2 juillet 2010. Bonjour à tous. Compte tenu de la situation exceptionnelle que je vis actuellement dans mon lieu de stage : l’Institut National de Recherche Pédagogique à Lyon (INRP), je me dois de vous tenir informés de ce qui se passe du côté de l’éducation en France et plus précisément des actions discrètes mais réelles de la part du Ministère de l’Education Nationale.
Outre les suppressions de postes, que ce soit pour le primaire ou le secondaire, pour “améliorer la disponibilité de la ressource enseignante”, le Ministère se charge également, restrictions budgétaires oblige, de faire le ménage dans ce qu’il juge inutile… C’est vrai, après tout, ca sert à quoi un Institut National de Recherche Pédagogique ? A part réfléchir sur des questions essentielles : l’éducation prioritaire, les TICE, la mise en place du socle commun, apporter des solutions aux néo-titulaires désemparés face à des élèves “rebelles”, penser à la manière de transmettre les savoirs, former des formateurs, concevoir des ressources pédagogiques pour les enseignants, entretenir la conservation du patrimoine de l’éducation, créer des partenariats nationaux et internationaux, permettre à des enseignants plus ou moins isolés dans leur classes à réfléchir ensemble à leurs pratiques… Non, en fait vraiment ca sert à rien la pédagogie ! Une formation purement académique suffit largement pour enseigner !
Hier assemblée générale syndicale à l’INRP : 150 personnes réunies pour discuter de l’avenir… avenir sombre compte tenu de la décision de la part du ministère de la dissolution de l’INRP. Révoltes, discussions houleuses mais aussi sentiment d’impuissance et d’abandon étaient au rendez-vous…Certes l’institut sera rattaché à l’ENS Lyon mais on peut déjà dire adieu aux contractuels et bon voyage aux 10 salariés du musée national de l’éducation à Rouen, à ceux de l’annexe INRP à Marseille…
Les enseignants associés (enseignants primaire et secondaire détachés pendant quelques années pour réfléchir sur leurs pratiques) disparaîtront et les enseignants chercheurs retourneront dans leurs universités. Dur ! Certains de mes collègues, proches de la retraite et ne souhaitant pas une mutation, songent même à une reconversion professionnelle.
Mais que faire ? L’heure est bien à compter les sous de la tirelire et l’INRP n’est pas un cas à part, ce n’est qu’une victime sur la liste qui ne laisse pas de place pour les “pédagos”. Moi je vous dis les amis, les pédagogues peuvent déjà mettre de côté leurs ambitions et attendre, espérons-le, de jours meilleurs…
Du coup, j’hésite entre plusieurs titres de mémoire : “L’agonie de l’INRP”, “L’INRP ça sert à rien”, “Mort à petit feu de l’INRP”… Bon sinon, j’espère que vous allez tous bien et que tout roule dans vos stages et vos vies personnelles”… Stagiaire en Master






Agonie de l’INRP ….
Comme certains de ses agents trop coûteux qui peuvent parfois en sortir dans un état d’agonie eux aussi !
Pour votre mémoire, il serait intéressant de contacter des “agents” qui y ont travaillé et de mener des enquêtes. Une belle recherche en perspective.
Merci de cette alerte. Certaines information demandent à être corrigées ou nuancées.
- nous n’étions pas 150 à l’AG (plutôt 70)
- le Musée de l’éducation compte plus de 50 personnes en comptant contractuels et prestataires extérieurs.
- Nous espérons que toutes les décisions -intégration dans l’ENS, disparition des enseignants associés, transfert des enseignants-chercheurs- voire disparition pure et simple de l’INRP,par dilution, soient à mettre au conditionnel.
C’est pourquoi, nous nous battons pour défendre un outil sous exploité.
Pour votre mémoire, l’histoire de l’INRP est un bel objet de réflexion et le côté récurrent des interrogations sur l’utilité de recherche en “pédagogie” l’est encore plus !
et
“C’est pourquoi, nous nous battons pour défendre un outil sous exploité”.
Il y a un problème crucial: il faut savoir “exploiter” la compétence des “agents”.
La gestion des compétences et des ressources humaines à l’heure où on parle de socle commun des connaissances et des compétences est une priorité.