L’université de Bordeaux 3 Michel de Montaigne est la seule université française qui passera l’été sans avoir de président. Pourquoi ? Texte intégral des 10 chroniques et 41 commentaires du blog, réunis en un seul texte de 32 pages… pour archivage ! Bordeaux 3 : 30 photos du 6 juillet 2012, 155 photos de novembre 2010.
Dates repères. 4 novembre 2011 : Patrice Brun, président de l’université, annonce qu’il ne sera pas candidat à sa succession, bien qu’il soit rééligible. 8 mars 2012 : les élections au Conseil d’administration aboutissent, dans les deux collèges enseignants, à un partage des sièges entre les 3 listes candidates (7, 6, 1). 23 mars 2012 : Jean-Paul Jourdan est élu président au second tour de scrutin (12 voix sur 22). 1 avril 2012 : Patrice Brun et 5 personnels de l’université analysent ce qui s’est passé entre les deux tours (élection du CA et élection du président).
25 mai 2012 : l’élection de Jean-Paul Jourdan est annulée par le tribunal administratif ; la décision du TA est suspensive ; Jean-Paul Jourdan fait appel de cette décision auprès de la Cour administrative d’appel de Bordeaux ; celle-ci a un délai de six mois pour statuer ; Patrice Brun est nommé administrateur provisoire. 22 juin 2012 : l’élection du président est reportée sine die. Un été sans président !
6 juillet 2012, rencontre avec Patrice Brun, administrateur provisoire, et Jean-Paul Jourdan, chargé de mission (photo ci-dessous). Ils sont mécontents du report sine die de l’élection du président de l’université. Soucieux de la continuité du service public, ils gèrent au mieux l’université, avec les vice-présidents, élus par les conseils et maintenus à la tâche comme chargés de mission. Le Conseil d’administration se réunit et délibère (exemple : le CA du 22 juin 2012).
Le plus inquiet est Patrice Brun. Ayant décidé de pas de présenter pour un second mandat,… il se retrouve pourtant nommé administrateur provisoire de l’université sous l’autorité du Recteur et du Ministre. Sa marge de manÅ“uvre sur les grands dossiers en cours (Nouvelle Université de Bordeaux, PRES) est faible. Le plus dur à avaler pour lui est le délai dont dispose la cour administrative d’appel. Après l’élection de Jean-Paul Jourdan, il avait organisé son année sabbatique, année dont bénéficient tous les présidents en fin de mandat. Il souhaite ardemment que la cour d’appel prenne sa décision d’annuler ou non le jugement du tribunal administratif avant fin septembre;
La cour devrait l’entendre ! Bordeaux 3 ne mérite pas de passer l’été et l’automne sans président : ce serait une « Première » inadmissible dans l’histoire des universités françaises. Patrice Brun mérite de pouvoir prendre rapidement son année sabbatique.



Cet article est un peu énigmatique : pour que le TA procède à cette annulation, il fallait qu’il soit saisi pour un motif valable. C’est cette information essentielle qui manque (qui et pourquoi?) : le motif devait être suffisamment grave pour que le TA statue aussi rapidement (en référé?)! Y avait-il d’autres candidats à la présidence? Pourquoi faire invalider une élection alors que l’ancien et le nouveau pdt semblent avoir de bons rapports? On a l’impression que ces gens se sont mis dans l’embarras et qu’ils le regrettent à présent… mais il y a sûrement autre chose!
@ Ph. Milburn. Merci. Je vous invite à lire le texte intégral et les commentaires de toutes les chroniques du blog sur les élections à Bordeaux 3. Le lien se trouve dans le 1er paragraphe de cette chronique.