Tartu, anciennement Dorpat, est la seconde ville de l’Estonie, après la capitale Tallinn. L’Estonie (1,3 million habitants), pays pour la première fois indépendant entre les deux guerres mondiales, a reconquis sa souveraineté après la fin de l’URSS en 1991, a rejoint l’Union européenne en 2004 et est passé à l’euro en 2007. Deux albums et 90 photos.
Tartu, 100.000 habitants, est la capitale intellectuelle du pays, siège de son université historique. Le nom de Tartu est mentionné dans les archives pour la première fois en 1030 ; la ville acquiert les privilèges communaux de type médiéval en 1224 sous domination allemande. Elle fut durant des siècles zone de guerres, d’occupations, de destructions, d’extensions territoriales des pays voisins proches (Suède, Pologne-Lituanie, Prusse/Allemagne, Russie).
Album 1 : 55 photos. L’université est fondée en 1632, une date tardive en Europe. Tartu s’appelle alors Dorpat et est sous domination suédoise. Initiative de Gustave II Adolphe de Suède, l’université comprend les quatre facultés classiques. « Fermée en 1656, Dorpat fut rouverte, sur la demande de la noblesse de Livonie, en 1690. Fermée de nouveau et rouverte en 1802, encore par l’action de la noblesse balte » et sur décision d’Alexandre 1er de Russie (Stephen d’Irsay, Histoires des Universités, Tome 2, 1935). Le premier recteur à la réouverture de l’université fut Georg Friedrich Parrot, né à Montbéliard en 1767. Dans le parc voisin de l’université, la statue de Karl Ernst von Baer, considéré comme l’un des pères fondateurs de l’embryologie.
L’université aujourd’hui. 18.000 étudiants, près de 20% de la population de ville. 9 facultés, 5 collèges, 350 étudiants en échange internationaux qui peuvent suivre plus de 200 cours en anglais en licence (Bachelor degree) ou en Master. Universités thématiques d’été. Deux partenaires français : Pierre et Marie Curie (Paris), François Rabelais (Tours).
Le cÅ“ur de ville est fort agréablement restauré. Album 2 : 35 photos. L’église gothique Saint Jean et ses sculptures de terre cuite. Les ruines de la cathédrale de briques rouges. La place de l’Hôtel de ville (1789). L’immeuble penché, tour de Pise locale. La fontaine du Baiser des étudiants (Mati Karmin, 1998). La sculpture de la rencontre imaginaire entre les deux Wilde (Tiiu Kirsipuu, 1999)…

