Le blogueur trublion

Chronique de Philippe Jacqué, Le Monde du 6 août 2011, Pierre Dubois, le blogueur sup !

“C’est le trublion de la Toile universitaire. Avec son blog Histoires d’universités, Pierre Dubois anime avec fougue le débat sur l’enseignement supérieur”…”Grande gueule et tout en paradoxes”… 

La suite : ici ou ici.

Partager cet article:
  • Digg
  • Sphinn
  • del.icio.us
  • Facebook
  • Mixx
  • Google

Tags:

Article du on Samedi, août 6th, 2011 at 15:18 dans la rubrique Brèves. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

4 commentaires “Le blogueur trublion”

  1. mabherve dit:

    Alors toujours fâché après “Le Monde” après ce bel article ?

  2. François dit:

    Le Monde du 6 août nous a gâtés avec page 2 le portrait de Pierre Dubois et page 3 celui de Cédric Villani.
    En revanche le 2 août Maryline Baumard s’est une fois de plus distinguée dans le même journal par son mépris habituel des chiffres quand ils ne correspondent pas à ses idées préconçues (article sur Laurent Bigorgne, directeur de l’Institut Montaigne). Je la cite :
    ” Dans sa tête (celle de L. Bigorgne) il y a toujours ces deux équations insupportables :
    - la première, c’est qu’un fils d’ouvrier a quatorze fois moins de chances qu’un fils de cadre de décrocher le bac,
    - la deuxième … (autre sujet)
    Si on cherche à nier ces réalités-là, on se plante.”
    Ceci voudrait dire que si 100% des fils de cadres obtenaient leur bac, les enfants d’ouvriers ne seraient que 7%. Chiffre évidemment aberrant (rappelons qu’environ 70% de la classe d’âge décroche le bac).
    Si on regarde la statistique ministérielle - RERS 2010 de la DEPP page 139 - http://media.education.gouv.fr/file/2010/16/9/RERS_2010_152169.pdf
    - parmi les enfants de cadres et d’enseignants entrés en 6ème en 1995, 88% ont obtenu leur bac,
    - parmi les enfants d’ouvriers 49%.
    Comme presque tous les enfants entrent en 6ème, le rapport réel est donc 1,8 (ce qu’on peut parfaitement considérer comme encore trop élevé) mais certainement pas de 14.
    Mais Maryline Baumard est tellement persuadée que l’enseignement français est foncièrement antisocial que le chiffre de 14 ne la choque pas … C’est vraiment une injure à tous les profs de collège et de lycée qui se décarcassent comme le héros d’ “Entre les murs” pour ne pas laisser sur le bord de la route les enfants issus de milieux défavorisés.

  3. Dubois dit:

    Merci, François, pour ce commentaire pertinent. Il est toujours indispensable de citer ses sources (vous le faites en signalant l’indicateur de la RERS). Citer pour que le lecteur puisse se référer à cette source et l’analyser par lui-même. C’est une règle que je m’applique : faire toujours un lien vers les sources.

    Concernant la question de la démocratisation du système scolaire et, pour ce qui me concerne, et de l’accès et de la réussite dans l’enseignement supérieur, il ne faut effectivement pas dire n’importe quoi ! Il faut utiliser deux modes de calcul, comme dans toutes les recherches sur la mobilité sociale : “quelle est la proportion de fils d’ouvriers qui accèdent à l’enseignement supérieur, qui y réussissent” (analyse de la “destinée” des pères) ? “quelle est la proportion de fils d’ouvriers dans l’ensemble des étudiants” (analyse du recrutement de la population étudiante) ? En fait, les sources sont moins nombreuses pour la 1ère question posée. Hélas

  4. Jean-Luc dit:

    Pour info, l’article est consultable en accès libre sur le site du Monde à cette adresse :
    http://www.lemonde.fr/ete/article/2011/08/05/pierre-dubois-le-blogueur-sup_1556467_1383719.html

Laisser un commentaire