Éducation et innovation en direct de l'Asie

Archives de mots clés: élèves

Expérimenter une nouvelle éducation, un mode de vie à Auroville

Il y a tout juste 50 ans, le 28 février 1968, naissait Auroville, cette petite communauté près de Pundichéry. L’occasion de revenir sur la philosophie de cette ville utopique et plus particulièrement sur le programme éducatif tout à fait disruptif. Repenser l’éducation « La dernière école » (Last school) est le nom donné à l’une des écoles d’Auroville pour les enfants entre 11 et 17 ans. La « Mère », inspiratrice d’Auroville avait choisi ce nom parce qu’elle considérait qu’il fallait modifier le système éducatif existant de manière radicale. Il y a tout juste 50 ans que la ville ayant pour but « l’unité humaine » voit le jour. Fondée par cette Mère, Mirra Alfassa française de nationalité et qui dirigeait alors l’Ashram de Sri Aurobindo dont elle fut le compagnon spirituel, Auroville est située à une dizaine de kilomètres de Pondichéry en Inde du sud et compte aujourd’hui environ 2500 habitants. Le jour de l’inauguration, le 28 février 1968 une charte en quatre points est établie dont le deuxième est : « Auroville sera le lieu de l’éducation perpétuelle, du progrès constant et d’une jeunesse qui ne vieillit point ». Car si l’objectif est bien de créer une cité « utopique » où l’argent ne circule pas, où la propriété privée… Savoir plus >

Le plan stratégique de l’éducation au Myanmar

Suite au changement de régime en 2011, le Myanmar (encore couramment appelé Birmanie en Europe) a compris que seul le développement économique pouvait lui garantir paix et prospérité et que l’éducation est la clef de voute de son avenir. Le Myanmar compte environ 50 000 écoles (primaire, premier cycle du secondaire et deuxième cycle du secondaire) accueillant près de 10 millions d’enfants. Le pays compte au total 370 000 enseignants, avec un ratio enseignant / élèves d’un enseignant pour 24 élèves. Mais le recensement de 2014 a révélé qu’un enfant sur cinq âgé de 10 à 17 ans – environ 1,7 million de jeunes – travaillait au lieu de fréquenter l’école. L’éducation au Myanmar est la pierre angulaire du développement du pays. L’actuelle chef du gouvernement, Aung San Suu Kyi l’a parfaitement compris en faisant de l’éducation la priorité du pays. Les dépenses consacrées à l’éducation augmentent régulièrement depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement, avec une forte augmentation du soutien des donateurs étrangers. Les 1.9% du PIB actuellement investis dans l’éducation doubleront d’ici 2021. Selon la chef du gouvernement l’éducation soutiendra la démocratie et le processus de consolidation de la paix au Myanmar et aidera à établir une économie prospère… Savoir plus >

iMaginez l’enseignement du multiculturalisme

  Singapour se fait le chantre du multiculturalisme, même si c’est à marche forcée puisque selon son appartenance raciale, chaque singapourien est étiqueté Chinois, Malais, Indiens ou autres. En conséquence, chaque habitant entre dans des quotas qui serviront dans le quotidien à l’attribution d’un logement par exemple, mais également à veiller à ce que tous soient représentés dans les différents espaces publiques et bien entendu que les élus représentent les quatre catégories. L’esprit occidental est peu habitué à ce genre de classification des individus, les questions de quotas, de catégorisation, sont parfois gênantes car elles touchent éminemment à la possibilité d’agir de manière totalement libre  et choisir son lieu d’habitation en est un exemple. On doit aussi citer le fait que le poste de président de Singapour soit alternativement réservé à une personne issue de telle ou telle communauté questionne la méritocratie, pourtant une valeur singapourienne clé. D’autant plus que derrière ce classement par « races » se trouve une classification par religion. Ainsi un Chinois est, du point de vue de l’organisation politique singapourienne un adepte du confucianisme, un Malais, un musulman et un Indien, un adepte de l’hindouisme ou bouddhisme. Cela ne signifie pas que le christianisme, le taoïsme ou… Savoir plus >

iMaginez une nation bilingue

Le multiculturalisme à Singapour est une conséquence des vagues migratoires qui ont poussé Malais, Indien, Chinois et quelques autres communautés à cohabiter. A son indépendance Lee Kuan Yew a bien conscience que si cette diversité peut être une force, elle peut surtout être un objet d’affrontements. Il va donc mettre en place plusieurs stratégies afin d’éviter tout conflit, tout d’abord en ce qui concerne la pratique de la religion telle que la répartition égale du nombre de jours fériés par exemple mais surtout il va prendre deux mesures très importantes qui sont la répartition du nombre d’habitants dans les logements en fonction de leur origine et l’apprentissage d’une langue commune. Pour la répartition des habitants, le système est très simple : Il y a 75% de chinois à Singapour et donc dans un quartier la limite maximale de cette population est de 84%, dans un même immeuble elle ne peut pas excéder 87%. Avec 13% de Malais, la limite dans un quartier est de 22%, dans un immeuble de 25%. Et les Indiens (et autres) sont 12% la limite ethnique est donc de 12% dans l’arrondissement et de 15% dans le logement. Notons que les résidents permanents sont aussi soumis à… Savoir plus >

iMaginez détruire un système éducatif qui fonctionne

  Ce n’est un mystère pour personne, Singapour est l’un des meilleurs systèmes éducatifs au monde. Que ce soit dans les classements PISA (Programme for International Student Assessment) ou Timss (Trends in International Math and Science Study), la cité-état caracole systématiquement en tête. S’il y a de quoi être fier de ces résultats obtenus au bout de longues années de travaux, de tests, de remises en cause, cela n’empêche pas les autorités de vouloir tout remettre à plat. Mr Sinnakaruppan lui-même a pris les devants en annonçant un plan de restructuration du système éducatif singapourien. L’auteur du plan dont le titre lui-même n’est pas inintéressant puisqu’il est membre du parlement, et « CEO of the Singapore Education Academy (Asia Pacific) ». Autrement dit, on pourrait bien le confondre avec un de ces hommes puissants à la tête d’une organisation privée. Le plan de refonte du système éducatif présente un certain nombre d’orientations dont l’essence, explique Ng Chee Meng le Ministre de l’éducation lui-même, est de nourrir le plaisir d’apprendre pour que les enfants aiment se rendre à l’école. Une telle formulation n’est pas anodine et si les autorités insistent autant c’est parce que l’ensemble de la population singapourienne, enfant et parents n’a… Savoir plus >

iMaginez une méthode innovante pour apprendre les mathématiques

A chaque évaluation internationale des systèmes éducatifs, Singapour est en tête des classements, c’est le cas avec PISA (Programme for Internation Student Assessment) ; et plus particulièrement en ce qui concerne les mathématiques avec le TIMMS (Trends in International Mathematics and Sciences Studies), au point de nommer celle-ci la « méthode singapourienne ». Cette méthode émerge dans les années 1980 quand le gouvernement a décidé de faire de cette discipline une priorité pour une raison fidèle à ses principes pragmatiques : il y avait besoin d’ingénieurs pour développer la ville et donc des mathématiciens. La façon de créer la méthode d’apprentissage des mathématiques a été élaborée comme toute chose à Singapour : s’inspirer de ce qui se fait à l’extérieur, prendre le meilleur et l’adapter aux problématiques locales. Ainsi pendant quinze années la méthode d’apprentissage singapourienne des mathématiques a été testée, améliorée, éprouvée pour obtenir celle qui est enseignée dans les classes aujourd’hui. Et des derniers rangs des classements Singapour s’est retrouvé en première ligne. La méthode est inspirée du psychologue américain Bruner qui consiste à faire passer du concret à l’abstrait, d’une représentation physique à une image mentale, d’où le nom « concrète, imagée et abstraite ». La méthode consiste tout d’abord à faire manipuler concrètement… Savoir plus >

iMaginez le meilleur système éducatif au monde

Singapour a obtenu en décembre dernier le score le plus élevé de l’enquête PISA (Programme for International Student Assessment) qui évalue les acquis des élèves de 15 ans dans 72 pays de l’OCDE. Les épreuves portaient sur les sciences, les mathématiques et la compréhension de l’écrit. C’est en science que les élèves de la cité-état se démarque le plus avec quatre singapouriens sur dix qui obtiennent de très bons résultats quand c’est en moyenne un sur dix dans le reste de l’OCDE. Faut-il vraiment être surpris de ces résultats lorsque l’on sait que l’éducation a toujours été l’investissement prioritaire à Singapour et cela depuis sa création? Faut-il s’étonner de ce résultat quand l’accent a toujours était mis sur l’excellence ? Quand dans beaucoup de secteurs, dans nombre de pays la notion « d’excellence » reste un concept, une volonté, une voie à suivre, Singapour l’a mise en œuvre avec toutes les conséquences que cela implique : investissement et exigence. Et si l’excellence scolaire fait partie de la stratégie de la ville du lion c’est pour obtenir les meilleures places dans les classements internationaux et notamment ce classement PISA. Certes le soutien scolaire privé joue un rôle non négligeable dans cette quête d’excellence et les… Savoir plus >

iMaginez découvrir ce que font vos enfants en classe

Kids Empire est une petite école locale à Singapour pour les enfants à partir de 18 mois jusque 6 ans. Ni avant-gardiste ou particulièrement progressiste cette école – comme il en existe de très nombreuses dans la cité-état – attire cependant l’attention tant sur ses méthodes d’apprentissage que sur la communication qu’elle entretient avec les parents d’élèves. La méthode d’apprentissage se fait par « le faire », par la démonstration, autrement dit ce que l’on entend désormais par le concept de « learning by doing » mais qui n’a rien de nouveau ni d’innovant dans un grand nombre de pays dans le monde où l’apprentissage sous cette forme est tout à fait classique. A titre d’exemple l’apprentissage et la connaissance des lettres ne se fait pas sur un tableau noir où l’enseignant décrit la leçon mais en jouant avec des objets correspondant à la lettre. L’enjeu, ainsi que cela est formulé par l’école, est de « rendre visible l’apprentissage ». Les enfants apprennent en utilisant les objets et développent ainsi plusieurs compétences à la fois : la mémorisation du nom de l’objet et son usage. Il y a un lien direct entre la théorie et la pratique et cela se dresse contre l’apprentissage séquencé qui n’articule par… Savoir plus >

iMaginons apprendre tout au long de notre vie

Singapour aime beaucoup les « festivals », c’est le terme consacré pour n’importe quel événement régulier qui se produit dans la ville-état : il existe le Mid-Autumn Festival, le Fringe Festival, le Night Festival, le River Festival, le Garden Festival, le FinTech Festival, ou encore le Food Festival, etc. La deuxième quinzaine de novembre n’échappe pas à cette habitude avec le « Life Learning Festival ». Comme son nom l’indique il s’agit de mettre à l’honneur l’apprentissage, l’acquisition de connaissances tout au long de sa vie. Organisé par un grand nombre d’institutions académiques, les activités se concentrent autour de conférences, ateliers et coaching individuel pour aider tout habitant de Singapour qui voudrait se développer et acquérir de nouveaux savoirs. Le message officiel est clair, l’objectif est de : « développer ensemble une culture de l’apprentissage tout au long de sa vie pour développer ses compétences avec passion et pour tout un chacun afin de conduire Singapour dans une nouvelle phase de développement pour demeurer une économie de pointe et une société inclusive ». Le Festival propose un grand nombre d’activités dans des domaines variés tel que l’art : « aquarelle painting, asian culinary, chinese Calligraphy » » » ; la gestion du quotidien : financial literacy, wellness of your child, parenting, baking cookies ; le… Savoir plus >

iMaginez une école kaléidoscope !

Nanyang Primary School est une école qui veille à préserver la culture locale, en l’occurrence chinoise tout en accompagnant les jeunes élèves vers les enjeux d’une culture globale, internationale. Pour se faire, l’école propose d’aborder l’éducation de manière holistique en ne s’arrêtant pas simplement aux critères d’excellence académique mais également de veiller à l’excellence dans le comportement, dans les valeurs morales à transmettre, afin de développer les enfants à penser de manière éthique. Ainsi l’encadrement des écoliers est pris en charge par tout un écosystème au sein de l’établissement, une « plateforme » selon les mots de l’institution, où se retrouvent : partage et échange de savoirs, encouragements permanents par tout un chacun dans le but d’aider à ce que tous réussissent leur propre parcours. Autrement dit c’est l’ensemble de l’établissement qui est en quête de la réussite des petits apprenants. Le maître mot pour décrire cette école est « kaléidoscope » : différents types de populations et professionnels  entourent l’enfant, cultures nombreuses et variées d’ici mais également des quatre coins de la planète auxquelles les écoliers sont confrontés régulièrement. Dans ce kaléidoscope, les parents ont leur rôle à jouer. L’école insiste dans sa « philosophie » pour expliquer que l’éducation commence avant tout à la maison et… Savoir plus >