Attaques ad hominem (1)

Emmanuel Davidenkoff, directeur de la rédaction : le recours à des images d’un goût parfois plus que douteux ne correspond ni à notre charte ni aux valeurs journalistiques d’Educpros… Croyez-vous pouvoir renouer avec la vivacité critique qui est la vôtre sans recourir à ces méthodes ? Il est important qu’Educpros, blogs compris, reste un lieu de débat, pas de campagne d’opposants, a fortiori avec des attaques ad hominem. Je n’avais pas publié de chronique depuis ce rappel à l’ordre, daté du mercredi 19 février 2014.

Minolta DSC

 Attaques ad hominem ? Je critique souvent les décisions, les propos, voire les manipulations ou les mensonges de personnalités de l’enseignement supérieur, en particulier en matière de regroupements à marche forcée des universités et des établissements. Sont-ce des attaques ad hominem ? Les chroniques mises en question (cliquer ici et ici) n’ont pas été censurées par la direction de la rédaction.

Images d’un goût parfois plus que douteux ? Les caricatures sont un des outils de la liberté de la presse. Elles cherchent à faire rire, à ridiculiser, à énerver, à déstabiliser des personnalités en charge d’une fonction, publique et donc exposée aux critiques… Lectrices et lecteurs du blog, les caricatures d’auto-dérision de la chronique d’aujourd’hui vous font-elles rire ou pleurer ?

Emmanuel Davidenkoff a exercé ses responsabilités de directeur de la rédaction. Son rappel à l’ordre ne m’a guère enchanté ! Je publierai plus rarement surEducPros et je supprimerai, dans quelque temps, les caricatures des chroniques incriminées (dont celle d’aujourd’hui). Du temps, en particulier, pour que la réponse au quiz soit trouvée : qui a peint le Saint Sébastien ? dans quel musée se trouve cette peinture ?

Le blog Histoires d’universités n’est pas fermé ! Les 2.348 chroniques, publiées depuis janvier 2009, resteront accessibles à toutes et à tous.

Merci, cher caricaturiste, d’avoir créé ces images au goût parfois plus que douteux et d’en avoir donné l’exclusivité au blog. J’ai toujours ri en les regardant !

Chronique Attaques ad hominem (2) à paraître dans la soirée du 6 mars 2014.

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Article du on Samedi, mars 1st, 2014 at 16:53 dans la rubrique A. Débattre, B. Photos, B. Quiz, E. Arts, Lettres, Langues. Pour suivre les flux RSS de cet article : RSS 2.0 feed. Vous pouvez laisser un commentaire , ou un trackback sur votre propre site.

129 commentaires “Attaques ad hominem (1)”

  1. B. Andreotti dit:

    Cher Pierre,
    Contrairement à ce que vous semblez dire dans votre chronique, que je juge un peu triste, le grief principal de M. Davidenkoff semble être de vous être fait le relais de « campagnes d’opposants ». Cela expliquerait le décalage de date entre le rappel à l’ordre et les caricatures douteuses que vous pointez. Cela suggère qu’il puisse y avoir une cause plus récente à ce rappel à l’ordre, d’ordre politique. En regardant vos chroniques sur trois ou quatre jours avant le 19, je ne vois que « IdF. Une université confédérale ? » qui puisse être (abusivement) qualifiée de relais de « campagne d’opposants ».

    Faut-il voir dans ce rappel à l’ordre une méthode autoritaire suggérée par des membres éminents du cabinet ministériel pour contrer le fait que les communauté universitaires d’Ile-de-France s’emparent depuis quelques semaines du regroupement universitaire par association? Seul M. Davidenkoff peut nous le dire. Que la DGESIP, Mme Bonnafous-Dizambourg, souhaite, à titre personnel, que les universités franciliennes se regroupent sous forme de ComUE, c’est une chose. Cela ne fait pas des universitaires qui, comme moi, défendent le regroupement par association des « opposants ». Opposants à quoi? Il s’agit de proposer que l’on adopte (et à tout le moins que l’on débatte) l’une des possibilités explicites de la loi du 22 juillet, ouverte par des amendements déposés au Sénat par… Mme Fioraso et Mme Gillot, toutes deux socialistes. Sont-elles des opposantes? C’est quand même un peu fort, qu’il soit interdit de débattre des formes légales de regroupement universitaire, alors même que les universités sont supposées être autonomes et que la liberté académique est supposée prévaloir.

    Courage Pierre et merci pour l’espace de liberté intellectuelle que vous avez vaillamment tenu ouvert pendant toutes ces années. Tenez bon, et ne vous découragez pas. Les pressions politiques sont toujours des aveux de faiblesse.
    B. Andreotti

  2. Pascal Maillard dit:

    RESISTANCE, cher Pierre! L’enjeu n’est rien moins que la liberté d’expression pour les blogueurs et pour la presse. En cette triste époque d’uniformisation de l’information, quand les grands médias appartiennent à des groupes financiers liés au pouvoir, quand le pouvoir politique lui-même exerce des pressions en tous sens pour limiter l’indépendance de la presse, il y a un véritable devoir de résistance du blogueur. Le jour est venu de l’exercer et de dire haut et fort à Monsieur Davidenkoff que vous ne céderez pas à ses injonctions à limiter votre liberté d’expression et de ton, à censurer votre capacité d’analyse critique. Elles sont essentielles à toute la communauté universitaire, à tous les citoyens. Et nous serons nombreux à vous soutenir!

  3. Marie-Albane de Suremain dit:

    Cher Pierre Dubois,

    Je n’écris jamais d’habitude de commentaire sur votre blog, mais est-il possible de déceler les traces de tant de tristesse sous la plume de notre chroniqueur préféré, toujours précis et impeccable ? De quel forfait ahurissant nous entretenez-vous ??? Vous dont la limpidité des chroniques est d’ordinaire si rafraichissante, n’en diriez-vous pas, cette fois, trop ou trop peu ? Cette chronique reste bien sibylline, un effet de votre pudeur sans doute.

    Des caricatures seraient à l’origine de vos maux – et je me souviens, car cela nous ramène déjà quelques semaines en arrière, avoir ri de bon cœur en les découvrant pour la première fois. Elles seraient donc l’origine soudaine de ce procès en irrévérence ? Mais vous rappelez aussi que la direction d’Educpros ne vous a pas censuré lorsqu’elles sont parues.

    Que comprendre ? On en vient à réexaminer les dits objets du courroux (et à en rire encore). Serait-il possible qu’il y ait eu doléance d’une personne ayant la phobie des bébés joyeux et plein d’entrain, façon Ev… (je n’ose citer de marque par crainte d’un retour de bâton) source de jeunesse, ou P..p..s Up & Go, taillé pour l’aventure ? Alors que l’on croque plus souvent le vieillissement des personnages publics, cette caricature est trognonne (je précise qu’il ne s’agit pas d’une insulte mais de la contraction de « trop » et de « mignonne ») . Quant au deuxième incriminé, y aurait-il eu plainte d’un membre de la LPO, défenseur des chouettes, ou d’un téléspectateur horrifié par la mauvaise influence d’un série comme Dexter ? A y regarder de plus près, un même personnage se trouve dans chacune de ces caricatures. Pour autant, cela ne rend guère l’hypothèse caricaturiste plus convaincante. On entend bien la charge contenue dans la citation placée en tête de votre chronique, mais comment ne pas rester incrédule, car on ne peut s’empêcher dans le même temps d’être saisi – pardonnez-moi, étant donné le caractère évidemment douloureux de la situation qui vous est faîte – par le ridicule et l’invraisemblance de la chose. Une remontrance et une injonction pour ces deux caricatures diffusées il y a plusieurs semaines ? Mais c’est cette démarche qui semble ahurissante, incongrue et même déplacée. Sans en établir la liste (certains se chargeront sans doute de le faire) ce blog contient des chroniques dont le propos, toujours intéressant, est fort pimenté et parfois même ad hominem – ce qui suppose, certes, une pratique attentive de la lecture.

    Bref, cher Pierre Dubois, comment ne pas rester bien perplexe et désolée à la lecture de cette chronique dont les phrases s’enchaînent sans que l’on puisse pourtant comprendre ce qui a pu se passer et motiver une telle remise en question de vos choix éditoriaux ?

    Je lis régulièrement vos chroniques, depuis plusieurs années, avec toujours beaucoup d’intérêt et de plaisir. Chacun peut en apprécier la précision des informations, la vivacité du style et la variété des points de vue présentés. Je suis donc abasourdie que vous ne puissiez continuer comme vous l’entendez votre travail remarquable, servi par une plume toujours alerte et libre de ton (et du choix de ses illustrations), condition sine qua non du débat et de la réflexion la plus féconde.

    J’espère vous retrouver très bientôt pour des chroniques toujours aussi nombreuses et affutées, ici ou même ailleurs, puisque cet espace semble avoir une conception particulière de la déontologie éditoriale.

    Transmettez mes plus vifs remerciements à votre caricaturiste préféré et tous mes encouragements à poursuivre son travail talentueux. J’espère qu’il nous fera encore beaucoup rire. Cette dernière mise en scène de votre martyre, où les pointes des flèches évoquent celles d’autant de plumes acérées, est tout aussi réussie, même s’il s’agit d’un nouveau registre dont nous aurions fort bien fait l’économie.
    Quant à vous dire qui a peint ce martyre de Saint-Sébastien et où cette œuvre est exposée, je le sais mais … je ne vous le dirai pas ! Je ne souhaite pas en effet hâter la suppression de cette chronique (mais quelles sont ces nouvelles pratiques ???). Ou si votre volonté (la seule qui vaille en termes de liberté d’expression) est bien de prendre du champ, nous feriez-vous l’amitié de nous éclairer sur ce qui a pu se passer ? Et je vous posterai ma réponse au Quiz !

    Quelle que soit votre réponse, à très bientôt, cher Pierre Dubois, pour de libres chroniques !

    Marie-Albane de Suremain, lectrice assidue et encore ébobie

    PS : je lis les commentaires précédents postés pendant que j’écrivais celui-ci (sans doute trop long, mais je suis encore saisie). J’y vois un motif redoublé de vous reposer la question de ce qui a pu se passer et un encouragement à continuer vos excellentes chroniques comme vous l’avez toujours fait.

  4. Jean-Louis Fournel dit:

    Cher Pierre Dubois,

    Ce n’est pas vous qui avez pris le parti des mystérieux et anonymes « opposants » : vous avez simplement exprimé votre opinion comme toujours de façon précise et argumentée, parfois avec une pointe de dérision, parfois avec une irritation qui pouvait aller jusqu’à l’attaque de tel ou tel effectivement. Mais n’a-t-on pas le droit de dénoncer les actes d’une personne précise si l’on juge bon de le faire – quitte à se tromper et à être démenti ? Et le billet d’humeur n’est-il pas aussi une des ressources du blogueur libre et indépendant ?
    Quant à l’allusion aux « opposants », elle est impressionnante de mauvaise foi et relève d’une vraie caricature celle-ci, une caricature que l’on aurait pu espérer plus parlante : la caricature d’une presse aux ordres. Non pas parce qu’elle prendrait ses ordres auprès du cabinet de la Ministre – il n’est pas besoin de cela en l’occurrence, et on doit toujours se méfier des logiques complotistes – mais parce que tout simplement dans ce cas le media – et son directeur au premier chef, du fait même de ce que sont ses sources, y compris personnelles, de revenus – a un intérêt objectif à défendre telle position et telle idée de l’université « moderne » plutôt que telle autre. Educpros a donc dans ce cas, par la voix de son directeur, pris « parti » plus que vous ne l’avez jamais fait, Pierre. Educpros montre de fait s’il en était besoin qu’il a choisi un camp et s’est rangé du côté de ceux qui gouvernent (et pas seulement au MESR). Il ne s’agit plus de faire semblant de représenter toutes les opinions dès lors que l’équilibre d’une politique est menacé. Dans ce cas on sacrifie les blogueurs impertinents. Il n’y a hélas sans doute rien d’étonnant à cela. Mais en tout cas, la vraie vulgarité est là, dans cette mise en garde qui entend vous faire taire, pas dans les moyens d’expression qui ont été les vôtres.

    Jean-Louis Fournel

    PS : Je me souviens que des journalistes d’Educpros en 2009 dans certains entretiens faisaient remarquer qu’à la différence de leurs collègues d’une certaine agence de presse spécialisée dans l’éducation, ils/elles n’étaient aux ordre de personne, surtout pas du ministère, et restaient toujours libres de leur parole. Cela est-il encore vrai aujourd’hui ? Je ne connais pas la réponse mais la question mérite d’être posée au vu de tels agissements de leur directeur.

  5. Le caricaturiste dit:

    Bonsoir Pierre,
    J’ai le sentiment que vous venez de prendre une volée de flèches à ma place. J’en suis peiné, mais il n’est pas question pour moi de sortir de l’ombre protectrice: parmi les méthodes des puissants de ce monde, figure en plus de la censure indirecte, l’épuisement financier des “opposants” dans de longs procès couteux.

    Puisqu’il y a eu une réprobation sur le mauvais goût dont je témoigne, je m’excuse auprès de la Chouette aux yeux d’or, convoquée pour figurer les libertés académiques, et injustement assassinée par image interposée. Pardon donc, à la chevêche d’Athéna, choisie parce qu’elle figure sur le tetradrachme qui servit de symbole au mouvement de 2009 — toujours là quand on a besoin d’elle, avait à l’époque commenté Chris Marker. Avec le recul, la situation de l’université grecque donne toute sa saveur au choix de ce symbole…

    Pour les autres personnages caricaturés, je ne crois pas qu’il y ait lieu de m’excuser. Ce sont deux personnages publics qui bafouent ordinairement cette liberté qui reste le bien le plus précieux des universitaires.

    1) Dans ce Mooc, récemment paru,

    https://www.youtube.com/watch?v=xDkHupsAPZ0

    je me moque au passage de Simone Bonnafous, dont les conflits d’intérêts sont notoires (son mari préside une CUE), et qui bafoue l’autonomie statutaire des Universités garantie par la loi quand elle répond à AEF: “En Île-de-France, tous les regroupements en construction seront des Comue.” Au nom de quoi? En vertu de quelle loi imposerait-elle son choix?

    Comment comparer ma moquerie, légère, et l’autoritarisme débridé de la personne moquée?

    2) M. Mérindol, récemment parachuté à la tête de Sorbonne Paris Cité (SPC), est le père des regroupements universitaires (il écrivit des textes en ce sens, caché sous la couverture anonyme du “groupe Marc Bloch”, aujourd’hui en situation monopolistique dans l’ESR). Une seule chose a échappé a sa paternité: que Mme Létard, sénatrice du centre, que Mme Gillot, rapporteure PS de la loi ESR au Sénat, et que le groupe écologiste au Sénat, détournent la voie de regroupement 2b avec l’assentiment de Mme Fioraso, pour ouvrir une possibilité de confédération horizontale, égalitaire, au libre choix des universités. Tout comme Mme Bonnafous, M. Mérindol semble furieux que ce tout petit espace de liberté ait échappé au contrôle quasi-intégral des membres du “groupe Marc Bloch”. Au passage, il serait temps que les descendants de Marc Bloch fassent savoir ce qu’ils pensent de la prise d’otage opérée sur leur aïeul, et mise au service aujourd’hui de choses bien peu ragoûtantes.

    A SPC, M. Mérindol ne concède aucun débat public contradictoire sur les différentes formes de regroupement universitaire et nie l’existence même du regroupement par Association, qui figure pourtant dans la loi comme une alternative à la CUE (regroupement 2a) située exactement sur le même plan, dans une belle construction symétrique. Dans trois des quatre universités de SPC, aucune concertation et aucun débat sur les regroupements n’ont eu lieu. Malgré les demandes répétées de la communauté universitaire et, dans certains établissements, du conseil académique, M. Mérindol n’a accepté l’invitation des CA des établissements que pour présenter les statuts qu’il a écrit pour sa CUE, et pas pour participer à un débat dans lequel les trois formes de regroupements seraient confrontées, et la meilleure choisie. M. Mérindol n’a donc rien de la victime innocente d’une plaisanterie de mauvais goût.

    Cher Pierre, sachez que me trotte dans la tête, depuis que j’ai commencé cette lettre ouverte, cette belle chanson de Leonard Cohen:

    Oh, the wind, the wind is blowing,
    Through the graves the wind is blowing,
    Freedom soon will come ;
    Then we’ll come from the shadows.

    Je réserve mes compliments à votre endroit pour des messages privés,
    Votre caricaturiste attitré

  6. J.-Ph.Denis dit:

    Merci, Pierre. Pour les risques, pour la vie, pour les jeunes. Pour l’exemple.
    Jean-Philippe

  7. Magali Guénot dit:

    Cher Pierre,

    J’ai retrouvé le saint Sébastien, mais je tairai son auteur et le lieu de conservation, pour faire durer le suspense…
    N’oublions pas que saint Sébastien, après avoir été transpercé de flèches, n’est pas mort : Irène le recueillit et le soigna.

    Il est bon de lire des propos qui nous renseignent autrement sur ce qu’il se passe ailleurs, avec la langue Dubois… (si vous me permettez ce jeu de mots!).

    Je gage qu’EducPros ne saura se passer de vous, et que vous nous reviendrez vite, en pleine forme épistolaire !

    Bon courage et au plaisir de vous lire incessamment sous peu !
    Magali

  8. Roland WIEST dit:

    Cher Pierre,
    Les commentaires précédents – non, M-A de S., le vôtre n’est pas trop long – expriment mon point de vue mieux que je ne le saurais faire.
    On se croirait dans des temps que je pensais révolus, où n’existait qu’une chaîne de télé, et où subitement, une chronique disparaissait des ondes, un temps où le ministre et ses hommes de main étaient exclusivement masculins, un temps où pour comprendre, il fallait recourir à un Canard non muselé, qui expliquait pourquoi par exemple, un journaliste Droit était malgré tout courbé … Mais déjà en ces temps reculés, il était des rédacteurs en chef qui, pour assurer leur siège, n’attendaient pas le coup de fil venant d’En Haut pour « inviter » le chroniqueur à se taire, ou aller causer ailleurs, sur des ondes émises d’au-delà des frontières.

    Aujourd’hui, Ministre et « homme » de main peuvent être de gent féminine, la télé peut être multiple et coloriée, les radios moins subversives et leurs émetteurs ont réintégré le territoire, ceci n’empêche pas la pression des uns et la couardise des autres.

    Vous nous demandez : « les caricatures d’auto-dérision de la chronique d’aujourd’hui vous font-elles rire ou pleurer ? » Je crois qu’un sourire narquois s’impose, si l’on pense au ridicule de celles et ceux qui tentent de vous museler.

    Pierre, que vous continuiez sur EducPros, ou que vous choisissiez une autre communauté de blogueurs, nombreux serons-nous à continuer de vous lire.

  9. Frédéric Neyrat dit:

    Cher Pierre,
    Merci pour tout ce travail de veille et tes commentaires toniques auxquels je souscris. Emmanuel Davidenkoff tient depuis longtemps un discours libéral sur l’université et l’enseignement supérieur (cf. son livre paru il y a quelques années). Je me souviens d’un débat avec le président de Lyon 2 de l’époque au moment de Universitas calamitatum. Heureusement qu’une autre journaliste de Libé arbitrait avec lui le débat. Il ne parvenait pas à rester « arbitre » : Davidenkoff n’est pas un chaud partisan (c’est un euphémisme) de l’université publique et promeut plutôt toutes les petites écoles qui, il est vrai, achètent régulièrement des pages de pub dans les publications de « l’Etudiant » et des (kilo)mètres linéaires dans ses salons.
    Pourquoi ne pas donner une version papier à toutes tes chroniques?
    Amitiés vives
    Frédéric Neyrat

  10. jacques haiech dit:

    Cher Pierre,
    Étonnant de voir ce type de demande/censure de la part de la rédaction EducPros.
    Ne serait ce pas un appel à l’aide d’Emmanuel Davidenkoff qui subit des pressions « trop fortes »?

    Est ce que le tournant social-libéral nécessite aussi d’implémenter la censure pour limiter la réflexion et le débat dans l’enseignement supérieur et la recherche ?

    Nombreux sont ceux qui vous soutiennent.

  11. Armelle Mabon dit:

    Bonjour,
    Comment être fier de son université si on lui sacrifie le droit à la vérité. La censure n’a jamais été une preuve de courage. Et notre université a bien besoin de courageux comme Pierre Dubois.
    Armelle Mabon

  12. Max Anghilante dit:

    Bonjour,

    Nous ne pouvons que vous encourager à poursuivre vos analyses.

    Nous continuerons à relayer vos chroniques sur notre blog (IFFRESBLOG)

    Bien cordialement

    Max Anghilante

  13. Annick Valibouze dit:

    J’apporte mon soutien à vous Pierre Dubois et à votre blog « Histoires d’universités » qui a fait l’objet d’un rappel à l’ordre regrettable de la direction d’Educpros visant à limiter la liberté d’expression du blogueur.

    Ce soutien se prolonge dans le CLUB de Mediapart ; billet de Pascal Maillard ici :
    http://blogs.mediapart.fr/blog/pascal-maillard/020314/en-defense-de-la-liberte-des-blogueurs-une-action-de-soutien-pierre-dubois?onglet=commentaires

    Je pourrais vous soutenir par principe sans être en accord avec ce que vous dénoncez.

    Il se trouve que vous dénoncez la vérité. Comment être en désaccord avec la vérité ? Impossible. Donc, ce qui veulent la cacher, ne pouvant la contredire, doivent empêcher qu’elle soit connuede tous . D’où cette menace de censure ?

    C’est le temps des grandes manoeuvres. Tout s’accélère. La brutalité et la violence envers les opposants au saccage vont être usées avec plus d’intensité.

    Le CNRS (et aussi les Universités) est en ligne de mire avec des regroupements qui n’ont pour but que de le fragiliser, en réduire les thématiques et enfin l’abattre (l’art de la guerre : épuiser et affaiblir l’adversaire avant de l’attaquer pour le vaincre).

    Notre levier : les responsables de structures intermédiaires. Certains dr de labos, par ex., sont forcément impliqués dans ces grandes manoeuvres avec probablement pour certains des lettres leur disant la marche à suivre pour réduire les effectifs (ils devront désigner les équipes de recherche à rejeter, par ex.).

    Notre seul espoir est de les démasquer, les culpabiliser, afin qu’ils ne collaborent pas.

    Un blog comme le votre dérange nécessairement. La lettre que vous avez reçue est finalement un bon signe … Cela veut dire que nous pouvons tout empêcher puisque tout se fait dans le secret et que votre blog gêne en disant simplement la vérité.

    cordialement,

    Annick Valibouze

  14. Emmanuelle dit:

    Vous ne devriez pas renoncer ainsi, cher monsieur Dubois. Le sel de vos chroniques vient précisément de leurs prises de position. C’est toujours mieux que les articles aseptisés (parfois trop) de l’Etudiant ou du site principal. Et que signifie rejeter les attaques « ad hominem »? Pour lire régulièrement votre site, je trouve que ces attaques visent des politiques, des actions, non des individus en tant que telle. J’attends encore de trouver des attaques contre la corpulence, la couleur de peau, la sexualité, la calvitie, la bêtise pure, que sais-je encore. Là seraient des attaques ad hominem & ad feminam. Or, de cela, vous ne vous êtes jamais rendu coupable. Disons donc nous à ce qui n’est qu’un refus du débat, de la polémique et, en un mot, de la politique au sens le plus noble du terme.

    Emmanuelle M.

  15. Koebel dit:

    Bravo à Pierre Dubois pour ses analyses régulières du monde universitaire. Je ne comprends vraiment pas en quoi ces analyses seraient en désaccord avec la charte en question. C’est plutôt cette tentative de censure qu’il faudrait analyser au regard de la charte, puisque celle-ci déclare dès la première phrase que les blogs sont « un espace de liberté d’écriture et d’opinions avec des partis pris assumés ». Toute censure va donc à l’encontre de la charte, et il faudrait donc que son directeur de rédaction se pose de sérieuses questions sur la place qu’il occupe !

  16. Henri Isaac dit:

    Bonjour,
    les rappels à l’ordre dont vous êtes l’objet sont bien ridicules et montrent bien les limites d’un média qui se prétend indépendant et qui laisse le soin à des bloggueurs le soin de prendre des risques en exprimant leur propre opinion plutôt que de les développer lui-même (en aurait- il réellement l’envie?). Lecteur régulier de vos billets, dont je ne partage pas toujours les conclusions, j’apprécie la liberté de ton avec laquelle vous rapportez des faits et exposez une opinion sur ces mutations difficiles et complexes du monde universitaire. Je vous invite à ne pas baisser les bras et à poursuivre, ailleurs s’il le fallait (le web est un espace où il existe encore des espaces de liberté). Très cordialement

  17. maria mercanti-guérin dit:

    Cher Pierre
    Merci pour tout, votre libre esprit, vos capacités critiques, vos analyses si documentées et pertinentes. Je suis étonnée par ce que l’université devient. Si peu de gens se lèvent contre ce fatras pseudo-scientifique, cette dictature néo-libérale si inefficace et si destructrice. Je voudrais que l’on retrouve l’esprit de nos pairs. Robert de Sorbon voulait créer un lieu où  » Vivre en bonne société, collégialement, moralement et studieusement ». Je voudrais retrouver la bonne société, la collégialité, l’éthique et les études (les vraies), celles qui construisent l’esprit des hommes et femmes de bien. Vous en êtes un assurément.

  18. CHANTRAINE Olivier dit:

    Le monologue moderniste ne supporte aucun discours différent!
    La censure en contexte universitaire: retour au Moyen Age.
    Plein soutien à Pierre Dubois!
    http://blogs.mediapart.fr/blog/olchantraine/020314/le-monologue-des-reformateurs-de-luniversite

  19. Agnès de Kergorlay dit:

    Tout mon soutien à Pierre Dubois.

  20. Pierrot Pipotin dit:

    M. Dubois,

    Je découvre votre blog et vos combats grâce à un autre blog sur Médiapart.

    http://blogs.mediapart.fr/blog/pascal-maillard/020314/en-defense-de-la-liberte-des-blogueurs-une-action-de-soutien-pierre-dubois

    N’étant pas Universitaire, il est des problématiques qui m’échappent un peu mais, pour ce que j’ai pu en comprendre, les questions soulevées dans votre blog nous concernent tous car c’est de l’avenir de notre pays à travers son enseignement universitaire dont vous nous parlez, je me sens donc très concerné et curieux.

    Ce qui m’apparaît comme une intimidation de la part de la direction de ce Site n’est pas acceptable et je vous témoigne tout mon soutien.

    Seriez-vous éligible à la protection des lanceurs d’alerte récemment évoquée dans la loi du 6 décembre dernier? Allez savoir…

    http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/02/06/lanceurs-d-alerte-la-france-adopte-enfin-une-legislation-protectrice_4361322_3234.html

    Cordialement

  21. Pierre dit:

    Cher Pierre,

    J’espère bien que tu continueras à publier tes analyses, avec lesquelles j’ai appris beaucoup de choses. Et si Educpro tient à fermer ton blog, alors il serait bon de lui faire assumer publiquement cette fermeture, et de lui en demander les raisons. Ce serait un débat intéressant sur ce qui advient aujourd’hui de l’université, et c’est une autre raison de continuer.

  22. Antoine Perraud dit:

    Que voulez-vous, Pierre Dubois, Emmanuel Davidenkoff a envie d’exister : il y parvient moins bien que vous, en dépit (ou du fait…) de ses quelque trente ans de moins !
    Courage, on les aura !!!
    A.P.

  23. Jacques Audran dit:

    Cher Pierre,
    Qui a dit que la retraite c’était ennuyeux ? Bravo pour ce blog qui montre une fois de plus qu’il est à la fois utile mais aussi dérangeant de sortir de l’information convenue quand elle est vérifiée et argumentée. Aucune raison de vous arrêter en si bon chemin. Les intimidations sont autant de raisons de continuer.

  24. Florent Tétard dit:

    Cher Pierre,

    Je suis très surpris que l’on ne respecte pas les libertés d’expressions et encore plus celles protégées par la constitution de la République Française des libertés universitaires. Veilleur, sentinelle et critique de la vie et de la politique universitaire, ton travail est essentiel à notre communauté. Est ce que cette manoeuvre n’est elle pas le signe que tu as touché des éléments sensibles ?
    Reçois ici mon soutien .

    Républiquement et syndicalement.

  25. Martinville dit:

    Le blog de P. Dubois a toujours été de bon et pas bien méchant. Ce n’est pas Hara Kiri ni Closer quand même !!! Que retenir de cette affaire : Pensons unique, adoptons la pensée unique. TOute personne qui critique la politique actuelle et ses zélés serviteurs sera exilée en Sibérie. La dictature douce de la pensée unique s’installe toute doucettement dans notre pays. Au secours Voltaire, au secours Zola, au secours Beaumarchai.

  26. Armelle Enders dit:

    Cher Pierre Dubois,

    Vos chroniques sont un espace inestimable de liberté dans un enseignement supérieur envahi par la novlangue.
    Je les aime d’autant plus que je ne suis pas toujours d’accord avec vous et que vous alimentez cette denrée devenue rare et précieuse, même chez les intellectuels, le débat.
    Ne nous étonnons pas des remontrances dont vous faites l’objet : depuis que la tyrannie tyrannise, grands et petits tyrans ont toujours eu une peur panique de l’ironie. Rassurons-les. Voici quelques suggestions pour inspirer vos prochains billets, sans blesser personne :

    – ll ne s’est rien passé en 2009 dans l’enseignement supérieur français, à part quelques fêtes de rue spontanées pour célébrer le plan campus et la profusion d’excellence.
    – les réformes entreprises depuis 2009 ont transformé l’enseignement supérieur en havre de liberté intellectuelle, de prospérité et de performance. Les universités françaises trustent les 10 premières places au classement de Shanghaï. De Pécresse à Fioraso, l’imagination (verbale) est au pouvoir !
    – les états généraux de l’enseignement supérieur ont constitué une sorte de big bang de la démocratie universitaire dont on peine encore à mesurer les conséquences.
    – quel que soit le gouvernement, le MESR et le MEN tirent des leçons des erreurs du passé, écoutent et respectent les chercheurs et les enseignants-chercheurs.
    – big is beautiful.
    – que vive le comic strip ministériel : MOOC, FUN, MEEF, PIF, CUE, etc… !

    Tenez bon !

  27. Serge Torres dit:

    M. Dubois,

    Je lis toujours avec intérêt votre blog, même si je suis loin de partager toutes vos prises de positions. J’y ai toujours trouvé des informations précises (qui recoupaient celles dont je pouvais disposer par d’autres canaux) et des analyses argumentées, donc stimulantes.

    Je suis consterné du procès en sorcellerie qui vous est fait aujourd’hui (les caricatures ? Ne s’agit-il pas plutôt du fait que fassiez entendre un voix discordante sur les bouleversements actuels de l’Université ?)

    Je vous souhaite de trouver l’énergie de poursuivre votre blog sans vous laisser intimider. Vous faites un travail précieux M. Dubois !

  28. Claudine G dit:

    Avec vous de tout cœur, cher Pierre!

  29. Françoise Dibos dit:

    Cher Monsieur Dubois,

    Comme tous vos correspondants je vous apporte mon soutien. Je lis assez régulièrement votre blog sans pour autant partager l’ensemble de vos idées. Le travail que vous faites est important pour la communauté universitaire et il faut le continuer. Nous entrons dans la dernière ligne droite pour les regroupements universitaires. Certes vous avez donné une large publicité au statut d’association, mais pourquoi pas. L’important est le projet stratégique; c’est celui-ci qui nous permettra de savoir ou non si une ComUE est acceptable et sous quelle forme. A SPC, nous n’en avons toujours pas eu connaissance, il serait temps. Nos collègues de P7 vont-ils se retrouver dans la situation IDEX, où nous avons fait campagne pour les élections de 2012 sans avoir eu communication du projet SPC et en analysant les projets ( certes similaires) dont nous avions connaissance? Ceci n’est pas acceptable.
    Quant aux caricatures, elles ne sont pas bien méchantes et M. Mérindol doit en rire lui-même.

    DAO ( 7 élus sur 14 EC à P13)

  30. Sophie Changeur dit:

    Cher Pierre Dubois,
    J’espère que vous ne renoncerez pas à publier encore et toujours vos billets d’humeur sur l’université, ce qu’elle est, ce a quoi elle fait face et ce qu’elle subit (hélas) aujourd’hui. Vos billets ne cherchent pas a imposer une vérité mais veulent nous faire réfléchir, nous amener à prendre position, à débattre, à réagir, ils sont le poil a gratter des politiques qui cherchent surtout à faire avancer leur carrière et se soucient si peu de l’université au point, parfois, ne pas en partager les valeurs et de ne pas croire en elle quoi qu’ils en disent. Ce n’est pas votre cas. Nous avons besoin de vos chroniques si vivantes, si polémiques, si non conventionnelles, bref, si libres. Ne nous laissez pas.

  31. Danielle Leeman dit:

    Pierre Dubois, lui, énonce ses analyses de façon documentée, explicite et justifiée. Et de plus laisse la parole à ceux qui éprouvent le besoin de réagir, compléter ou corriger ses points de vue. En somme, c’est un universitaire, un chercheur comme on les aime, comme on attend qu’ils soient : honnêtes dans l’énoncé de ce qu’ils pensent en même temps qu’ouverts au point de vue d’autrui.

    Il est vrai que la retraite permet une liberté d’esprit que d’autres s’interdisent afin de préserver leur carrière, leur image auprès des puissants et donc leur pouvoir – comment ne pas le comprendre, lorsqu’on a observé si souvent que la docilité est le prix à payer pour rester en place et progresser et que ceux qui ne s’y plient pas ont une vie beaucoup plus compliquée ?

    Franchement, qu’y a-t-il d’extraordinaire et d’exceptionnel dans ce qui arrive à Pierre Dubois, quand on se rappelle les comportements de bon nombre de gens non seulement dans le monde universitaire contemporain mais dans le monde tout court et tout au long de son histoire ?

    C’est sans doute ce constat le plus désespérant : l’apport de l’Histoire et des penseurs ne change pas la nature humaine – ici les mêmes lâchetés, ailleurs les mêmes crimes à coups de machette, partout les mêmes turpitudes : la philosophie, les sciences humaines et sociales paraissent parfois n’avoir aucun impact sur les valeurs et comportements humains.

  32. BERNARD dit:

    Pierre Dubois, ne baissez pas les bras, je l’ai déja dit dans un commentaire précédent, Vous êtes le seul et l’unique blogueur qui traite d’une manière sérieuse les problèmes et les mutations en cours de l’ESR. Le succès de votre blog est dû à votre liberté de ton mais aussi à vos analyses argumentées et étayées. Vous n’avez rien à prouver aux nouveaux arrivistes.

  33. Cam-Volant dit:

    J’apporte mon soutien à Pierre Dubois et au blog « Histoires d’universités » qui a fait l’objet d’un rappel à l’ordre déplacé de la direction d’Educpros visant à limiter la liberté d’expression du blogueur. Je recommande la consultation et la diffusion du dernier billet de Pierre Dubois intitulé « Attaques ad hominen » : http://blog.educpros.fr/pierredubois/2014/03/01/attaques-ad-hominem/

  34. Philippe Cassuto dit:

    Cher Pierre,
    Je suis vos chroniques depuis des années. Certaines sont salées, d’autres sont sucrées. Je ne puis me résoudre à leur disparition. Elles nous donnent à réfléchir, voire à agir.
    Continuez à nous réjouir de Gai Savoir, voilà ce que attendons de l’athleta universitae que vous êtes, à l’instar de Saint Sébastien.
    Il est vrai que la France n’est guère réputée pour la liberté de sa presse.

  35. GGD dit:

    Quand les voix dissidentes se taisent sous pression ou par lassitude, c’est la liberte d’expression qui prend un coup.
    Courage Pierre ! « Ne pas etre d’acccord, constamment, avec tout, tout le temps » est la seule position citoyenne qui vaille dans notre milieu en mutation permanente.
    Geetha Ganapathy-Dore

  36. Cristina dit:

    Un grand soutien à votre action, Monsieur, et que vous puissiez vous exprimer librement et sur tous les arguments que vous souhaitez. J’ai découvert votre blog sur celui de Pascal Maillard de Mediapart, et je reviendrai lire vos billets.
    En attendant, je conseille à ceux qui ne l’auront pas vue, ce billet qui m’a fait bien rire et m’a instruit rapidement de quoi ça retourne cette histoire de « censure » d’images !

    Regroupements, un MOOC insolent

    http://www.youtube.com/watch?v=xDkHupsAPZ0

  37. Michèle dit:

    Educpros semble concevoir le « débat » à peu près comme notre ministre et le désaccord vous marque comme « opposant ». Dans nos établissements, ceux qui défendent une position contraire à la ligne imposée sont souvent taxés d' »extrémistes ». Bientôt, nous serons des « subversifs » – dont on sait quel sort peut leur être réservé.

    Avec ce rappel à l’ordre et cette censure du blog, c’est une la démocratie (sous Sarkozi, puis sous Hollande) qui en prend encore un coup. Décidément, avant même la victoire d’un certain groupe politique aux élections prochaines, les motifs d’inquiétude se multiplient.

    Une suggestion: Publiez votre blog sur Mediapart. Avec plein de caricatures. Educpros ne vous mérite pas !

  38. Epicier dit:

    Je rejoins les autres commentaires et me souviens de beaucoup de blogs, sur ce site, qui prétextent une discussion sur les « mutations de l’enseignement supérieur » pour poursuivre par une discrète promotion de ce qu’ils font, voire ce qu’ils vendent, dans leur boutique (souvent une école de commerce). Alors nous avons besoin de votre républicanisme, votre indépendance, pour faire contrepoids aux marchands du temple calculateurs qui surgissent de partout.

  39. Geay Bertrand dit:

    Bonjour,
    A l’heure du tout communication et de l’imposition de politiques toujours aussi inégalitaires, on a plus que jamais besoin de recul critique, de débat, de prises de position indépendantes!
    Bertrand Geay, pr de science politique

  40. Igor Babou dit:

    J’apporte mon soutien à Pierre Dubois et au blog « Histoires d’universités » qui a fait l’objet d’un rappel à l’ordre déplacé de la direction d’Educpros visant à limiter la liberté d’expression du blogueur. Je recommande la consultation et la diffusion du dernier billet de Pierre Dubois intitulé « Attaques ad hominen » : http://blog.educpros.fr/pierredubois/2014/03/01/attaques-ad-hominem/

    Igor Babou
    Professeur des universités

  41. James dit:

    Salut Pierre,
    J’apprends avec consternation les menaces à l’encontre de ton blog. Je ne redirai pas ici tout ce que tes lecteurs assidus ont déjà dit mais je me joins à eux pour te témoigner respect et gratitude pour tout le travail de défrichage que tu mènes.
    Au plaisir Pierre
    Keep it real !
    James

  42. Emmanuel Davidenkoff dit:

    Pierre Dubois a le copier-coller sélectif.
    Puisqu’il a choisi de donner une publicité à nos échanges privés sans me demander mon accord, il ne m’en voudra pas de publier nos échanges in extenso.
    Le 19/02/2014 11:22, edavidenkoff@letudiant.fr a écrit :
    Cher Pierre,
    Votre blog est toujours aussi vivant, et je vous en remercie. Mais il tend, ces derniers jours, à s’éloigner de ce que vous publiiez avant, et surtout de notre charte.
    Je ne souhaite pas que les blogs educpros deviennent des relais de mouvements partisans, de quelque obédience qu’ils soient.
    Si les opposants souhaitent se manifester, ils peuvent nous adresser des tribunes – nous en publions. Nous pouvons aussi traiter des questions sur le mode journalistique, c’est-à-dire avec le souci de « donner la parole à la défense », et si certains sujets importants vous semblent insuffisamment couverts, n’hésitez pas à nous le dire.
    En outre, le recours à des images d’un goût parfois plus que douteux ne correspond pas non plus à notre charte ni aux valeurs journalistiques d’educpros.
    Croyez-vous pouvoir renouer avec la vivacité critique qui est la vôtre sans recourir à ces méthodes ? Il est important qu’educpros, blogs compris, reste un lieu de débat, pas de campagne, a fortiori avec des attaques ad hominem.
    A votre disposition pour échanger si vous le souhaitez.
    Bien à vous
    Emmanuel

    De : P. DUBOIS [mailto:pg.dubois@orange.fr]
    Envoyé : mercredi 19 février 2014 11:44
    À : Emmanuel Davidenkoff
    Objet : Re: Charte…
    Cher Emmanuel
    merci de votre franchise. Il faut bien sûr échanger de vive voix (mais pas par téléphone) sur les graves critiques que vous portez au blog.
    Je suis à votre disposition pour vous rencontrer à Paris
    Dans l’immédiat, j’arrête de publier des chroniques.
    Je vous invite à lire et à relire
    http://blog.educpros.fr/pierredubois/a-propos-2/
    http://blog.educpros.fr/pierredubois/chroniques-sur-le-sup-en-alsace/
    http://blog.educpros.fr/pierredubois/2014/02/13/la-solitude-du-blogueur-de-fond/
    Bien cordialement
    Pierre Dubois

    Le 19/02/2014 12:16, edavidenkoff@letudiant.fr a écrit :
    Cher Pierre
    Je ne m’attendais pas à une telle réaction.
    Je vous l’ai écrit : nous sommes attachés à votre blog et à sa liberté de ton.
    Est-ce trop vous demander, simplement, de veiller au respect des personnes – souci qui me semble parfaitement cohérent avec votre intention de nourrir le débat (cf http://blog.educpros.fr/pierredubois/a-propos-2/) ?
    Si quiconque publiait sur un blog educpros des images qui vous ridiculisent, je réagirais. Si quiconque s’attaquait à vous sans vous donner la parole, j’en ferais autant.
    Oui, vraiment, je m’étonne de votre réaction.
    Dites-moi quand vous serez à Paris
    Bien à vous
    Emmanuel

    De : P. DUBOIS [mailto:pg.dubois@orange.fr]
    Envoyé : mercredi 19 février 2014 13:04
    À : Emmanuel Davidenkoff
    Objet : Re: Charte…

    Cher Emmanuel
    Arrêter de publier des chroniques est une réaction sage de ma part.
    Vos critiques ne portent pas seulement en effet sur les chroniques accompagnées de caricatures insolentes
    Pour continuer, j’ai besoin de comprendre
    Je vous serai donc reconnaissant de bien vouloir me faire appeler par votre secrétariat pour un rendez-vous à Paris, selon vos disponibilités
    Bien cordialement
    Pierre Dubois
    Le 19/02/2014 18:29, edavidenkoff@letudiant.fr a écrit :
    Cher Pierre,
    Vous vous trompez. Mes critiques portent uniquement sur les chroniques présentant des attaques ad hominem, qu’elles soient visuelles ou textuelles. Pour être encore plus précis, elles portent non sur le propos général de ces chroniques mais sur quelques passages ou images, qui leur donnent une tonalité qui ne correspond pas à l’esprit d’educpros et de ses blogs.
    Je m’étonne qu’une plume comme la vôtre, qui n’hésite pas à bousculer rudement et publiquement ses cibles, ne puisse entendre ces légères critiques sans décider dans l’instant de cesser de publier. Je respecte votre décision mais la regrette.
    Bien cordialement
    Emmanuel D.

    Le 19 févr. 2014 à 18:38, « P. DUBOIS » a écrit :
    Cher Emmanuel
    j’ai demandé un rendez-vous pour discuter sur le fond de vos critiques
    je ne souhaite donc pas répondre à votre dernier message.
    je confirme que le blog est suspendu jusqu’à ce rendez-vous.
    Bien cordialement
    Pierre Dubois

    Le 25/02/2014 21:17, edavidenkoff@letudiant.fr a écrit :
    Cher Pierre,
    Quelques mails me parviennent en ces vacances s’inquiétant, sur la base d’informations que vous avez transmises, d’une volonté de ma part de fermer votre blog.
    Puis-je savoir ce qui, dans nos échanges, suggère une telle intention ?
    Bien cordialement
    Emmanuel

    Le 1 mars 2014 à 23:47, « P. DUBOIS » a écrit :
    Cher Emmanuel
    Merci de votre message. Vous n’avez pas censuré les chroniques que vous me reprochez ; vous me confirmez votre volonté de ne pas fermer le blog. Je vous en remercie sincèrement.
    Ma réponse à notre échange de courriels : Attaques ad hominem
    Bonne reprise du travail après votre semaine de vacances.
    Bien cordialement. Pierre

    Le 2 mars 2014 à 01:26, « Emmanuel Davidenkoff » a écrit :
    Cher Pierre,
    Je suis extrêmement surpris et choqué de voir publiée une correspondance privée. Lorsque je souhaite rendre public un texte, je le fais. Que cherchez-vous ?
    Emmanuel

    Ce dernier mail demeurait, à ce jour, sans réponse.
    Chacun comprendra qu’arrivé à un tel degré d’incommunicabilité, il me semble préférable pour Pierre Dubois comme pour educpros que chacun poursuive sa mission séparément ; Pierre y conservera la liberté absolue à laquelle il aspire, educpros continuera à privilégier le débat d’idée sans cautionner, de facto, des attaques ad hominem qui ne correspondent pas à ses valeurs.
    Afin que les lecteurs d’Histoires d’université, dont nous sommes et que nous demeurerons, puissent continuer à profiter de ses points de vue, nous maintiendrons évidemment le blog ouvert. Pierre conservera ainsi, comme depuis le premier jour, son entière liberté de l’animer comme il l’entend. Mais nous le dissocierons désormais du site.
    PS. Merci à ceux qui, avant de hurler à une censure qui n’a jamais existé, ont pris le temps de m’écrire pour me demander ce qu’il en était. J’y ai reconnu le souci d’exercer son esprit critique de manière informée et balancée que m’enseignaient mes bons maîtres de la Sorbonne.

  43. B. Andreotti dit:

    Cher M. Davindenkoff,
    Merci d’avoir publié l’intégralité de la correspondance, qui permet d’y voir plus clair.

    Votre premier mail, daté du 19, pointe vers une dérive que vous auriez constatée « ces derniers jours », dérive qui consiste dans le « relais de mouvements partisans », de manifestation d' »opposants ». Dans ce premier mail, les caricatures n’arrivent qu’en « outre », si je puis dire: ce n’est pas le reproche principal.

    Je vous ai déjà interrogé dans un mail privé à ce sujet, mais votre réponse me laisse sur ma faim. Je le renouvelle donc, sous une forme plus claire. Ne serait-il pas plus simple de pointer les chroniques qui vous posent problème? Quels sont précisément les textes d' »opposants » problématiques? Opposants à quoi? Y-a-t’il eu ou non une requête venant de personnes haut placées pour limiter les possibilités d’expression d' »opposants »?
    Bien cordialement,
    B. Andreotti

  44. Emmanuel Davidenkoff dit:

    Cher monsieur,
    Recevoir des « requêtes » est le lot quotidien de tout directeur de la rédaction. Concernant les blogs, ma réponse a toujours été la même : si vous n’êtes pas satisfait, exprimez-vous sur la plateforme.
    Concernant les posts qui m’ont semblé amorcer une dérive, je n’ai pas eu beesoin de les signaler à Pierre, qui les désigne lui même dans son post ci-dessus.
    N’ayant en outre aucune intention de commencer une carrière de censeur, je n’ai pas demandé à Pierre de les supprimer, j’ai simplement tenté, comme en témoigne cet échange, d’entrer en dialogue avec lui afin de m’asurer qu’il avait bien en mémoire notre charte (accessible à partir de cette page).
    Bien à vous
    Emmanuel D

  45. Pierre Dubois dit:

    @ Emmanuel Davidenkoff.

    Merci d’avoir publié l’intégralité de nos échanges. Les lectrices et les lecteurs noteront que vous ne m’avez pas accordé de rendez-vous à Paris malgré 3 demandes, que vous oubliez dès votre deuxième courriel un des deux points de votre rappel à l’ordre (la participation à des campagnes d’opposants), que j’ai mentionné, dans la chronique Attaques ad hominem, que mes chroniques n’ont jamais été censurées et que l’accès aux 2.347 chroniques ne serait pas fermé.

    J’invite les lectrices et les lecteurs à lire ou à relire la chronique : la solitude du blogueur de fond : http://blog.educpros.fr/pierredubois/2014/02/13/la-solitude-du-blogueur-de-fond/

    Merci à toutes celles et à tous ceux qui ont commenté la chronique Attaques ad hominem.

  46. Emmanuel Davidenkoff dit:

    @Pierre Dubois
    Cher Pierre,
    Poursuivons donc en public.
    La tonalité des commentaires postés suite à ce post et à celui de Mediapart, ainsi que celle des tweets et mails qui mettent en doute l’intégrité du travail d’educpros, soulignent que nombre de vos lecteurs estiment qu’un risque de censure pèse sur votre blog. Je vous suis reconnaissant de souligner que ça n’a jamais été le cas, mais il me semble que le message n’est pas passé.
    Quant à se voir, vous ne m’avez pas non plus, comme je vous l’ai demandé dès le 19, communiqué vos disponibilités.
    En outre j’aurais été bien en peine de vous voir à Paris dans l’intervalle : je suis rentré hier.
    Je reste à votre disposition.
    Bien à vous

  47. Jean-Pierre Anselme dit:

    Cher Pierre Dubois,

    Soutien total face à vos censeurs !

    Cordialement

    Jean-Pierre anselme
    http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-pierre-anselme

  48. Philippe WALTER dit:

    J’apporte mon soutien total à Pierre Dubois et au blog « Histoires d’universités » qui a fait l’objet d’un rappel à l’ordre déplacé de la direction d’Educpros visant à limiter la liberté d’expression du blogueur.
    Certes aucun risque de censure ne semble peser sur ce blog, tout au moins dans l’immédiat.
    Néanmoins je recommande la consultation et la diffusion du dernier billet de Pierre Dubois intitulé
    Attaques ad hominen : http://blog.educpros.fr/pierredubois/2014/03/01/attaques-ad-hominem/
    J’apprécie les analyses, précises, argumentées, et surtout, ce qui ne gâte rien, INCARNÉE, c’est à dire l’expression libre d’un individu qui s’implique dans ses propos.
    De quelles attaques ad-hominem était-il en fait question ?
    Je n’ai pas souvenir d’avoir lu sur ce blog quelque texte qui soit de ce type.
    Signature: Philippe WALTER Directeur de Recherche au CNRS – Université de Strasbourg

  49. Yves dit:

    Cher Pierre,

    dans la surveillance tatillonne dont vous êtes l’objet (ouh, le dangereux extrémiste animé de pulsions haineuses…) se reconnaissent tous ceux dont l’action est entravée et la parole bridée (ouh, les vilains réactionnaires, ouh les ennemis de toute modernité…) depuis que les universités sont devenues des « centres de coûts et de profits » et leurs instances élues des relais de la doxa néolibérale.

    A travers les fusions monstrueuses programmées par le MESR, et dont vous dénoncez justement la violence symbolique, ce n’est pas simplement une gestion totalement asservie à une politique de réduction des coûts qui se met en place : ce sont des structures oligarchiques de décision où l’opinion et la volonté des personnels ne pourra plus trouver à s’exprimer. La non-représentativité des instances fera l’essentiel du travail, et l’auto-censure des individus le reste.

    Une critique républicaine, telle que celle que vous construisez jour après jour, de ces mécanismes d’usurpation de pouvoir est indispensable, et elle explique sans doute le pan-pan-cucul de M. Davidenkoff, marri de constater que vous osez publier les noms, et les images, des personnes qui sont les acteurs principaux de cette destruction de la démocratie universitaire. Vraiment, quelle mauvaise éducation! On ne peut donc plus manoeuvrer dans l’ombre!

    Après tout, ces personnes ont pris la responsabilité (souvent généreusement rémunérée) de mettre en place une telle politique (publique). Il est normal qu’elles en assument les conséquences (publiques). Et comme la liberté d’expression n’a de limites que celles imposées par la loi, c’est à elles, si elles s’estiment diffamées, de faire valoir leur point de vue auprès des tribunaux.

    Vous avez bien fait de vous taire, cher Pierre Dubois : il fallait marquer le coup, et faire voir le ridicule de la démarche de chien de garde de M. Davidenkoff.

    Mais, de grâce, ne persistez pas dans le silence, et ici ou ailleurs (de préférence ailleurs), continuez d’animer ce blog de veille démocratique et d’esprit critique qui nous est aussi nécessaire que l’oxygène : l’air intellectuel que l’on nous somme de respirer est de plus en plus toxique.

  50. Roland WIEST dit:

    @ ED – à la fin du Comm. 42

    M. Davidenkoff, vous écrivez
    « Afin que les lecteurs d’Histoires d’université, dont nous sommes et que nous demeurerons, puissent continuer à profiter de ses points de vue, nous maintiendrons évidemment le blog ouvert. »
    J’aime « évidemment », car je n’ose imaginer les réactions dans la blogosphère s’il en eût été autrement.

    Vous rajoutez :
    « Pierre conservera ainsi, comme depuis le premier jour, son entière liberté de l’animer comme il l’entend. Mais nous le dissocierons désormais du site. »

    Pouvez-vous préciser ce qu’est un blog dissocié du site ?

    @Pierre :
    Dissocié ? Ecartelé ?
    Avis au Caricaturiste : Il va falloir remplacer St Sébastien par St Hyppolyte
    Pierre, vous serez en bonne compagnie : Jacques Clément, Ravaillac, Damiens …
    Vous l’avez peut-être mérité : c’est le supplice des régicides !

  51. Julien Gossa dit:

    Chuuuuuuttt…
    L’Université doit mourir.
    Oui, mais à défaut de le faire en silence, il faut le faire avec un discours policé.
    Propre. Qui ne heurte personne. Gentiment.

    Bonne nuit, et bonne chance.

  52. LB dit:

    Monsieur Dubois

    Nous tenons à vous remercier pour votre blog extrêmement utile, exhaustif blog ou l’on peut en toute liberté dénoncer des contre vérités. A l’heure de la communication, je me souviens de tableaux fallacieux publiés sur le site de l’ESR concernant le taux de réussite des bacs technos dans les IUT pour conforter les scandaleux quotas dans les IUT et les BTS.
    Monsieur Davidenkoff a aussi joué sur la désinformation en écrivant que les IUT avaient été crées pour les bacs technos. Dommage car les IUT ont été crées bien avant l’existence des bacs technos…Il y a tellement d’autres exemples

    Pour finir, un très grand merci et nous continuerons à vous suivre ici ou ailleurs
    LB

  53. Emmanuel Davidenkoff dit:

    Bonjour
    Dissocié = rien ne change pour le blog. Simplement il n’est plus rattaché au site educpros.
    E.

  54. Tribune de Dr Christophe Premat sur les cours en présence virtuelle | Doctrix dit:

    […] PS : Nous nous excusons auprès de C. Premat pour le retard de la publication de sa tribune, mais nous avons souhaité être solidaires avec le blogger Pierre Dubois (plus d’informations ici). […]

  55. Marie-Albane de Suremain dit:

    Cher Pierre Dubois,

    la liste des chefs d’accusation s’est allongée au fil des posts de la journée !

    Nous voici davantage éclairés sur vos fautes, vos très grandes fautes, dont l’énoncé et la multiplicité sont en effet édifiants…

    J’espère toutefois, comme vous l’avez annoncé, que vous reprendrez très vite vos chroniques, qui ont l’art de déceler ce qui décidément met à mal nos universités (même si des points appellent le débat, ce qui en fait l’intérêt !), bien loin d’attaques ad hominem – et c’est sans doute dans cette expression que réside la caricature. Mais plus que d’un malentendu sémantique, il doit en effet s’agir d’une divergence de fond sur ce qui fait la valeur d’une plume « libre et responsable » et d’un auteur « seul à décider », dont on apprend ce soir qu’il est « dissocié » : un nouveau châtiment à l’ère du numérique ? La liberté d’expression progresse…

    A très bientôt, cher Pierre Dubois, et merci au blogueur de fond pour son éthique impeccable.

    M-A de Suremain

    PS : : Votre mise à jour du 3 mars me laisse pourtant à nouveau perplexe. La place que vous avez faite dans vos chroniques au mode de regroupement dénommé « association » est donnée comme une des causes de vos tourments et vous mettez en ligne une lettre de Madame la Ministre qui précise que « s’agissant de l’Ile de France, […] cet objectif peut être atteint par plusieurs voies, les COMUEs, les associations, ou les fusions ». Oups, un gros mot peut-être ? La chose n’est pas simple, mais ne prenez pas la peine de répondre, si vos tourments devaient s’accroître ! ;-)

  56. Pascal Maillard dit:

    Cher Monsieur Davidenkoff,

    Je vous remercie d’avoir souscrit un abonnement à Mediapart pour venir poster sur ce fil de commentaires vos éclaircissements et nous faire part de votre décision de « dissocier » le blog de Pierre Dubois du site EducPros. Vous me pardonnerez ce qu’il y a probablement d’un peu excessif dans les propos qui suivent, mais une lecture assidue des billets de Pierre Dubois m’aura définitivement convaincu que la fermeté de certaines convictions vaut bien plus, sur l’échelle des valeurs, que de mauvais compromis.

    Vous me permettrez tout d’abord de voir dans votre décision une singulière ironie, qui n’est pas que lexicale : voici donc un blogueur « dissocié » pour avoir relayé des positions en faveur des universités « associées ». Et ceci, bien sûr, contre les manipulations d’une ministre qui cherche à rendre impossible l’association en Ile-de-France et à imposer ses Communautés d’universités et d’établissements (COMUE), y compris contre la liberté des universités. Au moment où de nombreux universitaires s’emparent de l’idée d’association, l’affaire est évidemment très politique. Sincèrement, je ne crois pas, quelles que soient vos récriminations, que vous auriez eu à tancer poliment Pierre Dubois s’il n’avait pas traité en profondeur, avec la liberté et la pertinence dont il est coutumier, un sujet hautement sensible. Pierre Dubois et son excellent caricaturiste ont mis le doigt où ça fait très mal : l’autonomie bafouée des universités et les libertés académiques.

    Mais par votre décision, vous venez aussi d’innover (un mot qu’on apprécie beaucoup dans la nouvelle université) : vous avez probablement inventé le premier blog en lévitation. EducPros devient UbuPros. « Histoires d’universités » peut continuer d’exister, mais en dehors du site. Détaché, il est exclu de la communauté des blogueurs. Il bénéficie du support numérique mais a disparu dès ce jour de la liste des blogueurs labellisés. Donc plus de support de communication, avec les remontées en page d’accueil qui faisaient toute une part de la visibilité du blog. Ne pouvant vous résoudre à tout acte de censure, vous faites le choix d’invisibiliser le blog de Pierre Dubois. Un effacement qui ne dit pas son nom.

    En définitive, je crois que votre erreur aura été de mettre le doigt dans l’engrenage de la réponse à une demande politique. Que celle-ci ait été effective ou non, importe peu. Elle est dans l’air du temps. Et cet air que l’on respire nous étouffe. Il étouffe la presse, les médias, comme l’université. Cet air est un poison pour les libertés. Pierre Dubois l’a bien compris et c’est tout à son honneur de n’avoir cédé sur rien face à vos demandes.

    Ce faisant, je crains que vous ne veniez de porter un coup très rude à ce qu’il y avait comme embryon de participativité dans EducPros. Je ne parle pas seulement des commentaires. Je pense surtout à ceci : grâce à un réseau unique d’informateurs (au sens noble du mot) qui sont des acteurs de terrain, Pierre Dubois est parvenu a rassembler une source documentaire aussi diversifiée que fiable. Ses milliers de billets constituent une part de la mémoire de l’université française de ces dernières années. « Histoires d’universités » est aussi une part essentielle de l’historicité des résistances contre la plus grande restructuration de l’ESR jamais entreprise. Pierre Dubois n’a eu de cesse d’en ausculter les modifications, d’en décrire les ressorts cachés et de montrer à ses lecteurs ce que même les meilleurs journalistes spécialisés n’étaient plus capables de voir, ou ne voulaient pas voir.

    Le blog de Pierre Dubois est l’exemple rare d’un travail indépendant des pouvoirs politiques. C’est cette indépendance que vous venez d’exclure et ce geste vous met un peu plus du côté du pouvoir. Par votre décision, Monsieur Davidenkoff, EducPros vient de perdre, non pas seulement le meilleur de ses blogueurs, mais tout simplement ce qui lui restait de son indépendance.

    Bien cordialement.



    Pascal Maillard

    http://blogs.mediapart.fr/blog/pascal-maillard/020314/en-defense-de-la-liberte-des-blogueurs-une-action-de-soutien-pierre-dubois

  57. Philippe Guérin dit:

    Je m’élève à mon tour contre cette décision à la fois petite et inquiétante. La grande uniformisation de la pensée connaît un nouveau coup d’accélérateur…

  58. Abeille dit:

    C’est bien dommage tout ça.

    « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai pour que vous puissiez le dire » Voltaire…on en est bien loin, vive l’obscurantisme, d’autres se battent pour fermer Mediapart qui dérange de ce côté.
    Merci M. Dubois pour vos contributions, j’ai toujours consulté avec assiduité votre blog qui apportait un éclairage sur nos modes de fonctionnement des fois bien épiques.
    Très cordialement

  59. Groupe Jean-Pierre Vernant dit:

    « Le vrai courage c’est, au-dedans de soi, de ne pas céder, ne pas plier, ne pas renoncer. Etre le grain de sable que les plus lourds engins, écrasant tout sur leur passage, ne réussissent pas à briser. » J.P. Vernant

  60. fred dit:

    « Je ne suis pas d’accord avec vos idées, mais je me battrai pour que vous puissiez les dire » Citation apocryphe de Voltaire.
    Quelle belle idée…
    Merci M. Dubois pour vos éclairages, sur nos modes de fonctionnement notamment, auxquels j’étais assidu.
    Très cordialement,

  61. Thierry Stollé dit:

    Bonjour Monsieur Dubois,

    C’est bien dommage ce qui vous arrive et recevez donc mon soutien car votre blog était pour moi source d’information sur la vie universitaire à Strasbourg et en France.

    Cordialement.

  62. Michel Savaric dit:

    Cher Pierre,

    Depuis des années, je lis avec intérêt tes chroniques qui contiennent des informations que l’on ne trouve pas ailleurs et dont l’esprit narquois et caustique sont un poil à gratter absolument nécessaire. Si educpros ne veut pas de toi, c’est qu’educpros ne te mérite pas. L’horizon ultime des patrons d’educpros, c’est probablement la plaquette publicitaire, le journal municipal ou les très indigents journaux internes des universités : le degré 0 de l’information.

    Je pense que tu devrais envisager de créer ton propre site. Je pense que tes lecteurs seraient nombreux, comme moi, à ne plus jamais se rendre sur educpros.

  63. Ronald Guillen dit:

    Cher Monsieur Dubois,
    En tant que lecteur assidu de vos chroniques et en tant qu’universitaire, je vous soutien sans ambigüité. Nous avons eu des échanges par le passé où nous avons trouvé des points de convergence et de divergence mais c’est de la discussion et de la confrontation des idées que nait le progrès.
    Je continuerai de vous lire, je ne suis pas certain de vouloir continuer de lire les autres chroniques d’EducPros.

    Très cordialement

  64. Cécile dit:

    Cher Monsieur Dubois,
    Vos chroniques ont toujours été pour moi une rare source d’information. Rare car c’est une voix que l’on entend trop peu ailleurs dans l’enseignement supérieur et que pour fois il n’y avait pas de langue de bois (j’adhère au jeu mot que je refais pas ici).
    Mais vous n’êtes pas sans savoir que la liberté d’expression vit des jours sombres et qu’il ne n’est pas de bon ton de se moquer ou de ne pas assentir à la parole donnée.
    C’est triste de voir qu’Educpro n’ait pas une certaine idée de l’indépendance journalistique, mais c’est vrai que ça aussi de nos jours, ça a tendance à disparaître.
    Ne vous laissez pas abattre, ne jetez pas l’éponge ! La liberté d’expression est un droit et parfois même un devoir.
    Merci pour toutes vos chroniques.

  65. Philippe CASIN dit:

    Bonjour,

    Ca ne leur plait pas ! voilà une excellente raison de continuer !

    Amicalement,

    Philippe CASIN

  66. François Vatin dit:

    Cher Pierre,

    Je m’associe volontiers à ce concert, pour deux motifs au moins.

    1. Sans doute, ton blog a parfois un côté « Canard enchaîné », mais nous avons, dans l’université française, où les coups tordus se font souvent dans des couloirs obscurs, besoin, oh combien, de cette impertinence et de cette liberté que te donnait la retraite. Est-ce une image rétrospective ou bien la trace de l’illusion de la jeunesse ? je ne reconnais plus dans l’université française contemporaine l’esprit de liberté intellectuelle qui m’a conduit, il y a 32 ans, à entrer dans cette carrière. La chape de plomb et la violence sourde qui règnent de toutes parts me désespèrent. Dans un tel contexte, nous avons besoin d’un canard qui n’hésite pas à se déchainer à l’occasion. Tu l’incarnais et j’espère que tu pourras continuer à l’incarner.

    2. Le second motif est que nos points de vue sur le fond ont convergé souvent. Aussi je te remercie d’avoir, à de nombreuses reprises, relayé mes propres analyses et prises de position. Beaucoup de tes soutiens actuels soulignent que l’université publique française est en danger de mort et la tendance actuelle favorable au développement de l’enseignement supérieur privé. C’est vrai. Mais ils oublient la responsabilité importante des universitaires eux-mêmes dans cette dérive mortifère. Ce n’est pas ton cas. Tu n’as pas hésité à de nombreuses reprises à rappeler cette responsabilité collective, qui prend la forme d’une politique de l’autruche, tant que la savane ne brûle pas à la porte du nid.

    Nous avons aujourd’hui, dans l’information universitaire, besoin d’un lieu qui, tout à la fois, peut accueillir et faire circuler les « petites nouvelles », qu’on aimerait cacher jusqu’à ce qu’elles aient produit leurs effets irréversibles, et d’un lieu où l’on expose sans fard et avec la plus grande honnêteté possible la situation réelle et grave de l’enseignement supérieur français. Tel était ton blog, avec lequel je n’étais pas toujours d’accord. Il faut poursuivre.

    Amicalement

    François Vatin

  67. Martinelli dit:

    J’apporte mon soutien à Pierre Dubois et au blog « Histoires d’universités » qui a fait l’objet d’un rappel à l’ordre déplacé de la direction d’Educpros visant à limiter la liberté d’expression du blogueur. Je recommande la consultation et la diffusion du dernier billet de Pierre Dubois intitulé « Attaques ad hominen » : http://blog.educpros.fr/pierredubois/2014/03/01/attaques-ad-hominem/

    D. Martinelli

  68. Jacques athanase gilbert dit:

    Cela fait un moment que je suis le blog de monsieur Dubois, sans être d’accord avec tout. Je considère par exemple le rapprochement nantes rennes comme une bonne chose et l’UBL comme prometteuse. En tout état de cause les prises de position de m. Dubois témoignent un esprit libre et une une grande liberté de jugement ce qui paraît très appréciable. Que monsieur davidenkoff ne partage pas ses points de vue est légitime et il pouvait le faire savoir sans censurer le blog de monsieur Dubois car c’est bien de cela dont il s’agit: une censure. La disparition du blog de pierre Dubois des écrans radar jettera désormais le soupçon sur le site entier. La ‘voix de son maître’ comme on disait il y a quelques décennies. Monsieur davidenkoff semble partisan de la ‘souveraineté limitée’, c’est bien dommage.
    Meilleures salutations à monsieur Dubois.

  69. romain dit:

    diable!!! les résistants à l’horrible oppression et à la censure à vocation totalitaire sont donc légion..je n’ai pas encore vu BHL mais patience…

    si les caricatures ne plaisent pas au responsable du site , il suffit de continuer votre chronique ailleurs…..c’est le lot des provocateurs non?.

    insolemment
    romain

  70. El Guerjouma dit:

    Bonjour Pierre,

    Le procès qui vous est fait est stupéfiant. Il devrait inquiéter l’ensemble de la communauté. Vous abordez dans votre blog des questions et des problèmes de fond dans un contexte extrêmement compliqué pour l’Enseignement Supérieur et le Recherche (ESR). Ce contexte nécessite information et débat. Qui dit débat dit expressions multiples et diverses, dont celles de personnes qui ne sont pas d’accord avec les orientations qui prévalent depuis plus de 10 ans dans l’ESR. La quête d’une autre vision de l’ESR fait-elle des collègues qui la prône des opposants? Des opposants à qui? Doit-on rappeler que le débat ne prend tout son sens qu’entre personnes qui n’ont pas les mêmes appréciations de la situation. Je ne suis moi-même pas d’accord avec Pierre Dubois sur un certain nombre de points… Traiter les contradicteurs aux orientations actuellement prônées pour l’ESR d’opposants, car c’est de cela dont il s’agit, et se saisir de ce prétexte pour vous réduire au silence est proprement scandaleux. Est-ce à dire qu’EducPros n’héberge que des sites en phase avec la parole officielle… Le rappel à l’ordre, adressé par le directeur d’EducPros, à Pierre Dubois n’est-il pas justement en contradiction avec les valeurs journalistiques qu’Educpros met en avant dans ce même rappel à l’ordre… Quand on connait la multitude des canaux de communication du ministère dont de nombreux médias sont les relais parfois zélés, il apparait nécessaire et salutaire que des espaces « libres » comme le blog de Pierre et Médiapart soient défendus. En ce qui concerne votre ton et votre style, on peut être d’accord ou pas avec, mais cela est secondaire, tout comme les images que vous utilisez et qui de mon point n’ont rien de douteux mais révèlent votre manière d’illustrer votre propos. Quand aux attaques ad hominem, le directeur d’EducPros semble confondre cette définition qui qualifie des propos qui traitent d’un interlocuteur selon son titre, son statut, ses actions, ses engagements, ses déclarations… Ce qui est tout à fait adapté quand on s’adresse à des personnages publiques ou que l’on débat avec eux, d’attaques ad personam qui consiste à traiter… ce même interlocuteur de tous les noms. Cela n’a jamais été le cas dans le blog de Pierre Dubois. Invoquer ces raisons pour le faire taire, révèle à l’évidence la faiblesse des arguments de la direction d’EducPros dont on devine les motivations. De l’avis général, le blog de Pierre Dubois est (je parle au présent) un espace de liberté, d’information et de débat qu’il faut préserver par les temps qui courent, il est animé avec du sérieux mais aussi de la dérision, des coups de gueules, en phase avec la gravité de la situation que traverse l’ESR et ses mutations. Doit-on être réduit au silence quand on dit, par exemple, son souhait de s’affranchir de l’interventionnisme étatique et des recettes néolibérales que l’on nous présente comme seules perspectives… Doit-on être réduit au silence quand on dénonce le sous-financement criant de l’ESR, la course folle à l’excellence, le diktat de l’innovation, l’instauration de déserts scientifiques… Mettre en avant et défendre un ESR de service public, collaboratif, collégial et démocratique mis en oeuvre dans le cadre d’un aménagement équilibré des territoires est un choix politique qui mérite aussi d’être défendu, parmi d’autres… Merci à Pierre pour l’espace de liberté intellectuelle qu’il a vaillamment tenu ouvert et animé pendant toutes ces années. Courage Pierre, tenez bon, et ne vous découragez pas. Comme le disait plus haut B. Andreotti, les pressions politiques sont toujours des aveux de faiblesse.
    Rachid EL GUERJOUMA
    Président de l’Université du Maine (Le Mans – Laval)

  71. Indépendance des Chercheurs dit:

    Dans la période récente, l’offensive de démantèlement et de privatisation de la recherche publique et des universités est allée très loin. C’est là que réside la véritable agressivité, et pas dans le ton de tel ou tel blog.

    Y compris, d’ailleurs, en ce qui concerne le statut et les conditions de travail des personnels. La CGT s’est même inquiétée de trois suicides récents d’agents des laboratoires du CNRS.

    Force est de constater que l’incident autour du blog de Pierre Dubois intervient à un moment où le danger d’une censure plus globale de la Toile est bien réel. En témoignent les travaux en cours des commissions du Parlement européen, dont les grands médias et le monde politique ne parlent guère.

    Le Collectif Indépendance des Chercheurs

  72. Martinville dit:

    Le directeur de la rédaction me semble avoir une étrange sensibilité…Se prendrait-il pour un censeur de l’Ancien Régime ? (Stop cette phrase est un attaque personnelle qui doit être censurée) Et la solution adoptée me semble digne des plus belles heures du régime soviétique ou poutinien (autre attaque qui doit être censurée).
    Le blog de M. Dubois n’est pas « Je suis partout », ni Médiapart, ni Marianne, ni Le Point, et ce qu’on peut lire sur les personnes est d’une modération incroyable comparée à ce qu’on peut lire sur Le Point a propos de Copé. Quelle démesure M. Davidenkoff !!! et quel manque d’humour… Soyez moins sérieux et la vie aura plein de sourires. Jadis, vous auriez censuré Beaumarchais, Flaubert et Balzac dont les plumes étaient féroces…

    Courage Pierre Dubois, nous sommes avec vous. Et votre blog est indispensable, par la qualité des informations, la liberté de ton et de critique. Et Vive la liberté !!!

  73. Gildas Loirand dit:

    L’objet du « conflit » épistolaire entre Emmanuel D. et Pierre D. peut se résumer en quelques mots tirés d’un des courriers d’Emmanuel D. : « Je ne souhaite pas que les blogs educpros deviennent des relais de mouvements partisans, de quelque obédience qu’ils soient. »

    Je laisse ci-dessous une copie d’un e-mail d’Emmanuel D. reçu ce jour en vous laissant apprécier si l’on a aussi affaire ou non à un « relais de mouvement partisan »… Et si oui, de quelle « obédience » il s’agit !

    Pour ma part, et sans hésiter quant à la critique ad hominem, on dispose là, avec la prose d’Emmanuel D., d’un bel exemple de cette novlangue du néo-management universitaire qui contribue à torpiller sur la scène internationale tout ce qui fait et a historiquement fait notre univers d’enseignement et de recherche.

    Et oui, dans l’esprit d’Emmanuel D. et de ses amis, les établissements d’enseignement supérieurs et de recherche sont des « marques » et ils le seront encore plus quand ils se constituerons en « communautés » ! Mais pour « vendre » quoi et à qui ?

    D’un côté un « partisan » à la limite de l’irresponsabilité, de l’autre un journaliste neutre et objectif qui ne s’en prend à personne en particulier ????

    De qui se moque-t-on ?

    A la « puissance de l’imaginaire » de cette nouvelle génération de managers davantage issus des écoles de commerces et du business que des universités, je préférerai invariablement la force critique d’un Pierre D. qui n’a toujours pas rendu les armes devant un combat perdu d’avance. Les « managers » et commerciaux du savoir sont en effet déjà bien implantés dans nos mûrs, ils occupent même les bureaux d’à côté du nôtre !

    ——– Message original ——–
    Sujet: « Comment faire vibrer sa marque : en interne et en externe ? »
    Date : 04 Mar 2014 04:59:57 -0000
    De : Emmanuel Davidenkoff, directeur de la rédaction de L’Etudiant
    Répondre à : cdepoorter@groupe-exp.com

    Bonjour,

    L’identité et la marque d’un établissement sont au cœur de sa stratégie. Ecoles ou universités, en interne ou en externe, comment faire vibrer sa politique en matière de communication ? Jeudi 13 mars, professionnels et spécialistes de la marque, enseignants, directeurs d’établissements et de la communication viendront partager leurs visions.

    Programme détaillé à lire ici.

    Hervé Francès publicitaire français, fondateur d’Okó, réélue agence de communication de l’année 2013, accompagne des marques telles que : Audi, Air France, l’INA, mais aussi le CNAM et ESCP Europe. Il ouvrira cette journée.

    Comment gérer votre marque dans un contexte de mise en réseau ou de construction de communauté ? Sarah Lempereur directrice Exécutive du Réseau IAE et Corinne Leruste, directrice marketing de Rubika, groupe de trois écoles consulaires viendront partager leurs expériences.

    Fusion d’universités, fusion de business schools, quels sont les pièges à éviter ? Quelle ligne de conduite adopter ? Franck Bostyn, directeur général Neoma, Stéphanie Dulout, directrice de la communication Kedge et Severine Quignard, directrice de la communication de l’Université de Lorraine témoigneront.

    42 n’existait pas il y a un an. Comment Xavier Niel a réussi à créer une nouvelle marque dans le secteur de l’enseignement supérieur ? Kwame Yamgnane, directeur général adjoint de 42 racontera.

    Et comment font les autres ?

    Ionis Education Group a lancé Ionis Brand Culture premier open course sur les marques, tous secteurs confondus. L’occasion pour son directeur général Marc Drillech de vous présenter sa sélection de 5 marques au message emblématique. Géraldine Michel, directrice de la chaire « Marques & Valeurs » de l’IAE de Paris Panthéon Sorbonne défendra la marque comme outil de management et levier d’innovation.
    A l’étranger, quels sont les exemples originaux ? La Suisse sera représentée par Jérôme Grosse, directeur de la communication et porte-parole de l’EPFL et l’Espagne par Felix Valdivieso, directeur de la communication de IE – Insituto de Empresa.

    Autant de cas, autant de marques, autant de façons de nourrir l’imaginaire de sa marque et de le renouveler. Emmanuel Ethis, président de l’Université d’Avignon conclura cette journée évoquant la puissance de ces imaginaires.

    Vous pouvez d’ores et déjà réserver votre place et consulter le programme de cette journée au cours de laquelle j’espère avoir le plaisir de vous (re)voir.

    Bien cordialement.

    Emmanuel Davidenkoff
    Directeur de la rédaction de l’Etudiant

  74. Pierre Collet dit:

    Bonjour Pierre,

    Vous avez eu raison d’interrompre votre blog. La liberté d’expression doit être totale et sans compromission. Que les propos soient dérangeants ou pas, il était possible d’y répondre dans les commentaires, donc si attaques « ad hominem » il y a eu, et bien les personnes attaquées pouvaient s’exprimer et se défendre. Ce n’est pas à l’éditeur en chef de penser pour eux, ni de penser pour les lecteurs.

    La société humaine est un système complexe qui doit préserver des comportements ago-antagonistes pour qu’une dynamique salutaire s’y maintienne et que les excès dans un sens ou dans un autre soient dénoncés.

    Censurer de quelque manière que ce soit, insidieusement ou non, c’est déséquilibrer le système, au risque de le faire converger vers une pensée politiquement correcte toujours réductrice.

    Des articles lisses et insipides, c’est comme un baiser sans moustache.

    J’espère une réassociation rapide face à la réaction unanime de tous ceux qui ont laissé ici un commentaire. Educ’Pros (et partant, l’Etudiant) se déshonore(nt) de faire pression sur leurs bloggueurs, qui plus est compétents et dévoués à la cause étudiante.

  75. PMartin dit:

    Je ne vois pas en quoi la décision de la rédaction d’Educpros est problématique. Il n’y a pas d’entrave à la liberté de la presse et d’expression. On semble oublier ici qu’il y a une charte et un rédacteur est responsable des actes des écrits des blogueurs (et oui !!). Personne n’empeche Pierre Dubois de publier mais si il veut publier à EducPros il y’a des règles. Si il n’en veut pas qu’il prenne un compte à free …..
    Ce n’est quand même pas la première fois qu’un journaliste et sa rédaction ne sont pas d’accord. De plus, il n’y a pas de censure et Educpros n’a pas fermé le blog mais ne veut plus assumer la responsabilité des propos de Pierre Dubois.
    Juste un point de vue qui ne m’empêchera ni de suivre Pierre Dubois, ni EducPros.

  76. FredeSud dit:

    Tout mon soutien à Pierre Dubois !

  77. Philippe Corcuff dit:

    Solidarité avec Pierre Dubois et avec le blog « Histoires d’universités »! Dans ce cas, les menaces sur la liberté de l’information et sur les libertés académiques se rejoignent dans un censure soft au service d’un néolibéralisme économique qui n’a pas grand-chose à faire du libéralisme politique.

  78. Cédric Frétigné dit:

    Le poil à gratter est un groupe de Poudres ou de substances poudreuses quI provoquEnt des démangeaisons au contact de la peau humaine. Il est utilisé habituEllement pour faiRe une faRce ou de l’humour potachE aux dépens D’une victime insoUpçonneuse.

    Un poil à gratter peut-être celui qui aime bien déBusquer des vérités qui dérangent et le faire de façon régulière si bien qu’On a l’Impression de ne pouvoir s’en débarraSser (sorte d’empêcheur de tourner en rond).
    Amitiés
    Cédric

  79. Benavent dit:

    Dommage pour pour éducpro. Vous étiez une des principales raisons pour laquelle je le suivais. En s’aseptisant il va perdre beaucoup d’intérêt, et devenir un de ces produits para-universitaires et parfois parasitaires pour lesquels j’ai peu d’intérêt.

    Mais on vous suivra ailleurs, votre ton et vos infos sont exactement ce dont la communauté universitaire a besoin.

    Cordialement

  80. Patriat Claude dit:

    Sur ton site souvent, nous avons conversé
    Avec un fort désir de dire vérités.
    Devant un si médiocre et sinistre charroi,
    Il ne faut point donner dedans le désarroi!
    Les sinistres censeurs paraissent triompher?
    Plus vite ils passeront que le marc de café!
    Leur cruelle morsure bien peu de temps ne dure
    Que juste le moment d’une vaine pâture.
    Gardons-nous d’oublier qu’à l’aune d’équité,
    Oui,être contesté, c’est être constaté!

  81. Benavent dit:

    Quel dommage pour educpro!

    L’aseptisation peut nuire à la marque et réduire le site et ses publications à ces produits para-universitaire et parasitaires que le lecteur évite.

    Vous étiez d’ailleurs par la précisions de vos informations et votre ton, une des seules raisons pour suivre encore les informations de ce site dont d’ailleurs nous nous interrogeons sur la raison d’être compte-tenu de la faiblesse de la ligne éditoriale.

    Et on vous suivra ailleurs, aucune inquiétude. Nous avons besoin de paroles partisanes, et nos étudiants d’une véritable information.

    Quant au professeur de marketing que je suis ne peut s’empêcher de faire une relation entre la stratégie de marque d’Educpro et celle d’Abercrombie : à force de sélectionner (et de discriminer) la marque a perdu sa réputation et du chiffre d’affaire. La légitimité dans ce domaine c’est d’être accepter par tous. Vous etiez le produit, il ne restera que l’affiche.

    Voyez-vous je ne m’inquiète pas pour vous.

    cordialement et bonne continuation

  82. Matthieu Hély dit:

    Pierre Dubois est un universitaire qui a eu le courage de diffuser des informations sensibles sans mâcher ses mots mais EducPro voudrait en faire un UniversiTAIRE.

    Cette pratique de l’intimidation est au moins aussi risible que l’assignation de Paris 8 en justice pour l’usage de la marque déposée «  »Sciences po ».

    Longue vie à ce blog !

  83. Taillevent dit:

    Comment seulement imaginer que M. Davidenkoff n’ait pas reçu de plaintes haut placées pour se déterminer à trancher la tête de son blogueur le plus lu? Décidément, la ministre qui a guidé sa main n’aime pas les universités. Après avoir brisé dans le carcan de nomenclatures vieillottes leurs capacités d’innover, après leur avoir interdit de monter les formations sélectives et attractives qui auraient pu leur permettre de faire vivre les autres, après avoir montré un souverain mépris pour leur potentiel de recherche, après les avoir contraint à entrer dans des monstres bureaucratiques où elles abdiqueraient leurs anciennes libertés et renonceraient à leur récente autonomie, voilà que notre ministre et son équipe d’ex-présidents de réforme ont entrepris de faire taire les voix discordantes. Tel président d’université, qui avait, dans un autre blog de ce site, osé souligner les contradictions d’une politique de gribouille, a été livré à la vindicte de la cour des comptes et de l’IGAENR réunis et privé de budget. Mais, dans le même temps, tel recteur chancelier des universités, pris les doigts dans le pot à confiture, a été immédiatement blanchi par la ministre: fait rare dans notre république, on a vu la dite ministre déclarer tranquillement et publiquement qu’elle n’appliquerait pas les recommandations de la cour des comptes. Il est vrai que le recteur en question a parrainé quelques nouveaux collègues. Pour la ministre, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes: l’université de son ancien directeur de cabinet, scandaleusement oubliée dans la vague précédente, a enfin été sélectionnée dans les IDEX, ainsi que celle de sa circonscription électorale, dont le recteur n’est autre qu’un de ses anciens conseillers. Il y a de quoi s’interroger même si l’on ne s’étonne plus de rien. Mais couper la parole à Pierre Dubois, ça non: trop c’est trop ! Même si nous ne partageons pas toutes ses prises de position (loin de là), nous sommes beaucoup – quelles que soient par ailleurs nos opinions respectives – à apprécier sa liberté de ton et ses articles sans concession. Si, M. Davidenkoff, vous ne pensez plus être en mesure de publier son blog, c’est, bien entendu, votre droit le plus strict. Mais, s’il vous plait, changez le titre de votre site et de votre publication: l’Etudiant est un être irrévérencieux, critique et en général incontrôlable.

  84. Alain Quemin dit:

    Ce serait quand même affligeant de dissocier ou, pire encore, de fermer ce blog. Car oui, Histoires d’universités remplit un rôle politique auquel tous ceux qui sont attachés à la démocratie et au débat d’idées devraient souscrire. Evidemment que certains peuvent partager des vues différentes de celles tenues par l’auteur de ce blog et je suis loin de souscrire à chaque analyse. Mais combien d’acteurs du monde académique connaissent aussi bien les rouages de celui-ci et décryptent avec autant de finesse que Pierre Dubois les effets des politiques publiques de l’enseignement supérieur ? Si EducPro veut s’aseptiser et mettre un éteignoir sur une voix certes dissonante par rapport au discours officiel mais absolument essentielle au débat d’idées, le coup de poignard ne serait pas à son honneur. Espérons qu’avec une petite remontrance, le responsable d’EducPro aura donné des gages de veille sur le contenu du site et que nous pourrons encore longtemps découvrir les tribunes de Pierre Dubois qui viennent considérablement enrichir le débat sur l’enseignement supérieur… et qui font l’honneur de notre démocratie !

  85. Philippe Enclos dit:

    Cher Pierre,
    Les mesures prises par Monsieur E. Davidenkoff à votre encontre relèvent d’une forme inacceptable de censure.
    En se prévalant de la « charte des blogueurs d’EducPros » que je viens de relire, elles me semblent, en outre, particulièrement mal fondées : aucune des chroniques de votre blog que j’ai lues n’enfreint cette charte.
    M. E. Davidenkoff n’a peut-être pas mesuré le préjudice que ces mesures sont susceptibles de causer à votre honneur et à votre réputation.
    Il doit vous rétablir incessamment dans l’intégralité de vos fonctions de blogueur EducPros, et faire amende honorable, faute de quoi c’est sur lui que rejaillira l’opprobre des démocrates attachés à la liberté d’expression, parmi les autres libertés fondamentales.
    Soyez assuré de mon soutien dans cette lamentable affaire qui ne grandit pas son responsable.
    Amitiés
    Philippe Enclos
    Maître de conférences en droit privé
    Université Lille 2.

  86. Benguigui Georges dit:

    Mon cher Pierre!

    Comment dire ma stupéfaction devant ce qui t’arrive !
    Ainsi d’après Davidenkoff on peut critiquer quelqu’un mais à condition de ne pas le nommer, on peut caricaturer mais à condition de ne pas sortir du bon goût décidé par ce monsieur ! Cela s’appelle tout simplement de la censure ! C’est vouloir te couper les mains et te rendre aveugle ! Belle conception du monde éducatif dont ce monsieur se dit le grand spécialiste (encore une attaque ad hominem !).

    Je ne suis pas toujours d’accord avec toi raison de plus pour t’exprimer ma totale solidarité !

    Décidément on respire un drôle d’air ces derniers temps en France!

  87. Bataille Marie-Claire dit:

    Cher Pierre !

    je veux t’exprimer mon émoi à la suite de ce qu’il faut bien, hélas, appeler une censure! Une censure dans le monde de l’enseignement supérieur ! On aura tout vu! Bravo M. Davidenkoff !

    Ma solidarité avec toi va sans dire !

  88. Olivier Beaud dit:

    Cher Pierre Dubois,

    Je m’associe à toutes les marques de soutien qui viennent de vous être adressées et je regrette très vivement la décision de « dissocier » votre site d’Educpros prise par M. Davidenkoff dont les arguments ne sont pas vraiment convaincants.

    Il a raison sur un point à mon avis qui est la publication de la correspondance privée, et je comprends que cela certes ait pu le heurter car ce sont des choses qui « ne se font pas ». Mais sur le fond, la charte que j’ai lue précise : « le blogueur s’engage à lire régulièrement les commentaires postés sur son blog, à supprimer les commentaires importuns le cas échéant ou à les signaler à l’équipe d’EducPros. De son côté, EducPros se réserve le droit de supprimer tout post ou commentaire dont le contenu serait contraire à la loi et aux règles de bienséance élémentaires (attaques ad hominem, insultes, etc.). »
    Donc de deux choses l’une, soit votre chronique sur les regroupements d’université était considérée comme contraire aux règles de bienséance, et il fallait la supprimer, exceptionnellement, soit elle ne l’était pas et il fallait ne rien faire. A supposer qu’on fût dans la première hypothèse – ce que je ne pense pas entièrement vrai d’ailleurs, même si tout cela était d’un goût un peu douteux, je dois l’avouer – cela ne devait pas conduire à la décision beaucoup plus radicale de « dissocier » le blog d’Educpros. L’incident a été grossi pour en tirer des conséquences qui me semblent disproportionnées par rapport au fait litigieux

    Il est instructif de voir que cette affaire éclate à propos d’un thème explosif qui est le regroupement autoritaire des universités qui révèle, malheureusement pour nous universitaires, la véritable face de la politique gouvernementale qui fait fi de l’autonomie desdites universités. Or, vos critiques sur tant d’autres points étaient extrêmement pertinentes et rejoignaient celles des universitaires qui ne sont pas les apparatchiks des universités qui nous mènent dans le « mur » depuis des années.
    C’est pour cette raison, je suppose, que vous recevez tant d’appuis de gens divers et qui n’ont pas forcément d’ailleurs tous la même idée de l’université. Mais qui sont des vrais universitaires profondément attachés à leur métier et à ce qu’il signifie.
    J’ajoute qu’il m’est arrivé d’être en total désaccord avec certaines analyses, de vous l’avoir dit ou écrit, mais c’est justement cet espace de liberté qui disparaît.

    Cette triste affaire prouve l’immense difficulté que nous avons, nous universitaires, à nous faire entendre dans ce monde qui nous est tendancieusement hostile (sans vouloir tomber dans une désolante paranoïa).

    Je vous redis, donc cher Pierre Dubois, toute mon amicale sollicitude
    Olivier Beaud

  89. pascal engel dit:

    Cher Pierre Dubois

    Votre blog était, en dépit du style pas très académique de vos billets et de dessins peut être dispensables, l’un des lieux où l’on trouvait le plus d’informations et de discussions précise et informées sur l’université aujourd’hui. Si c’est uniquement votre « style  » qu’on vous reproche,pourquoi ne pas supprimer les dessins et garder la substance des textes? On verra bien alors si c’est celle-ci qui gêne, ou les paraphernalia .

    pascal engel

  90. Pierre Martin dit:

    Bon courage dans la tempête. Il faut continuer votre combat car il est PLUS que nécessaire : votre voix porte et dit une vérité ce qui se passe dans l’enseignement supérieur!
    Ce monsieur Davidenkoff veut le beurre et l’argent du beurre.
    Il cherche à toute évidence à vous « séparer » de sa plateforme mais à vous garder au sein d’EducPro (car vous lui ramenez beaucoup d’audience, j’en suis certain… Vous lui amenez aussi de la qualité d’audience : ce qui est essentiel pour attirer de la manne publicitaire pour EducPro.
    C’est évidemment une attitude ridicule de sa part et dictée avant tout par des critères économiques.
    Bref, s’il vous critique de façon véhémente, il sait bien que le fait que vous arrêtiez ou quittiez la plateforme peut constituer un réel manque à gagner… D’où sa solution ridicule qui ne correspond d’ailleurs aucunement à ce qu’il prône et rappelle : « la charte du blogueur » derrière lequel il se réfugie bien aisément… Mais qui ne mentionne aucunement ce type de sanction qu’il vous inflige!

  91. Céline Ruet dit:

    J’exprime mon soutien à Pierre Dubois, en espérant qu’il continuera à faire vivre la liberté d’opinion et d’expression, sur des sujets cruciaux pour l’avenir de l’enseignement supérieur et de la recherche.

    M’étant reportée à la Charte d’EducPros, j’observe que celle-ci se définit comme « un espace de liberté d’écriture et d’opinions avec des partis pris assumés dans la mesure où leurs contenus ne portent pas atteinte aux droits des tiers, et ne sont en aucune façon contraires aux lois et règlements en vigueur en France ». La Charte se réfère donc seulement aux principes et règles relatifs à la liberté d’expression, en spécifiant expressément que les blogs contiennent l’expression de « partis pris assumés », sans pointer une ligne éditoriale spécifique. Il est précisé par ailleurs qu' »Educpros se réserve le droit de supprimer tout post ou commentaire dontle contenu serait contraire à la loi et aux règles de bienséance élémentaire (attaques ad hominem, insultes, etc) ».

    Or, qu’est-il reproché à Pierre Dubois? De s’être fait le « relais » de « mouvements partisans », d’avoir eu recours à des « images d’un goût parfois plus que douteux », et de s’être livré à des « attaques ad hominem ».

    L’expression d’opinions même partisanes fait par nature partie de la liberté d’expression- et la Charte d’Educpros fait d’ailleurs elle-même référence aux « partis pris ».

    La liberté d’expression inclut non seulement la liberté d’exprimer un contenu mais également la liberté quant à la forme de l’expression.

    En matière de débat d’intérêt général, ce qui est le cas des questions traitées dans le blog de Pierre Dubois, les limites posées à la liberté d’expression doivent être entendues de manière très stricte. Une grande importance est donnée par la jurisprudence européenne à la liberté de la satire et de la caricature, qui inclut l’impertinence et « une certaine dose d’exagération et de provocation ». Les images et propos qui ont suscité la réaction de la rédaction s’analysent simplement en des images et propos satiriques qui accompagnent la liberté de critique sur des questions d’intérêt général.

    En espérant que Pierre Dubois continuera à s’exprimer et à nous informer, car l’expression de ses opinions et les informations qu’il communique constituent de précieuses contributions au débat sur l’avenir de l’Université.

    Amicalement

    Céline Ruet

  92. Victor dit:

    Salut Pierre,
    quelle histoire ! C’est évidemment Educpros qui en pâtira le plus.
    Je suis de tout cœur avec toi.
    Amitiés
    Victor

  93. Isabelle HUAULT dit:

    Cher Pierre Dubois,

    Courage. Je suis très choquée de la décision d’E.Davidenkoff et de cette attaque contre la liberté d’expression. Soyez assuré de mon amical soutien. Bien à vous, Isabelle Huault

  94. ever dit:

    Cher Pierre
    vous avez mon soutien. Continuez, votre blog est une source indispensable d’information dans le débat en cours sur l’université.

  95. Christophe Vieren dit:

    Mon simple soutien.
    Résistons !

  96. Gérard Mary dit:

    Cher Pierre,
    cette décision est incompréhensible.je t’exprime toute mon amitié. Il n’y a pas trop de « Pierre Dubois », pour la bonne santé du débat démocratique, il n’y en a pas assez.

  97. Kenneth dit:

    Cher Pierre,

    Je vous exprime tout mon soutien. Votre blog est une richesse pour la communauté universitaire et au-delà.
    Vous critiquez souvent à raison, et des fois votre avis diverge du mien, mais jamais votre avis n’est perçu comme nuisible ou propagandiste. J’espère voir votre blog vivra encore de beaux moments, avec ou sans EducPros s’il le faut.

    Courage.

  98. Pierre dit:

    « Je hais vos idées, mais je me ferai tuer pour que vous ayez le droit de les exprimer. » Voltaire
    à méditer par bien des pisse-froid adeptes du politiquement correct

    Vos chroniques sur SPC (auquel j’appartiens) étaient une mine d’informations que, simple grouillots que nous sommes, nous avions du mal à avoir par ailleurs.

    A ce propos le Parlement Européen discute en ce moment d’un « Règlement pour un marché unique des télécommunications » proposé par la Commission et qui pourrait porter atteinte à la neutralité du NET
    en savoir plus :
    http://savetheinternet.eu/fr/
    signer la pétition :
    http://www.avaaz.org/fr/internet_apocalypse_pa_eu/?baJvaeb&v=34980

    Malgré tous les débordements possibles, l’internet est aussi l’un des refuges du débat, de la réflexion, du vrai journalisme. Si Médiapart n’avait pas existé qui aurait découvert l’affaire Cahuzac ?

  99. Didier Delignières dit:

    Bonjour Pierre

    Je suis désolé d’avoir tardé à réagir. Je nous sais tous deux amoureux de la liberté de parole, et je pense que tu en as toujours fait bon usage. Je ne comprends pas les raisons qui ont pu amener cette mise à l’index de ton blog. Et celles que je pressens m’exaspèrent.

    Reçois mon soutien le plus sincère

    Didier

  100. Pascale DLG dit:

    En soutien à Pierre Dubois et au blog « Histoires d’universités » je reproduis ci-dessous le courriel envoyé le 1er mars 2014 à la Liste de diffusion PREPA COORD (800 abonnés) :

    « Pierre Dubois s’est fait tancer par le directeur de la rédaction d’EducPros, Emmanuel Davidenkoff, pour les images (et le contenu) de son blog « Histoires d’universités » On notera au passage qu’Emmanuel Davidenkoff s’occupe de la rubrique éducation de France Info et dirige la revue L’Etudiant. Voici les reproches adressés au blog :

    « le recours à des images d’un goût parfois plus que douteux ne correspond ni à notre charte ni aux valeurs journalistiques d’Educpros… Croyez-vous pouvoir renouer avec la vivacité critique qui est la vôtre sans recourir à ces méthodes ? Il est important qu’Educpros, blogs compris, reste un lieu de débat, pas de campagne d’opposants, a fortiori avec des attaques ad hominem ».

    Depuis 15 jours, Pierre Dubois ne publie plus de rubrique ; il vient de faire paraître un droit de réponse « fléché » :

    http://blog.educpros.fr/pierredubois/2014/03/01/attaques-ad-hominem/

    Question : qui a fait pression sur Davidenkoff pour censurer le blog, chasser les images, et neutraliser une soi-disante campagne d « opposants » ? »

    La question reste posée, d’autant que le blog est à présent dissocié.

  101. Marie-Albane de Suremain dit:

    Cher Pierre Dubois,

    merci beaucoup de nous avoir éclairés sur l’origine de vos maux – même si ce faisceau d’éléments confirme malheureusement l’absurdité de la situation qui vous est faite et combien la liberté d’expression peut être malmenée. Je m’en vais alors tenir ma parole et répondre à votre quizz :

    il s’agit du panneau central du triptyque de Saint Sébastien, peint par Giovanni Bellini, exposé à la Gallerie dell’ Accademia de Venise.

    J’espère que la récompense consistera en un beau bouquet de chroniques (aussi salées, sucrées ou pimentées que vous le souhaiterez), à découvrir très vite !

    A très bientôt,

    Marie-Albane de Suremain

  102. Joel Pothier dit:

    Bonsoir Pierre,

    Comme tant d’autres, je vous apporte mon soutien, à vous personnellement, et à votre blog si bien renseigné, ouvert et intéressant (et ce quelque soit par ailleurs les points de convergence/divergence qu’on pourrait avoir avec vos prises de position).
    Les raisons de la mise à l’index du blog « histoires d’université » ne sont pas très claires, comme beaucoup l’ont dit. Les attaques ad hominem (où?) et les « images d’un goût douteux » semblent plutôt un prétexte, alors, quoi ?

    Amicalement,

    Joel

  103. Cousseau dit:

    Bonjour Pierre Dubois,
    Sur Educpros, je ne consulte que votre blog et continuerai à le faire même s’il change d’adresse. Mr Davidenkoff vous envoie un courriel aussi argumenté et orienté que ses chroniques sur France-Info. Et puis… qu’il reste à servir ses maîtres, puisque telle est sa fonction, nous resterons à vous lire ! En espérant que les autres membres d’Educ-pros tirent, eux aussi , les conséquences de cette inconséquence.
    Cordialement,

  104. confedinfo dit:

    Fable

    L’histoire se déroulerait dans un pays du pourtour méditerranéen. Un groupe de quelques dizaines d’individus, majoritairement mâles, mais pas seulement, majoritairement médecins, mais pas seulement, est parvenu à prendre le pouvoir dans un secteur complet de l’appareil d’Etat. Alternant tractions et courbettes, ils se hissent les uns les autres dans l’arborescence du pouvoir. Il arrive aussi parfois que certains chutent, happés par l’abîme, de la main même que, fraternels, ils halaient. Dans l’ensemble, leur éthique est proche de celle d’une métastase.

    Tu sens bien, cher lecteur, comment tout ceci va finir.

    Dérangé dans son projet de pérennisation de son contrôle monopolistique par un pan de la Loi, le groupe en vient à en nier l’existence même. Ce qui ne va pas sans mal, car ce pan de Loi est exposé au vu et au su de tous. Pourtant, par peur ou par veulerie, toute une courtisanerie s’affaire à relayer la chose : ce pan de Loi est une pure fiction et nul ne doit désobéir aux injonctions du groupe. Dès lors, il n’est plus question qu’une quelconque réunion officielle puisse en faire ne serait-ce qu’un sujet de débat. Ce pan de Loi n’existe pas.

    Un vieux blogueur, droit, probe et consciencieux, reçoit sous le manteau ce petit bout de Loi et l’affiche en place publique. On s’agite en haut lieu. On réclame sa tête. Le voila exilé, dissocié, écartelé.

    Le nom de ce pays ? Sorbonne Paris Censure

  105. Abravanel Nicole dit:

    Bonsoir Pierre,
    Un mot très bref en attendant davantage.
    Mon vif soutien contre toute censure et auto-censure,
    Nicole (Abravanel)- Université de Picardie

  106. Olivier LONG dit:

    Monsieur Davidenkoff jeter aux orties un des rares blogs informés analysant le naufrage universitaire actuel, c’est quand même casser le thermomètre quand la fièvre monte.
    Pour le reste amical salut et longue vie à Pierre Dubois, merci de nous avoir informé durant ces années, chapeau pour votre travail.

  107. Patrice Brun dit:

    Ayant eu, et en prenant à témoin l’ensemble des lecteurs du blog de Pierre Dubois, des différences d’analyse parfois importantes avec lui, je n’en suis que mieux placé pour regretter la situation actuelle et son départ annoncé. La lecture de la correspondance publiée laisse peut-être voir comme une série de malentendus entre P.D. et E.D. Mais ce qui est fait est fait. De la même manière que je ne parlerai pas de « censure » de la part d’E.D. comme certains commentateurs l’ont fait, car il faut quand même avoir le sens de la mesure des mots qu’on emploie, je n’ai pas l’intention d’oublier les éloges que l’on doit à Pierre Dubois pour le travail de bénédictin qu’il a fait pour la communauté universitaire en parfois même en son nom. Même quand cela pouvait paraître excessif aux yeux de certains – lesquels pouvaient d’ailleurs lui répondre.
    Alors, Pierre, continuez, d’une manière ou d’une autre.

  108. NASZALYI Philippe dit:

    Cher Pierre,

    Etre intelligent, écrire bien, argumenter comme il le faut, exprimer des opinions qui sortent des sentiers battus est un grand tort!
    Vous payez ces qualités et l’universitaire et journaliste que je suis, n’est même pas étonné de la censure qui vous accable et nous accable !

    Elle est le fruit de petits messieurs qui font de la presse, y compris spécialisée, un objet de consommation et non plus ce qui en est sa seule justification, informer, débattre et former…

    Vous avez tout mon soutien, mais c’est si peu face à ces jeux de pouvoir immondes, vous avez ma sympathie, à défaut d’avoir toujours mon accord quant à vos opinions, mais c’est justement cela qui fait de votre blog une référence…

    « Messieurs les censeurs, bonsoir » avait dit, Maurice Clavel ! Avec ma culture personnelle, je dirais  » laissez les morts enterrer les morts » (Matthieu 8,21.)car tout censeur ne mérite pas mieux !

  109. Anthony G. dit:

    Je partage les propos de Patrice Brun (commentaire 107) sur les quiproquos/malentendus dans la correspondance. Je ne crois pas en une « censure » d’Educpros, ce n’est vraiment pas dans leur intérêt. La situation a déviée, et les personnes se sont braquées ?

    Au final peu importe les bisbilles, ce qu’il reste c’est que ce blog et son auteur, Pierre Dubois, est une bouffée d’air/expression sur la scène de l’enseignement supérieur et de la recherche. Je trouve dommageable d’avoir dissocier le blog d’Educpros, j’espère qu’à l’avenir il y reviendra.

    En tout cas, merci à Pierre Dubois de faire vivre ce blog !

  110. Magali Guénot dit:

    Cher Pierre,

    Ainsi, l’heure est venue de lever le voile sur le fameux saint Sébastien… Il est la pièce centrale d’un triptyque conservé à l’Accademia dell Arte de Venise, et fut réalisé par Jacopo Bellini en 1464
    http://fr.wahooart.com/@@/8Y32W5-Jacopo-Bellini-Triptyque-de-saint-S%C3%A9bastien-%282%29

    J’attends avec impatience de lire vos prochaines chroniques, ici ou ailleurs !

  111. Serge dit:

    Hallo Pierre,

    Je t’envoie tout mon soutien d’informaticien.
    L’endroit où tu fais ton blog n’est pas le problème.
    C’est comme les numéros de téléphone portable : tous sont enregistrés
    avec un nom et les utilisateurs ne se rappellent pas les numéros. Personnellement, je pensais que le blog était le tien.
    Pour les blogs, c’est une simple mise à jour du lien dans les favoris.
    On ne navigue pas sur educpro pour educpro mais pour tes analyses.
    Donc, il suffit de changer de crèmerie.
    Amitiés d’Allemagne où des gens lisent également ton blog.

    Serge

  112. Emmanuel Ethis dit:

    Cher Pierre Dubois,

    Vos chroniques décrivent une manière de commenter l’université et elles renvoient à un état d’esprit – le vôtre – souvent critique et tranchant sur l’université et son devenir.

    Pour ma part, cet état d’esprit ne m’a jamais dérangé car certains de vos papiers ont permis de redoubler une information d’une critique et que – comme l’on dit – toutes les critiques sont bonnes à prendre.

    A ce titre, vos 2 347 chroniques narrent l’évolution récente des universités selon votre point de vue et je trouve cela utile quel que soit le « dérangement » causé. Libre au lecteur d’adhérer ou de ne pas adhérer.

    Je pense cependant aussi qu’Emmanuel Davidenkoff en tant que responsable de publication est libre de faire figurer ou non votre blog dans son cadre éditorial.

    Je trouve que c’est évidemment dommage car le côté « trublion » de votre blog est une chose utile mais je comprends également qu’on puisse ne pas partager ce point de vue.

    Bonne continuation pour la suite donc,

    Emmanuel Ethis

  113. Isabelle Attard dit:

    Cher Pierre
    Liberté de ton, liberté tout court, un brin d’impertinence, nous partageons tout cela et nous continuerons à nous battre contre l’austérité dans les universités. Même si l’autocensure est à la mode, même si la résignation est fréquente. Continuez à dénoncer les aberrations car nous avons tous besoin de vos pertinentes analyses. Bon courage.
    A vos côtés
    Isabelle Attard
    Députée Nouvelle Donne du Calvados

  114. Christophe Benzitoun dit:

    Cher Pierre,

    Je pense (et nous sommes nombreux à le penser) qu’il est indispensable d’avoir une ligne éditoriale offensive et sans concession. Car qu’est-ce qui est en jeu ? Une imposture ! Il y aurait d’un côté les discours officiels « neutres » et totalement aseptisés. De l’autre, des discours stigmatisés, stigmatisants et considérés généralement comme partisans. Or l’on sait pertinemment qu’un discours neutre n’existe pas.
    Tous les discours recèlent un point de vue plus ou moins bien caché. C’est un peu comme les listes qui s’autoproclament indépendantes de tout parti politique, de tout syndicat et de toute idéologie. On sait généralement ce qu’il en est.
    Il faut donc défendre une parole engagée pour répondre au discours officiel voire même le précéder. Il n’y a que comme ça que chacun parviendra à élaborer son propre point de vue. Et il devient extrêmement difficile ne serait-ce que de diffuser des réflexions autrement que par les organes de communication officiels.
    Votre blog me semble avoir atteint une audience remarquable grâce à votre travail acharné. Il est devenu un carrefour où viennent s’amonceler une foultitude d’informations sur l’enseignement supérieur et la recherche et où nous sommes nombreux à venir y chercher les dernières nouvelles afin de savoir contre quoi nous devons encore résister. Il est donc indispensable de continuer l’aventure afin d’informer le plus grand nombre. Et si besoin, je suis certain que vous trouverez du monde pour vous donner un coup de main. Je vous propose déjà mon aide si besoin.

    Vous avez su construire un outil important et apprécié. Les nombreux commentaires sont là pour en attester. Merci pour tout cela et pour la suite !

  115. Olivier LONG dit:

    Plus je médite le sors fait à notre collègue Pierre Dubois, plus je me dis que quelque chose est en train de profondément changer dans ce pays. Une censure qui ne dit pas son nom investit de plus en plus la vie publique, obérant toute critique avant même qu’un débat puisse se tenir. Il est bien possible que le résultat des élections rende très clairement compte de ces changements de mentalités.

  116. Pierre Dubois dit:

    Michel Abhervé, blogueur EducPros, annonce qu’il demande à être « dissocié » d’EducPros. Nous sommes donc désormais deux blogueurs « dissociés ».

    Chronique : Blog associé ou dissocié ?
    http://blog.educpros.fr/michelabherve/2014/03/06/blog-associe-ou-dissocie/

  117. Sylvie Monchatre dit:

    Cher Pierre,
    Mince alors, ne nous quitte pas !
    THE BLOG MUST GO ON…
    Amitiés solidaires
    Sylvie

  118. Jean-Yves Trépos dit:

    Pourquoi le travail de Pierre Dubois doit-il se poursuivre (ailleurs plutôt qu’ici)? Parce qu’il met en question, non pas d’une manière théorique ou rhétorique, mais en pratique et avec une stratégie de boxeur, la connivence et l’euphémisation, qui prévalent dans notre petit monde. Il aurait sans aucun doute pu continuer longtemps à distiller sur educpros des propos politiques d’opposant, à condition de les ruminer avec politesse et, comme cela lui est si gentiment dit, de les servir avec un peu plus de goût. Plusieurs commentateurs ont souligné à juste titre que cette « dissociation » est un hommage (les guillemets pour souligner que ce terme est promis à un bel avenir). Certes – et je souhaite à Pierre d’empocher le compliment. Mais c’est d’abord un coup d’arrêt dégueulasse: qui aurait ces informations sans l’obstination de Pierre?
    Je te souhaite, cher Pierre, de trouver le moyen de continuer en touchant un public aussi large que celui que tu avais atteint jusqu’ici. Personnellement, je ne consultais educpros que pour ton blog: j’y trouvais souvent des choses avec lesquelles j’étais d’accord mais que je n’aurais pas pensées par moi-même. Aucune raison que je retourne désormais en ce lieu. Dépêche-toi d’en trouver un autre!
    Soutien (de la part de quelqu’un qui appartint à un autre syndicat que le tien) et amitiés!
    Jean-Yves

  119. Patrick HETZEL dit:

    Cher Pierre Dubois,
    avant tout un grand merci pour votre blog et votre activité à ce titre. Comme vous le savez, je ne partageais pas toujours vos analyses mais j’ai toujours suivi et lu avec beaucoup d’intérêt vos productions. En effet, elles ont toujours été très argumentées et venaient de la part de quelqu’un qui à mon sens, a trois grandes qualités majeures. En premier lieu, vous connaissez merveilleusement bien l’enseignement supérieur et maîtrisez jusque dans les moindres détails ses rouages, bref vous êtes un expert reconnu dans le milieu et votre avis compte. Deuxièmement, à côté de cette expertise, vous avez aussi l’immense avantage d’être passionné par les questions d’insertion professionnelle de nos jeunes, c’est une question centrale et vous l’avez mesuré et compris bien avant beaucoup d’autres, cela fait de vous un précurseur et un visionnaire, personne ne peut vous enlever cela. Et en troisième lieu, vous avez l’intérêt général chevillé au corps, ce qui ne donne que plus de poids à vos commentaires et analyses. Vous n’avez de cesse que de faire bouger les lignes. Vous vous battez avec force et vigueur contre les immobilismes d’où qu’ils viennent. Esprit libre, vous croyez en le progrès et ne vous contentez pas de formuler des critiques mais êtes toujours dans la proposition, les perspectives d’action.
    Je peux vous dire qu’au fil des différentes fonctions que j’ai eu la chance et le bonheur d’exercer, j’ai toujours lu avec attention votre blog car vos points de vue méritent, si ce n’est d’être systématiquement adoptés, au moins pris en considération car ils apportent un éclairage toujours intéressant. C’est donc sans hésitation et sans réserve que je fais ce petit commentaire personnel sur votre blog car il faut le défendre. Non seulement parce qu’il relève de l’intérêt général mais parce que la contradiction, les points de vue différents, le débat d’idées sont des richesses extraordinaires, pour notre société en général et a fortiori, pour le monde universitaire en particulier où ils devraient être la règle. Lorsque vous égratignez les acteurs du système (et vous ne m’avez pas toujours épargné), vous le faites de façon intelligente et pertinente. Lorsque l’impertinence et le sarcasme pointent leur nez, c’est généralement pour mieux prendre le contre-pied et mettre en perspective la dérision de certaines postures très politiques pour ne pas dire politiciennes. Tout de ceci est très sain dans une société démocratique: un peu de dérision est indispensable car ceux qui prétendent détenir la vérité peuvent devenir dangereux. Alors, je n’ai pas de peine à prendre le clavier pour vous dire bravo et surtout pour formuler des vœux pour que votre aventure ne s’arrête pas, bien au contraire. La critique est nécessaire et utile, sinon nous ne sommes plus en démocratie. Je peux vous dire qu’un député de l’opposition ne peut que défendre la nécessité de la diversité des points de vue. Elle est consubstantielle à une démocratie vivante. Alors surtout, ne baissez pas les bras, puissent les commentaires nombreux et encourageants qui défilent ces derniers jours, maintenir votre flamme et vous donner le courage de poursuivre inlassablement votre quête d’un enseignement supérieur au service de la jeunesse. C’est en tout cas, comme cela que j’ai compris votre engagement au service d’une transmission intergénérationnelle féconde.
    Très sincèrement et chaleureusement à vous,
    Patrick Hetzel

  120. yves dit:

    Cher Pierre,

    j’ai déjà exprimé comme les autres mon indignation sur ce qui apparaît être une véritable stratégie délibérée de censure, et qui si l’on observe bien, a pour seule visée de mettre en cause votre déontologie de journaliste-blogueur e de disqualifier votre parole.

    Mais soyons pragmatiques : quels sont aujourd’hui les lieux où les universitaires peuvent entendre une autre voix que la voix de son maître, obtenir une autre information que celle filtrée par les services de propagande du ministère?

    Quelques syndicats (pas tous!), quelques collectifs locaux ou nationaux (SLU, SLR -mis en veille mais qui veille -, Poolp…).

    En fait, bien peu de ressources fiables d’information.

    Votre blog a cette fonction rare de nous donner un panorama national précis des évolutions en cours, fondé sur des informations locales de première main et souvent inaccessibles ailleurs, et de mettre en débat les enjeux profonds de ces évolutions. Sa disparition ne pourrait qu’aggraver l’ignorance dans laquelle les stratégies délibérément opaques du MESR maintiennent la très grande majorité des universitaires.

    Voici donc ce que j’ose vous suggérer : créez votre propre site alternatif ailleurs que sous cette « marque » qui vient de vous virer de façon infâmante. Hébergez-y M. Abhervé s’il le souhaite (commentaire 116). Et nous serons des centaines à vous transmettre les infos de première main – documentées, étayées – qui permettent de savoir ce qui se passe vraiment dans chacune de nos universités. Et nous serons des centaines à faire la publicité de votre site.

    Tenez, par exemple, aujourd’hui même le CA de mon université (étranglée financièrement) se réunit pour prendre une terrible décision concernant « l’offre de formation » : … Je vous le dirai si vous rouvrez votre blog, na!.

    Bien à vous, et ne lâchez rien, sinon vous serez leur complice.

  121. Christine GANGLOFF-ZIEGLER dit:

    Cher Pierre Dubois,
    Vous me sollicitez pour commenter la dissociation de votre blog. Dans la même veine, qu’un certain nombre des précédents commentaires, je pense que votre blog est utile à l’échange démocratique même si je n’ai pas toujours été d’accord avec vos analyses.
    Former à l’esprit critique fait partie du rôle des universitaires et savoir les entendre en est alors le corollaire.
    Quoi qu’il en soit, votre blog permet d’avoir un point de vue sur les évolutions actuelles des universités et de leur organisation et cela permet d’enrichir à la fois notre vision et notre réflexion. Vous jouez, d’une certaine manière, un rôle de veilleur, bien utile.
    Je suis certaine que vous poursuivrez votre action sous une forme ou une autre.
    Bien cordialement

  122. prof dit:

    Cher M. Dubois.
    Si je comprend bien le commentaire 121, vous sollicitez vos interlocuteurs pour qu’ils laissent un commentaire élogieux sur votre blog, et pour ne prendre aucun risque, comme vous « modérez » votre blog, vous « censurez » ceux qui ne vous plaisent pas !
    Edifiant.
    Vu votre capacité de nuisance, je ne laisserai pas mon nom sur ce blog.
    Mais serez vous capable de publier ce commentaire ?

  123. Michel Abhervé dit:

    A prof

    Comme tout bloggeur responsable Pierre modère son blog ce qui évite de publier de nombreux messages publicitaires, des messages en chinois russe et autres langues, des messages qui n’ont rien à voir avec le sujet du blog et exceptionnellement des messages d’injure pénalement condamnables

    De là à affirmer qu’il ne publie que les messages favorables ! Vous pouvez regarder depuis des mois les commentaires publiés, vous en verrez de fort critiques, avec les réponses du bloggeur, ce qui est le propre du débat démocratique

    A moins que ce ne soit pas votre conception ?

  124. Jérôme VALLUY dit:

    Cher Pierre Dubois,

    Soutien et remerciement pour votre travail remarquable d’analyse, de recherche, de veille, de critique, de spécialisation… bref pour votre travail journalistique que certains journalistes ne font plus, surtout lorsque les communiqués et messages des pouvoirs en place leur paraissent être une information suffisante. Vous êtes le seul parmi les blogueurs d’EducPro – et parmi un très grand nombre de journalistes supposés être spécialisés sur le secteur de l’ESR – à connaître effectivement très bien le monde universitaire et avoir fait ce travail journalistique avec compétence et sérieux depuis des années. Un peu d’ironie et quelques caricatures en plus, c’est encore mieux… quant au bon ou au « mauvais » goût, il est évidemment politique : en ce qui concerne les images, Emmanuel Davidenkoff dissocierait probablement le Canard Enchaîné si il le pouvait (et si un-e ministre, un-e haute fonctionnaire, un-e chef d’entreprise ou un-e actionnaire le lui demandait) ; et en ce qui concerne les analyses, il a déjà dissocié à peu près tout ce qui se trouve sur sa gauche… ce qui désigne une aujourd’hui très vaste étendue de points de vue.

    J’ai la conviction que les échanges privés qu’Emmanuel Davidenkoff a publié pour tenter de se justifier, ont été pensés par lui, dès le début à cette fin : rien en effet, dans vos réponses, n’explique sa décision finale, comme si celle-ci avait été prise bien avant le début de l’échange email, lui-même conduit seulement pour pouvoir justifier in fine une décision arrêtée pour d’autres raisons.

    La censure de Davidenkoff et le ridicule qui l’accompagne – notamment en ce qui concerne le « bon goût » et la « bienséance » – est à mettre en relation avec le colloque qu’il organise et anime la semaine prochaine, sur le thème « Comment faire vibrer sa marque ? » : « L’identité et la marque d’un établissement sont au cœur de sa stratégie. Ecoles ou universités, en interne ou à l’externe, comment faire vibrer sa politique en matière de communication ? Jeudi 13 mars, professionnels et spécialistes de la marque, enseignants, directeurs d’établissements et de la communication viendront partager leurs visions. Comment gèrent-ils leur marque dans un contexte de mise en réseau ou de construction de communauté ? Quels sont les pièges à éviter dans le cadre d’une fusion ? Comment créer une nouvelle marque dans le secteur de l’enseignement supérieur ? A l’étranger, quels sont les exemples originaux ? Autant de cas, autant de marques, autant de façons de nourrir l’imaginaire de sa marque et de le renouveler. » => http://mailing.letudiant.fr/E28012014112954.cfm?WL=52194&WS=223407_3143474&WA=54937 =>http://www.letudiant.fr/educpros/evenements-educpros/marque-reseau-d-ecoles-fusion-interne-et-externe-comment-faire-vibrer-sa-communication.html Vu le cadrage, le casting et les thèmes traités… cela dépasse le seul domaine du marketing académique déjà pénible à supporter… Quand on a choisi de travailler à l’université par goût pour la science, la pédagogie et le service public… cela donne envie de vomir. Mais cette forme là de violence partisane et de mauvais goût n’est pas exclue par les « règles de bienséance élémentaires » fixée par Davidenkoff d’EducPro/L’Etudiant.

    Il reste à sauvegarder hors du serveur concerné le précieux corpus d’analyses que vous avez produit ces dernières années et à poursuivre cette activité journalistique, sans rien changer, mais dans un autre cadre éditorial, plus propice à l’intelligence, à l’indépendance et à la liberté de la presse.

    Avec tout mon respect.
    Bien cordialement,

    Jérôme Valluy

  125. Olivier SIRE dit:

    Cher Pierre,
    Cette « sortie » appelle de ma part deux types de réaction.
    Premièrement, elle constitue une singulière occasion de saluer en toi le chroniqueur précis, informé et critique. Je tiens à souligner, puisqu’il semble que le débat soit placé là précisément, qu’on ne peut l’être (critique), que si l’on possède les deux premières qualités. Je me joins donc à tous ceux qui ont reconnu en avoir appris beaucoup plus par toi sur notre système universitaire que dans ce qu’on appelle les « instances ». Pour avoir un temps fréquenté le club du pouvoir sur les universités, j’y ai vu des jeux de cour où l’on nous fait humer le parfum du pouvoir via des relais bien informés. Je n’ai pas oublié ce commentaire d’un plus ancien que moi lorsque je m’étonnais, lors d’un passage épineux de l’histoire de la relation du pouvoir avec les universités, d’avoir le sentiment de ressortir les mains vides, qui me rétorquait comme une évidence : « Mais il ne se passe jamais rien au « club » ! ». J’espère donc sincèrement, qu’une fois sorti de l’institution, tu continueras de marquer de jalons clairs et de repères quantifiés la trajectoire très incertaine du monde universitaire. Chacun verra au moins où il met les pieds et sera plus à même de choisir son chemin.
    Deuxièmement, cette sortie n’était pas totalement une surprise. Tu cries que « le roi est nu » à un système qui connait ses béances et sa fin. Il en va de même pour notre mode de société : insupportable sur la durée mais que tous les appareils tentent de maintenir à flot –je ne dirais même pas faire naviguer– le plus longtemps possible. Lorsque nous avions eu à traiter un cas avéré de plagiat, nous avions bien constaté le peu d’intérêt que cela soulevait, même de la part de ténors de l’éthique universitaire. Aujourd’hui, des recrutements fléchés vers un candidat unique sont mis en place par les hiérarchies, violant ainsi l’esprit du concours national. Seuls certains s’insurgent face au renoncement collectif. La pression extrêmement forte qui pèse sur nos établissements ne peut en aucun cas justifier l’abandon de nos valeurs. Bien au contraire ! Il existe pourtant des hommes et femmes sincères à tous les niveaux. J’en ai au moins rencontré deux au cabinet ministériel. Mais que faire face à un système où donner le change est devenu la règle ? Rien ne change proclame-t-on ici : dormez braves gens ! Loin de préparer et d’accompagner la mutation, le théâtre d’ombre continue de jouer jusqu’à ce que la scène s’écroule.
    La transition en cours exige plus de clairvoyance que d’anxiolytiques. Si vous avez le malheur de vouloir tracer une voie en fonction des données météorologiques, on vous reproche de faire peur. La vérité, si tant est qu’elle existe, fait peur. Nous devons pourtant la regarder en face. Cela nécessite d’avoir accès à de l’information précise et vérifiée, même, et surtout, si cela doit interroger sur le rôle exact joué par chacun. La collectivité universitaire ne peut que regretter qu’EducPros ne puisse intégrer dans sa ligne éditoriale une telle démarche, ta démarche. Ceci me semble diablement plus utile que de communiquer par exemple sur les velléités électorales de tel ou tel. Beaucoup aujourd’hui continuent de porter leur projet sans avoir besoin de la caution des instances. Bienvenu au club cher Pierre !

  126. Thierry Burger dit:

    Cher Pierre,
    Quelle erreur, oser écrire ce que beaucoup pensent tout bas au sein des universités françaises. Quelle maladresse, aller d’université en université et montrer aux uns et aux autres qu’ils ne sont pas les seuls à avoir des problèmes et aider à faire comprendre que nous sommes nombreux à partager les mêmes difficultés. Quelle faute de ne pas rédiger dans un langage politiquement correct, aseptisé de toute ironie. Quel manque de goût de faire de la caricature…

    Même si je ne suis pas toujours d’accord avec vous, j’ai beaucoup appris en lisant ce blog, en tous cas beaucoup plus que sur les blogs aseptisés et politiquement corrects. J’espère que vous continuerez à faire des erreurs, des fautes, et des maladresses de ce type.
    Bonne continuation à vous.

  127. Fabbri Jean dit:

    Ce qui arrive à Pierre Dubois, dont les analyses pouvaient alerter, dans le monde universitaire et au delà, sur un certain nombre des conséquences des politiques menées par les gouvernements depuis 5 ans, est symptomatique.
    C’est à l’évidence une atteinte à la liberté d’expression donc une censure puisqu’elle vise soit à fermer le blog soit à hausser l’intensité de l’auto-censure que P. Dubois s’appliquera à lui-même pour rester visible sur ce média.
    Le phénomène n’a rien de neuf : il touche au fond à l’indépendance de la presse, sous toutes ses formes (papier ou électronique)…et on sait que la crise et donc les pressions économiques et idéologiques y font rage.

    Plus notable est, il me semble, avec le foisonnement des supports électroniques, la vulnérabilité des expressions publiques critiques qui sont enfermées (ou s’enferment : les individus ayant leur part de responsabilité) dans des logiques le plus souvent purement individuelles. Si ce forum ou d’autres s’en font les relais, cela reste pour l’essentiel des textes personnels qui ont leur absolue nécessité (et je le pratique) mais dont l’impact politique n’existe que dans le rapport de forces collectif qu’il peut induire. Je parle là de texte signés où les auteurs s’exposent aussi à la critique…au contraire des opuscules plus ou moins collectifs publiés sous pseudonymes (lesquels sans la moindre humilité, confisquent une identité notoire à des fins plus que troubles). Le travers est profond. Il nous (si ce « nous » a un sens) conduit à une impasse. Le changement de cap pour l’enseignement supérieur et la recherche -comme dans d’autres domaines – ne se fera pas et ne sera pas durable et effectif sans puissantes organisations syndicales. Bien sûr celles qui existent sont perfectibles; pour autant c’est dans la convergence y compris pour passer de textes personnels à d’autres plus collectifs que viendront les rassemblements et les mobilisations collectives sans lesquelles rien ne se fera.
    Sur ce point, il nous faut donc – déjouer d’une certaine manière – la multiplicité des supports d’expression, pour s’en servir ET POUR CONSTRUIRE des convergences…lesquelles rendront beaucoup plus difficiles toutes les atteintes à la liberté d’expression. Bien au delà de nos personnes ce sont les organisations collectives que nous forgeons et animons, l’adhésion qu’elles suscitent et les suffrages qu’elles rassemblent… qui donnent forces à nos idées. Ne l’oublions pas au détour de nos claviers.
    Tours février 2014
    jean fabbri

  128. Igor Moullier dit:

    Cher Pierre Dubois,
    merci pour avoir fait ce que peu de journalistes font sur l’université: donner un point de vue lucide, informé, critique, qui était devenu indispensable. J’espère que vous continuerez à faire entendre votre voix.

  129. Hubert Whitechurch dit:

    Cher Pierre,

    Une grande tristesse de voir disparaitre ton blog avec ses chroniques qui n’avaient rien de désobligeant vis à vis de quiconque que ce soit mais la lucidité, la clarté et la précision des faits, concernant notre vie universitaire. Un des seuls endroits où nous pouvions lire non seulement, ce qui correspond à la réalité d’aujourd’hui, mais aussi tes analyses pertinentes qui permettait à beaucoup d’universitaires de se retrouver dans ce qu’ils vivaient ou pensaient quotidiennement, loin des discours lénifiants officiels. Avoir fait disparaître ces chroniques en dit long sur les intentions de l’entourage ministériel actuel. Cela représente plus qu’une atteinte au droit d’expression, une véritable censure que j’étais loin de penser comme possible. Je me mets à ta disposition pour aider à toute action qui, au delà de la dénonciation, rétablirait ce droit fondamental à l’expression libre. Très amicalement.
    Hubert Whitechurch

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