Universités autonomes ou simples opérateurs de l’Etat ?

Il semble difficile de considérer que les Universités dont l’autonomie est affirmée par la loi LRU puissent être considérées comme de simples opérateurs de l’Etat

En effet la définition des opérateurs de l’Etat mentionne parmi les caractéristiques de ceux-ci « un contrôle direct par l’État, qui ne se limite pas à un contrôle économique ou financier mais doit relever de l’exercice d’une tutelle ayant capacité à orienter les décisions stratégiques, que cette faculté s’accompagne ou non de la participation au conseil d’administration. »

On comprend bien l’ambiguité fondamentale qui a vu l’autonomie des Universités affirmée, affichée, avec même un caractère emblématique pendant que dans la réalité, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recheche  les considére comme de simples opérateurs

Par exemple comme le relève Pierre Dubois dans son article « L’accréditation, « piège à cons », la circulaire sur le « Cahier des charges de l’accréditation » c’est bien dans une logique d’opérateur que l’Etat s’adresse aux Universités

Or les Univerrsités présentent une différence fondamentale avec les autres opérateurs : c’est l’Etat qui désigne, directement le plus souvent, les responsables de ses opérateurs, Président et/ou Directeur, alors que le Président de l’Université est une élu, fort de la légitimité donnée par cette élection

A travers ce concept d’opérateur apparait toute la limite de l’autonomie des Universités telle qu’est définie dans la loi LRU et gérée aujourd’hui par Geneviève Fioraso

 

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