Une excellente initiative. « La gauche est au pouvoir, mais le travail de réflexion ne doit pas s’arrêter pour autant. C’est le message porté par une nouvelle revue en ligne, qui vient de voir le jour à gauche : La Revue socialiste universitaire. Avec pour sous-titre : « Savoirs, culture & politique ». Communiqué de presse du 5 septembre 2012. Sommaire du numéro 1. Directeur de la publication : Guillaume Tronchet, agrégé d’histoire.
Dans le premier numéro, une longue interview de Geneviève Fioraso, Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Questions sans concession sur de nombreux sujets : premier cycle, les SHS et la recherche, les inégalités hommes-femmes dans l’enseignement supérieur, l’état de la situation financière des universités et les marges de manÅ“uvre budgétaires, le plan campus et les investissements d’avenir, quel modèle français ? Les Assises de l’enseignement supérieur et de la recherche : les assises nationales auront lieu le 27 novembre.
Réponses de Geneviève Fioraso. Presque sans langue de bois. Diagnostics très critiques de la situation laissée par le gouvernement précédent. Quelques propositions iconoclastes : sur les quotas de femmes dans les institutions universitaires. Quelques perspectives… encore générales car il faudra tenir compte des débats et des propositions qui naîtront dans les Assises.
Sur le premier cycle. De bonnes analyses sur l’illisibilité et la pléthore de l’offre de formation, l’échec du Plan licence… Mais pas de révolution en perspective : la création d’Instituts d’enseignement supérieur (IES) dédiés au cycle licence n’est pas considérée comme une alternative à la situation actuelle. Grande déception : l’insistance est de nouveau mise sur l’orientation et non d’abord sur la simplification de l’offre de formation.
Geneviève Fioraso. « Le premier effort consiste à rendre plus lisible nos offres de formation. Par exemple, il y a actuellement 3 000 Masters ! C’est déjà compliqué pour les employeurs, alors pour les étudiants, on imagine combien il est difficile de s’y retrouver. D’autant qu’il n’existe pas toujours des portails susceptibles de transmettre les informations dans ce domaine. De plus, on a du mal à mutualiser, ce qui peut créer de la désaffection, de la perte de confiance, non pas envers la valeur des enseignements et des enseignants à l’université, mais dans la capacité à aiguiller les jeunes, pour qu’ils ne perdent pas pied, surtout quand ils ne sont pas issus d’un milieu qui peut les aider à s’orienter, parce qu’il est familiarisé avec les études longues. Il faut que nos offres retrouvent de la lisibilité, pour construire des parcours de réussite, notamment dans le cas des premiers cycles, des BTS, des IUT. On va commencer à s’y atteler en travaillant d’abord sur la question de l’orientation« .

Pour qui roule le site ? Comme s’il pouvait y avoir une université socialiste (il y en avait une derrière le mur jadis). Et encore du bla-bla, qui justifie la décadence de l’institution. Il n’y a rien à attendre du sous-préfet de l’Elysée.
Pour qui roule Renaud ?
Renaud est un esprit libre, très libre, prisonnier d’aucune chapelle qui ose dire que la réforme Pécresse une machinerie soviétique à apparatchiks et que le sous-préfet de l’Elysée n’a ni vision ni moyen pour l’Université (ou la France en général)… Aimant la liberté, il se méfie des dogmes, des chapelles, des sectes, des adorateurs, etc… et il ne pense pas que l’Université française puisse être sauvée de la décadence… Je vous invite à lire le dernier numéro de la revue Commentaire où l’on trouve une excellente analyse sur la décadence de l’Université. A lire, relire, à méditer… tout est dit.