Elections à Dijon : vers un recours ?

Université de Bourgogne. Troisième chronique sur les élections aux Conseils centraux : “Dijon. Le combat des chefs“, “Deux présidentes s’en vont ?“. Communiqué de presse des listes “L’université, ensemble“, portées par Sophie Béjean, candidate à un second mandat de président. “Du bon usage en démocratie : féliciter… ou recompter ? En démocratie, il est d’usage de féliciter le gagnant et lui souhaiter pleine réussite… à condition bien sûr qu’aucun doute ne subsiste. Car en démocratie, il est aussi d’usage de recompter quand 1 seule voix sépare le gagnant du perdant, surtout sur 727 suffrages exprimés. Les membres de la liste “L’université, ensemble” ont souhaité ce recomptage lors du second Comité électoral consultatif de consolidation globale des résultats le jeudi 16 février. Alain Bonnin, porteur de la liste arrivée en tête d’une voix [dans le collège B], l’a refusé obstinément, alors qu’il est membre et responsable de ce comité en tant qu’ancien vice-président du CA sortant”.

Le communiqué parle de doute et non de recours en contentieux administratif. Il faut espérer que le recomptage puisse en effet avoir lieu. D’un autre côté, il est surprenant qu’un candidat à la présidence de l’université demeure responsable du Comité électoral consultatif. A noter enfin l’absence de réaction d’Alain Bonnin sur son blog. Silence, également, de Sophie Béjean sur le sien

Tout aussi surprenant. ”L’équipe en place de Sophie Béjean assume et assumera les responsabilités qui sont les siennes jusqu’au 31 mai 2012, avec un engagement total pour la collectivité et l’université”. Plus de 3 mois à attendre pour une éventuelle passation de pouvoir. Encore quelque chose qui cloche dans la LRU ! “Oui, il faut abroger le titre de la loi d’août 2007 qui porte sur la gouvernance des universités” !

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Article du on Lundi, février 20th, 2012 at 20:48 dans la rubrique Présidents. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

3 commentaires “Elections à Dijon : vers un recours ?”

  1. jb21 dit:

    La lettre ouverte de l’équipe d’Alain Bonnin

    (le Bien Public, le 20/02/2012 à 20:49 Vu 168 fois

    Chers collègues,

    Nous avons tous été destinataires ce matin d’un message de la présidente sortante appelant à la transparence dans la communication des résultats des élections des 14-15 février. Nous nous associons à cet appel et souhaitons porter à votre connaissance les éléments suivants.

    Un écart de 101 voix

    En évoquant un écart d’une voix, lequel ne concerne que le collège B du CA, la présidente sortante oublie purement et simplement que le personnel de l’université est constitué, certes du collège A (PR et assimilés) et du collège B (MCF et assimilés), mais également du collège des Biatoss. Pour notre part, nous ne l’oublions pas.

    Il nous importe donc de rappeler que pour les votes au CA, seul conseil chargé d’élire le président, la communauté universitaire s’est exprimée de la manière suivante :

    Nombre de bulletins : 336 collège A + 727 collège B + 831 collège Biatoss, soit 1984 bulletins

    Votes pour les listes soutenant Alain Bonnin : 151 collège A + 232 collège B +238 collège Biatoss, soit 621 votes

    Votes pour les listes soutenant Sophie Béjean : 137 collège A + 231 collège B + 152 collège Biatoss, soit 520 votes.

    C’est donc bien un différentiel de 101 voix qui s’est exprimé en faveur d’Alain Bonnin, par comparaison au soutien accordé à Sophie Béjean. Celle-ci ne perd donc pas d’une voix (collège B), ni de 15 voix (collège A + B), mais de 101 voix (tout le personnel universitaire).

    Un décompte des votes accepté par tous

    Comme celui des autres conseils et collèges, le dépouillement des bulletins du collège B pour le CA a été réalisé mercredi 15 février au soir, en présence des responsables des bureaux de vote, assistés par les « scrutateurs » désignés par chaque liste (y compris donc ceux des listes soutenant Sophie Béjean).

    Après comptage et consolidation, le décompte a été accepté et reconnu par tous, tous ayant signé les PV sans réserve, qui ont alors été transmis aux membres du comité électoral consultatif.

    Ce Comité électoral (où siégeaient des collègues inscrits sur les listes soutenant Sophie Béjean, sur les listes syndicales et sur les listes soutenant Alain Bonnin) a examiné tout ce matériel remonté par les présidents des bureaux de vote (listes d’émargement, procurations, PV des opérations, etc…) et a décidé qu’il n’y avait pas matière à mettre en doute la sincérité du vote. A la fin de la séance, tous les membres présents ont signé le PV proclamant les résultats. En l’absence du moindre élément faisant douter de la sincérité du vote, aucune demande de recomptage n’a été formulée.

    Une autre réunion du comité électoral consultatif, présidée par Sophie Béjean, s’est tenue le lendemain pour vérifier la conformité des éléments de PV envoyés la veille depuis les sites territoriaux avec les originaux arrivés à Dijon. C’est au cours de cette réunion que la présidente sortante a réclamé un recomptage des bulletins.

    Aucune réserve n’ayant été portée sur les PV après le recomptage et la consolidation, et les urnes n’ayant pas été scellées à l’issue du dépouillement dont le résultat avait été validé unanimement par les scrutateurs de tous bords, ce comité n’avait alors plus aucune compétence pour procéder à un recomptage des bulletins. Tout recomptage dans ces conditions aurait été illégal et aurait pu conduire à invalider des élections qui s’étaient déroulées dans le cadre d’une organisation irréprochable par les services de l’uB.

    Sur les conseils de juristes contactés dans l’urgence, Alain Bonnin a donc refusé qu’il soit, dans ces conditions, procédé à un recomptage des bulletins, position à laquelle se sont associés d’autres membres du comité électoral consultatif.

    Pour nous, l’heure n’est plus aux attaques ni aux disputes, mais au rassemblement de la communauté universitaire. C’est ce à quoi travaille Alain Bonnin afin de garantir une future gouvernance stable pour l’université, pour pouvoir mettre en oeuvre ses propositions dans les meilleures conditions. Il a reçu ce matin la majorité étudiante, pour établir avec eux les grandes lignes d’un accord de gouvernance, qui sera rendu public dans les jours prochains, conformément à sa volonté de transparence. Une fois cette gouvernance stable établie, il ira à la rencontre des acteurs de notre communauté (composantes, laboratoires, syndicats, sites territoriaux, partenaires de l’université de Bourgogne) pour présenter les grandes lignes de son projet et répondre à leurs questions et éventuelles inquiétudes créées par la situation de changement. La sérénité doit revenir dans notre communauté, les urnes ont parlé pour une nouvelle gouvernance apaisée et rassembleuse, et l’élan démocratique universitaire dont témoigne la très forte participation à ce scrutin doit maintenant être honoré.

    Hervé ALEXANDRE, Pierre ANDREOLETTI, Francesco ARRU, Muriel BOIS, Loïc BOLLACHE, Patrick BONIN, Nicolas BONNET, Bernard BONNOTTE, Eric BOURILLOT, Jean-Jacques BOUTAUD, Laurent BRACHAIS, Alain BRON, Claire CACHIA, Patrick CHARLOT, Mustapha CHERKAOUI-MALKI, Jean-Jacques CLERE, Benoit CLUZEL, Lionel CROGNIER, Patrick DANAUDIERE, Vanessa DAVID, Christophe DE LA MARDIERE, Frédéric DEBEAUFORT, Dominique DELMAS, Brigitte DENKER-BERCOFF, Alain DEREUX, Philippe DESBRIERES, Alexandre FOURNIER, Sabrina GABA, Marie-Geneviève GERRER, François GIRINGHELLI, Anne GIROLLET, Stéphanie GRAYOT, Jean-Paul GUILLAUMET, Jean GUZZO, Fabrice HERVE, Patrick HILLON, Abderrahim JOURANI, Olivier LALOUETTE, Pascal LARDELLIER, Eric LESNIEWSKA, Guy Daniel LIGAN, Christine MARIE, Samuel MERCIER, Christelle MEUGIN, Séverine MILLOTTE, Jérôme MOREAU, Juliette OLIVIER, Luis PARIS, Sandrine PINSON, Frédérique POIROT, Bernard QUIRINY, Jean-Philippe ROLIN, Marc SAUTOUR, Christelle SEREE-CHAUSSINAND, Jean SUISSE, Stéphane THEBAULT, Jean-Pierre THIBAUT, Vincent THOMAS, Olivier TROST, Bruno VERGES, Annie VINTER, Emmanuel WAGNER, Grégory WEGMANN

  2. mabherve dit:

    Cette situation dijonaise montre l’absurdité de la loi LRU sur son aspect gouvernance
    Une prime, attribuée à la liste arrivée en tête n’a de sens, et d’effet, que si elle s’applique non par collèges, mais sur le total des voix
    Après il reste à savoir quel est le collège pertinent (A+B, A+B+Biatos, tous collèges ocnfondus, ce qui amène les étudiants à se positionner pour la camp ?)
    en tous cas nous voyons bien que si l’objectif d’autonomie des Universités peut être consensuel, les modalités de gouvernance retenues par la loi sont parfaitement antagonistes avec cet objectif

  3. meunier dit:

    On peut toujours manipuler les chiffres, mais il n’y a bien qu’une voix d’écart entre la liste Bonnin et la liste Béjean, et sans cette unique petite voix, la liste Bonnin n’aurait que 6 sièges sur 20.
    C’est donc bien la prime majoritaire qui fait la différence, et une seule voix peut faire la différence. Et quand il n’y a qu’une voix d’écart, il est mieux de vérifier qu’il n’y a pas d’irrégularités…

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