4. Discuter le chapitre « La Littératie à l’âge numérique »

Le terme de littératie numérique, traduction de la « digital literacy » anglo-saxonne, est encore peu utilisé en français, même si son usage se développe de jour en jour. Certains lui préfèrent par exemple « culture numérique », d’autres « éducation aux médias et au numérique ». 
 
Nous l’avons choisi pour 2 raisons :
–       il marque une rupture par rapport aux approches historiques de l’éducation aux médias où l’apprenant était essentiellement en position de « consommateur » d’information
–       il insiste sur le fait essentiel suivant : pour qu’un individu puisse être acteur de sa vie dans un monde numérique, il a besoin bien entendu d’un certain nombre de connaissances, mais plus encore de compétences, de méthodes qui sont porteurs d’une transformation du rapport même aux savoirs et aux apprentissages.
 
Les savoirs et compétences qui forment le socle d’une littératie numérique sont par essence mouvants, dans la mesure où ils évoluent au double rythme trépidant de l’innovation technologique et des usages. Aussi nous ne cherchons pas ici à redéfinir ce que serait le référentiel idéal d’une littératie numérique, car il deviendrait vite obsolète. Dans une première partie, nous insisterons sur l’existant et sur ce qui nous apparait comme trois de ses faiblesses, en envisageant comment les faire évoluer pour mieux jour le rôle de socle pour la littératie numérique. Dans une seconde partie, nous nous concentrerons sur les apports potentiels du numérique aux pédagogies existantes. Cette dimension nous semble fondamentale et libératrice pour les équipes pédagogiques. En effet, il ne s’agit pas d’une surcharge de savoirs qui viendraient s’ajouter à programme déjà très lourd. La littératie numérique, parce qu’elle est plus de l’ordre des compétences et des méthodes que des connaissances, constitue d’abord une opportunité pour les enseignants, les documentalistes, de diversifier, amplifier, prolonger leurs approches pédagogiques. La littératie numérique par nature fait bon ménage avec toutes les disciplines et peut s’enseigner de façon transverse, sans grignoter sur le temps d’acquisition des connaissances propres à chaque matière (les aspects plus techniques étant intégrés dans le cours d’informatique, cf. chapitre sur l’informatique). Elle constitue une véritable opportunité pour les enseignants, les documentalistes, car elle leur permet de diversifier, amplifier, prolonger leurs approches pédagogiques.
 
Par ailleurs, parce qu’elle induit une forme de changement culturel dans le rapport aux savoirs et aux apprentissages, la littératie numérique – et de nombreuses pratiques déjà en place en témoignent –, apporte des réponses inédites pour accompagner les enfants les plus fragiles, les plus en mal-être dans le monde de l’école.

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