« Faites la fête » – Succès pour la 5ème édition

J’en ai déjà parlé à plusieurs reprises sur ce blog : l’Université de Lorraine porte un dispositif important de formation des responsables étudiants quant aux évènements festifs qu’ils organisent. C’est le programme « Faites la fête », dont le Grand Nancy et son Conseil de la Vie Etudiante sont partenaires. Continue reading

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A la recherche du « Sentiment d’appartenance » #2/2

Deuxième chronique consacrée à la notion de  « sentiment d’appartenance ». La première est toujours consultable ici.

Dans cette précédente chronique, je ne vous ai pas dit pourquoi ce sujet m’était récemment revenu en tête : je suis retombé, en rangeant mes fichiers informatiques, sur un diagramme que j’avais réalisé lorsque j’étais VP Etudiant de l’Université Henri Poincaré. Le voici ci-dessous.

Diagramme Sentiment d'Appartenance

 

J’avais à l’époque utilisé ce schéma pour synthétiser la manière dont je concevais cette notion, que je me représentait articulée autour de 4 enjeux :

l’animation des campus (posant du coup la question suivante : qu’est-ce que « faire campus ? »)

l’attractivité (mot d’ailleurs relevé comme « terme clé » dans les travaux relatifs aux discours dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche : voir cet article très intéressant d’Educpros au sujet du dernier numéro de la revue « Mots »)

les milieux professionnels liés aux cursus et à l’établissement. Les relations avec les « anciens », en lien avec l’attractivité de l’établissement et son « prestige », ont été étudiés par Hugues Draelants pour le cas des grandes écoles (voir par exemple ici)

la notion « d’étudiant acteur », par opposition au concept « d’usager » (terme du Code de l’Education) qui revêt une acceptation consumériste

J’avais réalisé ce schéma de manière complètement empirique, sans me préoccuper de l’éventuelle littérature touchant à ce sujet. Pour ce faire, je m’étais basé sur des rencontres, des échanges, des discussions avec des étudiants et des associations étudiantes. Dans cette représentation des choses, le « sentiment d’appartenance » est la résultante d’un ensemble d’éléments, projets, initiatives éventuellement mises en place par l’établissement.

Rétrospectivement, cette conceptualisation des choses revêt quelques avantages :

– elle évite « le tout communication », de nombreux commentateurs estimant un peu trop vite que le développement du sentiment d’appartenance n’est qu’affaire de communication. Si elle n’apparaît pas ici explicitement, elle se retrouve néanmoins dans chacune des 4 dimensions

– elle aborde la question de « l’appropriation » et place l’étudiant en situation active. Cette idée renvoie au constat que parmi les étudiants qui développent le plus une « conscience de l’établissement », figurent les élus étudiants. Et notamment ceux des conseils centraux. C’est également en partie vrai pour les responsables associatifs. Lorsque nous réunissions les associations étudiantes (une fois par semestre au minimum) pour échanger avec elles (en présence du Président), c’était aussi pour elles l’occasion de prendre conscience du périmètre de l’Université au delà de leur propre filière / composante.

Cette représentation n’est cependant pas exempte de quelques reproches :

– la notion de « campus » mérite une large discussion, nous ramenant d’ailleurs à la question des échelles : composante, site, campus, ville, établissement etc. C’est d’autant plus vrai si on pense aux antennes universitaires présentes dans les villes moyennes éloignées de leur « ville universitaire centre »

– la question de la « qualité de service » n’est pas abordée explicitement, alors que de nombreux étudiants témoignent de l’idée selon laquelle « on ne peut pas aimer une université qui s’occupait mal de nous ». Halte là : je ne dis pas que les universités s’occupent mal de leurs étudiants, mais il faut garder en tête qu’un étudiant attend néanmoins une certaine qualité de service public de la part de son établissement (bien que trop peu répondent en général aux enquêtes de satisfaction qu’elles mettent de plus en plus en place). Vous me répondrez, en partie avec raison, que les étudiants peuvent parfois avoir des attentes un peu trop « personnalisées » par rapport aux services que l’établissement peut lui rendre … Ce qui renvoie à la problématique de l’appropriation de son environnement par l’étudiant

la question de « l’appropriation des cursus » est un sujet de débat permanent en France, sans qu’il n’y paraisse pourtant … Encore récemment avec les débats relatifs aux assises de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, la question de l’orientation subie ou choisie, les quotas de bacheliers pro ou techno, le rôle du diplôme et sa perception par les jeunes et les entreprises etc.

Au plan opérationnel, quelques initiatives sont identifiées pour contribuer au développement d’un sentiment d’appartenance :

– dans l’organisation des campus : au plan urbanistique, noms donnés à des salles de cours et à des bâtiments (plutôt que des numéros) … D’ailleurs, quel rapport peut-on faire entre la fin de la « République des facultés » et la tendance, depuis les années 90, des universités à prendre un nom de personnalité plutôt qu’un numéro ?

– dans l’appui à la vie associative : subventions aux associations, rencontres entre elles et la direction de l’établissement, UE libres « engagement étudiant » etc.

– dans la constitution de réseaux d’anciens, leur animation assurant par ailleurs un lien entre les étudiant actuels et les anciens diplômés désormais actifs

– dans l’émulation sportive entre clubs « de campus » ou « de composantes », le tout sous l’égide d’une association sportive de l’université organisant des évènements à l’échelle de l’établissement : tournois entre composantes, équipes pour les championnats académiques, nationaux, internationaux, remises de prix aux équipes en présence du Président etc. L’établissement doit d’ailleurs être vigilant quant au rattachement FFSU de ses équipes (j’ai le souvenir d’une équipe d’IUT déclarée « en dehors de l’Université », tant et si bien qu’elle était susceptible de concourir en championnat national contre une équipe de sa propre université …)

Pour finir, cet article est pour moi l’occasion de vous inviter à lire le mémoire de mon ami Flavien Noël (son compte twitter), étudiant en Master de « Communication Publique et Corporate » à Sciences Po Lille. Son mémoire, intitulé « Avènement et évolutions de la communication des universités françaises » n’est pas tout à fait étranger à ce dont nous venons de parler.

Ces deux chroniques sur le « sentiment d’appartenance » sont bien entendu sujettes à discussion autant que vous le souhaiterez.

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A la recherche du « Sentiment d’appartenance » #1/2

Voici une expression et un sujet que beaucoup ont désormais à la bouche : le « Sentiment d’Appartenance ». Je m’y étais déjà intéressé lorsque j’étais VP Etudiant de l’Université Henri Poincaré, j’y reviens quelques années plus tard avec un regard un peu différent que je souhaite ici proposer au lecteur, en deux chroniques dont voici la première. Continue reading

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Le rôle des agences d’urbanisme dans la connaissance mutuelle des acteurs de l’ESR

Educpros publie un article très intéressant, suite à l’étude menée par la FNAU (association nationale des agences d’urbanisme), quant aux rapports qu’entretiennent les villes et les universités. Ce rapport « Université et stratégie urbaine » est accessible ici.

C’est l’occasion de rédiger quelques lignes sur l’expérience nancéienne en la matière, dont il est d’ailleurs question dans le rapport.  Continue reading

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« Rêve aux lettres » : lutter contre l’illettrisme avec un projet d’entrepreneuriat social

Parmi les sujets connexes à la Recherche et l’Enseignement Supérieur, figurent bien en amont la question de l’apprentissage à la lecture, ainsi que celle de l’illettrisme. L’INSEE estimait en 2012 que 7% des français âgés de 18 à 65 et ayant et scolarisés étaient concernés. Je découvre au passage l’existence d’une Agence Nationale de Lutte Contre l’Illetrisme (ANLCI).

L’illettrisme a été déclarée « Grande cause nationale 2013 » par le Gouvernement.

Je découvre un beau projet d’entrepreneuriat social dédié à la lutte contre l’illettrisme : il s’agit du projet « Rêve aux lettres ». Son porteur s’appelle Rémy Perla, c’est un ancien Vice-Président Etudiant d’université (l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, avant la fusion des établissements). Comme quoi le goût de l’engagement dans la vie de la Cité ne se perd pas une fois acquis !

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Le bizutage aussi fait sa rentrée …

Voici un sujet difficile à aborder. Non pas parce que certains (dont je ne suis pas) le considèrent tabou, mais parce qu’il est réellement complexe.

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Transports d’étudiants

Comment se déplacent les étudiants ? Voilà une question complexe qui intéresse tout particulièrement les collectivités locales, chacune ayant une compétence relative aux mobilités.

Stanway

Au delà de l’adaptation globale de l’offre aux besoins et attentes de la population étudiante, la question des mobilités relève d’enjeux et de stratégies connexes et complexes, en particulier pour une population en phase de construction de son autonomie.

 

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Budget 2014 : hausse des crédits « Vie étudiante ». Oui, mais …

Le gouvernement annonçait hier les grandes lignes du projet de loi de finances (le « PLF ») pour 2014. Educpros publie d’ailleurs un article sur ce sujet. Sur son blog, Henri Audier livre également un regard critique sur ce PLF, notamment au regard de l’inflation (que la hausse annoncée ne suffit pas à compenser, tant et si bien qu’on peut craindre dans les faits une diminution compte-tenu des coûts croissants auxquels les établissements sont soumis).

Couverture PLF 2014

Dans un communiqué, la Ministre de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur, Geneviève Fioraso, se félicitait de la progression globale (+0,5 %) des crédits de la Mission Inter-ministérielle de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (MIRES).

Même s’ils paraissent complexes, les documents budgétaires de l’Etat valent le détour pour juger de la mécanique à l’oeuvre dans l’élaboration du budget de l’Etat et de ses opérateurs (voir notamment le site « Performance publique »). Un exercice auquel je me suis brièvement prêté : je vais tenter de vous livrer quelques remarques, sans pour autant tomber dans une « litanie » de chiffres, afin de comparer la loi de finances initiales 2013 (accessible ici pour le volet « Recherche et Enseignement Supérieur) et le projet de loi 2014 dévoilé hier (accessible ici). Je laisse au lecteur le soin de vérifier les chiffres que j’avance ci-dessous.

Attention toutefois : comparer une loi de finances initiale n avec un projet de loi de finances n+1 est un exercice qui trouve mécaniquement ses limites. Il n’augure ni de ce que sera le bilan d’exécution de la loi de finances 2013 (notamment en raison des rectifications intervenues depuis), ni de ce que sera la LFI 2014 à l’issue du dialogue budgétaire.

Variation entre la LFI 2013 et le PLF 2014 des crédits budgétaires (AE et CP) pour les programmes 150, 231, 172

Variation entre la LFI 2013 et le PLF 2014 des crédits budgétaires (AE et CP) pour les programmes 150, 231, 172

Dans chaque cas, j’ai comparé les crédits ouverts en « Autorisation d’Engagement » ainsi que ceux ouverts en « Crédits de paiement » de la loi de finances initiales de 2013 avec ce qui a été annoncé pour 2014 (sous réserve, bien entendu, des ajustements qui viendront dans le cadre du dialogue budgétaire). J’ai retenu les 3 programmes « régaliens » de la MIRES : 150, 231, 172. Bien entendu, il y en a d’autres et il convient de relever que le PLF 2014 en introduit deux nouveaux pour un montant total de 5,34 milliards d’euros.

On constate ainsi que le programme 231 « Vie étudiante », dont sont notamment issus les crédits dédiés aux aides sociales et bourses gérées par les CROUS, augmente de plus de 6% : cette hausse s’explique par la prise en compte de la réforme du système des bourses (voir cet article) annoncée au début de l’été.

En revanche, on constate une baisse significative des crédits accordés au programme 172, qui concerne la recherche (et notamment celle des organismes). De là à dire que cette diminution peut être lue comme contribuant à alimenter le programme « vie étudiante », il n’y a qu’un pas que le lecteur choisira ou non de franchir. Le défaut d’un tel raisonnement est bien entendu qu’il ne porte que sur 3 des programmes de la MIRES, mais il met néanmoins en exergue les mécanismes de transferts de crédits entre programmes.

Bien entendu, une analyse fine devrait donc prendre en compte l’ensemble des programmes inclus dans la MIRES. On objectera notamment que l’ajout de deux nouveaux programmes pour plus de 5 milliards d’euros est un effort, mais il mérite d’être considéré au regard de la situation globale des crédits de la MIRES, de la diminution de certains de ses programmes, des changements de périmètres entre programmes et des mécanismes particuliers à l’oeuvre dans le cadre du Programme Investissements d’Avenir (PIA).

Voici le tableau global des évolutions des crédits entre la LFI 2013 et le PLF 2014, dont j’ai ôté les deux nouveaux programmes pour comparer « à périmètre constant ».

Variation entre la LFI 2013 et le PLF 2014 des crédits budgétaires (AE et CP) sans les deux nouveaux programmes

Variation entre la LFI 2013 et le PLF 2014 des crédits budgétaires (AE et CP) sans les deux nouveaux programmes

Si on ôte les deux nouveaux programmes, on constate donc que les moyens MIRES sont globalement en hausse (+0,44%) : six programmes augmentent et quatre voient leurs crédits réduits, pour une hausse globale de plus de 113 millions d’euros. 

Dans son communiqué, Geneviève Fioraso annonçait +0,5% (+120 M€) pour les crédits « Recherche et Enseignement Supérieur ». On est donc ici sur des chiffres voisins, les différences s’expliquant sans doute à la fois par des écarts d’arrondis et/ou quelques arguments de technique budgétaire.

On voit donc bien ici que l’exercice consistant à « décortiquer » les documents budgétaires est utile mais pas toujours simple. Plus qu’un regard critique sur la réalité concrète de l’effort de l’Etat pour la Recherche et l’Enseignement Supérieur, ce qu’il me semble important de retenir ici est la complexité intrinsèque de la programmation budgétaire. Une hausse de 0,44% masque bien des effets internes, notamment entre les différents programmes, par jeu de vases communicants …

Je ne me suis pas penché sur la questions des emplois, mais suis preneur du regard d’un lecteur sur ce sujet au travers de la question suivante : si le Ministère annonce la création de 1000 postes pour les universités, les retrouve-t-on dans le PLF et surtout les retrouve-t-on, au delà de la variation du plafond d’emplois, dans les crédits de masse salariale ? 

Edit le 27 septembre 2013 : suite à la publication de cet article, j’ai pu avoir un échange fort intéressant avec un membre du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, en particulier au sujet de la question finale que je formulais ci-dessus. Pour ce qui est du financement de ces emplois, la parution prochaine des « bleus budgétaires » (le PAP – Projet Annuel de Performance) fournira des éléments de réponses intéressants qu’il conviendra cependant de décrypter en prenant en compte différents effets mécaniques (notamment le passage au RCE qui fait basculer le financement d’une partie des  emplois progressivement du Titre 2 vers le Titre 3). 

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Migration vers Educpros

Educpros

Ce blog rejoint à présent la plateforme de blog d’Educpros.fr. Merci à l’équipe qui m’accueille !

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Nancy, « ville où il fait bon étudier » – Parution du classement de l’Etudiant

Après le classement des villes préférées des étudiants, publié il y a quelques semaines par le journal « Le Parisien – Aujourd’hui en France » (suite auquel j’avais commis un article rappelant qu’en effet, Nancy est une grande ville étudiante), c’est au tour du magasine « L’Etudiant » de publier l’édition 2013-2014 de son classement annuel des « Villes où il fait bon étudier ».

Classement l'Etudiant

Dans sa catégorie « Grandes villes », Nancy est 5ème et Metz est classée 10ème. Notons par ailleurs que Paris, dans sa propre catégorie (Métropoles), se place 10ème (rappelons que le classement international des villes étudiantes évoqué il y a quelques mois faisait de Paris la ville préférée des étudiants dans le Monde. Comme quoi on peut toujours discuter). Au classement général, toutes catégories de villes confondues (pour peu que cela ait du sens), Nancy et Paris sont donc du même niveau (resp. 15 et 12)… 

A noter également la progression majeure de Nancy dans la catégorie « Rayonnement international », désormais en pôle position ; ce qui vient en écho également à la forte implication des étudiants étrangers nancéiens dans la vie de la Cité, notamment via l’association ESN Nancy dont le Président est aussi Président d’ESN France et dont un ancien Président est Vice-Président d’ESN International. Parmi les critères figuraient le fait d’être cité dans le célèbre classement de Shanghaï, la part d’étudiants étrangers, les « meilleures écoles d’ingénieurs et de commerce » (pourquoi uniquement elles ? A l’international, ce sont par exemple plutôt les écoles de médecine que les écoles d’ingénieurs qui rayonnent …).

Relevons aussi côté « Sports », la phrase « le sport reste souvent un parent pauvre des politiques publiques en faveur des étudiants » prend un sens particulier à Nancy compte-tenu de la menace de fermeture de la piscine universitaire des Océanautes, en raison de la non-participation du Conseil Général de Meurthe et Moselle à l’opération Campus … Le nombre de piscines faisant par ailleurs partie des critères de classement …

Nancy (5) et Metz (10) tirent donc bien leur épingle du jeu. Il convient de se demander si, compte-tenu des pratiques socio-culturelles des étudiants, l’avenir ne devrait pas conduire à approcher davantage la notion de « vie étudiante » à l’échelle du Sillon Lorrain plutôt que de chacune de ces deux agglomérations. L’idée étant à la fois de prendre en compte les pratiques mais aussi de les développer et de les renforcer par une prise de conscience accrue du territoire. Il n’est pas plus compliqué aujourd’hui pour un étudiant nancéien d’aller écouter un concert à l’Arsenal à Metz (ou vice-versa) que de traverser Paris pour aller voir un spectacle du même ordre. Sans parler du ski ou de la randonnée dans les Vosges.

Effectifs étudiants dans le sillon Lorrain - Chiffre 2010 - Source : ADUAN

Effectifs étudiants dans le sillon Lorrain – Chiffre 2010 – Source : ADUAN

L’Etudiant propose de décortiquer son classement thématique par thématique, ce qui permet d’avoir une vue plus fine de la situation des villes étudiées. Relevons aussi que si le magasine mentionne bien les critères employés pour effectuer l’étude, il eut néanmoins été utile de préciser si, oui ou non, ces derniers sont les mêmes que lors de la dernière édition (pour voir comment d’éventuelles modifications peuvent influer sur les évolutions). Par ailleurs, il serait utile de savoir ce qui a présidé au classement de certaines villes en « grandes villes » plutôt qu’en villes moyennes » et vice et versa (plusieurs messages sur les réseaux sociaux m’ont interpelé à cet égard).

Un regret : le tableau interactif présent l’année précédente pour manipuler les thématiques et les villes ne semble pas présent cette année, alors qu’il était très pratique pour creuser un peu. Peut-être sera-t-il ajouté prochainement ?

Comme toujours, ces critères peuvent être commentés.

Au plan général d’abord, en remarquant que l’établissement de ce ranking repose exclusivement sur des indicateurs « objectifs » (dont le choix et la compilation ne le sont néanmoins pas : en soi, choisir un indicateur plutôt qu’un autre est déjà un choix) plutôt que sur une approche par « l’opinion des usagers », qui nécessiterait cependant une enquête nationale très lourde. Cependant, il n’est pas impossible que les données (2013 étant à paraître prochainement) de l’OVE permettent de le faire … Pourvu d’avoir le logiciel et la puissance de calcul statistique requise (les réponses aux enquêtes triennales de l’OVE se basant sur, grosso modo, plus de 30 000 réponses …). La notion « d’attractivité » pourrait aussi être creusée, par exemple en mettant en regard différents indicateurs relatifs à l’origine des étudiants : part des étudiants issus de l’académie (à relativiser au regard du taux d’accès à l’Enseignement Supérieur, part des étudiants issus des académies limitrophes …

Au plan particulier ensuite, en commentant chacun des indicateurs retenus. Un exercice que je ne renouvelle pas, m’y étant déjà en partie plié ici. Je constate néanmoins que le critère « d’ensoleillement » est toujours présent (pour le volet « environnement »), et que le volet « logement » comporte toujours un indicateur lié aux chambres CROUS (alors que ces logements pèsent en moyenne nationale 10% du logement étudiant…).

En guise de conclusion, je ne serai pas original : je rappellerai simplement, outre la prudence qui doit être de mise avec les classements, que la notion de « choix » d’une ville universitaire par les étudiants doit être discutée. Outre la « qualité de la vie étudiante », c’est d’abord la recherche d’une formation supérieure ad-hoc qui fait office de premier critère. Sans parler des coûts matériels, financiers, affectifs, que peuvent représenter ces choix, et que tous les étudiants ne sont pas en situation d’assumer.  

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