Evaluation de la formation continue

Chroniques sur la formation tout au long de la vie dans les universités. Toutes ont un service de formation professionnelle continue (FPC). Exemples : Lorraine, Paris Est Marne-la-Vallée, Paris Ouest Nanterre la Défense, Reims Champagne-Ardenne, Strasbourg. Que sait-on de la performance de ces services ? Suggestion d’indicateurs d’activités, de moyens, de résultats.

Dépense nationale pour la formation continue en 2009 : 31,3 milliards d’euros. Chiffre d’affaires des universités (dont INP et IUT) en 2010 : 243,4 millions d’euros (RERS 2012, indicateur 7.3)… Faible présence des universités sur le marché de la formation continue. Il leur faut progresser !

Jacques Meyer, ancien président de l’URCA et vice-président du Conseil régional de Champagne Ardenne, concluant le débat sur la contribution de la formation professionnelle continue au développement des territoires (4 septembre 2012, Châlons sur Marne)

Indicateurs d’activité. Offre de diplômes nationaux et universitaires par niveau de formation : IV – DAEU), III, II, I. Dispositifs de formation accueillis dans ces diplômes : congés individuels de formation (CIF), droit individuel à la formation (DIF), validation des acquis de l’expérience (VAE), préparations aux concours de la fonction publique, contrats de professionnalisation. Nombre et caractéristiques des « stagiaires » par statut d’origine (salariés dont ceux en reconversion et personnels de l’université, demandeurs d’emploi, inactifs) et caractéristiques individuelles (âge, sexe, niveau de formation, lieu d’habitation, secteur d’activité)…

Indicateurs de moyens (ressources et dépenses). Catalogue des formations. Organisation des formations : heures, calendrier et localisation. Formations dédiées ou non aux publics de formation continue. Signataires des conventions de formation. Partenariats public-privé. Budgets de la formation : origines des ressources (dont les droits d’inscription), répartition des dépenses. Dépense par stagiaire et pour chacun des diplômes.

Indicateurs de résultats (évolution dans le temps). Évaluations de la formation par les stagiaires. Diplômes obtenus (dont les diplômes obtenus par la VAE). Devenir professionnel : enquêtes un certain nombre de mois après la sortie de formation (les diplômés en formation continue sont exclus des enquêtes nationales de la DGESIP).

Une telle batterie d’indicateurs n’est jamais, à ma connaissance, publiée par les universités. Si les services de pilotage les élaborent, pourquoi ne les publieraient-ils pas en toute transparence ? Ce qui est sûr : ils répondent aux enquêtes ministérielles qui permettent de publier quelques résultats dans Repères et Références Statistiques (indicateur 7.3). En 2010 : 338.000 stagiaires inscrits en formation continue dans les universités, 51,7 millions d’heures de formation, 153 heures de durée moyenne des formations.

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Article du on Vendredi, septembre 7th, 2012 at 15:11 dans la rubrique Divers. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

2 commentaires “Evaluation de la formation continue”

  1. Filloque Jean-Marie dit:

    Bonjour,
    je ne peux qu’approuver un tel commentaire. Engagé à la présidence du réseau national de FCU pendant 7 ans, j’ai pu avec mes collègues, souvent mettre en évidence qu’il était vain de parler d’une activité (qui fait par ailleurs partie des missions de l’enseignement supérieur depuis 1968) et de ne pas en évaluer ses actions ni ses effets. Il faut reconnaître que, même si le RESR n’y accorde que peu de place, la DEPP effectue deux enquêtes chaque année auprès de tous les établissements. L’enquête dite N°6 qui reprend en gros tous les champs du Bilan Pédagogique et Financier rendu chaque année aux préfectures de région (et auquel sont soumis tous les organismes de formation continue). La deuxième concerne exclusivement les activité de Validation des acquis. Ces résultats sont publiés, parfois avec du retard sur le site : http://www.education.gouv.fr/pid25657/les-publications.html.

    Nous avions fait une analyse un peu poussée de la place des indicateurs FTLV dans la stratégie de notre ministère en 2011, puis de la place que l’ESR avait dans le paysage de la FPC à l’occasion de la publication du « jaune » budgétaire de la FPC pour 2012.
    Sur la première note, nous notions dans un texte intitulé : « Â« Faire de l’Enseignement supérieur un outil performant de la FTLV », un objectif pour la France ? Commentaires sur les pages 60 à 63 du rapport annuel 2010 de performance de la MIRES » que … « La MIRES, sur la foi de ces deux indicateurs {Nombre de diplômes nationaux délivrés à des inscrits en FC et Nombre de jurys de VAE} note que « après avoir régulièrement progressé jusqu’en 2007, les performances des établissements d’enseignement supérieur en matière de formation tout au long de la vie marquent le pas ». La réduction à deux indicateurs a l’avantage de rendre simple le constat si l’on réduit la FTLV à la formation continue mais elle ne permet pas de rendre compte, selon nous, du réel engagement stratégique et opérationnel des établissements. Nous soutenons une définition de la formation tout au long de la vie, prise en charge par l’enseignement supérieur, qui implique de repenser notre vision du rôle de l’enseignement supérieur vis à vis des individus et vis à vis à vis de la société. Travailler à la nature et à la qualité des indicateurs est une étape nécessaire pour atteindre cet objectif. »

    Le deuxième communiqué est paru en décembre 2011 est intitulé : « Jaune budgétaire 2012 pour la Formation professionnelle : mais que
    fait l’enseignement supérieur ? ». Ce Jaune budgétaire pointe page 31 à 33 la participation de l’Etat à la formation continue des actifs occupés « particuliers » ou post scolaires dans l’enseignement supérieur. Ainsi il y est indiqué que pour la « formation continue dans l’enseignement
    supérieur, la dépense de l’état qui s’établissait à 1 365 M€ en 2008 baisse à 1 160 M€ en 2009 soit une baisse de 15% » !! Il est pour le moins surprenant qu’une telle somme ne se retrouve nulle part
    dans les enquêtes de la DEPP ou dans les bilans pédagogiques et financiers établis chaque année.
    Il nous semble plus que temps de prendre au sérieux cette mission de formation continue confiée aux établissements d’enseignement supérieur, de l’évaluer à sa juste mesure et en fonction de son réel impact sur la société et sur l’économie, au delà de la rhétorique servie depuis
    tant d’années. Les acteurs de terrains que nous représentons ne cessent de le réclamer. La qualité de cette mission de service public de formation en tirerait très certainement un bénéfice important. Le fait que soit relancée la discussion sur la création d’un CIF (Compte Individuel Formation ») par Thierry Repentin qui confie au CNFPTLV une mission de réflexion sur le compte individuel de formation… pourrait être une opportunité pour réellement sur le rôle que pourrait y jouer l’ESR.

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