Le fonctionnement des jurys de validation VAE

Parmi les 17 rapports de l’Inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche dont le nouveau Ministre de l’Education, Vincent Peillon, vient d’aoutiser la publication figure le Rapport n° 2011-125 – Le fonctionnement des jurys de validation des acquis de l’expérience VAE – IGAENR, réalisé par  Bernard FROMENT, Jean-François CERVEL, Henry PRADEAUX et Jean-Claude RAVAT

A la lecture de celui-ci vient immédiatment une première interrogation. Quelles raisons ont pu décider Luc Chatel à ne pas permettre la publication de ce rapport daté de Décembre 2011 ? Aucun aspect réellement  gênant pour le Ministère, mais des constats utiles et des propositions pour l’amélioration de l’implication des différents échelons du Ministère.

Notons dans ce rapport que la VAE après une phase de montée en puissance stagne globalement depuis 2005, autour de 26 000 dossiers par an pour l’ensemble de l’Education Nationale dont environ 4000 pour l’Enseignement Supérieur avec même une baisse pour la dernière année où les chiffres sont recueillis, 2010.Cela meriterait de programmer  une relance politique de cette modalité de validation, surtout si les chiffres 2011 confirment l’évolution constatée en 2010.

Le rapport met bien l’accent sur la perte de mémoire collective liée au départ à la retraite de la première génération qui avait mis en place la VAE, s’était fortement mobilisée sur ce sujet nouveau et n’a été que très partiellement remplacée, et sur la faiblesse des moyens consacré par l’administration centrale à permettre les échanges entre les Académies;

Concernant les Universités, deux points sont à retenir. Le premier concerne la difficulté à remplacer la génération qui part à la retraite par de nouveaux enseignants-chercheurs au moment où l’énergie de ceux-ci est essentiellement mobilisée par la logique de réponse aux appels d’offres. Le deuxième demande au Ministère de prendre en compte, en toute cohérence, la VAE dans le calcul des dotations qu’il accorde aux établissements d ‘enseignement supérieur.

Enfin un mot sur la composition des jurys dont la loi mentionne des exigences en la matière « Ce jury doit être composé à raison d’au moins un quart de représentants qualifiés des professions, pour moitié employeurs, pour moitié salariés, et avec le souci d’assurer une représentation équilibrée des hommes et des femmes. », composition dont beaucoup d’Universités ont tendance à s’affranchir pour constiuer des jurys composés seulement d’Universitaires

En résumé un rapport utile, permettant un regard sur un sujet qui a tendance à être oublié et dont on ne comprend pas pourquoi il a été retenu pendant plusieurs mois.

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