Inspection inquisitoriale en CPGE

Sept mois après la promulgation de la loi sur l’enseignement supérieur, la consultation des parties prenantes sur la mise en œuvre de conventions entre les universités et les lycées disposant d’au moins une formation d’enseignement supérieur (article 612-3 du Code de l’éducation) n’ a pas commencé. Aucun projet de décret, nécessaire pour cette mise en œuvre, ne circule. Il faut dire que deux ministères sont concernés et que les deux Ministres se tirent la bourre.

Et pendant ce temps-là… Vincent Peillon a décidé d’envoyer des Inspecteurs en mission dans une quarantaine d’établissements possédant des CPGE. Des professeurs concernés parlent de visite de caractère inquisitorial. Sous prétexte d’auditer l’impact du changement de programme en première année de CPGE économique et commerciale, les Inspecteurs insistent de manière assez « lourde » sur les liens prépas/universités, ce qui est dans l’air du temps, mais ne peut qu’inquiéter.

Témoignages de professeurs audités (deux lycées avec CPGE sont concernés). Compte-rendu de la visite 1. Compte-rendu de la visite 2 (liste des questions posées). Lettre adressée aux Inspecteurs (10 février 2014).

Tags: , ,

Article du on Lundi, février 17th, 2014 at 12:06 dans la rubrique A. Débattre, A. S'indigner. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

2 commentaires “Inspection inquisitoriale en CPGE”

  1. Martinville dit:

    Illustration de la tentation tyrannique de la gauche dans tous les domaines, qui veut changer la vie, les moeurs, les gens, la pensée… soumettre le réel à sa doctrine. Les commissaires politiques veillent au bonheur. Quand tout est politique, la tyrannie du pouvoir s’épanouit.

  2. Etudiant dit:

    Pauvres socialistes…ils en sont restés à Mao. De l’idéologie, toujours de l’idéologie, rien que de l’idéologie. Prépa = bourgeois = mal. Grandes écoles = élitisme = mal. Université = peuple = bien.

    A ce degré là d’incompétence et d’aveuglement je crois que nous avons affaire à des fous dangereux.

Laisser un commentaire