Etudiant, vice-président d’université

La Conférence des étudiants vice-présidents d’universités (CEVPU) a organisé une rencontre nationale à Bordeaux du 5 au 8 juillet 2012. « La CEVPU a pour but de promouvoir les liens entre les étudiants VP. Elle veille à la mutualisation de leurs expériences et compétences »… La fonction de vice-président. Le rapport d’enquête sur le VPU.

Les 6 et 7 juillet, j’ai suivi les travaux de la rencontre nationale, participé à la réception à la Mairie (accueil par Josy Reiffers), à la visite du Musée du vin et du négoce, aux repas. La rencontre s’est déplacée d’une université de Bordeaux à l’autre. Album : 55 photos.

La table ronde « Un autre modèle pour l’enseignement supérieur et la recherche » a été particulièrement animée. Les deux intervenants, François Dubet et moi-même, n’ont pas pleinement convaincu (euphémisme !). Le projet de création d’Instituts d’enseignement supérieur, porté par ce blog, n’a aujourd’hui aucune chance d’être soutenu par les organisations étudiantes ! Chronique à suivre.

Les vice-présidents, réunis en assemblée générale le 8 juillet, ont élu la commission permanente. Florian Turc (photo ci-dessus) a été élu président. Il est vice-président étudiant de l’université Grenoble 1 joseph Fourier (composition de l’équipe présidentielle).

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Article du on Mardi, juillet 10th, 2012 at 14:34 dans la rubrique Photos. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

8 commentaires “Etudiant, vice-président d’université”

  1. Anthony G dit:

    Ce n’est pas étonnant que les organisations étudiantes n’adhèrent pas aux IES, elles n’ont strictement aucun recul dessus voir elles ne connaissent pas.

    C’est bien là le problème de ces organisations : influentes (car elles peuvent mobiliser facilement les étudiants et les lycéens), proche du quotidien des étudiants mais « Ã©loignées » des rouages de l’enseignement supérieur et de la Recherche.

    Je veux dire par là qu’elles peuvent être très bonnes sur des questions « sociale »/vie quotidienne de l’étudiant, mais dès que l’on parle stratégie de l’ENS et de la Recherche là on se heurte des connaissances trop superficielles (parfois édulcoré de vernis techniques pour masquer les lacunes).

    Bref, il faudra du temps pour que les orga’ étudiantes comprennent l’intérêt des IES (= de nombreuses conférences, communiqués de presse, etc…)

  2. Fanny dit:

    Est-ce que plutôt que des VP étudiants, il ne serait pas plus intéressant d’intégrer en nombre des anciens étudiants de l’université?

    Je ne pense qu’on puisse être à la fois étudiant et avoir un rôle aussi prenant au sein de l’université. En plus, l’étudiant se grille totalement… Enfin bon encore une fausse bonne idée.
    Je vais regarder cette histoire d’institut.

  3. Diamphy Jérémy dit:

    @Fanny

    C’est effectivement une fonction très prenante, mais l’intérêt d’un Etudiant Vice-Président d’Université, c’est qu’il est un étudiant dans le circuit. Pour être un bon EVPU il faut dans un premier temps assister aux cours, et être présent en continu sur son Université. Une chose qui est compliquée pour un ancien étudiant surtout que l’Université française actuelle est en constante mutation, ça serait donc avoir quelqu’un de déconnecté de la réalité de son terrain. Après le rôle de EVPU n’est pas perçu de la même façon d’une université à l’autre ni conçu de la m^me façon d’un EVPU à l’autre. Moi par exemple, j’ai fais le choix de « marcher sur deux jambe » l’associatif et le syndical. Certain vont privilégier plus l’un que l’autre.

  4. Dubois dit:

    Les universités ne peuvent évidemment multiplier le nombre d’étudiants, vice-présidents. L’université de Champagne Ardenne en a deux. Pas facile d’être un excellent vice-président étudiant : je suis d’accord avec Jérémy, « marcher sur les deux jambes » : l’associatif et le syndical. Et même sur un trépied : le local, le régional et le national.

    Fanny, dans un autre commentaire, pose la question de l’âge des VP étudiants. L’investissement, la prise de responsabilités demandent du temps et beaucoup de temps. Les études sont dès lors (au moins partiellement) sacrifiées. La trajectoire scolaire s’allonge et l’âge croît. Peut alors se produire un autre phénomène : on repique d’autres études pour pouvoir continuer à faire le militant étudiant… Et l’âge continue ainsi de progresser !

  5. Fanny dit:

    Attention, je n’ai pas dit que j’étais contre la présence de VPE étudiant, mais quand je parle de mettre des anciens étudiants dans les conseils d’administration des universités, je pense plutôt au modèle américain.

    Justement, c’est pas mal d’avoir des gens déconnectés du système, ça permet d’avoir des gens qui sont sortis de l’université et qui savent qu’est-ce que l’université leur a apporté. Les anciens étudiants ne seraient pas là pour remplacer les élus étudiants, mais pour plutôt se mêler à la gestion soit-disant autonome des universités.

    Et l’âge des investis en politique est le même partout… On a des élus étudiants « vieux » et des députés « vieux ». Et un peu plus de filles ça ne ferait pas du mal non plus!

  6. RGJ dit:

    ok avec Jérémy sur l’essentiel.
    Sur les IES je ne serais pas novateur mais ne ferais que partager l’avis de votre « co-blogueur Educ pro » Michel Lussault :
    s’il s’agit de créer un premier cycle unfié au sein des Universités, comme un guichet unique du premier cycle, qui évite la division, les chapelles et le tubulaire (encore, malgré tout) de l’actuel premier cycle, alors l’idée pourrait recueillir le soutien de certaines orgas étudiantes, ou du moins, à mon humble avis, mériterait d’être sérieusement prise en considération.
    S’il s’agit d’en faire un « college  » à l’américaine, séparé de l’Université, dans lequel n’interviendraient que peu ou pas d’enseignants chercheurs, et de scinder en 2 établissements le cycle « L » (IES) du « M&D » (Université), alors là , oui, je ne crois pas que l’idée ait la cote parmi les orgas étudiantes.

  7. François dit:

    @Fanny.  » … mais quand je parle de mettre des anciens étudiants dans les conseils d’administration des universités, je pense plutôt au modèle américain.  »
    C’est ce qui se fait dans les conseils d’administration d’écoles d’ingénieurs et de commerce. Les anciens élèves sont très bien placés pour juger le degré de pertinence de la formation qui est proposée à des jeunes gens qui suivront le même parcours professionnel qu’eux avec quelques années de décalage, ce qui peut les amener à demander des modifications (par exemple le replacement de certaines matières par d’autres).
    Toutefois une difficulté vient du fait que souvent ces anciens élèves raisonnent à partir de la formation qu’ils ont reçue, et ignorent les modifications de l’enseignement qui ont été mises en place depuis leur sortie de l’école. C’est là que la présence dans ces mêmes conseils d’élèves de l’école est intéressante.

  8. Diamphy Jérémy dit:

    L’Université à mon sens est faite pour nous former où que l’on se trouve: dans les amphis, dans les groupes de TD. Mais c’est aussi dans le monde associatif et syndical universitaire que l’on peut déployer à foison nos capacité en terme d’initiatives, de projets, de revendications. C’est une affaire très sérieuse car beaucoup de choses sont en jeu: la défense des étudiants, les modalités de contrôles des connaissances où encore les statuts des étudiants salariés(obtenu à partir de 5,6,8h de travail hebdomadaire? et ça soulève encore bien d’autre questions…). Et d’un autre côté nous avons des gens formés et/ou en formation qui se saisissent de ses dossiers. Des dossiers sur lesquels ils formeront, se formeront ou même débuteront une formation. En soit aucun intérêt pour un ex-étudiant puisque dans son cas, sa formation est terminée. Il peut tout de même nous faire profiter de son recul, ce n’est pas inintéressant. Le rôle d’élu étudiant n’est pas un travail de professionnel mais d’apprenti citoyen.

    Je vais reprendre l’exemple du rôle de Vice-Président Etudiant:
    Je vous ai parlé de ma conception de ce rôle ce qui ne veut pas dire qu’elle est la meilleure. Du moins je l’ai taillée à ma mesure pour répondre « présent » dans les meilleures conditions. Il y a néanmoins une base qui doit-être reprise par chacun d’entre nous, c’est la représentation, l’initiative évènementielle et la liaison avec l’administration. Sur cette base chacun peut faire pousser « l’arbre de compétences et responsabilités » qui lui convient. Encore une fois, Il s’agit d’une fonction d’apprenti citoyen les deux premières années, et si l’on est réélu, ça nous permet d’explorer de nouveaux horizons et pousser les choses plus loin. Mais rien n’oblige votre successeur à maintenir le même cap.

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