Refonder la formation des profs

Le président de la Conférence des directeurs d’IUFM (CDIUFM), Patrick Demougin, met les pieds dans le plat dans un billet du 14 septembre 2012 : la formation des enseignants doit revenir aux Écoles supérieures du professorat et de l’éducation, prévue par la prochaine loi sur l’École, et non aux UFR, « Ã  côté de la plaque ». Contribution de la CDIUFM à la concertation sur la refondation de l’École de la République (communiqué du 4 septembre 2012).

Dans son billet de ce jour, le président attaque sans langue de bois.« La Conférence des doyens et directeurs des UFR de lettres, langues, arts et sciences humaines et sociales (CDUL) a pris une position radicale en interdisant aux Écoles supérieures du professorat et de l’éducation de se constituer en composantes universitaires et en qualifiant de catastrophe l’intégration des IUFM aux universités… La CDUL a manqué sa cible. Là où tous les acteurs convergent pour mettre en place une formation universitaire et professionnelle dans des Écoles supérieures du professorat et de l’éducation, elle vient revendiquer l’exclusivité de cette action pour les UFR qui savent tout faire, peuvent tout faire et s’identifient à l’Université quand elles n’en sont qu’une des formes d’organisation ». Débattre et à suivre !!!

Photo du 4 septembre 2012. Quiz. Un Président et deux anciens présidents de l’Université de Reims Champagne-Ardenne. Qui sont-ils ? Ont-ils été directeurs d’IUFM ?

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Article du on Vendredi, septembre 14th, 2012 at 12:26 dans la rubrique Débattre, Quiz. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

4 commentaires “Refonder la formation des profs”

  1. De passsage dit:

    Je reconnais à gauche Gilles Baillat qui fut directeur d’IUFM… et même président de la CDIUFM.

  2. Quel appétit... dit:

    « Une composante universitaire forte dans laquelle se retrouveraient les actuels moyens consacrés à la formation des enseignants, provenant des IUFM, des UFR et d’autres partenaires, est nécessaire ».
    Ben voyons. L’avantage de l’intégration des IUFM dans les universités aura été de montrer le scandale de la disparité des moyens entre ces institutions et la situation commune de l’université. La conséquence en a été que, très mollement, certaines universités ont ponctionné quelques emplois dans ces institutions, pour remédier au taux d’encadrement fort sympathique (ou plutôt assez délirant) dont elles bénéficient. Quand on voit par exemple qu’un Master 2 porté par un IUFM, hébergeant péniblement une petite quinzaine d’inscrits, consomme… 5000 heures TD, on comprend mieux les tensions entre d’un côté des IUFM qui tentent de sauvegarder leurs avantages financiers et en personnels, et de l’autre des UFR auxquelles on demande de fermer des formations jugées non rentables. Dans cette démarche opportuniste des IUFM, on retrouve la même défense des privilèges, masqués derrière la défense de l’excellence des formations (la recherche, c’est autre chose), que lorsque les IUT ont voulu se constituer en université nationale de technologie pour éviter d’être tondus par les universités. Tout cela est assez pathétique…

  3. Olivier dit:

    Il faut arrêter toutes ces âneries…

    Si on crée une ESPE, il faudrait la faire sur le modèle d’une école d’application accessible sur un seul concours. Les étudiants réussissant le concours auraient le statut d’élève-fonctionnaire au même titre que ceux qui rentrent aujourd’hui à Normale Sup ou L’ENA…

    La question qui se pose est la suivante: les ESPE seront-elles l’occasion de mettre à plat les modalités d’accès par concours, à savoir supprimer le CAPES et l’agrégation au profit d’un seul concours d’entrée destiné à recruter des personnels de l’enseignement secondaire et primaire? Quelle place pour l’Ecole Normale Supérieure? Je ne vois pas pourquoi les missions de l’ENS ne seraient-elles pas touchées par la mise en place de ces ESPE…

    De toute façon, il n’y a aucun pilote au sein de l’Education nationale; chaque directeur, chaque responsable, chaque structure ne cherche qu’à sauvegarder ses intérêts particuliers au détriment des étudiants… Il n’y a aucune vision globale ou de projet global… Alors oui je suis très inquiet sur l’avenir de l’enseignement supérieur public hors « Ã©tablissements publics »…

    Mais je pense que dans le fond, chaque structure (grandes écoles, IUT, IUFM…)veut récupérer les pôles recherches de l’université… En étendant la réforme LMD aux grand établissements, l’Etat a fait en sorte de permettre aux diplômes universitaires français de NE PAS DEVENIR NORME AU NIVEAU NATIONAL ET INTERNATIONAL.

    L’université va donc devenir une coquille vide pour étudiants issus de classes moyennes et populaires, de provinciaux pour lesquels on fera croire que leurs diplômes a une quelconque valeur sur le marché du travail…

  4. Olivier dit:

    « Progression de 11,8% d’étudiants en licence universitaire de 2011 à 2021 (+80.400 étudiants), de 9,5% en CPGE (+5.800 élèves), et seulement de 4,5% en IUT (+4.800 étudiants) et de 3,1% en STS (+2.800 élèves). +80.400 étudiants en licence et +7.600 seulement dans les deux filières professionnelles » (Source : http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/10/02/coupables-projections-deffectifs/)
    « L’AGERA appelle également de ses voeux l’extension du droit à délivrer le doctorat à tous les établissements d’enseignement supérieur investis dans la recherche et la formation doctorale. Le Doctorat s’inscrit en effet dans un continuum naturel de formation supérieure dansla quasi-totalité des établissements homologues délivrant le grade de Master ou équivalent à l’étranger. » (Source : http://www.assises-esr.fr/var/assises/storage/original/application/22762edaf2a5fa236a9c369eedb28f12.pdf)

    Deux exemples parmi d’autres qui ne font que confirmer ce que j’écrivais ci-dessus…

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