Enseignants « vacataires historiques »

Suite de la chronique du 9 mars 2010. Le Collectif des contractuels et vacataires de l’université de Strasbourg (CONVACS) poursuit, avec AGIR ensemble pour une université démocratique, son combat pour la « contractualisation d’une quinzaine d’enseignants vacataires qui assurent des services allant d’un mi-temps à plus d’un temps plein, souvent depuis de très nombreuses années » (texte de la pétition). « La vice-présidence de l’université en charge des ressources humaines veut limiter cette contractualisation à 2 ou 3 personnes (celles qui assurent un temps complet de 384 heures au moins) ».

CONVACS et AGIR ont rencontré, vendredi 25 juin 2010, Catherine Trautmann, vice-présidente de la Communauté urbaine de Strasbourg. Celle-ci s’est engagée à soutenir auprès du Congrès de l’université : l’établissement d’un calendrier précis pour la rédaction et la mise en oeuvre d’une convention régissant le statut des personnels enseignants non titulaires (vacataires et contractuels), l’examen des cas les plus criants de « vacataires permanents », à savoir des vacataires qui assurent des missions d’enseignement pérenne, depuis des années, parfois plus de 20 ans, tout en demeurant dans ce statut d’extrême précarité. A ce jour, 17 cas ont été identifiés ».

Mardi 29 juin, une représentation des enseignants précaires peut s’exprimer devant le Congrès de l’université. Le dossier avancera sans doute un peu, suite à cette manifestation fort calme et respectueuse des organes de gouvernance de l’université. Mais il ne sera hélas jamais clos. Chaque année universitaire nouvelle produit ses nouveaux vacataires ! Chaque année, les vacataires sont payés avec retard ! Album de 20 photos (la photo « Michaël Gutnic » est en fait celle de « Pascal Maillard », élu au CA lors d’une élection partielle début mai).

C’est Myriam Tonoletto qui m’a invité à rejoindre les enseignants vacataires mardi 29 juin en début d’après-midi : quelques échanges et photos avant que le collectif ne monte à l’étage du bâtiment Lebel pour y rejoindre le Congrès. Myriam est réalisatrice pour Arte, ex-chef d’édition d’Arte Info. A l’université, elle est vacataire en charge de cours de réalisation cinématographique dans l’UFR des Arts. Elle aurait pu bénéficier d’un support budgétaire de maître de conférences associé, mais elle n’avait pas les conditions pour l’obtenir (900 heures de travail dans l’année). La DRH n’a pas voulu entendre les arguments d’une intermittente du spectacle : « mon revenu est issu des heures de réalisation, mais aussi d’indemnités « chômage » et de droits d’auteur ». Vivement le jour où l’esprit de la réglementation (avoir réellement un employeur principal) l’emportera sur la lettre (900 heures et pas une de moins). Réalisations de Myriam Tonoletto : « La voie du chat » ou sur YouTube.

Propositions de la présidence de l’université, rappelées lors du Congrès du 29 juin 2010 : cliquer ici.

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Article du on Vendredi, juillet 2nd, 2010 at 11:00 dans la rubrique A. S'indigner, C. Alsace. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

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