L’assemblée des directeurs d’IUT (ADIUT) et l’Union nationale des présidents d’IUT (UNPIUT) ont ouvert un blog pour mettre en débat public : “L’avenir se conjugue avec les IUT“. Il s’agit d’une initiative excellente et courageuse : l’ADIUT et l’UNPIUT en ont assez de n’être pas entendues par les Ministres de l’enseignement supérieur et de la recherche, Valérie Pécresse, puis Laurent Wauquiez, et par leurs universités. Blog invitant au débat : il est possible de commenter les chroniques, d’envoyer des messages, de proposer des articles. Je n’y manquerai pas pour ma part : 80 chroniques sur ce blog dont celle publiée le 10 novembre 2011 : “Instituts d’enseignement supérieur : sortie de crise pour les IUT“. Les IUT pourraient porter un projet encore plus ambitieux.
1ère chronique du blog Enjeu (19 janvier 2012). Normaliser et réformer : les voies d’une solution pérenne à la question IUT. “Plus de 4 ans après la mise en place de la loi LRU, les IUT poursuivent leur combat auprès de leurs instances de tutelle, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche et leurs universités de rattachement, pour défendre leur avenir. Si les IUT ne sont pas entendus, la cohérence nationale de leur réseau, qui fait sa spécificité et sa force, va disparaître lentement mais inéluctablement. Et avec elle, ce sont les qualités de formation et d’insertion professionnelle, recherchées par les étudiants et fortement valorisées par les entreprises, qui disparaîtront également“.
Les IUT portent un projet de réforme structurant :
- Les IUT portent la voie technologique universitaire du grade “licence”. Ce socle, fondé sur le DUT, répond de façon équilibrée au double objectif des IUT : une insertion professionnelle à court terme et un accès au grade “master” par la voie technologique.
- Chaque établissement regroupant des universités sur le plan régional doit être doté d’une structure reconnue fédérant les IUT. Il s’agit de renforcer la coopération des IUT au plan régional et d’éviter la tendance au découpage disciplinaire qui peut conduire à des propositions de démantèlement des IUT.
- Une structure nationale publique garantit la cohérence du système IUT : elle est en capacité de dialoguer avec chacune des tutelles des IUT pour pouvoir porter sur tous les territoires la mission des IUT et assurer l’égalité de leur traitement.






“Il s’agit d’une initiative excellente et courageuse”
C’est vrai : vive le corporatisme et que chacun défende sa soupe ! Projet global pour l’enseignement supérieur, zéro, l’important est que chacun garde ou étende (voir le projet de “licence technologique”) son pré carré.
Désolé, j’ai vraiment du mal à voir ça autrement.
Je confirme, Damien ! J’estime sincèrement que le blog IUTenjeu est une “initiative excellente et courageuse”. 1. Parce qu’il s’agit d’un blog sur lequel on peut débattre. Connaissez-vous beaucoup de blogs où un débat sur la réforme de l’enseignement supérieur peut se développer ? 2. Parce que le projet défendu est cohérent : ses trois dimensions sont articulées entre elles. Préférez-vous un conflit, larvé et permanent, entre les universités et les IUT ? 3. “Corporatisme” ? Bien sûr ! Ne défendriez vous pas l’existence et le statut de votre Ecole s’ils étaient menacés ? 4. “Projet global pour l’enseignement supérieur, zéro”. Je suppose que vous avez bien lu ce que j’écris en fin de chronique : s’appuyer sur les IUT pour penser le projet de création d’Instituts d’enseignement supérieur ; même perspective pour les CPGE : s’appuyer sur leurs points forts pour construire les IES.
“Ne défendriez vous pas l’existence et le statut de votre Ecole s’ils étaient menacés”
Cela dépend nettement du “contexte” de la menace. Mais il est très probable, au risque de vous surprendre, que la réponse soit “non”. Du reste (et, je dirais presque, malheureusement), “mon” Ecole a assez de défenseurs inconditionnels pour ne pas avoir besoin d’un de plus.
Enfin bon, la comparaison ne tient pas vraiment, parce que ce blog vient de directeurs ou présidents d’IUT, non d’anciens élèves d’IUT. Il est normal qu’ils fassent entendre leur voix, et qu’en tant que groupes ils défendent les IUT, tout comme la CPU défend les universités (ou au moins les présidents d’université). J’ai juste du mal à voir du “courage” dedans.
“Je suppose que vous avez bien lu ce que j’écris en fin de chronique : s’appuyer sur les IUT pour penser le projet de création d’Instituts d’enseignement supérieur”
Certes, mais ce n’est pas la position de l’ADIUT ou de l’UNPIUT. Quand je lis le projet de “réforme structurant” (structurant quoi ?), je ne vois que des créations de machins supplémentaires et aucune simplification. Vous affirmez que le projet défendu est cohérent, j’ai l’impression qu’il ne l’est que si on ne regarde que les IUT indépendamment du reste, et je ne vois absolument pas comment il pourra régler le conflit université/IUT, bien au contraire. Et surtout, je ne peux pas approuver la création d’une “licence technologique” qui ne ferait que propager la confusion qui existe actuellement à bac+1/+2 au niveau du bac+3, ainsi que dans le recrutement en master. C’est exactement l’inverse, de mon point de vue, de la clarification que pourrait donner la réforme des IES.
Si par contre, l’objectif est de donner aux IUT la gestion intégrale de tous les premiers cycles universitaires, pourquoi pas. Mais je doute que ce soit ce qui est demandé.
Damien. Vous avez raison sur plusieurs points. 1. “Courage” de l’ADIUT et de l’INPIUT : le mot est exagéré, je vous l’accorde. 2. Les IUT, supports de la création des Instituts d’enseignement supérieur (IES) : ils ne le sont pas ; aucun des directeurs d’IUT que j’ai rencontrés n’est favorable à la création des IES. 3. Ouvrir un blog pour débattre publiquement, n’est-ce pas mieux que de ne rien débattre ?
Les IUT et leurs directeurs pourraient pourtant porter le projet des IES. Je crois même qu’ils y auraient intérêt. L’IES serait un établissement public autonome des universités, avec un budget propre et organisant un cycle clairement en 3 ans : la licence. Les directeurs d’IUT auraient la légitimité et la compétence pour être présidents d’un IES. De plus, dans ces IES, ils auraient responsabilité sur la voie longue conduisant aux Masters et aux Ecoles.
Il faut ajouter que les directeurs rencontrés sont favorables à la fusion des BTS et des DUT.
On en revient dès lors à la question clé : défense corporatiste des IUT ou projet IUT à élargir pour qu’il concerne l’ensemble de la réforme du 1er cycle du SUP ?
“3. Ouvrir un blog pour débattre publiquement, n’est-ce pas mieux que de ne rien débattre ?”
Certes, reste à savoir exactement ce que seront les termes du débat.
Quelles sont les raisons invoquées par les directeurs d’IUT contre la création des IES ? Est-ce que certaines raisons rejoignent les arguments des enseignants-chercheurs d’UFR (lien enseignement-recherche, disparition des maîtres de conférence, sortie de l’université) ou est-ce que ce sont d’autres raisons ?
La différence la plus nette, de mon point de vue, entre les IUT et ce que pourraient être les IES, c’est la taille : les IUT ne concernent qu’un dixième des bacheliers, autant que les CPGE, 2 fois moins que les STS, 3 fois moins que les UFRs (en gros). Un projet comme les IES représente un changement d’échelle. Un changement de thématique, aussi, puisqu’il faut prétendre à l’exhaustivité des formations (au moins à l’échelle régionale). Un changement de responsabilité, enfin : on passe de “les IUT s’occupent de la réussite de leurs étudiants” (peu importe les autres) à “les IES s’occupent de la réussite des étudiants” (tous les étudiants). Je comprends, dans ces conditions, que les directeurs d’IUT ne veulent pas des IES : ils disposent d’une “niche” qui marche bien (si on excepte la LRU qui les lie aux universités, et le LMD qui rend “bancal” le DUT), ce n’est pas pour se récupérer les problèmes.
Mais du coup, la défense “corporatiste”, c’est la défense de la “niche”, plus que la défense d’un “modèle” qui pourrait éventuellement être étendu.
“Il faut ajouter que les directeurs rencontrés sont favorables à la fusion des BTS et des DUT.”
J’ai souri à la lecture de cette phrase. Les étudiants en STS étant deux fois plus nombreux que les étudiants en IUT, cela me parait matériellement peu vraisemblable (à moins de garder les cours de STS en lycée, sous la tutelle des IUT ?).
les IUT ont une lisibilité et une visibilité trés claires pour les jeunes, les parents , les entreprises ! le systéme marche bien; le sjeunes sont satisfaits, leur parents aussi et les entreprises y trouvent d’ excellent collaborateurs;
les IUP avaient aussi cette lisibilité et visibilité , nos technocrates et nos Universitaires ont sabordé un systéme qui marchait bien, il suffisait de les faire passer de bac+4 à bac +5;
Il y a en effet une contradiction à voir encore subsister le DUT à bac +2 au regard du LMD .mais là aussi , il y a necessité de revoir les conventions collectives d’entreprises , qui n’ont pas pris en compte cette évolution LMD !
Idem pour les BTS , qui ont une bonne visibilité et lisibilité , certes inférieures aux IUT.
Il y aurait certainement un interet à regrouper ces formations , mais cela ferait une vraie révolution sur les statuts des enseignants;
je pense , en tant que dirigeant d’ entreprise impliqué ds les formations professionalisantes , à la necessité de revoir les statuts des Enseignants et Enseignants chercheurs,mais c’est un autre débat
Il reste un point qui me paraît fondamental et qui est peu mis en avant : la “faillite des IUT” car ils devraient assurer une sortie vers l’emploi et ils assurent avant tout une sortie vers la poursuite d’études. Il y a là , à mon sens un malentendu fondamental.
@bernard
“les IUP avaient aussi cette lisibilité et visibilité , nos technocrates et nos Universitaires ont sabordé un systéme qui marchait bien, il suffisait de les faire passer de bac+4 à bac +5;”
Ce qui en aurait fait des succédanés d’écoles d’ingénieur, puisqu’il n’y aurait plus eu de réelle différence entre “ingénieur-maître” et “ingénieur” (sauf la bénédiction de la CTI, et encore). D’ailleurs, pour l’IUP que je connais le mieux, c’est nettement moins le passage au LMD que l’augmentation du recrutement des écoles d’ingénieurs en sortie d’IUT qui l’a “sabordé” (-> baisse des effectifs et baisse de niveau). Et, LMD ou pas, cette augmentation aurait eu lieu.
Evidemment, il y avait aussi une question de coût : c’est vrai que voir des IUP qui pouvaient offrir 2 fois plus d’heures dans leur formation qu’eux, ça faisait quelques jaloux en fac. D’ailleurs, c’est aussi ce qui oppose les IUT et les universités, et, bizarrement, ce qui inquiète le plus les IUT c’est leur “autonomie financière”.
@ Damien et Bernard
J’emploierais le terme “saborder” de Damien sous un autre sens. Ce sont globalement les Universités qui ont sabordé les IUP: jalousie, attaques continues (mesquines, c’est plus rigolo et représentent un sport vénéré par certains), en gros un peu ce que vivent certains IUT actuellement. Je me souviens douloureusement de cet IUP tertiaire de Lyon 1 qui, avec un réseau professionnel à faire pâlir HEC (j’en rajoute un peu mais bon…) et 92% d”étudiants embauchés 3 mois après la sortie a disparu corps et âme, brisé par l’intransigeance et le dogmatisme d’un CEVU et d’un VP FI voyant toujours l’arrivée de l’entreprise dans la formation Universitaire comme un drame irrémédiable. Je passe sur les jalousies liées à l’autonomie budgétaire… Cet IUP n’était certes pas HEC, mais il offrait une alternative crédible, professionnalisante (merci @Bernard, j’aime beaucoup ce terme) et portée par des enseignants surmotivés à la nuée d’écoles de commerces, qu’elles soient consulaires ou privées qui inondent les allées des salons de l’étudiants.
@Hibernatus lyonnais
“Je passe sur les jalousies liées à l’autonomie budgétaire…”
Ce n’est pas qu’une question d’autonomie, c’est avant tout une question de montant ! Quand l’IUP dont je parlais précédemment a formellement disparu, les contacts professionnels sont restés, les enseignants motivés sont restés, l’aspect professionnalisant est (autant que possible) resté, seulement d’un seul coup la formation est revenu au même nombre d’heures que les formations “de fac” à côté. Et ça a fait mal, à la fois pour les étudiants et pour les enseignants !
C’est facile après d’avoir des enseignants “surmotivés” et d’être “professionnalisant” quand à côté on a les moyens !
Appelez ça de la jalousie si vous le souhaitez, moi je vois ça comme une réaction face une inéquité flagrante.
Oui, pour le terme “jalousie”, je persiste. Par ailleurs, l’IUP en question avait ces fameux moyens grâce à l’apprentissage et aux relations entreprises: les moyens n’étaient donc pas “volés” à l’Université, la DGF étant relativement la même que pour les autres formations de l’Université. Enfin, la formation étant créée en partenariat avec les milieux professionnels, elle collait parfaitement aux attentes du marché. Mais bon, ceci n’est pas importante n’est-ce-pas ?
Est-ce parce qu’une formation fonctionne bien (je sais, elle en a les moyens…) qu’il faut la saborder au nom de “l’équité” ? Au lieu d’améliorer ce qui ne fonctionne pas (je sais, avec peu de moyens…), on détruit ce qui marche. J’en ai d’autres exemples…
“l’IUP en question avait ces fameux moyens grâce à l’apprentissage et aux relations entreprises: les moyens n’étaient donc pas “volés” à l’Université,”
Pas suffisant : il n’a pas perdu ces moyens, mais ils ne finançaient pas le surplus d’heures.
“Mais bon, ceci n’est pas important n’est-ce-pas ?”
Merci de ne pas interpréter mes commentaires, j’essaierai d’éviter d’interpréter les vôtres. Je regrette la quasi-disparition des IUP, je comprends juste la réaction de certains universitaires à leur sujet, et je pense d’autre part que leur disparition est loin d’être due uniquement à un “sabordage” à l’échelle universitaire (pour les IUP “secondaires”, la concurrence des écoles d’ingénieur à joué aussi fortement), et je pense même que c’est un bouc émissaire commode.
“Est-ce parce qu’une formation fonctionne bien (je sais, elle en a les moyens…) qu’il faut la saborder au nom de “l’équité” ”
Ai-je dit ça ? Il n’en reste pas moins que je rejette le terme de “jalousie”, ou tout au moins que je trouve abusif de limiter ça à de la jalousie.
“Au lieu d’améliorer ce qui ne fonctionne pas (je sais, avec peu de moyens…)”
Quand on rejette la faute sur les enseignants de “ce qui ne fonctionne pas” en escamotant soigneusement la question des moyens (et je l’entends souvent de la part des enseignants d’IUT face au premier cycle universitaire), j’ai du mal à ne pas réagir. Je dis juste qu’il serait bon de l’admettre aussi.
“Quand on rejette la faute sur les enseignants de “ce qui ne fonctionne pas” en escamotant soigneusement la question des moyens (et je l’entends souvent de la part des enseignants d’IUT face au premier cycle universitaire), j’ai du mal à ne pas réagir. Je dis juste qu’il serait bon de l’admettre aussi.”
J’oubliais : il y a aussi des gens qui se bougent aussi pour améliorer “ce qui ne fonctionne pas”. En dehors du problème de moyens, il y a aussi des problèmes venus d’au-dessus, version “arrêté licence” (dont le nom pourrait être plutôt “achevons la licence”) qui sont imposés. On pourrait éventuellement attendre un peu de soutien (non, de compréhension) sur ces questions de la part des EC d’IUT (ou d’IUP) tout occupés à défendre leur soupe, mais mon impression est plutôt que certains sont au contraire très contents que “ce qui ne fonctionne pas” continue à “ne pas fonctionner”. De toute façon, les EC de fac, ils en ont rien à faire de l’enseignement ou de l’insertion de leurs étudiants, pas vrai ?
Défendre le statu quo, c’est aussi vouloir que “ce qui ne fonctionne pas” continue comme ça.
He he he. Je vois que vous interprétez également mes propos (les EC de fac n’en ont rien à faire,…, pas vrai ?). C’est de bonne guerre. Je ne remets pas en cause le travail des EC (ou autres enseignants d’ailleurs) sur la fac: ils font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont, et ce ce qu’ils ont est tellement faible que j’ai parfois honte de mon système universitaire français auquel je suis pourtant profondément attaché. Il me parait normal que les IUT défendent leur soupe et on ne peut nier que les IUT sont attaqués de manière systématique avec des situations ubuesques pour certains (ex. parmi plein d’autres: IUT de la Roche sur Yon, à qui on coupe tous les moyens…).
Enfin, je n’ai jamais sous entendu que ce qui ne fonctionne pas est la faute des enseignants.
“parmi plein d’autres: IUT de la Roche sur Yon, à qui on coupe tous les moyens…”
D’après les échos de quelques personnes que je connais à Nantes, il n’y a pas que l’IUT à qui on coupe tous les moyens…
“Enfin, je n’ai jamais sous entendu que ce qui ne fonctionne pas est la faute des enseignants.”
Oups, j’avais commencé une réponse en omettant le “sous” de votre phrase. Au moins, si vous l’admettez l’avoir déjà “entendu”, nous sommes d’accord.
Si je trouve le projet d’IES séduisant, c’est aussi parce que ça me parait une méthode pour arrêter ces conflits malsains. Mais je sais bien qu’en tant qu’EC de fac, on peut facilement m’accuser de vouloir “casser ce qui marche”, puisque ce projet prévoit la disparition (sous cette forme) des IUT et prépas. Mais bon, si on regarde “ce qui ne marche pas” (la licence “classique”), on voit qu’elle n’a pas vraiment sa place dans le système : préparant des études longues, mais moins généralistes que les prépas ; pas assez professionnalisantes par rapport aux IUT (ne parlons pas des STS). Au final, on pourrait tout simplement supprimer la licence classique, puisque de toute façon il y a forcément mieux pour ce qu’on cherche. Il n’y a qu’un obstacle à ça : il faudrait soit laisser beaucoup de bacheliers sans études, soit augmenter fortement les effectifs et les filières en IUT et prépa, ce qui changerait forcément leur nature. Ne serait-ce pas aussi “casser ce qui fonctionne” ? C’est pour cela que je dis que la statu quo, c’est aussi garder une licence “qui ne fonctionne pas”.
Je ne mets aucunement en cause les enseignants dans ce type de formation; dans l’IUP où je suis intervenu les EC étaient extrêmement motivés et mobilisés; Lors de la disparition de l’IUP, Nous avons favorisé la création d’un Institut de Management , que ns venons d’ ailleurs de transformer en IAE; et j’ ai mobilisé bon nombre d’ entreprises à continuer à apporter leur support, et cela n’ a rien a envier aux ESC;
il est en effet essentiel de garder Lisibilité et Visibilité , et de jouer en concurrence avec les autres;
je regrette cependant la supression de la selection , autre gros mot honni dans la bouche des Universitaires; mais ce sont les réalités de la vie
ces Instituts , tout comme les IUT ,sont reconnus par le monde professionnel ;
Ce qui me semble important , c’est que nos jeunes recoivent une formation de qualité , débouchant sur un Emploi, avec un taux d’ embauche trés élevés à 3 mois;
Ce que je reproche au systéme , c’est l’incapacité d’un président d’Université à faire des Choix , des arbitrages; par ex certaines formation plus classiques sont en perte de vitesse, mais il ne peut ré-orienter les EC vers les formations qui ont du succés;
inciter les EC à évoluer : je teste la question suivante ds les 3 Universités que j’ai pu visiter, à des EC de Langues : vos formation , par ex en Anglais littéraire recoivent de moins en moins d’ étudiants; pourquoi ne’ allez vous pas enseigner dans les IUP , l’ anglais des Affaires ? à chaque fois , je vois des réaction choquée , comme si j’ avais dis qq chose d’ affreux :
eh oui , je leur demande de passer de l’ enseignement d’un anglais purement littéraire à un anglais professionnel et cela ils refusent ; c’est la honte de notre systéme ; je constate ainsi un surplus de prof d’ anglais littéraire , face à un nombre décroissant d’étudiants , et un sous encadrement pour l’ anglais des affaires , face à un nombre croissant d’ étudiants; c’est scandaleux !
les EC doivent savoir que la formation continue , existe ausi pour eux, ils doivent se remettre en question; c’est pourquoi je milite pour une révision des statuts des EC.
Entendons nous ! je ne veux pas opposer les Formations entre elles: la diversité est necessaire pour répondre aux attentes des jeunes;
je constate que les formations professionalisantes ont du succés que ce soit dans les métiers tertiaires avec les IAE , les IUT , ou les métiers techniques avec d’ excellente ecole d’ingénieur Universitaire, Polytech;
ce qu j’ai du mal à accepter , en tant qu’homme d’ entreprise , c’est l’incapacité , ou plutôt l’ extrême difficulté du systéme à se réformer , à faire des choix , des arbitrages; à rechercher des alliances;
certes , je ne sous estime pas les influences des milieux socio economique et des politiques, parfaitement identifiées ;
mais chaque Université ne peut pas tout faire ; la création du LMD a vu fleurir bon nombre de formation équivalente , ds tte la France; il est necessaire que les Université s choisisent leur positionnement et leur offre de formation; et lorsque elle ne peuvent offrir certaine formation , il est possible de passer des alliances avec l’Université voisine, c’est aussi cela le sens des PRES!