’Education nationale, par les IUFM, assurait également cette mission.

    Vous témoignez qu’il y a des exceptions dans le privé, mais le niveau des effectifs de l’alternance ou la difficulté à trouver des stages, puis une première embauche pour les jeunes ne montrent pas une implication générale des entreprises.
    Au contraire, les discours ambiants ne tendent-ils pas à considérer le travail salarié avant tout comme une charge pour les entreprises. Drôle d’incitation à se former? Drôle de conception des facteurs nécessaires à la production?
    Dès lors, faut-il s’étonner de la désindustrialisation et de la perte de compétitivité des entreprises françaises.

    PS: je partage votre avis sur ce blog.

    *) CNFPT: Centre National de la Formation Publique Territoriale.

  9. Michel ABHERVE Says:

    A Sarah et Hervé Boniface
    Merci de vos appréciations positives sur ce blog
    Il est cvéident que les entreprises n’ont pas comme mission de donner à des jeunes des savoirs de base, même si par une mise en situation de travail elle speuvent dponner envie à un jeune qui avait échoué à l’école envie d’apprendre pour progresser dans son métier
    Et vous mettez bien l’accent sur le décalage entre lé réalité où les acteurs économiques comptent sur l’education et de sdiscours idélogiques où il faudrait confier aux entreprises la formation
    *L’exemple le plus fraappant est Serge Dassault qui en tant que Sénateur se bas pour l’apprentissage à 14 ans mais dans ses entreprises recrute de sjeuen sde niveau de plus ne plus élevé.

  10. Apprentissage : effectifs stables entre 2007 et 2010, coûts en hausse de 10 % par apprenti | Le Blog de Michel ABHERVE Says:

    […] Beaucoup de chiffres, pas tous faciles à traiter, ne serait-ce que parce que tous ne concernent pas les mêmes années. Nous avons la confirmation, à partir des effectifs d’apprentis, de ce que nous avions avancé à partir des efefctifs de contrats, à savoir la stagnation des effectifs d’apprentis pendant la quinquennat de Nicolas Sarkozy (voir Le quinquennat du recul de l’alternance). […]

  11. Michel Abhervé » Blog Archive » Contrats de génération : l'Assemblée débat sans pouvoir modifier autrement qu'à la marge Says:

    […] sur les chiffres de l’apprentissage qui n’ont augmente que de 2 % en 2011 voir Le quinquennat du recul de l’alternance et notons au passage cette assimilation de l’apprentissage au travail manuel, qui montre une […]

  12. Michel Abhervé » Blog Archive » L'UMP éprouve le besoin de caricaturer et oublie ses responsabiltés récentes Says:

    […] de ce qu’avait conduit, sans succès d’ailleurs, en en restant aux seuls chiffres (voir Le quinquennat du recul de l’alternance, Nadine Morano qui déclarait « Il faut revaloriser l’intelligence de la […]

  13. Le Blog de Michel ABHERVE» Blog Archive » 4 % de baisse de l’apprentissage en six ans en Pays de la Loire Says:

    […] de celles où l’apprentissage ets le plus développé, confirment la tendance nationale (voir Le quinquennat du recul de l’alternance),  puisque nous sommes passés de 30 812 apprentis en formation dans les CFA de la Région en 2007 […]

  14. Michel Abhervé » Blog Archive » L'emploi des jeunes en Europe : ne pas se contenter de discours Says:

    […] Quant au développement de l’apprentissage et à la volonté de faciliter la mobilité en Europe des apprentis grâce à un « Erasmus de l’alternance », l’objectif est louable. Mais il ne nous est pas dit comment sur ce sujet sortir du discours pour entrer réellement dans l’action, alors que l’apprentissage baisse en Allemagne, dans le contexte de très grave déprime démographique que rencontre ce pays et stagne (au mieux) en France, malgré la mutiplication des soutiens au plus haut niveau (voir Le quinquennat du recul de l’alternance). […]

  15. nolw Says:

    Bonjour, je trouve le paragraphe cité ci-dessous particulièrement intéressant, en ce qui concerne la promotion de l’artisanat aux dépens de filières moins traditionnelles (moins « lobbying » également, si je comprends votre raisonnement en filigrane) mais plus créatrices d’emploi. Serait-il possible d’avoir davantage de précisions, voire des sources, qui légitimeraient cette proposition ?

    En vous remerciant par avance.

    « Le troisième concerne la cohérence de la stratégie en direction des entreprises et des branches professionnelles. Le Gouvernement a mené, sans choisir une priorité deux statégies contradictoires, l’une de confortation de l’apprentissage traditionnel, essentiellement autour de l’artisanat, secteur professionnel en déclin, mais idéologiquement dominant dans le monde de l’apprentissage et très présent dans ses institutions, l’autre d’encouragement des grandes entreprises à développer leur investissement. Mais cet encouragement s’est réduit pour l’essentiel à des discours toujours pompeux, à des signatures de protocoles, toujours ambitieux, à des récompenses donées aux cas exemplaires, toujours méritants et autres manifestations où le médiatique remplaçait le travail de fond »

  16. Michel Abhervé Says:

    A nolw

    Vous me replongez dans un article écrit dans un autre contexte

    Je vous invite à lire certains articles de ce blog sur ce sujet qui illustrent ce propos

    « Il faut revaloriser l’intelligence de la main »
    sur http://blog.educpros.fr/michelabherve/2011/06/22/il-faut-revaloriser-lintelligence-de-la-main/

    Les rencontres sénatoriales de l’apprentissage, une conception datée

    http://blog.educpros.fr/michelabherve/2011/05/21/les-rencontres-senatoriales-de-lapprentissage-une-conception-datee/

    Commerçants et artisans continuent à souhaiter des apprentis de 16 ans
    http://blog.educpros.fr/michelabherve/2011/05/16/commercants-et-artisans-continuent-a-souhaiter-des-apprentis-de-16-ans/

    L’apprentissage mérite mieux que la nostalgie, la polémique et le mépris des jeunes
    http://blog.educpros.fr/michelabherve/2011/02/17/lapprentissage-merite-mieux-que-la-nostalgie-la-polemique-et-le-mepris-des-jeunes/

  17. nolw Says:

    Merci pour ces informations.
    Bien cordialement.

  18. Le Blog de Michel ABHERVE» Blog Archive » Est ce que demander à s’engager à embaucher un jeune avant le début de l’apprentissage est une bonne idée ? Says:

    […] Nous  notons un objectif de croissance raisonnable, ce qui rompt heureusement  avec la pratique de son prédécésseur qui n’hésitait pas à annoncer des objectifs dont personne ne pouvait croire qu’ils pourraient être atteints. Dans son discours de Bobigny, Nicolas Sarkozy n’annonçait-il pas un objectif de 800 000 apprentis d’ici 2015, alors que la réalité montrait une stagnation du nombre de contrats ? (voir Le quinquennat du recul de l’alternance) […]

  19. Le Blog de Michel ABHERVE» Blog Archive » Apprentissage : une annonce de suppression des primes inapplicable, incohérente et inopportune Says:

    […] Le gouvernement affiche une volonté de développer l’apprentissage, dans une mesure qui traduit une volonté très forte pour atteindre les 500 000 apprentis qu’il s’est donné comme objectif, renonçant heureusement à l’objectif impossible à atteindre qu’avait affiché le précédent président, sans pouvoir l’approcher, même de très loin, avec 800 000 jeunes apprentis, alors que le bilan chiffré de son action va en sens inverse (voir Le quinquennat du recul de l’alternance). […]

  20. Michel Abhervé » Blog Archive » Apprentissage : une annonce de suppression des primes inapplicable, incohérente et inopportune Says:

    […] Le gouvernement affiche une volonté de développer l’apprentissage, dans une mesure qui traduit une volonté très forte pour atteindre les 500 000 apprentis qu’il s’est donné comme objectif, renonçant heureusement à l’objectif impossible à atteindre qu’avait affiché le précédent président, sans pouvoir l’approcher, même de très loin, avec 800 000 jeunes apprentis, alors que le bilan chiffré de son action va en sens inverse (voir Le quinquennat du recul de l’alternance). […]

  21. Le Blog de Michel ABHERVE» Blog Archive » Apprenissage : entre 2004 et 2010 les effectifs augmentent de 16 %, le coût de 56 % Says:

    […] Tous ceux qui parlent de développer l’apprentissage feraient bien de prendre connaissance des chiffres et schémas contenus dans ce document, à la fois complet et synthétique. Ils y apprendraient en particulier que sur la période 2004 2010 le coût total de l’apprentissage, qui atteint 8 milliards d’euros en 2010, a augmenté de 56 %, alors que sur la même période les effectifs n’augmentaient que de 16 %, et que ces effectifs stagnent  depuis 2007, ce qui n’étonnera pas le lecteur régulier de ce blog (voir Le quinquennat du recul de l’alternance). […]

  22. Michel Abhervé » Blog Archive » Que est le sens de garder à 26 ans la limite d'âge des programmes jeunes ? Says:

    […] fin 2008 et fin 2012 (-15 000 de moins de 26 ans)”, sujet sur lequel nous avons écrit (voir Le quinquennat du recul de l’alternance) quand, contre l’évidence des chiffres,  certains affirmaient la croissance de […]

  23. Michel Abhervé » Blog Archive » Débattre, c'est opposer des idées, pas travestir les faits et les chiffres Says:

    […] pas permis l’augmentation du nombre de contrats, malgré des discours enflammés (voir Le quinquennat du recul de l’alternance), parle de 40 000 contrats en moins alors que en réalité la baisse est de 24 204 contrats, ce qui […]

  24. Michel Abhervé » Blog Archive » Desintox à propos des effectifs de l'apprentissage Says:

    […] les avoir analysés depuis des années (voir Le quinquennat du recul de l’alternance) nous pouvons dire que le quinquennat de Nicolas Sarkozy est marqué par une quasi stabilité de […]

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