L’image s’améliore, les effectifs baissent. Comprenne qui pourra !

La puissante CCI de Paris publie une enquête sur la perception de l’apprentiisage. 2200 répondants après filtrage répartis en 1175 étudiants, lycéens, collégiens, 487 parents d’élèves et 538 professionnels en entreprise condtitutent un échantillon significatif

Des résultats nous retenons que 94,7 % des entreprises ont une bonne ou une très bonne image de l’apprentissage, que seulement 3,5 % d’entre elles pensent que le diplôme obtenu par la filière classique a plus de valeur que celui obtenu en apprentissage

Comment alors comprendre que 61 % des entreprises qui répondent et trouvent tant de vertus à l’apprentissage ne prennent pas d’apprentis ?

Cette tendance se retrouve dans les chiffres des contrats signés en 2013, puisque dans le périmètre de la CCI de Paris (75, 92, 93 et 94)  ils ont baissé de 9 % par rapport à l’année précédente

On aimerait un peu de convergenec entre les affirmatione et les pratiques

 

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8 Responses to “L’image s’améliore, les effectifs baissent. Comprenne qui pourra !”

  1. rbeaune Says:

    L’association française des CCI avait publié une enquête indiquant que 2/3 des entreprises connaissant une rupture de contrat d’apprentissage abandonnait cette voie…

    A quand un véritable observatoire de l’apprentissage qui s’intéresse aux jeunes, aux entreprises et aux CFA…???

  2. Pierre Dubois Says:

    Et toujours la même question. Le diminution de 9% du nombre de contrats signés en 2013 dans le périmètre de la CCI de Paris cache-t-elle des évolutions différenciées selon les niveaux de formation. Dit autrement : y a-t-il aussi une diminution dans les niveaux bac + 2 à bac + 8 (doctorats en apprentissage) ?

  3. grassaud Says:

    L’apprentissage dans le sens « droit du travail » n’est pas seulement un problème d’offres de la part des entreprises, mais celui ,de la demande des jeunes.Pour trouver un « patron » il faut trouver un « apprenti » et cela devient de plus en plus difficile. Pas parceque les jeunes ne veulent pas travailler, mais parce qu’ils sont extrêmement sollicités. Les lycées rechignent à les orienter vers d’autres voies que la leur, les bacs pro réputés « faciles » leur permettent de se donner l’illusion des études par l’accès à l’université etc.

  4. Michel Abhervé Says:

    Hélas, nous n’avons pas les données ^par niveau !
    Nous les aurons dans plusieurs mois

  5. Michel Abhervé Says:

    Aujourd’hui, en dehors de quelques secteurs très limités, c’est bien l’offre de postes qui manque et pas le souhait des jeunes
    De nombreux jeunes ne peuvent pas concrétiser leur volonté de devenir apprentis faute d’employeurs prêts à les embaucher

  6. rbeaune Says:

    Michel on en revient toujours au même ^problème sur l’apprentissage : personne n’est en capacité de dire si ce sont les jeunes ou les entreprises qui manquent car personne n’a les données… de même personne ne peut approfondir ce décalage au niveau des secteurs… ainsi l’offre est déficiente en vente et excédentaire en restauration… de même personne ne peut dire si ce décalage est plus ou moins fort selon les niveaux…
    On ne connaît ni la demande ni l’offre initiale….
    On connait très mal les parcours et le devenir des jeunes…

    Toute politique « sérieuse » doit s’appuyer sur une analyse quantitative et qualitative complète… pour prendre les bonnes décisions et mesurer leurs effets…

  7. rbeaune Says:

    M. Gérard Cherpion. L’apprentissage est une voie de formation importante pour l’entrée des jeunes sur le marché du travail. À l’issue de l’obtention de leur diplôme, huit jeunes sur dix trouvent en effet un emploi.

    Il serait intéressant d’analyser cette donnée par niveau : sur le niveau V on est plus proche de 1 sur 2…

    Et d’analyser la situation de tous les jeunes entrés en apprentissage : combien vont au terme ? combien obtiennent leurs diplômes ? combien poursuivent leur formation ou trouvent un emploi en CDI (dans leur entreprise formatrice ? ou une autre ?)…

    Par contre M Cherpion souligne que l’apprentissage est une voie importante pour l’entrée des jeunes dans le monde du travail… Oui pour beaucoup c’est leur première expérience et on peut s’interroger sur la sécurisation qui est mise en place pour aire en sorte qu’elle se déroule au mieux…

  8. rbeaune Says:

    Mme Colette Langlade, rapporteure pour avis. L’article 8 propose de doter les CFA d’une mission d’accompagnement des apprentis pour résoudre d’éventuelles difficultés sociales ou matérielles. Mais il convient aussi de prévenir les difficultés.

    Une expérience menée en Côte-d’Or, avec un suivi par entretien mensuel avec l’apprenti ou l’employeur, a montré que le risque de résiliation du contrat était sensiblement réduit par un dispositif préventif.

    M. le rapporteur. Les CFA mettent déjà en œuvre de telles actions, qu’il est en effet souhaitable d’inscrire dans la loi. La plupart d’entre elles font suite aux expérimentations mises en place par Martin Hirsch, notamment celle tendant à rapprocher les réseaux CFA et missions locales, et à travailler sur la prévention et l’accompagnement social. Avis favorable.

    La Commission adopte l’amendement.

    Cela s’appelait le tutorat externe… basé sur la proximité, la neutralité et la réactivité…

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