La fin de l’AFIJ confirmée

La réponse du gouvernement à une question écrite de Jean-Louis Touraine, député PS du Rhône, ne laisse guère d’espoir à ceux qui se battent pour que l’AFIJ puisse poursuivre son activité

« Le gouvernement a confié à l’inspection générale des finances, à l’inspection générale des affaires sociales et à l’inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche une mission visant à dresser un état des lieux de la situation financière de l’association pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés (AFIJ) et à clarifier les perspectives de l’association ; cette mission s’inscrivait dans un contexte de trésorerie très tendue révélé par l’AFIJ au mois de novembre 2012. A la fin 2012, cette situation a amené les pouvoirs publics à accorder des subventions supplémentaires à l’AFIJ, dans un calendrier exceptionnel. Malgré une hausse des subventions des différents contributeurs en 2013, le modèle économique de l’AFIJ apparait déséquilibré et la plus-value de ses actions insuffisamment démontrée, comme l’a confirmé l’analyse conduite par la mission d’inspection. L’AFIJ est actuellement en redressement judiciaire et la poursuite de son activité n’est pas assurée. Dans un contexte très contraint pour les finances publiques, il n’est pas possible de lui accorder des aides complémentaires. Le gouvernement veillera à éviter tout affaiblissement des dispositifs de soutien à l’insertion des jeunes diplômés, notamment ceux issus des quartiers populaires, en lien notamment avec les organisations étudiantes représentatives. L’avancement des chantiers ouverts dans le cadre du comité interministériel de la jeunesse sera accéléré à cette fin. »

A la lecture de cette réponse, il semble bien que l’AFIJ n’ait plus guère d’avenir. Mais, il faut noter que si l’alternative évoquée mentionne les jeunes diplômés, rien n’est mentionné pour ceux qui échouent à l’Université avant l’obtention de tout diplôme. Ils sont pourtant nombreux. L’AFIJ assurait pour un certain nombre d’entre eux un accompagnement qu’il est indispensable de continuer et de développer.

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4 Responses to “La fin de l’AFIJ confirmée”

  1. Jeune Says:

    Sinon pour ne pas ne pas « céder à la fatalité » signez cette pétition pour soutenir l’AFIJ !

    http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/apportez-votre-soutien-%C3%A0-l-afij

    Merci !

  2. Signataire Says:

    Le rapport a été rédigé à charge dans le but de pouvoir économiser de l’argent.

    En 2012, l’AFIJ en Alsace a reçu 1200 nouveaux jeunes.

    Elle a proposé 100 modules (de 3h) de formation aux techniques de recherche d’emploi qui ont rassemblé 1000 participations. Elle a organisé 21 interfaces avec des professionnels avec la participation de plus de 400 jeunes et de 75 professionnels. L’association a saisi 900 offres d’emploi correspondant à plus de 1400 postes à pourvoir sur la région Alsace. Elle a accompagné individuellement près de 550 jeunes.

    Cela a coûté un peu moins de 190 000€. Pas un centime n’est gaspillé et avec un peu plus de moyens ou au moins de constance, il serait possible de faire encore beaucoup mieux !

    Signez la pétition en ligne :

    > http://www.change.org/fr/p%C3%A9titions/apportez-votre-soutien-%C3%A0-l-afij !

    Merci.

  3. Pour_les_jeunes Says:

    A lire également sur la page de la pétition : tous les commentaires et témoignages de jeunes qui expliquent ce que l’AFIJ a pu leur apporter dans leur insertion professionnelle, mais aussi les commentaires de soutien de professionnels, partenaires, institutionnels, financeurs locaux…

  4. un CISP! Says:

    L’objectif n’est pas de dénigrer le travail de terrain des salariés de l’Afij mais de les aider à disposer de moyens techniques et humains indispensable à la réussite de leurs missions.
    Ainsi, les salariés sont soutenus par leur syndicat Synami pour défendre leurs droits!
    Ci joint le communique de presse du Synami!

    L’AFIJ est morte, vive l’AFIJ ?
    En difficultés financières depuis des années, arrivée maintenant au bord de la liquidation
    judiciaire (le tribunal statuera le 3 octobre), l’AFIJ a-t-elle encore un avenir ?
    Sous sa forme actuelle, sûrement pas. Ses problèmes structurels, de financements et
    d’organisation, après avoir été cachés le plus longtemps possible par la direction historique, sont maintenant sur la place publique depuis la publication du rapport conjoint, et très sévère, de 3 inspections, celle des Finances, des Affaires Sociales et de l’Enseignement Supérieur.
    Le déni de la situation, l’omerta pratiqué pendant des mois par la direction, qui ne comptait pour rebondir que sur une nouvelles subvention exceptionnelle de l’Etat pour sauver le bateau, a amené des situations de travail apocalyptique pour les salariés ; incertitudes et retards sur les versements des salaires, huissiers se présentant sur les antennes pour faire valoir des créances impayés, fermeture brutale d’antenne, impossibilité de pourvoir aux fournitures les plus basiques.
    Le résultat : des salariés à bout, extenués, en souffrance, et un « plan anti-social », sans aucune garantie ni accompagnement, a déjà eu lieu : il y avait près de 120 salariés au début de l’année 2013, moins de 100 fin juin, et plus que 85 début septembre : – 30% !
    Que fait l’Etat ? Contrairement à 2012, et précédemment en 2001, l’Etat a refusé la subvention exceptionnelle demandée, et clairement indiquée que le modèle AFIJ actuel et son opacité, c’était fini. Il a même invité les organisations syndicales représentatives à réfléchir, par anticipation, à la reconversion des salariés dans le Service Publique de l’Emploi (Pole-Emploi, APEC, Missions
    Locales).
    Que font la direction et la gouvernance de l’AFIJ ? A l’extérieur, ils mènent campagne pour
    sauver l’AFIJ, accusant l’Etat de vouloir les tuer, mais incapable de proposer autre chose que la diminution des effectifs, qui a déjà eu lieu, et un vague rapprochement avec les Missions Locales.
    A l’intérieur, elle manie l’intimidation et la pression, multiplie les entraves syndicales, fait pression pour que rien ne sorte et laisse les salariés épuisés quitter la structure.
    Il y a pourtant à faire : la mission d’accompagnement des jeunes diplômes est un impératif. Elle
    ne doit pas être abandonnée, mais au contraire être spectaculairement développée. Ce n’est pas d’une AFIJ réduite à 50 salariés dont on a besoin, mais d’un service publique de plusieurs
    centaines de salariés au minimum, intégré ou en synergie avec le SPE.
    Au lieu de crier au complot, la gouvernance de l’association devrait se mobiliser en allant négocier un grand plan pour l’insertion des jeunes diplômés. Elle se donnerait ainsi une chance de sauver la mission envers les jeunes et l’emploi des professionnels qui ont tout donné.
    La gouvernance trouverait dans cette démarche notre plein et entier soutien, et celui sans aucun
    doute de nombreux acteurs.
    L’AFIJ telle quelle, est morte, il faut l’admettre, avec un peu d’humilité vu les erreurs
    commises. La nouvelle AFIJ doit surgir, qu’importe son nom, avec une mobilisation
    politique et des moyens enfin à la hauteur des enjeux de l’emploi des jeunes.

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