Doctorants CIFRE en SHS, quelques nouvelles pour vous

Il y a un an, je vous parlais de l’Association des Doctorants CIFRE en SHS (ADCIFRESHS), dont la création venait d’être officialisée.

ADCIFRESHS

Depuis, l’association a grandi et a notamment organisé un colloque, à Rennes, les 3 et 4 septembre. Soutenue par de nombreux partenaires (laboratoires et écoles doctorales en particulier), l’association a ainsi pu travailler durant deux jours sur les problématiques spécifiques aux doctorants CIFRE en SHS, en s’appuyant notamment sur un appel à communications : La recherche en funambule : établir une approche critique tout en étant engagé par et dans son terrain.

Radio Campus a par ailleurs réalisé une émission dédiée à ce colloque, à laquelle vous pourrez accéder ici.

L’association prépare désormais son Assemblée Générale annuelle, qui se déroulera le 27 novembre à Paris. Elle lance à cette occasion un appel à bénévoles pour aider l’association à poursuivre son activité et en développer de nouvelles.

L’adhésion à l’association est ouverte à tout doctorant CIFRE en SHS, ainsi qu’aux docteurs et aux étudiants de Master se destinant à la préparation d’une thèse de Doctorat : ces derniers pourront ainsi bénéficier d’un réseau et de conseils dans cette perspective.

L’actualité des CIFRE en SHS vient d’être marquée par le jugement rendu par la cour administrative d’appel de Paris, qui estime que le droit ne fait pas partie des disciplines qui peuvent être considérées comme donnant lieu à des activités de « recherche » au sens attendu pour l’éligibilité au Crédit d’Impôt Recherche : si cette décision fait jurisprudence, le cumul de la subvention CIFRE avec le CIR ne sera plus possible pour certaines disciplines (dont le droit). C’est un coup dur au moment où le Ministère s’apprête à annoncer un plan autour du Doctorat et a fait état de son intention de développer le nombre de thèses CIFRE soutenues par l’État (objectif : passer de 4200 à 5000 d’ici à 2016).

Surtout, une telle décision semble repose sur une conception de la recherche d’abord axée sur les sciences dures. Une approche dont on ose à peine imaginer les dégâts à termes, surtout lorsqu’on pense aux fermetures d’universités et laboratoires en SHS annoncées récemment au Japon. Or, comme l’écrivait récemment Olivier Bouba-Olga : « la recherche en sciences sociales, ça peut servir, vous savez ? »

C’est donc plus que jamais le moment de s’engager pour une reconnaissance et une valorisation globale de la science et de la recherche…

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2 Responses to Doctorants CIFRE en SHS, quelques nouvelles pour vous

  1. velkro says:

    À vrai dire, le problème vient moins du jugement que du « juriste » qui a rédigé le décret du CGI. Les textes réglementaires sont farcis de dispositions rédigées avec les pieds par des administrateurs qui ne connaissent du droit que les questions qu’ils ont bachotées pour réussir leur concours, vingt ans plus tôt… Celui-ci reflète ce que la recherche signifie pour un cadre de l’administration fiscale, donc probablement ce qu’il a pu en lire dans le journal. Il reste à savoir si le ministère de l’enseignement supérieur (et qui au ministère) a validé cette description. On a organisé sans difficulté la traçabilité de la vache folle : il serait temps de mettre en place celle du juriste amateur dans les textes réglementaires 🙂

    • romain-pierronnet says:

      Merci pour votre commentaire, dont je rejoins l’interprétation. C’est d’ailleurs dans ce sens que j’ai alerté plusieurs parlementaires.

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