Quiz. Le 1er cycle et le professeur

Je viens de lire le premier article d’un numéro spécial d’avril 2012 d’une revue de Sciences humaines et sociales. J’en tairai le nom jusqu’à la découverte des bonnes réponses au Quiz. Ce numéro porte sur l’enseignement supérieur. L’article sur la réforme du premier cycle, de la licence en particulier. Le lecteur du blog connaît  mon désaccord profond avec les propositions formulées dans chacun des trois paragraphes cités. Projet d’Instituts d’Enseignement Supérieur oblige (105 chroniques sur les IES).

Un vrai débat sur la réforme de l’ensemble des formations post-bac aura-t-il lieu lors des Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche qui devraient se tenir à l’automne. Geneviève Fioraso en a confirmé la tenue. J’en doute plus que jamais ! Et pourtant ce débat est crucial !

Quiz. Le professeur des universités, auteur de l’article, a occupé de hautes responsabilités dans l’enseignement supérieur. Il en occupe de plus hautes encore depuis peu. Question 1. Qui est-ce ? Quelles sont ses responsabilités passées et présentes ?

« Nous souhaitons que les élèves et futurs étudiants puissent organiser leur parcours le plus tôt possible, à partir de la 2de. Cela implique que les universités apportent plus massivement leur contribution à la construction du projet personnel et professionnel des lycéens, dès la classe de 2de et de 1re. Il convient également de passer d’une orientation actuelle, actionnée en terminale au moment du choix d’inscription dans le supérieur, à un processus progressif d’auto-évaluation et de bilan de compétences des élèves, puis des étudiants. Il nous semble clair que la poursuite d’études vers le supérieur, devenue quasi automatique pour tout bachelier, suppose à la fois de rendre le jeune étudiant plus responsable de sa réussite, mais aussi de le soutenir dans ses études ».

Question 2. La poursuite d’études vers le supérieur est-elle devenue « quasi-automatique » ?

« Pour mieux adapter le système de formation supérieur aux attentes et aux possibilités des élèves et des étudiants, un effort doit être fait pour rendre ces parcours d’études plus lisibles, fluides et sécurisés. C’est un travail nécessaire dans chaque établissement d’enseignement supérieur. Mais c’est aussi un enjeu de coopération ! C’est pourquoi nous proposons de mettre en place des « schémas régionaux d’enseignement supérieur et de recherche » destinés à garantir la cohérence de l’ensemble de l’offre post-bac sur un territoire : licence, IUT, BTS, classes préparatoires aux grandes écoles et autres formations ne relevant pas du ministère de l’Enseignement supérieur. Dans ce cadre, il nous parait indispensable d’organiser des passerelles entre les différentes formations et institutions ».

Dans la région d’origine de l’auteur, le schéma d’enseignement supérieur et de recherche existe depuis des lustres. Question 3. Quelle est cette région ? Contenus du schéma ?

« Les travaux menés ont mis en évidence l’urgence d’une profonde évolution dans la conception des maquettes de formation de licence. Il a été proposé de partir davantage des compétences visées et non de programmes établis à priori. Cette approche par les compétences et les finalités ne doit pas conduire à quelque instrumentalisation que ce soit ; elle vise à garantir aux étudiants un socle de connaissances conforme aux exigences scientifiques et adapté aux ambitions d’employabilité ou de poursuite d’études« .

Programmes nationaux et/ou référentiels de compétences ? Accès à l’emploi ou poursuites d’études après la licence ? Débattre ! Question 4. Les groupes de travail sur les référentiels de compétences pour chaque diplôme se sont-ils réunis et quel en est le résultat ?

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Article du on Mardi, juin 12th, 2012 at 18:44 dans la rubrique Débattre, Quiz. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

7 commentaires “Quiz. Le 1er cycle et le professeur”

  1. François dit:

    A tout hasard Jean-Yves Mérindol ?

  2. Irnerius dit:

    Non, François. Il est vrai que Jean-Yves Mérindol, mathématicien, pourrait se commettre à écrire dans une revue SHS. Comme, dans les jeux d’enfants : « c’est tiède ! « .

  3. Doc dit:

    Je pense à Daniel FILATRE?

  4. Irnerius dit:

    Bravo Doc. Il s’agit bien de Daniel Filâtre. Il vous reste à répondre aux quatre autres questions. Et surtout êtes-vous d’accord avec la réforme du 1er cycle que Daniel Filâtre propose ?

    Source. Cahiers pédagogiques, n°25, avril 2012
    Numéro spécial : Quelle pédagogie dans le supérieur ?
    Article de Daniel Filâtre, « Un indispensable engagement pédagogique », pages 6 et ss.

  5. Doc dit:

    Je pense que la principale difficulté de cette réforme consiste à faire penser que le problème de l’échec en premier cycle aurait pour unique et principale origine l’organisation, la difficulté des examens et la méthode d’enseignement. Si ces éléments peuvent être discutés, j’ai tendance à penser qu’on ne pourra jamais, même avec des moyens très importants, compenser le parcours personnel d’un étudiant par des cours supplémentaires. On ne peut palier les lacunes du collège et lycée en ajoutant un cours de méthodologie et d’orthographe en première année. La question lancinante, que l’actuel gouvernement feint d’ignorer est celle de la sélection-orientation. Il faut pouvoir orienter les publics vers les filières qui correspondent à leur profil. Quelque soit la réforme du premier cycle, aussi longtemps que l’on admettra des étudiants ayant obtenu un bac pro de menuiserie en licence de droit, l’argent investi sera à fonds perdus.

    Si votre idée d’IES est intéressante, il me semble qu’il serait indispensable qu’il ne soit pas détaché des universités. L’unification des premiers cycles est indispensable mais à l’université ou tout du moins sous l’autorité d’une université.

  6. Pierre2 dit:

    Quand j’entends les mots « lisibilité de l’offre de formation, je vois rouge. Depuis qu’on utilise ce vocabulaire, plus personne n’y comprend rien : il semble que les universitaires aient compris « accroître la lisibilité » comme une injonction à produire plus de pages à lire.

    Quand j’ai commencé à enseigner, il y avait en Sciences le DEUG A (maths-physique-info), le DEUG B (biologie-géologie) et le DEUG MASS (maths appliquées aux sciences sociales). C’était simple, et tout le monde s’y retrouvait. Cette année, sur Admission Post-Bac dont je reçois les fichiers, mon université propose 30 items en L1. Mêmes les responsables de la licence sont dépassés; il n’y a plus de pilote dans l’avion.

    On ne dira jamais assez à quel point la gestion du LMD a été catastrophique, aboutissant à une multitude de cursus largement monodisciplinaires bien que faits d’une poussière d’enseignement; le responsabilité dans cet état de fait de la DGESIP et de l’AERES est écrasante. Sans bien sûr oublier celle des universités, qui ont ses dernières années oublié toute réflexion pédagogique, uniquement concentrées sur leur propre gestion et sur les diverses excellences.

    Avant de se lancer dans des développements variés sur l’orientation, l’organisation, etc… Il faut commencer par revoir des points matériels de base (calendrier, contrôle continu, défragmentation de l’enseignement, constitution de classes, etc…): on sait que de tels changements suffisent pour faire passer le taux de réussite de 30% à 80%. Ensuite, on pourra discuter.

  7. Dubois dit:

    Bien d’accord avec Pierre 2 et Doc, comme en témoignent 3 de mes 20 propositions sur les Instituts d’enseignement supérieur
    http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/01/06/les-ies-en-20-propositions/

    8. Tous les bacheliers ont le droit, immédiat ou reporté, de poursuivre des études supérieures. L’orientation vers telle ou telle voie du cycle licence est soumise à un examen sur dossier et sur projet. Le nombre de places dans les voies longue et professionnelle de Santé et paramédical est fixé conjointement par l’Etat et chacune des grandes Régions.

    9. L’offre de formation des IES met fin à la pléthore et à l’illisibilité des formations post-bac actuelles (plus de 11.000 proposées par Admission post-bac). La voie longue, préparant aux études post-licence, et la voie professionnelle, préparant à l’insertion sur le marché du travail, sont organisées au sein de 5 parcours, de 5 parcours seulement : sciences et techniques ; économie, gestion et commerce ; lettres, langues, sciences humaines et sociales ; santé et paramédical ; droit, sciences politiques et administratives. Chaque IES organise au moins deux voies longues et deux voies professionnelles.

    10. Les programmes des formations dispensées en IES sont fixés au niveau national. Ils sont spécifiés au niveau régional pour les formations de la voie professionnelle, dans la limite de 25% des heures de formation. La spécialisation est progressive au fil des 3 années de licence. Pour les voies longues, des doubles licences, des parcours différenciés peuvent être organisés par co-décision des IES et de l’université de la Région.

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