En ce mois de septembre, d’aucuns peuvent se réjouir d’une rentrée superbe dans les écoles de commerce : le nombre d’étudiants est en augmentation, le nombre de candidats également. Les nouveaux entrants sont tout à l’euphorie de leur rentrée. Dans le même temps, la deuxième édition du Baromètre Emploi – Jeunes Diplômés de l’EDHEC qui vient d’être diffusée confirme la tendance baissière enregistrée lors du 1er baromètre en mars dernier. Les Jeunes Diplômés sont confrontés à un marché de l’emploi en berne, les chiffres sont préoccupants.
Ce Baromètre s’appuie sur une enquête menée par internet en Juin 2009 auprès de décideurs RH en France. Il confirme la tendance baissière de mars dernier : 70 % des entreprises affirment avoir recruté sur les 3 derniers mois contre 81 % précédemment. La baisse de 41 % du taux de réponse confirme la grande incertitude dans laquelle se trouvent aujourd’hui les entreprises ainsi que leur volonté de ne pas trop communiquer sur ce sujet.
Autant dire que malgré les discours positifs sur la reprise, la situation est difficile. J’en tire deux enseignements prioritaires : il est de notre devoir d’accroître nos efforts pour aider nos étudiants, nos jeunes diplômés, pour les accompagner encore davantage en mettant en place des programmes de développement leur permettant de construire leur projet professionnel. Parallèlement, nous réformons nos enseignements pour mieux préparer nos étudiants aux nouvelles règles du jeu du marché de l’emploi et du monde globalisé dans lequel ils doivent réussir.
Il en va de notre responsabilité, face à ces milliers de jeunes que nous formons chaque année. Les entreprises comptent sur nous : 98 % des entreprises maintiennent leurs relations avec l’enseignement supérieur, 90 % des entreprises ayant recruté dernièrement entendent continuer à embaucher. De vraies opportunités vont se dégager, nos étudiants doivent compter parmi les meilleurs.







Chronique un peu surprenante. Que faire quand les entreprises embauchent moins de jeunes diplômés du supérieur ? Il est certes très bien que les étudiants aient un projet professionnel précis, les compétences pour accéder à ce projet, et connaissent les règles du marché du travail. Avec le développement des filières professionnelles, y compris à l’université, de plus en plus de diplômés ont ces pré-requis. Mais ils ne trouvent pas forcément du travail.
Il faut donc aussi mettre en cause le comportement des recruteurs : ce sont les jeunes qui prennent de plein fouet les effets de la crise ; ils ne sont pas embauchés ou leurs CDD ne sont pas renouvelés. Priorité aux jeunes ! Ne sacrifions pas les nouvelles générations ! Cordialement. Pierre Dubois