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	<title>Commentaires sur : Fête aux doctorats en Neurosciences</title>
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		<title>Par : François</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/10/11/fete-aux-doctorats-en-neurosciences/comment-page-1/#comment-7378</link>
		<dc:creator>François</dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Oct 2012 10:52:40 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/pierredubois/?p=12835#comment-7378</guid>
		<description><![CDATA[Le Trésor a publié en novembre 2011 une étude dont certaines conclusions sont en décalage avec ce qu&#039;on lit actuellement sur ce sujet.
S. Bliman pourrait-il nous dire ce qu&#039;il en pense ?
Je précise que mon intervention n&#039;est pas un soutien au document du Trésor, mais une recherche de ce qu&#039;est réellement la situation actuelle. Cette recherche n&#039;est pas facile, car j&#039;ai constaté que la situation ressentie ne correspondait pas toujours à la réalité (en témoigne le fait - que j&#039;ai déjà relevé sur ce blog - que beaucoup soutiennent que les conventions collectives ne prévoient pas le cas des docteurs (ou même, selon une association de sociologues, que quand elles le prévoient, elles les classent en-dessous des ingénieurs) alors que la lecture d&#039;une des plus répandues des conventions collectives, celle des cadres de la métallurgie, prouve le contraire.

&quot; S&#039;agissant de l&#039;impact de la formation initiale, il n&#039;apparaît
pas de différence significative de productivité dans les fonctions
de chercheur entre docteurs hors santé, ingénieurs et
titulaires d&#039;une maîtrise ou moins. Par ailleurs, cumuler un
doctorat et une école d&#039;ingénieurs n&#039;apporterait pas de
gain significatif pour la production d’inventions brevetables
par rapport à chacune de ces formations prises séparément.
Les diplômés de masters ou les agrégés seraient en
revanche significativement moins productifs que ces catégories,
une augmentation de 1 % de la part des docteurs au
détriment des masters et agrégations conduisant à une
augmentation du nombre de brevets déposés de 1,8 %. La
meilleure performance des titulaires d&#039;une maîtrise ou
moins face aux masters et agrégations, a priori surprenante,
pourrait s&#039;expliquer par un effet de sélection, les
premiers étant probablement le plus souvent d&#039;anciens
techniciens ayant bénéficié de promotions internes. Elle est
à mettre en relation avec la forte représentation de ces catégories
de diplômés parmi les chercheurs (particulièrement
les Bac+2 et moins, cf. graphique 2). Enfin, les docteurs en
santé n&#039;apparaissent pas significativement plus productifs
que les autres catégories de diplômés.
La comparaison des productivités doit être complétée par
celle des salaires pour juger si les docteurs sont victimes
d&#039;un biais de sélection, ainsi que le suggèrent certaines
études13. Or, d&#039;après la dernière enquête « Génération »
du Céreq14, les docteurs scientifiques (hors santé) occupant
un poste d&#039;ingénieur ou de cadre technique en entreprise
sont mieux rémunérés que les diplômés d&#039;écoles
d&#039;ingénieurs occupant les mêmes fonctions, à ancienneté
égale. À ces postes, le salaire net médian en 2007 pour un
docteur diplômé en 2004 est de 2 380 €, alors qu&#039;il est de
2 200 € pour un ingénieur diplômé la même année.&quot;

Texte complet sur : 
http://thesa.inist.fr/docs/RdoctoratSHS.pdf]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Le Trésor a publié en novembre 2011 une étude dont certaines conclusions sont en décalage avec ce qu&rsquo;on lit actuellement sur ce sujet.<br />
S. Bliman pourrait-il nous dire ce qu&rsquo;il en pense ?<br />
Je précise que mon intervention n&rsquo;est pas un soutien au document du Trésor, mais une recherche de ce qu&rsquo;est réellement la situation actuelle. Cette recherche n&rsquo;est pas facile, car j&rsquo;ai constaté que la situation ressentie ne correspondait pas toujours à la réalité (en témoigne le fait &#8211; que j&rsquo;ai déjà relevé sur ce blog &#8211; que beaucoup soutiennent que les conventions collectives ne prévoient pas le cas des docteurs (ou même, selon une association de sociologues, que quand elles le prévoient, elles les classent en-dessous des ingénieurs) alors que la lecture d&rsquo;une des plus répandues des conventions collectives, celle des cadres de la métallurgie, prouve le contraire.</p>
<p>&nbsp;&raquo; S&rsquo;agissant de l&rsquo;impact de la formation initiale, il n&rsquo;apparaît<br />
pas de différence significative de productivité dans les fonctions<br />
de chercheur entre docteurs hors santé, ingénieurs et<br />
titulaires d&rsquo;une maîtrise ou moins. Par ailleurs, cumuler un<br />
doctorat et une école d&rsquo;ingénieurs n&rsquo;apporterait pas de<br />
gain significatif pour la production d’inventions brevetables<br />
par rapport à chacune de ces formations prises séparément.<br />
Les diplômés de masters ou les agrégés seraient en<br />
revanche significativement moins productifs que ces catégories,<br />
une augmentation de 1 % de la part des docteurs au<br />
détriment des masters et agrégations conduisant à une<br />
augmentation du nombre de brevets déposés de 1,8 %. La<br />
meilleure performance des titulaires d&rsquo;une maîtrise ou<br />
moins face aux masters et agrégations, a priori surprenante,<br />
pourrait s&rsquo;expliquer par un effet de sélection, les<br />
premiers étant probablement le plus souvent d&rsquo;anciens<br />
techniciens ayant bénéficié de promotions internes. Elle est<br />
à mettre en relation avec la forte représentation de ces catégories<br />
de diplômés parmi les chercheurs (particulièrement<br />
les Bac+2 et moins, cf. graphique 2). Enfin, les docteurs en<br />
santé n&rsquo;apparaissent pas significativement plus productifs<br />
que les autres catégories de diplômés.<br />
La comparaison des productivités doit être complétée par<br />
celle des salaires pour juger si les docteurs sont victimes<br />
d&rsquo;un biais de sélection, ainsi que le suggèrent certaines<br />
études13. Or, d&rsquo;après la dernière enquête « Génération »<br />
du Céreq14, les docteurs scientifiques (hors santé) occupant<br />
un poste d&rsquo;ingénieur ou de cadre technique en entreprise<br />
sont mieux rémunérés que les diplômés d&rsquo;écoles<br />
d&rsquo;ingénieurs occupant les mêmes fonctions, à ancienneté<br />
égale. À ces postes, le salaire net médian en 2007 pour un<br />
docteur diplômé en 2004 est de 2 380 €, alors qu&rsquo;il est de<br />
2 200 € pour un ingénieur diplômé la même année.&nbsp;&raquo;</p>
<p>Texte complet sur :<br />
<a href="http://thesa.inist.fr/docs/RdoctoratSHS.pdf" rel="nofollow">http://thesa.inist.fr/docs/RdoctoratSHS.pdf</a></p>
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	<item>
		<title>Par : samuel Bliman</title>
		<link>http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/10/11/fete-aux-doctorats-en-neurosciences/comment-page-1/#comment-7222</link>
		<dc:creator>samuel Bliman</dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Oct 2012 16:42:32 +0000</pubDate>
		<guid isPermaLink="false">http://blog.educpros.fr/pierredubois/?p=12835#comment-7222</guid>
		<description><![CDATA[Docteur ... et puis ?
Le désamour des industriels vis à vis des docteurs: il faut pour comprendre cela faire un petit retour en arrière.
Lorsqu&#039;un élève d&#039;école d&#039;ingénieurs énonçait( énonce encore aujourd&#039;hui?)qu&#039;il s&#039;engage dans une thèse, fut-ce sous contrat CIFRE,on le met en garde: 1)il va perdre trois ans(au regard de la carrière dans une entreprise), surtout si finalement il pense poursuivre après thèse dans un entreprise privée; 2) par rapport à ses condisciples de sa &quot;promotion d&#039;école&quot;, il sera &quot;déclassé&quot; de deux ou trois ans au plan salarial;3) s&#039;il insiste toutefois pour poursuivre l&#039;activité de recherche dans le &quot;privé&quot; il réalisera que, en tout état de cause, il glissera &quot;vite&quot; vers R&amp;D et gestion -administration. Et sa position salariale de chercheur sera &quot;dégradée&quot; par aux &quot;gestionnaires et commerciaux&quot;.  
Le discours public: &quot;faites de la recherche&quot;, qu&#039;en penser?

En France, et depuis que l&#039;on a fondé le système des &quot;Grandes Ecoles&quot;, on a dans les entreprises une préférence marquée pour les &quot;ingénieurs&quot;. Pour s&#039;en rendre compte, on peut prendre connaissance des enquêtes relatives à la place des docteurs dans les entreprises et leur devenir.

Lors de la création de la &quot;bourse de l&#039;emploi&quot;, plus tard devenue Association Bernard Grégory, l&#039;action des fondateurs se voulait: &quot;Vendre des docteurs de 3ème cycle&quot; aux entreprises.Ne tirons pas de bilan, ici mais si au début quelques succès étaient enregistrés, qu&#039;en est il aujourd&#039;hui? Diverses enquêtes, non seulement en France mais dans les pays de la sphère occidentale donnent à voir la difficulté des l&#039;après thèse: course aux &quot;post-docs&quot; et après?

Remarque finale: on ne refait pas la culture et l&#039;histoire d&#039;un pays et dans le cas de la France, les &quot;méritocrates&quot; sont aux affaires et &quot;veillent au grain&quot;.
       S. Bliman, prof  (de 1967 à 1989 à l&#039;INPG) émérite]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Docteur &#8230; et puis ?<br />
Le désamour des industriels vis à vis des docteurs: il faut pour comprendre cela faire un petit retour en arrière.<br />
Lorsqu&rsquo;un élève d&rsquo;école d&rsquo;ingénieurs énonçait( énonce encore aujourd&rsquo;hui?)qu&rsquo;il s&rsquo;engage dans une thèse, fut-ce sous contrat CIFRE,on le met en garde: 1)il va perdre trois ans(au regard de la carrière dans une entreprise), surtout si finalement il pense poursuivre après thèse dans un entreprise privée; 2) par rapport à ses condisciples de sa &laquo;&nbsp;promotion d&rsquo;école&nbsp;&raquo;, il sera &laquo;&nbsp;déclassé&nbsp;&raquo; de deux ou trois ans au plan salarial;3) s&rsquo;il insiste toutefois pour poursuivre l&rsquo;activité de recherche dans le &laquo;&nbsp;privé&nbsp;&raquo; il réalisera que, en tout état de cause, il glissera &laquo;&nbsp;vite&nbsp;&raquo; vers R&amp;D et gestion -administration. Et sa position salariale de chercheur sera &laquo;&nbsp;dégradée&nbsp;&raquo; par aux &laquo;&nbsp;gestionnaires et commerciaux&nbsp;&raquo;.<br />
Le discours public: &laquo;&nbsp;faites de la recherche&nbsp;&raquo;, qu&rsquo;en penser?</p>
<p>En France, et depuis que l&rsquo;on a fondé le système des &laquo;&nbsp;Grandes Ecoles&nbsp;&raquo;, on a dans les entreprises une préférence marquée pour les &laquo;&nbsp;ingénieurs&nbsp;&raquo;. Pour s&rsquo;en rendre compte, on peut prendre connaissance des enquêtes relatives à la place des docteurs dans les entreprises et leur devenir.</p>
<p>Lors de la création de la &laquo;&nbsp;bourse de l&rsquo;emploi&nbsp;&raquo;, plus tard devenue Association Bernard Grégory, l&rsquo;action des fondateurs se voulait: &laquo;&nbsp;Vendre des docteurs de 3ème cycle&nbsp;&raquo; aux entreprises.Ne tirons pas de bilan, ici mais si au début quelques succès étaient enregistrés, qu&rsquo;en est il aujourd&rsquo;hui? Diverses enquêtes, non seulement en France mais dans les pays de la sphère occidentale donnent à voir la difficulté des l&rsquo;après thèse: course aux &laquo;&nbsp;post-docs&nbsp;&raquo; et après?</p>
<p>Remarque finale: on ne refait pas la culture et l&rsquo;histoire d&rsquo;un pays et dans le cas de la France, les &laquo;&nbsp;méritocrates&nbsp;&raquo; sont aux affaires et &laquo;&nbsp;veillent au grain&nbsp;&raquo;.<br />
       S. Bliman, prof  (de 1967 à 1989 à l&rsquo;INPG) émérite</p>
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