Les stages ne seront pas obligatoirement indemnisés cette année

Bel exemple d’un mélange de gestion par l’effet d’annonce et de politique de l’autruche : la question de la gratification des stages. Grande avancée, les stages devront obligatoirement être inclus dans un cursus d’études, et modestement rémunérés, à hauteur de  436,05 € par mois dès qu’ils atteignent une durée de deux mois consécutifs.

Et cette avancée se confirme avec l’annonce que, parmi les mesures prises pour compenser l’augmentation de la durée des cotisations, le temps de stage sera pris en compte pour la retraite (même s’il reste à en éclaircir les modalités).

Concrétiser ce progrès s’avère diffcile en particulier pour les formations du secteur sanitaire et social, où les stages sont indispensables pour valider les années d’études et où les employeurs potentiels dépendent de budgets régulés par la puissance publique, qui n’a pas prévu l’indemnisation des stages obligatoires

Alors, comme ça râle de plus en plus fort du côté d’étudiants qui ne veulent pas perdre un an, on tente de contourner en réduisant au maximum les périodes de stages, mais malgré tout il reste des impasses…

Alors la Ministre en charge de l’enseignement supérieur, Geneviève Fioraso a  trouvé la solution : elle vient de faire savoir dans une circulaire que « les conventions de stages prévues pour l’année scolaire 2013-2014 peuvent être conclues sans obligation nouvelle de gratification ».

Comme quoi, on essaie de gagner sur les deux tableaux, avoir le bénéfice de l’annonce d’une mesure populaire tout en reportant l’application pour ne pas avoir à payer. Mais c’est ce type d' »habilété » qui, à force de se répéter sur des sujets très divers, déconsidère le politique.

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