Assurer la mission d’insertion : FISE

Jeudi 24 mars 2011, université de Strasbourg, séminaire de Prospective et Développement. Ce service, rattaché à la présidence, organise, entre autres missions et activités, des séminaires ouverts au public et pour lesquels il invite une personnalité extérieure. C’est une intiative excellente. Au programme de ce jour. Françoise Bévalot :  »Trois années de fontionnement de la LRU, vision du comité de suivi » (chronique à venir). Michel Deneken, premier vice-président : « LRU et RCE : moyens de l’autonomie et autonomie des moyens » (chronique à venir). Amélie Barbier-Gauchard, maître de conférences en économie (photo ci-contre) : « Comment assurer notre mission d’insertion professionnelle dans les composantes ? L’exemple de la cellule FISE (Formations, Insertion, Stages, Emploi) à la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion » (FSEG). C’est aussi une initiative excellente !

La cellule FISE a été créée officiellement ce mois-ci. Un chargé d’études, financé sur les ressources de la faculté, est en cours de recrutement. Quand elle était en doctorat, Amélie Barbier-Gauchard était assez amère : « il fallait par soi-même se préoccuper de son insertion professionnelle« . Devenue maître de conférences, elle n’a pas oublié cette difficulté ! Elle a considéré que la Faculté devait s’investir dans la qualité et la professionnalisation de chacune de ses formations, dans la préparation des étudiants à l’insertion professionnelle, dans la construction de partenariats avec les entreprises (pour faciliter l’accès aux stages et à l’emploi). Elle s’est investie.

Mais les initiatives et la bonne volonté des enseignants-chercheurs ne suffisent évidemment pas. A noter qu’Amélie est « référente » formation et insertion, qualité et « Alumni » ; ce statut est pris en compte dans le référentiel des tâches récemment voté par l’université ; elle devrait donc être rémunérée en heures complémentaires ! Il fallait institutionnaliser et généraliser les dispositifs de préparation à l’emploi. Une étape importante a été franchie en mars 2011 : la création de la cellule FISE.

La diapositive ci-dessous résume bien l’approche. Pour que le projet professionnel de l’étudiant se finalise progressivement et que l’accès à l’emploi se réalise dans les meilleures conditions, il faut s’appuyer sur des formations de qualité, accompagner le projet de l’étudiant, prendre en compte les résultats des enquêtes d’insertion, valoriser les formations auprès des partenaires économiques, construire des réseaux efficaces de diplômés (réseau d’anciens) et d’entreprises.

La cellule FISE ne peut être efficace que si elle coopère (diapositive ci-dessous). En interne à l’université, elle coopère donc avec la service d’aide au pilotage (pour vérifier la qualité de ses formations) (SAP), avec le service d’orientation et d’aide à l’insertion professionnelle (Espace Avenir), avec l’observatoire pour les enquêtes (ORESIPE), avec le service de formation continue (SFC). Mais c’est à la cellule de construire les partenariats externes : réseau d’anciens, réseau de professionnels spécialisés. Ceci est fondamental selon moi et gage d’efficacité : les partenariats externes doivent se construire au plus près des formations, avec le concours direct des enseignants-chercheurs de la discipline (je dirais même : de tous les enseignants de la discipline). C’est une erreur stratégique de vouloir construire ces partenariats, seulement et avant tout, au niveau de l’université.

Mais une telle cellule doit-elle se circonscrire dans les frontières d’une seule faculté ? Oui et non, dans ce cas. Oui, car la Faculté de sciences économiques et de gestion possède une offre de formation spécialisée en économie, en gestion, et en finances (offre de formation de la FSEG). Non, car l’université, vu son histoire, possède des formations de gestion dans d’autres composantes, dans l’Ecole de Management (EM Strasbourg) et dans la Faculté de droit, de sciences politiques et de gestion (FDSPG) : chronique de ce blog : « Formations en gestion à Strasbourg« ). Le réseau d’anciens de la FSEG est déjà constitué de 1.500 diplômés (adresses électroniques actives) ; ce réseau ne devrait-il pas comprendre les diplômés de gestion de l’EM Strasbourg et de la FDSPG ? Même chose pour le réseau de partenaires économiques : les entreprises n’ont que faire de l’histoire ancienne de la fragmentation de la discipline Gestion à Strasbourg ; rien de pire pour elles que d’être confrontées à de multiples interlocuteurs universitaires, surtout s’ils se concurrencent pour la recherche de stages, pour la formation continue et pour la collecte de la taxe d’apprentissage !

Françoise Bévalot pose une question. Pourquoi la cellule FISE ne s’occupe-t-elle que des étudiants en master ou en doctorat ? Les étudiants de licence ne méritent-ils pas qu’on les prépare aussi à la vie professionnelle et qu’on leur donne des atouts pour s’insérer dans les meilleures conditions ? La réponse d’Amélie : la plupart des étudiants de licence poursuivent en master. L’offre de formation de la Faculté ne comporte qu’une seule licence professionnelle et il n’y a pas de formations en alternance. Encore du travail à venir pour Amélie Barbier-Gauchard !

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Article du on Jeudi, mars 24th, 2011 at 16:39 dans la rubrique A. Initiatives excellentes, C. Alsace. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

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