Histoires d'universités http://blog.educpros.fr/pierredubois Tue, 07 Feb 2012 10:41:56 +0000 http://wordpress.org/?v=2.6.3 en Fil d’Ariane vers les métiers http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/07/fil-dariane-vers-les-metiers/ http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/07/fil-dariane-vers-les-metiers/#comments Tue, 07 Feb 2012 10:38:46 +0000 pdubois http://blog.educpros.fr/pierredubois/?p=8652 Strasbourg. Journées des universités et des formations post-bac. Photos des JU des 2 et 3 février 2012. Aux JU, on vient s’informer sur les formations qui conduisent au métier que l’on souhaite exercer. Quelle formation choisir parmi les 500 représentées sur les stands ?

Difficultés de l’exercice pour les élèves du secondaire. Suis-je sûr du métier que je veux faire ? Choisir une formation en deux ou trois ans ou une formation longue ? Différence entre un DUT Génie civil, un BTS travaux publics, et une 1ère année de diplôme d’ingénieur en génie civil ? Comment évaluer la “valeur” des diplômes dont l’intitulé est proche ? Pourrais-je me réorienter si je change d’avis en cours d’études ?

Les outils pour présenter les métiers et les formations sont nombreux et bien informés. Plus besoin d’en inventer de nouveaux ! Attention, le site Admission Post-Bac (APB) n’est pas un site d’information et d’orientation, mais un dispositif de gestion des candidatures en 1ère année d’études supérieures. Pour les JU, Espace Avenir de l’université de Strasbourg a fort bien fait son boulot : “14 fiches Fil d’Ariane présentent de manière thématique les formations représentées aux JU et les métiers vers lesquels ces formations peuvent déboucher”.

Chaque fiche précise : “la liste des métiers qui suit est purement indicative, elle ne reflète qu’une partie des perspectives professionnelles dans le domaine”. Ouvrons la fiche : “Informer, communiquer“. Près d’une cinquantaine de métiers et près d’une quarantaine de formations proposés par le fil d’Ariane. C’est mieux de faire un BTS communication au lycée Cassin-Frey de Strasbourg ou un DUT information communication à l’IUT Robert Schuman d’Illkirch ? Comment approfondir ?

Une solution : se rendre aux Journées portes ouvertes au Lycée et à l’IUT, y discuter avec les enseignants et les étudiants inscrits dans la formation. Se rendre sur un site “Orientation pour tous” ? Impossible ! Michel Abhervé, dans sa chronique d’EducPros, constate et critique : “plus d’un an après le vote de la loi, un seul site - la Cité des Métiers de Marseille - a été labellisé” !

Information et communication. Rechercher des informations sur la Toile. J’apprécie beaucoup le site de l’ONISEP, site du service public. Cliquer sur l’onglet “Découvrir les métiers” : 31 secteurs professionnels à explorer dont ”Communication, Marketing, Pub” et “Editions, Journalisme”. Fiche sur la Communication. Trois parties : le secteur, les métiers, les formations. 11 métiers du secteur sont présentés dont chargé de communication, webmestre. Bonne qualité de l’information. Et même des vidéos. Plusieurs onglets : le métier (nature du travail, compétences requises), où l’exercer ? carrière et salaire, accès au métier, exemples de formation, en savoir plus.

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Etudiant, fais entendre ta voix http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/07/etudiant-fais-entendre-ta-voix/ http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/07/etudiant-fais-entendre-ta-voix/#comments Tue, 07 Feb 2012 08:57:37 +0000 pdubois http://blog.educpros.fr/pierredubois/?p=8646

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IDEX ou le n’importe nawak http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/07/idex-ou-le-nimporte-nawak/ http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/07/idex-ou-le-nimporte-nawak/#comments Mon, 06 Feb 2012 22:21:34 +0000 pdubois http://blog.educpros.fr/pierredubois/?p=8636 “Je fais l’hypothèse que les IDEX vont accroître la pagaille institutionnelle dans l’enseignement supérieur et la recherche de France. Leur échec est annoncé et je ne comprends pas pourquoi on ne le claironne pas sur les toits”. J’ai écrit cette phrase dans ma chronique du 8 décembre 2010 : “Les IDEX, pire qu’une usine à gaz“.

6 février 2012. Les IDEX, c’est pire qu’une usine à gaz. N‘importe nawak. Le sublime du n’importe quoi ! Objectif initial des IDEX : “de 5 à 10 initiatives d’excellence capables de rivaliser avec les meilleures universités du monde”. Résultat final après les deux appels à projets : 8 IDEX. Trois au terme du 1er appel à projets : Bordeaux, Paris Sciences Lettres, Strasbourg. Cinq autres après le second appel à projets : Aix-Marseille, Saclay, Sorbonne Paris Cité, Sorbonne Universités, Toulouse.

N’importe nawak. Comment et pourquoi des gens intelligents et fort respectables, membres du Commissariat général à l’investissement (CGI) et du Jury international des IDEX, se sont-ils fourvoyés dans une opération politique lancée par le président de la République, Nicolas Sarkozy, et jamais discutée en débat public par les députés et les sénateurs ? Quelle est la base réglementaire des IDEX ? La loi Goulard de 2006 ? Pourquoi les juristes n’ont-ils pas déposé des Questions prioritaires de constitutionnalité (QPC) pour interroger la constitutionnalité des IDEX ? Les IDEX, n’est-ce pas l’inégalité de traitement entre les universités publiques, portée jusqu’au n’importe nawak ?

Arguments. L’Ile-de-France rafle 4 des 8 IDEX. Certes, en pays jacobin qui n’a jamais su mener une vraie décentralisation, l’Ile de France a toujours été et demeure la première région en potentiel de chercheurs et d’enseignants chercheurs. Mais elle ne représente pas 50% de la recherche d’excellence. Combien d’IDEX pour Rhône-Alpes, deuxième pôle français de recherche ? Zéro (”IDEX : les raisons d’un échec“). N’importe nawak ! La France, risée du monde !

Combien d’universités franciliennes concernées par les 4 IDEX ? Neuf sur dix-sept ! Paris 1 et le PRES HESAM : Out ! Universités de la première et de la seconde couronne (Paris 8, Paris 10, Paris 12, Evry Val d’Essonne, Paris-Est Marne-la-Vallée, Versailles Saint-Quentin, Cergy Pontoise) : Out ! Circulez, universités de seconde zone. Vous ne valez rien ! Faux ! Ne soyez pas fatalistes ! Battez-vous contre l’humiliation !

La gouvernance renforcée et efficace, comme critère d’élection des IDEX ? Un mensonge d’Etat ? Normal que Strasbourg et Aix-Marseille Université soient IDEX : elles ont fusionné, mais elles laissent sur le carreau les universités de Haute-Alsace, d’Avignon, de Toulon, de Nice Sophia-Antipolis. Bordeaux fusionnera mais en laissant dans les choux Bordeaux 3 et Pau Pays de l’Adour. Toulouse, la fusion est annoncée pour quand ?

En région parisienne, les Grandes écoles, membres des 4 IDEX, sont plus nombreuses que les 9 universités “élues”. Qui peut nous faire croire que ces Grandes écoles ne vont pas garder toutes les marges de manoeuvre qu’elles souhaitent ? Qui peut nous faire croire qu’elles vont se battre dans la compétition mondiale sous la “marque” Sorbonne, Saclay ou Paris Sciences Lettres ? N’importe nawak ! Le critère de la gouvernance efficace a procédé d’une manipulation honteuse : l’université pourtant unique de Lorraine a été jetée des IDEX comme une malpropre ! Insultant pour elle et pour les Lorrains !

N’importe nawak. La plupart des régions françaises se retrouvent au final sans IDEX (et souvent avec quasiment pas de LABEX, d’EQUIPEX et autres TrucEx). Humiliations pour les régions des Antilles, d’Auvergne, de Bourgogne, de Bretagne, du Centre, de Champagne-Ardenne, de Corse, de Franche-Comté, de Guyane, du Languedoc-Roussillon, du Limousin, du Nord-Pas de Calais, de Normandie, des Pays de Loire, de Picardie, de Polynésie, du Poitou Charentes, de la Réunion. Inégalités de traitement anti-républicaines !

François Hollande, enlevez vite de votre engagement 39 la proposition 8 : “j’accélèrerai la mise en oeuvre des investissements d’avenir”… pour moins de 20% des universités de France. Une grave erreur politique. Une proposition mortifère parce que profondément marquée de libéralisme et de concurrence assassine. Observez ce qui se passe ! Les personnels des universités fières d’avoir obtenu une IDEX doutent : “Coûts de la politique d’excellence“. Des candidats à la présidence d’universités vainqueurs d’une IDEX critiquent le bien fondé des IDEX avec force, pour garder une marge de manoeuvre et une identité pour leurs personnels et leurs étudiants construite depuis 1968 (23 chroniques sur les élections universitaires de 2012).

François Hollande, ne défendez surtout pas le statu quo et osez la révolution de l’enseignement supérieur (”Hollande doit révolutionner le SUP“). Menez une politique juste. Les universités gagnantes des IDEX ne doivent pas être pénalisées ; tous leurs personnels se sont mobilisés pour gagner ; reconnaissez le travail effectué et accordez à chacune d’entre elles, immédiatement et pour solde de tout compte, 100 millions d’euros prélevés sur l’emprunt (800 millions d’euros pour les 8 IDEX).  

François Hollande, lancez, dès maintenant, un débat sur la fusion nécessaire des universités de France, des universités et des Grandes écoles qui voudront les rejoindre dans la fusion. Utilisez l’argent du grand emprunt pour impulser la création de 15 à 20 universités de recherche, universités multi-sites et interrégionales quand ce sera nécessaire, universités respectueuses de toutes les régions de France, respectueuses des personnels universitaires et des étudiants, et efficaces internationalement.

Mais il ne s’agit pas de créer des universités mastodontes : 15 à 20 universités de recherche, dédiées au 2ème et 3ème cycles, et 5 à 600 Instituts d’enseignement supérieur, dédiés au 1er cycle de licence, porteurs d’une plus grande ouverture de l’enseignement supérieur aux enfants des classes populaires et moyennnes (96 chroniques sur les IES et surtout “Universités et IES : 20 propositions“). François Hollande, ne soyez pas le président du n’importe nawak !

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2 doyens à la bataille de Poitiers http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/06/2-doyens-a-la-bataille-de-poitiers/ http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/06/2-doyens-a-la-bataille-de-poitiers/#comments Mon, 06 Feb 2012 14:24:16 +0000 pdubois http://blog.educpros.fr/pierredubois/?p=8624 Qui succèdera en avril 2012 à Jean-Pierre Gesson à la tête de l’université de Poitiers (site) ? Celui-ci ne peut être candidat à sa succession : il est trop âgé (65 ans en mai 2012) et il a été président durant 9 ans : ”pas plus de huit ans”, avait dit Valérie Pécresse. 23 chroniques sur les élections universitaires 2012.

La place de président étant libre, deux professeurs ont annoncé très tôt leur candidature. Yves Jean dès le 10 octobre 2011, Dominique Moncond’huy dès le 21 novembre. La précocité de déclaration de candidature n’est pas la seule singularité de l’élection de Poitiers, élection prévue au printemps 2012. L’est aussi la discipline d’appartenance : aucun des deux présidentiables n’est médecin, économiste, ou scientifique. Yves Jean, professeur de géographie, est doyen de la Faculté de Sciences Humaines et Arts ; Dominique Moncond’huy, professeur de littérature française, est doyen de la Faculté de Lettres et Langues. Pour qui vont voter les enseignants et chercheurs de sciences et de santé ?

Commentaire du 5 février de Jacques Yver dans la chronique “Présidents et Présidentiables“. “A Poitiers, Il y a pour l’heure deux candidats déclarés : Yves Jean, doyen de l’UFR SHS et président de la CDUL, et Dominique Moncond’huy, doyen de l’UFR Lettres et langues. Le premier candidat est sans doute le plus politique : membre du SNESUP et adjoint à la mairie de Poitiers (rappelons que le maire Alain Claeys est chargé de mission pour l’enseignement supérieur dans l’équipe de Hollande). Les candidats tiennent un discours similaire qui consiste à défendre une université marginalisée par les regroupements régionaux, défendant un service public de proximité dans une ville à l’importante population étudiante. Je n’ai pas le temps de vous trouver leurs professions de foi respective mais voici un article sur le sujet” (12 décembre 2011). Les professions de foi. Celle de Dominique Moncond’huy sur son blog de campagne : “un projet pour l’université de Poitiers : promouvoir ensemble l’excellence à taille humaine”. Dans l’attente de celle d’Yves Jean.

J’estime que Jacques Yver touche du doigt les difficultés qui attendent le prochain président de Poitiers. Le fait que l’université ait été créée en 1431 n’est en aucun cas un atout aujourd’hui. Que peut devenir dans les 10 ans une université de 24.000 étudiants, en prise aux difficultés financières, qui n’a guère eu de succès aux investissements d’avenir, qui est éclatée sur quatre sites (Poitiers, Niort, Angoulême, Châtellerault), et ce dans un contexte d’une autre université en région, La Rochelle (site) ? 

Le rapport d’évaluation de l’AERES (octobre 2011) signale bien sûr des points forts de l’université de Poitiers, dont “la structuration d’un potentiel de recherche diversifié soutenu par la notoriété de certaines équipes de recherche de grande qualité“. Mais les 5 points faibles (page 29) sont inquiétants : “un fonctionnement empreint du poids des facultés et des pratiques antérieures”…, “des procédures insuffisamment explicitées”…, “des systèmes d’information défaillants ou insuffisamment exploités”…, “une réelle difficulté à maîtriser les dérives de la masse salariale“…, “une politique de site confuse avec des partenariats aux périmètres divergents”. Jean-Pierre Gesson, en fin de rapport AERES, répond longuement aux critiques des experts de l’AERES.

Les deux présidentiables ont lu le rapport d’évaluation de l’AERES. Ils devraient lire également le rapport du Conseil économique, social et environnemental de Poitou-Charentes (CESE, 30 janvier 2012, signalement par Michel Abhervé). “Pour une stratégie ambitieuse de développement de l’enseignement supérieur en Poitou-Charentes“.

Recommandation du CESE : “rapprochement avec le monde économique et social et les relations internationales : leviers stratégiques d’attractivité et de développement des universités”. Ce n’est pas sûr que ces leviers soient suffisants pour sauver l’université de Poitiers et de La Rochelle.

La vision stratégique que promeut ce blog. 15 à 20 universités de recherche, universités multi-sites, à l’horizon des 5 à 10 ans, dédiées aux formations de deuxième et de troisième cycles. 600 Instituts d’enseignement supérieur (IES), dédiés au cycle Licence, regroupant, dans des établissements nouveaux, autonomes, mais associés aux universités, les licences actuelles, les CPGE, les BTS et les DUT (97 chroniques sur les IES). Dans ce contexte, Poitiers et La Rochelle demeureraient sites universitaires pour leurs formations de master et de doctorat, leurs équipes de recherche labellisées, mais elles devraient s’intégrer dans une université au périmètre plus large. Vers une fusion des universités de recherche de Poitiers, de La Rochelle avec l’université de Limoges, ou avec celles de Tours et d’Orléans ? Débattre !

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Photos des JU de Strasbourg http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/06/photos-des-ju-de-strasbourg/ http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/06/photos-des-ju-de-strasbourg/#comments Sun, 05 Feb 2012 22:21:43 +0000 pdubois http://blog.educpros.fr/pierredubois/?p=8619 Les Journées des universités et des formations post-bac (site des JU) ont eu lieu au Palais de la musique et des congrès de Strasbourg, jeudi 2 et vendredi 3 février 2012. Les JU, créées en 1977, “c’est le moment idéal pour découvrir, mieux connaître… choisir une formation après le bac“. Flahsback : reportage et photos sur les JU de 2011. 23.000 visiteurs étaient attendus cette année : jeudi matin et vendredi en début d’après-midi, il était effectivement difficile de circuler dans les allées et d’approcher certains des 130 stands, présentant environ 500 formations post-bac. Impressionnant ! Quelques dizaines de bus sur les parkings.

Deux albums photos. Album 1 de 40 photos de l’inauguration des JU, jeudi 2 février 2012, 10 heures. Discours de quatre personnalités régionales, impliquées dans ou par l’enseignement supérieur en lycée, en université, ou en école privée. Quiz. Qui sont-elles ? Un bonus pour celles et ceux qui indiqueront en commentaire quelles sont les autres personnalités présentes ! Le directeur du CROUS était là ; je n’ai pas eu le plasisir de discuter un moment avec lui ; est-il sur une des photos et laquelle ? Deux chroniques à venir : les fiches “Fil d’ariane vers la formation et l’emploi”, le traitement des candidatures Admission post-bac qui dépassent les capacités d’accueil dans certaines filières universitaires.

Album 2 de 35 photos. Mon parcours auprès de quelques stands, choisis à dessein car j’ai le projet de me rendre aux Journées portes ouvertes des 18 février et 17 mars 2012. Stand des 3 IUT de l’université de Strasbourg. Stand du lycée des métiers Le Corbusier. Stand des études de pharmacie : comprendre les atouts et les limites d’une Première année commune des études de santé, PACES ou L1 Santé. Trop de monde pour discuter sur le stand des études de sages-femmes : chroniques de ce blog sur les sages-femmes.

Un coup de chapeau et quelques photos pour Espace Avenir de l’université de Strasbourg, le pilote fort efficace des JU.

Et un clin d’oeil à Thomas, tee-shirt rouge des JU sur le dos (photo), qui distribue à l’entrée le plan des 2 étages de stands. Deux ans de prépa littéraire, inscrit aujourd’hui en 3ème année de licence de sociologie, qui poursuivra l’an prochain en Master recherche. Un passionné du rapport entre les technologies numériques et les identités. Dans 3 ans ? Doctorat ou concours du CAPES ou de l’agrégation. Un jeune sociologue qui a un projet professionnel clair mais difficile à réaliser. Un jeune fier de ses études de sociologie !

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Quiz. Un professeur arrogant ? http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/04/quiz-un-professeur-arrogant/ http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/04/quiz-un-professeur-arrogant/#comments Sat, 04 Feb 2012 12:34:47 +0000 pdubois http://blog.educpros.fr/pierredubois/?p=8605 Tableau de la 1ère moitié du 20ème siècle peint par un artiste allemand. Le personnage représenté, docteur en médecine, fut professeur en Suisse, quatre siècles auparavant. Certains de ses collègues le trouvaient fort arrogant, en particulier parce qu’il choisit un nom d’usage pour marquer son opposition à bien des théories et pratiques antérieures.

Quiz. 1. Le nom de ce professeur ? 2. Quand vécut-il ? 3. Dans quelle université a-t-il enseigné ? 4. Le nom du peintre ? 5. Le titre du tableau (indice : le doigt pointé vers le haut) ? 6. Dans quel musée est-il exposé ?

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Wauquiez et la dérive de l’ENS http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/04/wauquiez-et-la-derive-de-lens/ http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/04/wauquiez-et-la-derive-de-lens/#comments Fri, 03 Feb 2012 22:28:52 +0000 pdubois http://blog.educpros.fr/pierredubois/?p=8601 Everd a déposé aujourd’hui un commentaire sur la chronique “Coût de la scolarité de Laurent Wauquiez” (230.000 euros pour 9 ans de formation supérieure en continu). Il a en effet “déniché” un article de Matthias Roux, dans le Monde Diplomatique d’août 2011 : “Des serviteurs de l’Etat poussés vers le Privé. L’Ecole normale supérieure tentée par la philosophie des affaires“.

Extraits de l’article. “L’ENS devient, à l’instar de Sciences Po, un marchepied officiel vers la haute fonction publique. Depuis 2005, en partenariat avec l’université Paris-I, elle offre à ses élèves une préparation au concours de l’ENA, dont l’attrait aux yeux des normaliens, s’il ne date pas d’hier, se fait de plus en plus fort. “La tendance serait même plutôt inflationniste”, se félicite son responsable, M. Stéphane Israël, lui-même normalien-énarque : environ 20 % des littéraires tentent leur chance chaque année, dont un bon tiers avec succès. L’institutionnalisation de cette passerelle ne laisse pas de surprendre : une école publique qui rémunère ses élèves les prépare à une autre école publique où ils seront à nouveau rémunérés“…

“En même temps, les contreparties exigées s’amoindrissent. Les années de formation étant décomptées de la durée du service dû à l’Etat, leur prolongation peut valoir libération de l’engagement décennal pris à l’entrée de l’école. L’accélérateur de carrière vers le privé n’a que des avantages !”.

Laurent Wauquiez aurait donc pu faire un trajet plus court, économe des deniers publics : ENS puis ENA. Il a préféré passer par la case “Sciences Po” : ENS, Sciences Po, ENA. 71 chroniques du blog sur Laurent Wauquiez, le sauveur des Le Jaby.

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Culture : Hollande le Convaincant http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/03/culture-hollande-le-convaincant/ http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/03/culture-hollande-le-convaincant/#comments Fri, 03 Feb 2012 21:19:47 +0000 pdubois http://blog.educpros.fr/pierredubois/?p=8588 Nantes, Biennales Internationales du Spectacle, 18-19 janvier 2012. Sur la scène, un homme jeune. Ni veston, ni cravate : “je vous demande d’accueillir Jean-Marc Ayrault [député-maire socialiste de Nantes], et François Hollande“. Celui-ci, pendant 35 minutes 15 secondes, va parler “Culture“. Un discours fort, intelligent, convaincant car basé sur des mesures précises (60 engagements de FH ; lire infra les engagements 43 et 44). Un discours évidemment critique du désengagement du gouvernement actuel ; mais le candidat n’oublie pas de mentionner les grands ministres de droite de la Culture.

Mais surtout un discours porteur d’un fantastique espoir mobilisateur pour toutes et tous, et surtout pour la jeunesse. La jeunesse qui est au coeur de ses engagements. Un discours de Président de la France. Un discours de vainqueur ! Qui, sans vergogne, propose que Royal de Luxe, une gloire internationale de Nantes, s’invite à la Bastille le 6 mai 2012 ! L’éléphant de Royal de Luxe (photo) à la Bastille pour un éléphant du PS : chouette ironie de l’Histoire ! Ecouter et regarder le discours de Nantes sur Daily Motion. Rien que du bonheur !

Mais qui est donc ce trentenaire qui accueille François Hollande ? C’est Nicolas Marc (photo ci-dessous, juillet 2005). Un homme de conviction. Passionné de cultures et de spectacles, ce diplômé du supérieur en droit a eu la bonne idée au bon moment, mais il a pris des risques : créer son entreprise au service des professionnels du spectacle et des acteurs culturels. Ce fut d’abord La Scène, le Magazine des professionnels du spectacle.

C’est aujourd’hui plusieurs revues et un bon nombre d’emplois créés. Nicolas Marc donne la parole à François Hollande parce qu’il est le porteur et l’organisateur des BIS. Bravo et merci, Nicolas ! Vous êtes un exemple réussi pour tous les étudiants et les diplômés du supérieur engagés dans le développement culturel, dans la création artistique, dans le spectacle vivant, dans la valorisation du patrimoine, dans les festivals, dans les échanges interculturels (chronique “AP2I : la diversité nous enrichit“)… Rapport d’Emmanuel Ethis, président de l’université d’Avignon : “De la culture à l’université“.

Oui, dit François Hollande, l’industrie culturelle française, car il s’agit bien aujourd’hui d’une industrie, ouverte sur l’Europe et sur le Monde, est porteuse d’emplois et de richesses pour la France, bien sûr pas seulement de richesses matérielles. La culture est porteuse de lien social : “elle nous élève, nous construit, nous rassemble”.

Engagement 43 de François Hollande.Je lancerai un plan national d’éducation artistique. Je soutiendrai la création et la diffusion qui sont le levier de l’accès de tous à la culture. J’établirai entre l’État et les collectivités locales des contrats visant à doter le territoire d’un maillage culturel mieux coordonné et plus efficace. Je ferai voter une loi d’orientation sur le spectacle vivant et je reprendrai le chantier du Centre national de la musique, pour en faire un outil au service de la diversité culturelle. Je reviendrai à un taux de TVA à 5,5% pour le livre et la billetterie, et je lutterai pour la survie des librairies indépendantes”.

Engagement 44. Je remplacerai la loi Hadopi par une grande loi signant l’acte 2 de l’exception culturelle française, qui conciliera la défense des droits des créateurs et un accès aux oeuvres par internet facilité et sécurisé. La lutte contre la contrefaçon commerciale sera accrue en amont, pour faire respecter le droit d’auteur et développer les offres en ligne. Les auteurs seront rémunérés en fonction du nombre d’accès à leurs oeuvres grâce à un financement reposant sur les acteurs économiques qui profitent de la circulation numérique des oeuvres”.

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AP2I. La différence nous enrichit http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/02/ap2i-la-difference-nous-enrichit/ http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/02/ap2i-la-difference-nous-enrichit/#comments Thu, 02 Feb 2012 20:12:55 +0000 pdubois http://blog.educpros.fr/pierredubois/?p=8573 AP21, Agence de promotion et d’ingénierie interculturelles. “La différence nous enrichit” (le site de l’Agence). Stéphane Assézat en est le président. Il aura 30 ans en juin prochain. Je le connais et l’admire depuis 10 ans : il a toujours été un jeune engagé dans la culture, un inventeur infatigable de projets d’intérêt général. Je lui ai trouvé récemment une marque de fabrique qui le définit bien : “Stéphane, le projet bondissant“.

5 Octobre 2010. Emmanuel Ethis, président de l’université d’Avignon, remet à Valérie Pécresse, le rapport de la Commission Culture et Université qu’il a présidée : 128 propositions. Celles mises en oeuvre sont / seront -elles un argument de campagne pour les présidents qui veulent être réélus, celles à réaliser un argument pour les candidats à la présidence (chroniques sur les élections universitaires) ? Je suis sûr qu’Emmanuel Ethis serait d’accord pour ajouter une 129ème proposition que les futurs présidents pourraient reprendre à leur compte : organiser un Prix National pour les jeunes qui ont porté des évènements culturels pendant qu’ils étaient étudiants et qui continuent, depuis qu’ils travaillent, de lancer des projets culturels innovants. L’AP2I et Stéphane Assézat seraient d’excellents compétiteurs pour ce Prix. 

Mais revenons à la trajectoire universitaire et professionnelle de Stéphane. Au début du nouveau siècle, Stéphane est étudiant en sociologie et je suis un de ses enseignants. Il est élu au conseil d’administration de l’université entre 2003 et 2005, et président de l’association qu’il a créée : “ESTO, Deviens ce que tu es. Pour des actions culturelles et européennes“. Militant, il ne néglige pas pour autant ses études : titulaire d’un DEUG de sociologie, il obtient la licence professionnelle “Management des organisations de l’économie sociale et solidaire” (MOES) en 2005 ; il lance avec d’autres diplômés l’association des anciens et participe le plus souvent possible aux apéros de la licence (photo ci-dessus, juillet 2011).

Aussitôt après la licence, Stéphane recherche un travail, un travail qui correspond à sa formation, qui ait du sens, qui lui permet d’être concepteur et développeur de projets, de gagner sa vie même chichement. Ses emplois de 2005 à 2010 : coordinateur d’une rencontre européenne de jeunes, chargé de développement local à l’AFEV, responsable de l’espace jeunes dans une MJC, volontaire régional de coopération  : service volontaire international (SVI) de 2008 à 2010 à Tunis. Stéphane a trouvé son “créneau” de jeune engagé : les échanges interculturels, “la différence nous enrichit”.

Stéphane Assézat a été salarié pendant cinq ans, veut enrichir encore ses compétences par l’obtention d’un Master. Malgré ces 5 années d’expérience professionnelle, il ne réussit pas à obtenir une VAE lui permettant de s’inscrire directement en seconde année du Master professionnelIngénierie des échanges interculturels” à la Sorbonne. Octobre 2010, le voici donc en 1ère année, en M1 ; il est aujourd’hui en M2. Comment finance-t-il ses études de second cycle ? Il a travaillé cinq ans ; son projet de formation a été validé par Pôle Emploi ; il perçoit des indemnités de chômage jusqu’en juin 2012.

Le projet bondissant” ne cesse de s’engager tout au long de la période : il est par exemple trésorier de l’association “L’envolée bleue“. Les deux années de master sont fécondes pour concevoir et se lancer dans un nouvel engagement, cohérent avec les précédents, mais qui lui permettra aussi… de gagner sa vie. C’est la création de l’AP2I ! L’agence, c’est déjà une équipe de sept personnes dont deux volontaires de service civique.

Deux projets dans la charge de travail de l’AP21. 1. Le concours graphique En attendant le couleur” a pour “objet de donner à l’agence son identité visuelle” (Stéphane est un passionné de photographie ; il a réalisé des reportages pour plusieurs commanditaires, en Tunisie en particulier). “Appel à concourir de mars à octobre 2012 lancé auprès des jeunes de 18 à 28 ans des pays de l’Union européenne et du Bassin méditerranéen”.

2. Regards croisés sur nos cités et expositions pluridisciplinaires, rencontres artistiques de jeunes autour de la Méditerranée en 2013-2014. “Grâce aux médias de la photographie et de la création sonore, nous proposerons à 80 jeunes (18-25 ans) de 4 nationalités différentes, d’être des observateurs de l’espace urbain, de la mixité sociale, de la construction culturelle. Ils seront issus de et répartis dans 4 villes du Bassin méditerranéen”.

Tout chef de projet doit rechercher et obtenir des financements, des partenariats. 10 ans de recherche de financements pour Stéphane Assézat : il sait faire ! Regards croisés sur nos cités “sera financé en grande partie par le Programme Européen Jeunesse en Action” (PEJA). Les FSDIE des universités de Sorbonne Nouvelle et de Paris 8 Vincennes Saint-Denis ont d’ores et déjà apporté un soutien financier à l’AP2I. C’est sûr que d’autres universités suivront !

Mon voeu le plus sincère pour l’AP2I : que ses premières réalisations donnent confiance à ses partenaires, que, progressivement et au côté des subventions, des commandes lui soient passées. Condition pour le développement de la structure, la stabilisation de ses personnels et une rémunération “juste”.

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Coûts de la politique d’excellence http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/02/couts-de-la-politique-dexcellence/ http://blog.educpros.fr/pierredubois/2012/02/02/couts-de-la-politique-dexcellence/#comments Thu, 02 Feb 2012 14:40:48 +0000 pdubois http://blog.educpros.fr/pierredubois/?p=8569 Les dérives de la politique d’excellence à l’université de Strasbourg“. Le communiqué du 31 janvier 2012 de l’Intersyndicale Agir ensemble pour une université démocratique attire fort à propos l’attention sur les effets pervers, fort peu souvent mentionnés, des Investissements d’avenir et plus largement de la politique des appels à projets, dont ceux de l’Agence nationale de la recherche (ANR).

Coûts cachés : temps passé à concevoir et écrire les projets. Coûts induits : pour chaque projet ANR ou des investissements d’avenir, l’université doit trouver un auto-financement. Coûts pour les centres de recherche qui ne sont pas dans le périmètre des investissements d’avenir : encore moins de crédits récurrents. Coûts pour la démocratie universitaire : les financements et les partenariats avec le privé échappent de plus en plus au contrôle des instances élues, dont le conseil d’administration.

Ce communiqué est à méditer, en particulier quand on lit dans l’engagement 39 de François Hollande : “j’accélérerai la mise en oeuvre des investissements d’avenir”.

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