Guyane, vie et mort des filières

Université des Antilles et de la Guyane (UAG). 2.100 étudiants inscrits dans l’Institut d’études supérieures de Guyane (IESG à Cayenne) et dans l’IUT de Kourou. Source : Atlas des effectifs étudiants inscrits en 2011-2012.

Débat sur l’offre et la carte des formations dans l’UAG. La démocratisation de l’accès et de la réussite dans l’enseignement supérieur suppose-t-elle que l’UAG ait une offre large de licences et de masters sur chacune de ses 3 grandes localisations, Guyane, Martinique et Guadeloupe ? Un point est sûr : le taux de réussite en licence en 3 ou 4 ans est nettement plus faible dans l’UAG que dans la moyenne nationale. Un enseignement de proximité n’est pas forcément gage de succès !

La stratégie de l’offre de formation est très bizarre en Guyane si l’on en croit la Lettre ouverte du syndicat SNESUP FSU, publiée dans GuyaWeb du 12 septembre 2013 (signalement par Michel Abhervé). L’offre de formation dans le supérieur inquiète. Vie et mort des filières sur le pôle Guyane.

De toute évidence, ce n’est pas l’intérêt général qui guide les choix de certains acteurs, mais plutôt des considérations liées à des alliances ou au contraire à des rivalités et à des règlements de compte, sur fond de lutte généralisée pour le pouvoir. En pratique, on ouvre ou on maintient ouverte une formation pour tailler sur mesure un poste à X qu’on aime bien, et on en déchouque une autre pour marginaliser Y qu’on ne peut pas supporter.

A quand une réflexion sérieuse sur l’offre de formation dans le supérieur en Guyane ? Sans une mobilisation générale de la société civile sur ce problème, il est à craindre que ce ne soit pas pour demain.

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Article du on Samedi, octobre 5th, 2013 at 18:18 dans la rubrique A. Débattre, A. S'indigner, C. Outre-Mer. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

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