L’UNEF et la FAGE : et maintenant ?

La composition du CNESER est redevenue « normale ». En effet, après les élections des 11 représentants étudiants, le Conseil consultatif pour l’enseignement supérieur et la recherche va pouvoir siéger en formation complète, soit 68 membres. Un « changement » à venir le concernant : la mise en œuvre de l’article 13 de la loi ESR (dont CNESER. L’impossible parité homme / femme).

L’UNEF (5 représentants) et la FAGE (4 représentants) ont remporté incontestablement l’élection. Promotion et Défense des Étudiants et Le Mouvement des Étudiants (MET UNI) n’ont obtenu qu’un seul siège. Et maintenant ? L’UNEF et la FAGE vont-elles continuer à approuver la politique du gouvernement et du ministère ou se ranger dans l’opposition ? 9 voix sur 68, ce n’est pas rien !

FAGE_Elections CNESER 2013

Les deux organisations étudiantes victorieuses donnent la priorité aux aides sociales pour les étudiants. Communiqué de l’UNEF (29 juin 2013) : « les étudiants attendent toujours une réforme d’ampleur des aides sociales [versement d'une allocation d'autonomie] et demandent au gouvernement d’en engager la première étape dès le mois de septembre 2013″.

Communiqué de la FAGE (1 juillet 2013) : « mise en place d’une Aide Globale d’Indépendance (AGI). La rentrée 2013 doit s’accompagner de mesures d’urgence en débloquant 90 millions d’euros afin d’aider 100.000 étudiants issus des classes moyennes inférieures, population trop souvent obligée de subir un salariat excessif pour financer ses études ».

Réactions des autres organisations étudiantes. Communiqué de l’UNI-MET (1er juillet 2013). Pas de communiqué de SUD Étudiant. Les sites de PDE et de sont en déshérence.

La revendication principale de l’UNEF et de la FAGE porte sur la réforme du système d’aides sociales aux étudiants. Il s’agit d’un brûlot politique qui a fait l’objet de nombreux rapports et qui a toujours été enterré par les gouvernements de droite comme de gauche. Cette réforme ne se fera pas ; les deux organisations étudiantes le savent fort bien, surtout dans le contexte où l’enseignement supérieur et la recherche ne sont pas une priorité financière pour le gouvernement : les dotations budgétaires 2014 aux universités seront en diminution réelle.

La mission du futur Ministre de l’enseignement supérieur sera donc de mener les organisations étudiantes en bateau jusqu’en 2017. Les questions sont donc : l’accepteront-elles, lâcheront-elles la/le Ministre au CNESER, organiseront-elles des luttes pour imposer leur revendication ?

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Article du on Jeudi, juillet 4th, 2013 at 10:27 dans la rubrique A. Débattre. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

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