En Bretagne aussi, c’est dans l’hôtellerie restauration que se produisent le plus de ruptures de contrats d’apprentissage

Le GREF Bretagne a renouvelé son travail d’étude des ruptures de contrats d’apprentissage en écartant les contrats rompus durant la période d’essai, ce qui se justifie pleinement, ces contrats ayant pu être resignés avec un autre employeur. Son étude se fonde sur cette nouvelle façon de décompter les contrats.

Parmi les contrats qui dépassent cette période,l’étude fait aussi une distinction, fondée, entre ceux qui sont rompus après l’examen (sans être en mesure de distinguer ceux qui le sont après la réussite à l’examen, et donc l’obtention du diplôme, objectif de l’apprentissage). Cela permet de concentrer l’analyse sur les contrats rompus anormalement, durant le plein coeur de leur déroulement

Nous pouvons en noter le nombre relativement élevé, 20, » % , et constater que le taux de rupture est d’autant plus fort que l’entreprise est petite. Il faut aussi noter que ce taux de rupture reste pratiquement stable, autour de 20 % (à définiton identique, bien entendu)

Nous constatons aussi que comme dans d’autres régions (voir En Ile de France, 45 % des contrats d’apprentissage dans la restauration sont rompus avant terme), c’est dans le secteur de l’hôtellerie-restauration que le taux de rupture en cours de contrat (donc hors période d’essais et période post-examen), est le plus élevé puisqu’il atteint 35,8 %, et même 39,1 % pour la restauration dite traditionnelle

Il va bien falloir que la profession ne se contente pas de déplorer sa difficulté à recruter, sujet sur lequel elle excelle,  et s’interroge sérieusement ce qui conduit autant de jeunes à arrêter leur formation en cours.

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3 Responses to “En Bretagne aussi, c’est dans l’hôtellerie restauration que se produisent le plus de ruptures de contrats d’apprentissage”

  1. rbeaune Says:

    Le Gref Bretagne a une approche intéressante en isolant les ruptures en période d’essai (mais que deviennent les jeunes ?) et après examen. On va bientôt arriver à une analyse par taux de rupture net et non brut comme actuellement.
    Sur les secteurs professionnels, il est regrettable qu’on ne dispose pas d’une analyse des entreprises utilisatrices de l’alternance.
    Sur le secteur de l’hôtellerie-restauration, il faut mettre en avant la décision prise de rendre obligatoire la formation du maître d’apprentissage (le permis de former). Il serait intéressant que soient analysées les conséquences de cette obligation au-delà du seul effet sur les ruptures. Il est regrettable qu’aucune autre solution ne soit envisagée si le dialogue jeune – maître d’apprentissage est bloqué.

    Suite à une expérimentation menée en Côte d’Or, http://www.experimentation.jeunes.gouv.fr/IMG/pdf/Rapport_Final_Evaluation_AP1_263.pdf
    http://www.experimentation.jeunes.gouv.fr/IMG/pdf/Note_de_restitution_finale_AP1_263.pdf
    des pistes ont été creusées aller au delà des 8% de ruptures obtenus par un accompagnement par un tuteur externe:
    http://mission.insertion.over-blog.org/article-le-tutorat-externe-pour-securiser-le-parcours-des-apprentis-rbeaune-12-03-2013-116585355.html

    Espérons que la prochaine loi sur la formation professionnelle et l’apprentissage s’en emparera.

  2. http://www.carriere-restauration.com/ Says:

    Il faut souligner l’évolution du secteur de l’hôtellerie-restauration. Ce secteur est le 4ème employeur en France aujourd’hui. Les entreprises ont un besoin de forte main-d’œuvre afin de répondre aux besoins du client. Ces besoins sont en évolution continue en fonction des changements de la société.

    Il faut remarquer que ce secteur propose des réelles possibilités, les entreprises recherchent des alternants de plus en plus. Elles remarquent que l’alternance permet aux personnes d’acquérir les capacités pour être embauchés dans une entreprise. Ce secteur permet d’obtenir un emploi rapidement car il nécessite une grande main-d’œuvre avec des niveaux de formation ou expériences divers.
    Les entreprises ont de plus grandes attentes . Elles désirent une main d’œuvre qui doit être polyvalente. Les TIC doivent être maîtrisées tout comme internet du fait que de nombreux emplois se créent tels que le marketing ou la logistique. De plus les compétences interculturelles et linguistiques sont primordiales car il est vrai que le tourisme contribue à la richesse nationale comme il est sité dans cet article.
    Merci pour la pertinence de cette article

  3. Michel Abhervé » Blog Archive » Apprentissage : est-ce bien raisonnable de vouloir dissocier la durée du contrat et l'acquisition du diplôme ? Says:

    […] L’affirmation est forte “Les apprentis se placent à 85% et restent dans le métier choisi. Il y a très peu de décrochage.” Trois mensonges en ces quelques mots. Les apprentis se placent à 65 % en pas à 85 % selon les derniers chiffres de l’enquête conduite par le Ministère de l’Education. (voir Dégradation confirmée de l’insertion des apprentis en 2013). C’est parfaitement honorable mais pourquoi ce besoin que l’on retrouve régulièrement (voir Démagogie de fin de campagne à propos de l’apprentissage) d’améliorer les chiffres. Un nombre non négligeable de jeunes se réoriente après l’apprentissage et c’est bien normal surtout quand l’orientation était précoce. Et le décrochage est important, proche du quart des effectifs, dépassant même les 40 % dans certains secteurs comme l’hôtellerie restauration ce que nous montrent des études régionales convergentes (voir En Ile de France, 45 % des contrats d’apprentissage dans la restauration sont rompus avant terme et En Bretagne aussi, c’est dans l’hôtellerie restauration que se produisent le plus de ruptures d… […]

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