Coûts de la politique d’excellence

« Les dérives de la politique d’excellence à l’université de Strasbourg« . Le communiqué du 31 janvier 2012 de l’Intersyndicale Agir ensemble pour une université démocratique attire fort à propos l’attention sur les effets pervers, fort peu souvent mentionnés, des Investissements d’avenir et plus largement de la politique des appels à projets, dont ceux de l’Agence nationale de la recherche (ANR).

Coûts cachés : temps passé à concevoir et écrire les projets. Coûts induits : pour chaque projet ANR ou des investissements d’avenir, l’université doit trouver un auto-financement. Coûts pour les centres de recherche qui ne sont pas dans le périmètre des investissements d’avenir : encore moins de crédits récurrents. Coûts pour la démocratie universitaire : les financements et les partenariats avec le privé échappent de plus en plus au contrôle des instances élues, dont le conseil d’administration.

Ce communiqué est à méditer, en particulier quand on lit dans l’engagement 39 de François Hollande : « j’accélérerai la mise en oeuvre des investissements d’avenir ».

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Article du on Jeudi, février 2nd, 2012 at 16:40 dans la rubrique 3. Alsace, Débattre. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

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