Apprentissage : un jour viendra le temps de la réflexion

Pour le jour où il sera possible de débattre de l’intérêt et des limites du développement de l’apprentissage, et de s’interroger sur les conditions d’un développement pertinent sans tomber dans la magnification sans bornes ou la critique sans nuances, il y aurait intérêt à s’appuyer, entre autres contributions, sur les réflexions de Jean-Jacques Arrighi, chargé d’études au CEREQ 

 Celui-ci publie en effet sur Facebook un texte  « Le développement actuel de l’apprentissage ne résout rien au chômage des jeunes ». Même si le titre, en parlant du développement actuel, est en décalage avec le contenu qui analyse les évolutions sur les vingt-cinq dernières annéess, l’article est tout à fait pertinent

Il attire en particulier notre attention sur la non-pertinence d’un raisonnement en chiffres globaux et met bien en évidence que l’apprentissage s’est surtout développé dans les niveaux et secteurs où l’accès à l’emploi est relativement aisé ( les baccalauréats professionnels industriels, l’enseignement supérieur court, les licences et masters professionnels les titres d’ingénieurs  ou d’écoles de commerce), et a assez fortement régressé dans les niveaux où l’on trouve le plus de jeunes en situation d’échec, l’accès à un premier niveau de qualification en particulier.

Nous reporduisons avec plaisir sa conclusion « malgré les plaidoyers des capitaines d’industrie, malgré les investissements massifs des Régions, malgré les incitations fiscales toujours révisées à la hausse, aucun objectif quantitatif n’a jamais été atteint et le pays peine toujours à rassembler ces 500 000 apprentis qui, on l’oublie trop souvent, étaient déjà annoncés en… 1995. « 

J’aurai juste ajouté « malgré la création d’un Ministère« 

Partagez ce billet !

Tags: , , , ,

Leave a Reply