Alumni. Une fausse bonne idée

2 octobre 2012. Communiqué de presse du service de communication de l’UDS. Lancement du réseau Alumni de l’université de Strasbourg. Potentiel du réseau : 450.000 personnes. Objectif : « pouvoir compter sur l’inscription de 10.000 membres dans le réseau d’ici fin 2013, 40.000 d’ici 2017″. A partir du 8 octobre, l’inscription sera possible sur un site dédié.

Le lancement du réseau a déjà mobilisé d’importantes énergies de la part des 3 personnes du service et d’une dizaine de vacataires étudiants. Je rends ici publiquement hommage à leur forte implication et à leur travail. Mais Jean-François Clerc, dans les DNA, mentionne également un investissement nécessaire de « quelques centaines de milliers d’euros« . Pourquoi l’université ne s’est-elle pas inspirée du modèle italien d’AlmaLaurea, une expérience de 18 années, un modèle économique en équilibre financier et riche d’1.670.000 CV en ligne. J’y reviendrai en fin de chronique. Photo ci-contre : le siège d’AlmaLaurea à Bologne.

Ce n’est pas de gaité de cœur que je me dois de troubler la fête et d’écrire que le réseau d’Alumni de Strasbourg est une « fausse bonne idée ». Tout d’abord mais ce n’est qu’un détail, je n’aime pas l’emploi de vocables étrangers quand des mots français sont disponibles : réseau des Anciens, réseau des Diplômés.

« Qui trop embrasse mal étreint ». Le réseau des Alumni de Strasbourg se fixe un trop grand nombre d’objectifs. Pas moins de 11. « Favoriser le rayonnement et la notoriété de l’université et de ses composantes. Créer un lien social fort et convivial entre étudiants, diplômés et personnels. Soutenir l’accès aux stages et à l’emploi de ses diplômés. Mieux connaître le devenir professionnel de ses étudiants et favoriser la fiabilité des enquêtes d’insertion. Valoriser les profils, les résultats académiques et professionnels de ses diplômés et personnels. Accéder à un vivier de compétences et d’experts au niveau national et international pour le recrutement, l’expertise des projets de formation et de recherche, le fonctionnement de l’université et de ses composantes. Intégrer les alumni dans la vie de l’établissement et son devenir. Proposer la formation tout au long de la vie et la validation des acquis de l’expérience. Permettre l’information sur l’avancée de la recherche scientifique. Accompagner le développement professionnel et personnel de ses membres. Activer un réseau d’influence relationnel riche en expériences compétences. Susciter un soutien politique et financier durable« .

Afficher seulement deux objectifs aurait été bien suffisant. Dans un contexte de tensions financières exacerbées, un réseau fidélisé d’Anciens doit apporter des « ressources propres » à l’université, ressources qui doivent permettre au minimum de financer le coût d’entretien et du développement du réseau. Ces ressources sont connues et doivent provenir des entreprises dans lesquelles les diplômés travaillent : les anciens doivent s’impliquer pour que leur entreprise recourt de manière privilégiée à l’université pour son offre de formation continue attractive, pour sa formation d’apprentis, pour sa performance en R&D. Ces ressources doivent également provenir des anciens eux-mêmes sous forme de cotisation même faible pour entrer dans le réseau, de mécénat bénévole de compétences dans les formations, voire de dons et de legs à la Fondation de l’université.

Dans un contexte de professionnalisation des formations et d’un marché du travail de plus en plus difficile pour les jeunes diplômés, un réseau fidélisé d’anciens doit aider les jeunes étudiants et diplômés à se préparer le plus efficacement possible à leur entrée sur le marché du travail : recrutement par leur entreprise de stagiaires, d’étudiants en apprentissage ou en contrat de professionnalisation, interventions dans toutes les actions organisées et impulsées par Espace Avenir

Il serait par contre totalement faux de laisser croire que le Réseau Alumni permettra de « mieux connaître le devenir professionnel de ses étudiants et favoriser la fiabilité des enquêtes d’insertion ». Par construction – inscription volontaire -, la base de données ne sera jamais représentative de la population des diplômés de Strasbourg.

Revenons au système d’AlmaLaurea et de ses 1.670.000 CV en ligne de diplômés des universités italiennes. AlmaLaurea n’est pas seulement un consortium qui réalise pour les universités adhérentes les enquêtes sur les parcours de formation des étudiants et le devenir professionnel des diplômés à 1, 3 et 5 ans. C’est aussi une énorme base de données de diplômés, actualisable par chaque diplômé, consultable à partir d’une trentaine de critères les caractérisant. Les entreprises ont accès à la base pour rechercher des diplômés. Pour accéder aux coordonnées des diplômés qui ont le profil qu’elles recherchent, elles doivent payer en ligne ou être adhérentes à une fédération d’employeurs qui a réglé une cotisation annuelle. Et ça marche fort bien !

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Article du on Jeudi, octobre 4th, 2012 at 10:57 dans la rubrique 2. Italie, 3. Alsace. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

12 commentaires “Alumni. Une fausse bonne idée”

  1. François dit:

    Sur les « alumni », je pense intéressant de déposer ici un point de vue étranger qui pourra surprendre dans le contexte français.

    C’est celui d’un Indien (d’Inde, pas un Sioux !) sur la manière d’avoir de bonnes universités grâce au rôle majeur de leurs alumni :

    ” Moreover, according to the accepted explanation, large countries such as France, Germany, Japan, and even China and India should also be represented at the top of global university rankings. But they appear only sparsely anywhere in such rankings, if even at all. In fact, these countries lack a crucial piece of the puzzle: America’s innovative governance model for higher education.
    ……………
    Harvard was established as a public institution in 1636. When Harvard alumni dominated the Massachusetts legislature, the university was given support and consideration. But in the 1840s, mass immigration, fueled by the Irish potato famine, altered the state’s demographic balance, enabling populists to gain control of the legislature.

    Almost immediately, Harvard came under attack for being too elitist, too exclusive and too expensive. Even its curriculum was challenged.

    Over the next two decades, the state increasingly impeded Harvard’s functioning by, for example, refusing to release funds and obstructing the appointment of professors. This behavior culminated in 1862, when the legislature blocked a university president’s appointment.

    In response, Harvard requested that it be placed “out of the reach of ordinary political strife and change” and into the “hands of alumni who have the interests of education most at heart.” Since then (1865), Harvard’s Board of Overseers, has been controlled exclusively by alumni.

    Inspired by Harvard’s success, other universities took similar action. This “genuine American method” became the norm not only for private universities, but also for public institutions. Today, 19 of the top 20 American universities in U.S. News and World Report’s much-watched rankings are controlled by alumni (defined as 50 percent or more representation on the Board of Trustees). On average, alumni make up 63 percent of the boards of the top 100 U.S. universities, both public and private.

    In general, a higher percentage of alumni on the board is associated with a higher ranking, increased selectivity and a larger endowment. After all, no group cares more about a university’s prestige than its alumni, who gain or lose esteem as their alma mater’s ranking rises or falls.”

  2. Karine dit:

    Pour information, Alumni n’est absolument pas un mot anglo-saxon.
    Alumni est le pluriel de Alumnus qui veut dire élève en latin!!
    Ce n’est donc absolument pas un terme étranger!
    Quand a lui préférer « Réseau des diplômés » ….. cela limiterait la cible aux seuls diplômés….
    Or ce n’était pas la cible visée par cette université!

  3. Irnerius dit:

    Merci et au temps pour moi, Karine, même si je n’ai pas parlé de mot « anglo-saxon », mais de « vocable étranger ». Je repense, grâce à vous, à mes six années d’études du latin et du grec. Donc, on est bien d’accord : les anciens élèves de l’Alma Mater Studiorum sont bien des « alumni ».

  4. Jean-Marc Jeltsch dit:

    Bonjour Pierre,

    A vous lire, il n’y a qu’à…
    Nous le savons tous, cela est toujours mieux ailleurs. En la matière, nous avons conscience que le chemin sera long et difficile, nécessitera des ajustements et lorsque le réseau aura 18 ans, nous pourrons comparer avec votre référence.
    Vous critiquez le nombre d’axes. Ceux-ci seront activés séquentiellement et cette activation répondra à une logique de maturité du sujet à developper. Je me permets de noter que vous ne faites qu’écrire sous une autre forme ce que nous proposons et ce à quoi nous avons réfléchi après analyse de l’existant tant en Europe que dans d’autres parties de la planète.

    Enfin votre ton péremptoire sur ce qui doit être ou ne pas être ne correspond absolument pas au fondement de notre travail fait d’écoute et de concertation. Vous écrivez ainsi que le réseau envisagé ne sera jamais représentatif de la population des diplômés de l’université. Cette notion de représentativité fera toujours débat. La générosité de la société ne s’exprime heureusement pas uniquement par l’argent. Le choix que nous avons fait est de redonner sens à la relation humaine et à l’entraide, l’aspect financier intervenant de manière libre ou, par la suite, sur base d’offres spécifiques qui seront à développer.

    Il eût été utile de nous rencontrer pour dialoguer à ce sujet avant que vous ne rédigiez votre blog.

  5. et de toute facon dit:

    Pas forcément une mauvaise idée, mais une idée très mal piloté. Les réseaux qui fonctionne sont des réseaux d’anciens pilotés avec les anciens et surtout, par leur département ou composante d’origine. Un truc super centralisé, ne donnera rien d’autre qu’un désintérêt des adhérents (j’imagine mal l’intéret d’un ancien de la fac de chimie devant un message d’action pour les anciens de géographie, ou un ancien de l’iep contacté pour une opération pour les bio…). Une fois de plus il faudrait décentraliser… ce n’est pas le cas, et au final, il y aura un truc lourd, difficile à piloter, et qui ne remplira pas les 11 objectifs.

  6. Olivier dit:

    Une question simple : quel est le lien entre le réseau des alumni de l’Université de Strasbourg et celui de l’Ecole de Management de Strasbourg (qui je rappelle est statutairement intégrée à l’université)?…

    Les uns veulent faire la promotion de l’Université (enfin, ce n’est pas trop tôt plus de quarante ans après la « démocratisation » de l’enseignement supérieur…), les autres de leur seule école de commerce qui vend sa marque hors référence à l’université, qui propose des formations de l’IAE sans pour autant défendre le label université… Bref je suis dedans mais pas dedans ou je suis ou non dedans en fonction de mes intérêts personnels…

    Pour moi c’est encore un exemple parfait de contorsion administrative incompréhensible que seule est capable de faire l’administration française… (comme délivrer des grades universitaires quand on est un « grand établissement », comme vouloir capter les formations doctorales hors de l’université… en analysant quarante ans de politique relative à l’enseignement supérieur, je pourrais continuer un vrai inventaire à la Prévert de décisions totalement incohérentes, inutiles, qui n’ont fait que pénaliser l’institution universitaire au regard des autres établissements du supérieur…)

    Pour info pratique, l’ancien diplômé d’histoire de l’Université de Strasbourg travaillant aujourd’hui comme analyste application dans un service informatique d’une compagnie d’assurance pense adhérer à ce réseau. Parce que j’ai toujours été partisan des réseaux d’anciens, parce que je veux voir un jour les diplômes universitaires reconnus à leur juste valeur (salaires, débouchés, reconnaissance sociale), parce que j’ai eu une expérience concrète du marché du travail (et qui ne reflète pas les enquêtes statistiques en tout genre fait par le Ministère), de mes difficultés d’insertion au vu de ma formation initiale dans un pays qui parle de « diversité » à toutes les sauces mais qui continue à avoir une mentalité de castes, parce que la France est le seul pays dans le monde où le diplôme vous suit durant toute votre carrière professionnelle…

    Peut être que les 11 objectifs ne seront pas atteints… Mais maintenant il y a une base à partir de laquelle on peut travailler. Alors Messieurs et Mesdames les responsables de l’Université de Strasbourg, bougez vous !

  7. FGEUZE dit:

    Une fausse bonne idée… Aussi pour la simple et bonne raison qu’un réseau de diplômé se structure et se fédère sur un ensemble de valeurs et de pratiques communes. Par exemple, je suis un ancien d’une filière du type Développement Durable, quels sont les éléments qui me rapprochent d’étudiants ou d’anciens issus de la filière Math ? Alors que je n’ai jamais eu l’occasion de travailler avec eux ou de les rencontrer dans le cadre de mon passage au sein de l’Université ? Vouloir copier les pratiques des écoles stricto-sensu au sein des Universités est une erreur. Cela ne pourra pas fonctionner.

    D’autres Universités s’y sont essayé sans succès probant non ? Alors il est urgent de proposer un nouveau modèle pour les associations de diplômés. Un modèle intelligent qui prenne en compte un environnement particulier…

  8. Pierre Dubois dit:

    Commentaires controversés : c’est fort heureux. Un point essentiel est évoqué : réseau d’anciens au niveau de l’université et/ou au niveau de chaque composante ou diplôme.

    Une fausse bonne idée est d’abord une bonne idée. Je suis un ardent partisan des partenariats avec les entreprises,en particulier par le biais des anciens et j’en ai développé un solide quand j’étais directeur d’une licence professionnelle. Par ailleurs, j’ai créé et dirigé un Observatoire universitaire et je suis un ardent partisan des enquêtes sur le devenir professionnel des diplômés.

    Une fausse bonne idée est une bonne idée dont les conditions de réalisation peuvent être critiquées. J’estime que c’est le cas pour le réseau des Alumni de Strasbourg. Je l’ai écrit dans cette chronique et je le redis de « manière péremptoire », de « donneur de leçons » qui s’appuie sur une longue expérience dans le domaine.

    Réponse à Jean-Marc.

    1. « En discuter de vive voix ». Bien sûr. Si on m’avait invité le 2 octobre, je serais venu. J’étais disponible et je ne manque pas une occasion d’être présent aux manifestations organisées par l’université. Le problème est que, malgré ma demande à plusieurs reprises, je suis ignoré par le service de communication et le service de presse de l’université. Jamais, je dis bien jamais depuis 3 ans, je n’ai reçu d’eux une information ou une invitation par mail. Le blog n’est-il pas un media ?

    2. J’estime assez offensant pour moi le début de votre message : « à vous lire, il n’y a qu’à ». Je suis un blogueur libre de ton et responsable, et donc volontiers critique. Chacune de mes chroniques critiques renvoie le lecteur aux sources pour qu’il puisse se faire son propre jugement. Je ne critique que si je peux faire des propositions. C’est le cas aussi dans cette chronique. Je réaffirme donc que la construction du réseau des Alumni de Strasbourg ne peut en aucun cas ne peut pallier les enquêtes d’insertion et de devenir professionnels.

    3. AlmaLaurea. Je ne fais pas que dire : « il n’y a qu’à ». J’ai lutté entre 1999 et 2008 pour que le dispositif soit transposé en France. En 1999, j’ai fait venir à Bologne mon président d’université, André Legrand, par ailleurs président de la CPU. Au cours d’une cérémonie solennelle, dans l’Aula Magna de l’université et en présence de Romano Prodi alors président de la Commission européenne, il a signé un protocole d’accord avec AlmaLaurea pour étendre le dispositif en France. Il s’est engagé mais cette extension a été boycottée ensuite par la CPU et combattue par le CEREQ, la DEPP, les observatoires universitaires, chaque institution protégeant ses petites expériences et son pré carré. Une honte !

    4. l’argent a de l’odeur. Oui, il faut parler « argent ». Dans un contexte de difficultés financières de l’université, il ne fait pas de mal de s’interroger sur le coût complet et les ressources du réseu Alumni.

    Mon cher Jean-Marc. « Strasbourg aime ses étudiants ». « J’aime l’université de Strasbourg » et vous le savez bien. J’aurai grand plaisir à discuter de nouveau avec vous. Mais n’oubliez pas de dire au service de la communication de m’introduire dans ses listes de diffusion !

  9. vieuloup dit:

    Sur la question principale de ce billet, je ne suis pas loin de rejoindre l’auteur, et de penser que les alumni de l’UDS sont sans doute une fausse bonne idée.

    Mais je réagis sur un point, qui, bien qu’annexe ici, ne me semble pas mineur : « Le blog n’est-il pas un media ? » ???? Curieuse prétention ! Un blog, c’est avant tout un individu qui exprime ses opinions ; ceci est du reste fort respectable, comme toute opinion personnelle, appuyée sur une argumentation, sur des expériences personnelles et sur des faits ou des documents. Respectable, sans aucun doute, pertinente, parfois. Mais individuelle. Exactement comme le courrier des lecteurs d’un journal. Pourquoi l’UDS (ou toute autre institution), par son service de presse ou son service de communication, entretiendrait-elle des liens privilégiés avec tous les blogueurs qui un moment ou un autre, évoquent ou critiquent l’une ou l’autre de ses actions ou de ses décisions ? Ne devrait-elle pas traiter de la même manière tous ceux qui donnent leur opinion dans le courrier des lecteurs du Chournal (pardon, des Dernières Nouvelles d’Alsace) ? C’est donner, à mon avis, trop d’importance à un blog, qui par essence même, se publie hors des media habituels.

    NB : ceci dit, je vous rassure ! vu l’indigence de leur communication, vous ne perdez guère d’informations si nous ne figurez pas dans les listes de diffusion du service de communication de l’UDS.

  10. Pierre Dubois dit:

    @ Vieuloup. Merci pour votre message et votre analyse. Je reviens sur la question « le blog est-il un média ? » Je confirme : « oui ». Vous oubliez en effet que le blog « Histoires d’universités » est un blog d’EducPros, qui, à ce titre, respecte une Charte des blogueurs. Je ne suis pas journaliste certes, mais mes chroniques ne sont pas le « courrier des lecteurs » d’EducPros !

  11. Styrène dit:

    Vieuloup soulève une question de portée générale.
    Mais ce blog est tout de même particulier par sa régularité, la variété des questions qu’il aborde, la couverture de l’actualité qu’il assure. Il n’est pas exhaustif : qui l’est ? Il donne la vision du blogueur : bien entendu. Mais qualifier ce blog de courrier d’un lecteur me semble pour le moins réducteur.

  12. Arnaud Carré dit:

    Quand je vois la numérisation des médias, pour notre plus grand confort et plaisir, je souscris à cette idée qu’un blog est un média.
    Prenez certains grands quotidiens, et voyez qu’ils ont des contenus en ligne exclusifs et animés par des penseurs, des critiques… On appelle cela des éditorialistes même ! Alors Pierre Dubois est un éditorialiste, penseur et critique, un spécialiste version de l’ESR.
    Histoire d’enfoncer le clou dans l’exercice de comparaison : en période électorale, les prétendants aux postes universitaires et leurs staffs de campagne scrutent le blog comme des candidats à des législatives scrutent ce que Libé, le Figaro et la PQR disent d’eux.

    Pour ce qui est des réseaux d’anciens, le billet évoque le lien avec les fondations.
    À mon sens, celles-ci sont encore bien rares, parfois mal définies, et parfois aussi anxiogènes dans les établissements. Le travail commence peut-être aussi par là.

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