L’université Claude Bernard Lyon 1 est présidée par Alain Bonmartin, docteur de médecine nucléaire, maître de conférences - praticien hospitalier (MCF PH). Il a pris la succession de Lionel Collet, PU/PH, ancien président de la CPU, aujourd’hui conseiller de François Hollande. Il a été élu en février 2011, pour un mandat de 11 mois et dans l’attente de l’élection de nouveaux conseils centraux.
Pour les personnels, ces élections ont eu lieu le 31 janvier 2012. Les élections étudiantes pour ces mêmes conseils ont eu lieu hier, 14 février 2012. Comme dans d’autres universités, la communication institutionnelle sur les élections est fort “économe” d’informations (chronique : “Elections, déficits de communation“). Par ailleurs, au terme d’une navigation sur le Web, je n’ai rien trouvé dans la presse régionale.
A la recherche d’informations sur le site de l’université. Rien en page d’accueil. Rien dans la rubrique Actualités. Pas de communiqué de presse. Je finis par trouver une information dans @ctu Lyon 1, la lettre interne : “Résultats des élections CA, CV, CEVU“. “Au regard du nombre de scrutins (dix-neuf, compte tenu des différents collèges et circonscriptions), il est difficile de dégager une tendance. Néanmoins, au Conseil d’Administration, on notera que ce sont les listes “Inter Sciences – Technologies – Santé Ensemble pour Lyon 1″ qui emportent dix des quatorze sièges des collèges A et B”. 10 des 14 sièges pour une liste, ce n’est pas une tendance ? La prime de sièges à la liste arrivée en tête a sans doute encore frappé !
Pour connaître les résultats détaillés, le lecteur est invité à consulter le site Intranet : “seuls les personnels et les étudiants de l’université ont le droit de se connecter” et donc “identifiant” et “mot de passe”. L’information est proche du degré zéro. Pourquoi des universités cachent-elles l’information ? L’élection des conseils d’université et du président de l’université n’est pas un évènement banal. L’université ne doit-elle pas être ouverte sur la société ?
C’est la liste “Inter Sciences - Technologie - Santé Ensemble pour Lyon 1” qui a emporté 10 des 14 sièges “enseignants” au CA. J’ai essayé en vain de trouver la composition et la profession de foi de cette liste. Blogueur quêteur d’informations qui devraient être publiques, je me sens méprisé.
Un lecteur du blog m’avait signalé dès le 5 janvier 2012, la candidature à la présidence de Daniel Simon et l’adresse de son blog. Enfin des informations ! Je n’ai évidemment pas les moyens d’en vérifier la fiabilité. La profession de foi et les CV des candidats aux 3 conseils. Résultats des élections dans la chronique “Poursuivons !” (6 février 2012). Quatre listes en compétition pour les sièges du CA. Avec 40,6% des voix dans l’ensemble des deux collèges enseignants, la liste INTER (cf. ci-dessus) obtient 10 des 14 sièges. Avec 30,6% des voix, la Liste “Perspectives”, conduite par Daniel Simon, arrive en deuxième position. Celui-ci confirme qu’il sera candidat à la présidence.
Le 9 février 2012, Daniel Simon signe un billet “En attendant Godot“. Combien de candidats à la présidence de l’université ? Il faut rappeler ici un point de “réglement” : la LRU permet différents cas de figure. Quatre cas identifiés jusqu’à présent : un candidat peut avoir été élu au CA en tête d’une liste qui l’appuie, ou peut avoir le soutien déclaré d’une liste sans avoir été lui-même candidat au CA, ou peut avoir été candidat au CA en tête de liste et avoir été battu (cas de l’université de Lorraine), ou encore peut être candidat sans être élu au CA et sans avoir le soutien d’une liste (cas de l’université Paris 13 Nord : “Pour une université soutenable“).“Une semaine après les élections des personnels et à quelques jours des élections des étudiants aux conseils centraux de l’université, nous sommes toujours dans l’inconnue : qui seront finalement les candidats à la présidence de l’université” ? A Lyon 1, le 9 février, le nombre de candidats est encore un mystère. Et aujourd’hui : pas d’information sur le blog ou sur le site de l’université.
Dernière chronique sur le site de Daniel Simon, en date du 10 février 2012 : “Quel modèle de Président ?“. Daniel Simon commente la lettre ouverte d’Anne Fraïsse (chronique : “La présidente rage contre Hollande“. “Sa lettre remet en question deux mesures phares de l’Etat : l’autonomie des universités et les investissements d’avenir. Si j’approuve le diagnostic sévère sur la mise en œuvre qu’en fait le gouvernement actuel, je suis en désaccord avec Anne Fraïsse sur la critique du principe de ces dispositifs”.
Au final, une information clé manque. Alain Bonmartin est-il candidat à sa succession ? A-t-il conduit une liste ? Est-ce la liste INTER ? Help au lecteur !






Pierre,
le P du MF PH signifie praticien et non professeur, comme dans PU-PH “professeur des universités - praticien hospitalier”
Merci pour toutes ces chroniques : Tu es le wikileaks des universités !
En ce qui concerne l’élection à Angers, élection qui semblait incertaine au vu des résultats au Conseil d’Administration, le vote a eu lieu aujourd’hui.
Jean-Paul Saint-André a été élu président au premier tour par 12 voix contre 8 à Eric Delabaere et 2 abstentions.
Le résultat de l’élection et le portrait du dixième président de l’UA sont déjà sur le site web de l’université.
@ Septime. Merci du rappel PU/PH. Wikileaks : la comparaison est flatteuse et effrayante. Crois-tu que la prison m’attend ?
@ Christian : info en ligne
http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/15/saint-andre-president-dangers/
C’est pour des frasques sexuelles, selon les rigoureuses règles suédoises que le fondateur de Wikileaks a été emprisonné (Certes un peu comme Al capone a été arrété pour fraude fiscale)
Attention donc !
Pierre,
vous oubliez dans votre décompte des listes les listes du collectif IDDE (http://idde.lautre.net/) qui emportent au CA un siège en B et en BIATOSS, ainsi que la liste unique (rang A au CA) menée par Loic Blum qui est candidat à la présidence et qui a été élu au CA.
Concernant Alain Bonmartin, il “serait” candidat. Il n’était sur aucune liste mais la liste INTER (PF ici:http://ufrmeca.univ-lyon1.fr/election/Projet.html) est la résurgence des lites AGIR de 2007 (2 mêmes têtes de listes rang A au CA) sur lesquelles il était alors candidat rang B au CA… Ces listes AGIR ou INTER ont une durée de vie quasiment inférieure à la durée du processus électoral, pour cette année elles n’ont pas de candidat déclaré à la présidence donc bien malin celui qui devinera le nom du futur élu !
Pour résumer les candidats seraient: Daniel Simon ancien VP CEVU (listes AGIR en 2007), Loic Blum, Alain Bonmartin (élu au CA sur listes AGIR en 2007, actuel président). Mais d’autres se déclareront certainement d’ici le 6 mars. La situation est complexe car la liste majoritaire n’a pas de candidats officiels tandis que les candidats officiels n’ont qu’un ou deux élus chacun…
Pour obtenir de l’information sur ce qui se passe à Lyon 1, le site IDDE est incontournable même si des soucis techniques ont un peu ralenti notre activité de diffusion d’informations ces derniers temps…
Puisque le courrier évoque la prise de positon d’Anne Fraisse juste une question : depuis quand les présidents d’université sont ils dispensés de l’obligation de réserve qui concerne tout fonctionnaire ? Est-il normal que la prise de positon politique de la Présidente soit mise en avant sur le papier à en tête de l’université qu’elle dirige ?
Si je suis pour la liberté d’expression je reste étonné par la confusion des genres ; madame Fraisse peut tout à fait en tant que citoyenne s’exprimer mais de quel droit engage t elle son université dans ses propos ?
a propos de la (non) transparence à Lyon1 lettre envoyée par moi même au président de l’UCBL le 17 janvier 2012 date du dernier conseil
” / je regrette très vivement que la campagne électorale se déroule avec une telle opacité et une si faible lisibilité pour l’ensemble des personnels de l’UCBL alors que c’est une élection capitale pour les années à venir et pas seulement pour les quatre années à venir. Le mail d’information a été envoyé aux directeurs de composantes et de service moins d’une heure avant les vacances de noël pour l’ensemble des personnels ce qui signifie en clair que les personnels ont pour la plupart pris connaissance des modalités début janvier soit quatre semaines avant les élections pour les représentants des personnels. A ce jour, à ma connaissance, aucun appel n’a été fait de déclaration de candidature à la présidence de l’université. Même s il n y a aucune obligation cela aurait contribué à une plus grande lisibilité. On dénonce souvent la loi LRU comme une loi portant atteinte au débat démocratique mais il me semble que dans le cas présent tout pouvait être fait dans le même cadre et dans les mêmes délais qu’en 2005/2006 (cf. documents ci joints) sans interférence de la loi LRU . Pour mémoire à l’époque les candidats qui s’étaient annoncés avaient pu participer aux réunions de bureau de l’UCBL entre le 21 octobre 2005 et le 7 février 2006 date de l’élection pour prendre connaissance des dossiers en cours soit pendant trois mois et demi. A défaut de réel débat sur l’UCBL eu égard aux délais particulièrement courts est-il envisageable que l’élection présidentielle début mars soit retransmise en direct comme ce fut le cas dans le passé pour un CA exceptionnel afin que les personnels de l’université aient connaissance de la façon dont les différents candidats se présenteront et répondront aux questions des nouveaux membres du conseil. Il me semble que sous réserve de l’accord des nouveaux membres du conseil cela participerait à un souci de démocratie dans notre université.”
Pour en savoir un peu plus sur la liste Inter : http://ufrmeca.univ-lyon1.fr/election/Projet.html
Une autre liste et un autre candidat : http://loicblum.perso.sfr.fr/
@ Olivier et François. Merci pour vos deux commentaires. Je viens de parcourir attentivement le site IDDE, mais je n’ai pas trouvé les résultats détaillés de l’élection au CA, ni les professions de foi. Donc je n’ai rien compris ! Mais puorquoi donc, n’y a-t-il pas de communiqué officiel de la présidence de l’université ? Y en a -t-il un sur le site Intranet auquel je n’ai pas accès. L’élection d’un président ne concerne pas seulement les personnels et les étudiants de l’université. Elle concerne tous les lyonnais et tous les français !
François confirme mon sentiment : l’opacité de ces élections. Bravo à lui pour ce qu’il essaie de tenter : plus de transparence. Ce n’était pas mal du tout cette sorte d’accompagnemet des successeurs : un exemple certainement à suivre dans d’autres d’universités.
La lettre d’Anne Fraïsse. je n’y avais pas prêté attention. Mais vous avez 100 fois raison. Anne Fraïsse n’avait pas à publier cette lettre ouverte sur papier à en-tête de son université.
Cher collègue,
Votre analyse de la situation étrange de notre université est tout à fait pertinente. La liste arrivée en tête, et techniquement majoritaire en raison de la prime majoritaire, semble depuis plus de deux semaines incapable de définir un axe commun, et personne ne sait si elle soutiendra en définitive un-e candidat-e. Aucune information ne filtre.
Face à ceci, les seules informations claires sont celles de l’équipe PERSPECTIVES qui depuis le début a présenté un programme, une équipe et un candidat (je suis certes de parti pris car membre de ces listes, mais quand même!)
Plus haut François Locher notait qu’aucun appel à candidature pour l’élection du président n’avait été lancé. Sa demande en ce sens auprès du président sortant date du 17 janvier. Un mois plus tard nous en sommes au même point… mais pour être complet … il n’y a certes aucun appel à candidature pour le poste de président, mais pas non pour les fonctions de vice-président (CA/CEVU/CS) ou vice-président délégué (12 selon les statuts actuels). Les dates des premiers CEVU et CS de cette mandature ne sont pas même fixées alors que les élections ont eu lieu il y a 16 jours!
Les mandats de l’équipe sortante (à laquelle j’appartiens et élue en 2008) s’achèvent… il n’y aura donc aucune transition, pour aucun des dossiers (sauf en cas de réélection de la même personne à un poste).
Voici un manque de préparation de la part de la présidence qui me semble bien curieux, et difficilement compatible avec la complexité de nombre de dossiers…
Il me semble difficile pourtant de s’improviser vice-président… et encore moins président.
[...] dit cette phrase, intéressante dans le contexte actuel des élections à la présidence de l’université : “à Lyon 1, les présidents alternent par [...]
Quelle joie que l’existence de ce billet et des commentaires qu’il a suscités dans notre université… à tous les niveaux… Et je n’ose penser qu’il y a un rapport entre ce billet et la publication cet après-midi, sur le site web, de l’appel à candidature pour la présidence de l’université.
Décidément, la publication des informations électorales l’après-midi des veilles de vacances devient une habitude chez nous (cf la contribution n°7 de François Locher).
Pour l’élection des vice-présidents, et pour les dates de réunion des conseils… on attendra encore un peu.
Les trois candidats actuels officieusement déclarés sont:
Alain Bonmartin
Daniel Simon
Loic Blum
28 février! Les personnels ont été élus dans les 3 conseils le 31 janvier, les étudiants le 14 février.
Toujours aucune convocation des nouveaux CS et CEVU dont, rappelons-le, la première séance n’a pour seul ordre du jour que de proposer des personnalités extérieures. Après, il faut encore un délai de 15 jours avant de réunir des CS et CEVU en formation complète, seuls habilités à élire leurs exécutifs (vice-présidents et vice-présidents délégués), et à nommer les membres des nombreux groupes de travail de l’université.
Bref, de nombreux dossiers sont au point mort… en attendant les premiers CS et CEVU qui pourront délibérer, soit à ce train là… début avril.
C’est vrai, un gros navire comme Lyon 1 peut bien se permettre une petite paralysie!
Donc on attend… mais sait-on seulement quoi, et surtout… pourquoi?