Fortes inquiétudes pour la rentrée de l’alternance

Alors que se sont arrêtées, comme prévu, le 30 Juin les primes destinées aux employeurs de jeunes en alternance, on ne peut qu’être inquiet face à la baisse du nombre de contrats signés au 30 juin, selon les dernières données publiées par la DARES, portant sur les chiffres à fin juin.

Les chiffres du mois de juin confirment la tendance de l’ensemble du semestre. Nous en sommes pour les six premiers mois de l’année à 57 772 contrats d’apprentissage signés, alors que pour le premier semestre 2011 nous en étions à 62 712, soit une baisse de 9 %

Pour ce qui concerne les contrats de professionnalisation des jeunes, l’évolution va dans le même sens : 34 584 contrats signés au 30 juin alors qu’il y en avait 36 987 pour la même période de 2011, soit une baisse de 7 %

Dans un contexte économique bien peu encourageant, la rentrée, temps fort de la signature des contrats, se prépare dans des conditions très difficiles, et il est à craindre que, non seulement le retard prix dans les six premiers mois de l’année ne soit pas rattrapé, mais qu’au contraire il s’accentue.

Cela signifierait d’une part des milliers de jeunes sans solution, et d’autre part, dans un certain nombre de filières, des CFA en difficulté face à des sections en sous effectif.

C’est dans ce contexte que s’ouvriront les négociatiosn pour la mise en palce du contrat de génération

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2 Responses to “Fortes inquiétudes pour la rentrée de l’alternance”

  1. thalasso Says:

    je ne trouve pas votre rss ? car je souhaiterai suivre vos infos !!!!

  2. ravassard Says:

    Dans ce contexte que vont faire les conseil régionaux, en charge de l’apprentissage.Ce dernier est malheureusement souvent une variable d’ajustement budgétaire face aux autres prérogatives (les lycées) de cette même institution . Les directeurs de CFA (j’en suis) savent combien on nous demande toujours plus de rigueur budgétaire, de rationalisation dans l’organisation pédagogique, combien les investissements sont difficilement financés, alors que l’on observe une politique d’investissement beaucoup plus tournée vers les lycées. Dans le même temps ce sont les CFA qui ont la responsabilité totale de remplir les sections. Sans faire particulièrement de mauvais esprit est-ce que l’on voit vraiment d’un mauvais oeil les CFA se vider pour alimenter les flux vers les Lycées professionnels? Car ce n’est pas l’apprentissage supérieur qui est touché, au contraire, mais les niveaux 5 et 4. C’est à dire les publics qui ont besoin de l’apprentissage pour se qualifier car ils ne trouvent pas leur place dans l’education nationale.

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