26 juin 2012, communiqué du CA de l’Association des sociologues de l’enseignement supérieur. « L’ASES demande l’abrogation du décret du 23 avril 2009 posant le principe de l’évaluation individuelle, systématique et récurrente des enseignant.e.s-chercheurs.e.s. ». Lire aussi ma chronique du 7 juin 2012 : « Il refuse l’évaluation individuelle« , et celle du 14 décembre 2011 : « L’évaluationnite des enseignants-chercheurs, ça suffit !« .
Extraits du communiqué de l’ASES. « Le gouvernement aurait intérêt à interroger tant le paradigme évaluatif que la « fièvre évaluative » qui saisit nos sociétés. A l’appui de cette demande, l’ASES présente un certain nombre d’arguments qu’elle souhaite introduire dans les débats à venir sur le statut ».
Les arguments de l’ASES contre l’évaluation individuelle, systématique et récurrente [tous les 4 ans] : illusion du « pilotage de l’excellence » ; le travail nié, la recherche étouffée ; risques pour la santé ; coûts cachés de l’évaluation ; finalités opaques de la réforme ; dangers de la modulation des services, même volontaire ».
75 chroniques du blog sur l’évaluation.

Les sociologues ne s’honorent guère en refusant l’évaluation, qui est pourtant le lot commun (parfaitement légitime) de tous les fonctionnaires français, et de tous les académiques à travers le monde.
Leur argumentaire est un amalgame de reproches spécifiques faits à l’évaluation prévue par le décret de 2009, de la prétendue « sur-évaluation » dont seraient victimes les universitaires et, dans un glissement de sens pervers, de propos pseudo-scientifiques sur les effets négatifs de toute évaluation.
Le principe d’une évaluation complète et régulière des contributions de chaque enseignant-chercheur n’est pas contestable. Les modalités sont discutables, le principe ne l’est pas.