Suite et fin des entretiens avec des doctorants et un docteur de Strasbourg, animateurs de la Fête de la Science. Les reportages précédents : « Doctorat en sciences. La ville chauffe« , « Fête aux doctorats en neurosciences« , « Archéologue à l’INRAP, Docteur en CDD« .
Tristan et Gladys sont doctorants au sein de l’Institut Charles Sadron, laboratoire propre du CNRS. Ils sont tous deux présents sur le stand de l’ICS, expliquant aux jeunes et aux moins jeunes la Planète Polymère.Album de10 photos (13 octobre 2012).
« Implanté sur le campus de Cronenbourg et associé à l’Université de Strasbourg, l’Institut Charles Sadron développe ses travaux de recherche fondamentale à l’interface de la chimie et de la physique des matériaux polymères et des systèmes auto-assemblés ». En novembre 2011, 47 doctorats en cours dans l’Institut, dont une part importante de doctorants étrangers. Doctorants tous financés, des bourses de thèse d’origine très diverse.
Tristan (photo) n’est pas encore sur la liste des doctorants de l’ICS car il est depuis peu en thèse. Il bénéficie d’une convention CIFRE avec un équipementier de l’automobile. Sa thèse porte sur les films en polymère qui peuvent recouvrir les surfaces externes et internes des voitures. Il passe 25% de son temps en entreprise, y recueille des échantillons de films et les teste au sein du laboratoire, équipé pour cela. Pour ses analyses, il utilise des critères pertinents de performance et cherche à en mettre au point de nouveaux.
Gladys est en 3ème année de thèse. Elle n’a pas souhaité être photographiée. Son sujet figure dans la liste de l’ICS : « Poly(ethylene oxide) based macromolecular architectures via parallel anionic polymerization », projet de recherche expérimentale, consistant à mettre au point une nouvelle structure de polymères avec de nouvelles propriétés. Gladys a une bourse de l’université d’Iéna (elle signe un contrat chaque année) et est en co-tutelle de thèse. Elle se rend régulièrement à Iéna, ses missions étant financées, et fait ses expérimentations à Strasbourg.
Tristan et Gladys n’ont pas le même projet professionnel. En convention CIFRE, Tristan n’assure pas de monitorat d’enseignement à l’université et n’envisage pas de devenir enseignant-chercheur. En début de thèse, son projet professionnel est encore incertain. Il serait logique que, une fois docteur, il soit embauché dans l’entreprise où il mène son doctorat ; mais la crise de l’automobile le rend fort prudent.
Gladys, en 3ème année de thèse, n’a pas encore vraiment exploré les possibilités de post-doctorat. Mais ce qui lui paraît sûr, c’est qu’elle reviendra en France après son post-doc. Son souhait : devenir enseignant-chercheur ou chercheur CNRS.
Bon vent, Gladys et Tristan !


