L’ingénieur et le bateau de croisière

Ingénieurs en construction navale. Fiche Onisep. « De multiples spécialités : ingénieur en recherche et développement, architecte naval travaillant avec les ingénieurs du service ingénierie chargés des devis et des plans, ingénieurs du service études, spécialistes en mécanique, thermique, ingénieurs de production, professionnels de l’ordonnancement du chantier, de la logistique »… Un exemple de formation : le Master Sciences Mécaniques Appliquées de l’École Centrale de Nantes.

23 septembre 2013, Saint-Nazaire, chantiers STX (ex-Chantiers de l’Atlantique), lancement de la construction du plus grand paquebot de croisière du monde : Oasis 3, 360 mètres de long, 60 de large, 60.000 tonnes d’acier, 1 milliard d’euros. 8.000 passagers et membres d’équipage. Du travail pour des milliers de salariés, pour des centaines d’ingénieurs. Il était temps : le chantier n’avait pas enregistré de commande depuis deux ans ; celle des Royal Caribbean Cruises, en décembre 2012, a fait sonner les trompettes de la renommée industrielle française chez nos gouvernants, chez Arnaud Montebourg en particulier, et ce au moment même où l’actionnaire Sud-coréen STX retirait ses billes.

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Croatie, port de Dubrovnik, 13 septembre 2013. Deux paquebots à quai : le MSC Divina (album de 25 photos) et La belle de l’Adriatique (album de 50 photos). Un contraste saisissant entre un paquebot de la démesure (près de 5.000 passagers) et un bateau de croisière à taille humaine (99 cabines).

Le MSC Divina a été construit à Saint-Nazaire pour la Mediterranean Shipping Company (MSC), fondée en 1970. « La flotte ultra moderne de MSC Croisières est le fruit d’un programme d’investissement de 6 milliards d’euros lancé en 2003. Cela comprend 12 navires : les quatre fleurons de la compagnie, issus de la série Fantasia, le MSC Preziosa (2013), le MSC Divina (2012), le MSC Splendida (2009) et le MSC Fantasia (2008) sont les plus grands navires jamais commandés par un armateur européen ». La MSC n’a pas de commandes en cours de réalisation ou en vue.

La belle de l’Adriatique signe un développement important de la Compagnie CroisiEurope, fondée par Charles Schmitter en 1976, et dont le siège est à Strasbourg. Après les croisières fluviales, La belle de l’Adriatique s’est placée en 2007 sur le créneau porteur des croisières maritimes. Un nouveau concept en 2014 : lancement de 3 nouvelles péniches pour voguer sur certains des canaux de France (39 mètres de long, 5 mètres de large, 19 cabines). Sur La belle de l’Adriatique, le commandant du navire, l’ingénieur mécanicien et leurs adjoints directs sont de nationalité Croate.

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La conception, le design, l’aménagement intérieur des bateaux de CroisiEurope sont réalisés en Alsace : des emplois pour des ingénieurs, des techniciens supérieurs et des artisans de la région. Les bateaux sont par contre construits dans les différents sites du Chantier Naval Meuse et Sambre. La belle de l’Adriatique bat d’ailleurs pavillon Belge ; ce n’est sans doute pas un hasard si le MSC Divina est, quant à lui, immatriculé à Panama. Les bateaux construits par le Chantier belge. Histoire du Chantier fondé en 1906.

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Article du on Mardi, septembre 24th, 2013 at 14:49 dans la rubrique B. Photos, C. Alsace, C. Pays de Loire. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

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