Strasbourg. Un rebond en janvier ?

Alain Beretz a été réélu président de l’université de Strasbourg pour un second mandat.Chroniques : « un président inclassable« , « photos du débat du 11 décembre et du point presse du 18 décembre ». Il n’a pas pour autant encore gagné la prochaine étape : celle de l’élection de ses vice-présidents par le Congrès, constitué par l’ensemble des conseils centraux de l’université. Elle aura lieu le 18 janvier 2012.

Alain Beretz a l’intention de proposer de renouveler Michel Deneken à la 1ère vice-présidence de l’université, mais avec un changement de fonctions : la responsabilité des formations et de l’insertion professionnelle, ce qui implique, je le suppose, la vice-présidence du CEVU. Alain Beretz a viré Catherine Mongenet. Il est possible que le Congrès vire Michel Deneken. Alors oui, le second mandat du président ne ressemblerait pas au premier. Un nouveau bond en avant pour l’université de Strasbourg !

Il faut relire le communiqué de l’AFGES. Elle a été fort déçue de la prestation de Jacques Haiech lors du débat du 11 décembre 2012 : « absence d’objectifs clairs »...

« Responsabilité, Démocratie, Collégialité » et Jacques Haiech ont tout de suite retenu la leçon et se préparent désormais à incarner une opposition vigilante, bien plus forte que lors du premier mandat car ayant davantage d’élus. RDC a mis les bouchées doubles depuis le 11 décembre 2012.

En témoignent les six chroniques publiées sur son site de campagne. 11 décembre : communiqué sur les conditions du rattachement de l’université de Haute-Alsace à l’université de Strasbourg. 14 décembre : Budget et emplois 2013 : non à l’austérité. 18 décembre : 30 mesures prioritaires pour changer l’université. 18 décembre : discours de Jacques Haiech devant le conseil d’administration. 19 décembre : remerciements de Jacques Haiech aux personnels. 19 décembre : communiqué des élus RDC au conseil d’administration.

Cette mobilisation de RDC, à la veille des vacances de fin d’année, est politiquement fort intelligente : les objectifs prioritaires à mettre en œuvre sont désormais connus de tous. Alain Beretz s’est engagé à tenir compte des résultats des élections aux conseils centraux, à pratiquer plus de démocratie et de collégialité.

Un choix simple (mais douloureux) s’offre à lui : sacrifier Michel Deneken et proposer à Jacques Haiech, élu au conseil des études et de la vie universitaire, d’en partager la vice-présidence avec un élu étudiant. L’AFGES devrait pouvoir approuver ce choix. Si Alain Beretz ne le fait pas maintenant et si le Congrès n’élit pas Michel Deneken… La politique, c’est anticiper !

Strasbourg, des élections hors-norme en trois temps : conseils centraux, présidence, vice-présidences. Strasbourg : ne pas oublier le 3ème tiers temps de janvier 2013 ! Il sera décisif pour un nouveau bond en avant de l’université de Strasbourg et de ses établissements rattachés.

Tags: , , ,

Article du on Jeudi, décembre 20th, 2012 at 11:32 dans la rubrique C. Alsace. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

8 commentaires “Strasbourg. Un rebond en janvier ?”

  1. vieuloup dit:

    L’idée de proposer à J. HAIECH la vice-présidence du CEVU est séduisante (et sans doute constructive)
    Toutefois, Alain BERETZ aura peut-être la réaction du chat échaudé : n’avait-il pas, en son temps, proposé une vice-présidence à sa challenger, lors des élections pour la dernière présidence de l’ULP ? Catherine MONGENET avait été, cette-fois là, la candidate malheureuse …

  2. jacques haiech dit:

    Cher Pierre Dubois,

    Je tiens à répondre rapidement et publiquement à votre suggestion qui relève de l’imagination plus que d’une analyse politique : faire de ma personne un VP CEVU potentiel…

    Le programme d’Alain Beretz s’est radicalisé au cours de la campagne, une campagne émaillée par des comportements et des pratiques politiques qui ne sont pas conformes aux valeurs que je défends. Par ailleurs l’annonce de plusieurs Vice-Présidents qui sont reconduits dans leurs fonctions montre que le président n’a en rien tiré les leçons de son bilan et des résultats des élections dans les trois conseils.
    Par ailleurs la vision d’une université centralisée, normative et bridant la collégialité et la créativité des composantes est actuellement non seulement très éloignée de ma vision, mais elle apparait encore incompatible avec les objectifs de notre plateforme et antinomique avec les 30 mesures d’urgence que nous proposons.

    Le rassemblement que j’ai prôné devant la gravité de la situation que notre université doit affronter, ne peut se faire sur la base de négociations de personnes sur des positions de VP. Ce n’est ni mon éthique, ni celle de l’ensemble des candidats des listes RDC.
    Si une discussion doit avoir lieu avec les acteurs de l’université, ce sera sur la base d’objectifs politiques clairs et compatibles avec notre plateforme et certainement pas sur l’obtention de prébendes dans l’ombre des officines.

    Bien à vous.

    Jacques Haiech

  3. Pierre Dubois dit:

    @ Jacques Haiech. « Suggestion qui relève de l’imagination plus que d’une analyse politique ». J’estime que les termes employés relèvent d’un grand mépris. J’aurais préféré le terme de « désaccord politique ». Il aurait été moins indigne !

  4. jacques haiech dit:

    à Pierre dubois
    Effectivement, j’aurais du dire désaccord politique. En fait, j’avais utilisé la formule « analyse politique fondée » et le mot fondé a disparu.
    Loin de moi l’idée d’utiliser une formulation « indigne », j’ai trop de respect pour la finesse d’analyse de l’auteur de ce blog.

  5. dillinger dit:

    Cher Pierre,
    Je suis ce blog depuis longtemps et en apprécie les analyses. Si je peux me permettre, ma propre analyse de l’analyse de ces derniers jours me laisse songeur et me laisse penser que les plans dans les plans n’ont pas encore été mis à jour. L’article sur le numérique et les projets « pharaoniques », etc… ne mettent pas en lumière le fond des tractations et arrangements que la situation actuelle occasionne et que je déplore personnellement.
    Quand on veut abattre un chien, on dit qu’il a la rage.

    Malheureusement, à mon age, on ne peut que déplorer la situation, le temps du militantisme est passé et je ne me vois malheureusement pas prendre la plume comme vous le faîte.

    Pour connaître plus particulièrement la situation du numérique, je ne pense pas qu’écarter celle qui cristallise le mécontentement de l’équipe sortante réglera les problèmes. Les syndicats s’étaient à juste titre émus de l’arrivée d’un contractuel payé plus que de raisons pour mettre en place le scénario d’un piètre bilan. Cela m’évoque les grands patrons et leur parachute doré. Que vont devenir ceux qui ont amené l’université à cet état de ruine fonctionnelle, à ces nouvelles tours d’ivoire d’un autre temps et dont les paillettes dissimulent la misère humaine et opérationnelle.
    Ne jetons pas l’eau sans le bébé et arrêtons les frais d’un numérique qui ne fait que s’auto-alimenter en vase-clos. Certes, des consultants, des experts, sont indispensables pour éclairer les choix des enseignants chercheurs impliqués dans les orientations de l’université mais je déplore cette dérive qui vise à déposséder les enseignants chercheurs ainsi que de façon globale, leur manque d’implication dans le débat.
    Si le Président poursuit dans cette dynamique qui vise à confier les missions stratégiques à des entités fonctionnelles, quel autre choix sera proposé à ceux qui remporté 6 sièges sur 7, que de manifester leur intérêt et de démarrer une série de grèves.

  6. anonyme dit:

    Ah l’éternelle paranoia des profs à l’égard des administratifs et autres ingénieurs… je vous rappelle que ce sont les enseignants qui gouvernent l’université et quand on voit dans quel état elle se trouve…. je préfère encore les entités fonctionnelle comme vous dites …

  7. romain jean-luc dit:

    bonjour

    mille sabords A nonyme a raison !!!!, si les enseignants sont indiscutablement les mieux placés pour la politique d »enseignement et la recherche, cela ne fait pas obligatoirement d’eux des gestionnaires,des financiers, des meneurs d’hommes et des strateges…

  8. Aloïs dit:

    Merci à Jacques Haïech de la clarté de son propos et de la dimension éthique de sa démarche dont chacun avait pu constater la force dans les multiples appels qu’il avait adressés – lors du débat pré électoral – à la démocratie, au dialogue et à l’ouverture.
    « Le service plutôt que le pouvoir » semblait être sa devise et on comprend que » VP CEVU » ….ne doit pas habiter ses rêves.
    Mais ce n’est pas le cas pour tous….les futurs, déjà nommés, VP dont le retour du premier d’entre eux si brillant et efficace dans sa responsabilité ancienne aux finances !
    L’effet d’une gestion si exemplaire fut la suppression d’innombrables heures d’enseignement. Et on voudrait le voir gérer toutes les formations ! Et de surcroît l’insertion professionnelle ! Lui qui a mis à la porte de l’université des dizaines de candidats à des parcours de formation continue lorsqu’il a, avec violence et sans un mot (pour vivre heureux, vivons caché !) fait supprimer un département entier de l’ex UMB dédié à accueillir, dans des cursus adaptés, nos concitoyens en recherche d’un positionnement professionnel rendu obligé par le chômage !
    Les derniers propos développés dans certaines prises de position syndicale laissent penser que la lucidité sur la dangerosité d’un tel horizon annoncé commence à poindre.
    Il serait grand temps que l’élu à la présidence l’entende et explique clairement ses choix.

Laisser un commentaire