E-Learning : avons-nous réussi la révolution numérique de l’éducation ?

Posted by Yann Bergheaud on mai 3rd, 2013 under Non classé Tags: , , ,  •  4 Comments

Je ne tiendrai pas le suspense bien longtemps : il est patent que nous n’avons pas réussi à intégrer le numérique dans l’éduction.
Pourtant les efforts financiers n’ont pas été ménagés depuis maintenant plus d’une décennie. Les « plans Campus Numériques » et autres programme de financement se sont succédés à un rythme soutenu. Les établissements, du primaire au supérieur, ont été équipés en solutions logicielles et matérielles : environnement numérique de travail, portail de ressources numériques (Université thématiques,…), équipement en Wi-Fi, plan de financement des ordinateurs portables des étudiants, tableaux blancs interactifs,…. Mais en fin de compte, il convient de faire le constat que, malgré ces équipements massifs, le système éducatif n’a pas su intégrer le numérique aux pratiques des enseignants. L’on dénombre toujours des expériences pédagogiques novatrices de la part de nos collègues mais il n’y a pas eu de massification des usages numériques en pédagogie.

Les financements d’équipements numériques connaissent en outre les contrecoups de la crise des finances publiques. Il y a aujourd’hui une baisse significative de l’effort budgétaire pour le numérique, et, la situation ne semble pas réellement devoir s’inverser dans les années à venir. Mais finalement cette « crise » du financement du numérique peut s’avérer salvatrice. Elle nous amène à nous remettre en cause, nous, acteurs du système éducatif. Ces nouvelles contraintes peuvent nous faire sortir de l’état de « Geek », qui n’est finalement qu’un consommateur forcené de produits High Tech, pour enfin nous centrer sur les usages pédagogiques de ces produits. Autrement dit nous ne collectionnerons plus tablettes, TBI, Smartphones comme des trophées mais nous commencerons peut-être (et enfin) à les utiliser à bon escient. Encore faut-il pour cela que nous œuvrions collectivement pour une remise en cause, voire une révolution, de nos pédagogies issues d’un temps où les élèves et étudiants ne possédaient qu’un crayon et un cahier.

Innovons dans nos pratiques pédagogiques !

Innover n’est pas inventer. Nous ne devons pas inventer de nouvelles méthodes pédagogiques simplement par ce que le monde est nouveau. Pour reprendre Edwin Herbert Land, l’inventeur du polaroïd, « Innover, ce n’est pas avoir une nouvelle idée mais arrêter d’avoir une vieille idée. » Mais « pour arrêter d’avoir de » vieilles idées, il est nécessaire de repenser notre rôle en tant que formateur, ne plus adopter la posture de l’unique média du savoir et de la connaissance. Il convient de contextualiser l’acte d’enseigner dans l’environnement numérique. Pour cela nous avons à notre portée des approches qui sont bien connus des spécialistes des sciences de l’éduction : pédagogie par projet, approche réflexive, et plus récemment le connectivisme développé par George Siemens et Stephen Downes (qui n’est au final que la mise en perspective de théories de l’apprentissage à l’heure du numérique) pour n’en citer que quelques unes.

Innovons pour rendre l’enseignement à nouveau efficient.

L’efficacité est le critère à l’aune duquel nous serons jugés par nos tutelles et nos usagers. Toutefois efficacité ne signifie pas productivité comme nous serions tentés de le croire en lisant les déclarations de nos responsables successifs et de tout bord. Faire du E-Learning ne doit pas revenir à remplacer des enseignants par des machines. Ce serait suicidaire, les machines ne sont pas intelligentes.

L’E-Learning est-il efficace ?

Les pionniers du numérique, dont je fais partie, le pense mais c’est bien souvent le fruit d’une approche empirique. Toutefois notre expérience, lorsque nous sommes confrontés aux apprenants dans un contexte d’usages numériques, ne constituera pas une preuve irréfutable de cette efficacité. Nous avons besoin d’outils, de méthodes et de référentiels pour mesurer « scientifiquement » cette efficacité. Ils nous manquent cruellement mais poser la question a le mérite d’amorcer la réflexion.affiche_petit

 

Cette question de la réussite et des usages numériques sera le thème central des prochaines Journées du E-Learning, à Lyon, les 27 et 28 juin prochains. Nous œuvrons depuis maintenant 8 ans à alimenter la réflexion et à changer les approches pédagogiques à l’heure du numérique avec une démarche volontairement pragmatique et prospective.

 

« Réussir en E-Learning » : www.journees-elearning.com

 

 

Les Assises de l Enseignement Superieur et le numerique, histoire d un rendez-vous manque ?

Posted by Yann Bergheaud on octobre 11th, 2012 under Non classé  •  3 Comments

Le numérique transforme fondamentalement l’enseignement dans ses modalités et son organisation interne. La manière d’enseigner ou la pédagogie connaisse de grande mutation, l’on enseigne plus comme auparavant.

La transmission du savoir n’est plus la pierre angulaire du rôle de l’enseignant. L’accès à l’information et la connaissance est aujourd’hui banalisé et l’enjeu n’est plus d’assimiler de l’information mais bien de savoir trouver l’information pertinente. L’enseignement, même si son objet reste identique, la délivrance de diplômes, dans ses modalités tend vers la maîtrise de compétences. De la maîtrise des connaissances l’on glisse inexorablement vers la maîtrise de compétences.

Signe de cette mutation, les maquettes de diplômes nationaux se sont transformées en une liste de compétences que l’apprenant se doit de maîtriser pour réussir ses examens.
Ces modifications statutaires, si l’on ne désire pas qu’elle en reste à un simple ravalement de façade devrait s’accompagner d’un large plan de formation des enseignants aux usages du numériques.
Force est de constater que le débat se focalise sur la formation des enseignants en général et plus spécifiquement sur la place du concours dans le cadre du recrutement et non sur le contenu « numérique » de la formation. Ce constat est renforcé par l’abandon de l’obligation d’obtention du Certificat Informatique et Internet pour les Métiers de l’Enseignement. Cette certification, même si l’on peut en critiquer certains aspects, avait au moins le mérite d’ancrer la maîtrise du numérique dans la mise en œuvre de la pédagogie des futurs enseignants. Par ailleurs, dans nos Universités, nous avons déployé une grande énergie afin d’assurer une certification à nos étudiants et ainsi donner réalité à ce qui n’était qu’un référentiel sur papier. Ce n’est pas la première fois que nous nous investissons pour une réforme avortée mais c’est toutefois rageant !

En pratique, l’abandon de la certification est un très mauvais signal envoyé aux actuels et futurs enseignants et par ailleurs il est sûrement à parier que dans un avenir plus ou moins proche la réalité nous rattrapera et cette certification deviendra à nouveau obligatoire. « Un pas en avant deux pas en arrière », ceci me rappelle mes lectures d’adolescent !!!

Concernant la formation, non plus initiale, mais continue des enseignants. Ici la tache revient à envisager comment former nos collègues déjà titulaires aux usages pédagogique du numérique. Nous avons déjà commencé, au sein des établissements, à travailler concrètement à la formation des enseignants-chercheurs dans les établissements d’enseignement supérieur. Faute de moyens adéquates, nous avons parfois l’impression d’écoper la mer avec une cuillère. En outre il n’est pas certain que cette mission de « formation continue » nous soit encore dévolue à l’avenir (retour des IUFM ou succédanés, ou encore autres mégastructures,…?).

Revenons à la question fondamentale du numérique dans l’éducation : améliorer la qualité des enseignements et la réussite des étudiants avec le numérique, voilà le vrai débat sur la place du numérique dans la réforme de l’enseignement.

Et concernant cet enjeu fondamental je crains que la prochaine réforme passe à côté de cette question. En tout état de cause les débats préparatoires ne rendent pas compte de cet enjeu.

Journees du E-Learning : le jeu est a l’honneur

Posted by Yann Bergheaud on juin 5th, 2012 under Non classé Tags: , ,  •  No Comments

Pour leur 7ème édition, les 28 et 29 juin, les Journées du E-learning atteignent l’âge de raison : « L’enfance de l’art ».

Le jeu sous toutes ses formes sera au centre des débats. Jeu et apprentissage peuvent paraître en totale contradiction, or nous sommes convaincus que le jeu est un formidable levier pédagogique.

Le jeu n’est pas l’absence de contrainte, bien au contraire. Pour jouer il faut suivre des règles, ici établies par l’enseignant dans le respect de ses objectifs pédagogiques. C’est également une contrainte pour l’apprenant, pour « gagner au jeu » il devra faire des efforts intellectuels.

Le jeu permet également de désigner les mises en situation auxquelles se soumettra l’apprenant : le jeu de rôle. La simulation ou le Serious Games constitue également une modalité de l’apprentissage que nous gagnerons, nous enseignants, à investir.

Enfin, je ne désire pas clore le débat bien au contraire, en ma qualité de juriste je ne peux m’empêcher de me demander si le jeu est légal ! En effet le droit envisage l’apprentissage comme une activité ennuyeuse et bien trop sérieuse pour laisser de la place au jeu. Ainsi l’exception pédagogique exclut de son champ les activités ludiques.

Cette 7ème édition des Journées du E-Learning abordera ces questions.

Nous pouvons citer au titres des points forts des JEL :

Les problématiques liées à la formation des enseignants à l’innovation pédagogique et le statut juridique des œuvres pédagogiques numériques sont des questions récurrentes.

Comment former et motiver les enseignants, sortir de l’écueil des formations techniques aux outils et se centrer sur les usages ? Quelles sont les nouvelles charges des enseignants « numériques » : le tutorat, le coaching, la médiation numérique des savoirs, l’animation de communautés…?

  • La formation des enseignants
    M. Jean-Michel FOURGOUS, Député, Mission parlementaire pour les TICE
  • Jeux de rôle : les interactions entre acteurs
    M. Daniel PERAYA, Professeur, Université de Genève

La gestion des droits afférents aux créations pédagogiques devient plus complexe dans un contexte numérique : richesse des médias utilisés (son, image, vidéo…), diversité des contributeurs,….

  • Le E-Learning hors-jeu ou peut-on sortir de la légalité
    M. Cédric MANARA, Professeur à l’EDHEC Business School.
  • Le droit d’auteur sur l’oeuvre multimédia pédagogique : un casse-tête.
    M. Michel DUPUIS, Professeur des Universités, Université Lille Nord de France.

Les Journées du E-learning se composent de 30 conférences, ateliers et tables rondes.

Colloque ouvert à tout public, information et inscription gratuite sur le site de l’évènement : www.journees-elearning.com

Le droit, un frein à l’émergence de « l’économie de la connaissance » ?

Posted by Yann Bergheaud on février 24th, 2012 under Non classé Tags: ,  •  2 Comments

En 2007, dans son réexamen du marché unique, la Commission a souligné la nécessité de favoriser la libre circulation de la connaissance et de l’innovation – la « cinquième liberté » – au sein du marché intérieur. La libre circulation de la connaissance et de l’innovation se situe donc au même rang que la sacro-sainte libre circulation des marchandises et des services.

Il s’agit donc de permettre la création d’une véritable économie de la connaissance désignant ici une activité économique fondée sur des ressources intellectuelles. Comme le souligne le livre vert de l’Union Européenne consacré au « droit d’auteur dans l’économie de la connaissance« . Cette position a pour conséquence principale de « considérer la connaissance et l’éducation comme des biens marchands ou comme des produits et des services éducatifs et intellectuels pouvant être exportés avec une grande rentabilité« .

Parallèlement, au niveau fonctionnel, le système LMD mettant en place une grille de lecture unique des diplômes nationaux fut instauré. Nationalement, la mise en concurrence des Universités, prérequis indispensable à l’émergence d’un véritable marché de l’éducation, a donné lieu à l’adoption de la réforme des Universités visant à les rendre « autonomes ».

Tout semble donc être en bon ordre de marche pour l’émergence de l’économie de la connaissance, il ne manque plus que des productions et des services. C’est ici qu’intervient le droit de la propriété intellectuelle et l’exception pédagogique dont nous avons plusieurs fois parlé.

En 2001 l’Union Européenne désirait promouvoir « la diffusion du savoir et de la culture par la protection des œuvres et autres objets protégés, tout en prévoyant des exceptions ou limitations dans l’intérêt du public à des fins d’éducation et d’enseignement » en adoptant l’exception pédagogique. Le mécanisme de l’exception permet ici de passer outre la nécessaire autorisation de l’auteur lorsqu’elle s’exerce à des fins d’éducation.

Sa mise en œuvre constitue aujourd’hui un véritable frein à l’émergence de l’économie de la connaissance.

En effet, le droit envisage la nature du média et la localisation des acteurs (enseignants et apprenants) au lieu de considérer les usages et les activités pédagogiques. Cet inconvenient majeur était déjà souligné par le rapport Gowers « The Review agrees with the view presented by the Open University in its submission that educational exceptions should be defined by intent, category of use and activity and not by media or location« .

Les enseignants aujourd’hui créent des ressources en prenant appui sur des œuvres déjà existantes. Ces pratiques pédagogiques sont bien souvent considérées comme illégales ce qui empêche toute reconnaissance juridique de leurs productions. Dans le même ordre d’idée, les productions collaboratives à l’aide des outils Web 2.0 auxquelles contribuent l’enseignant avec ses apprenants ne bénéficient d’aucun statut particulier. Il faut se référer au droit commun du droit d’auteur qui, sur ce point, prévoit le pire régime juridique qui soit : l’indivision des droits entre l’enseignant et les apprenants !

Par ailleurs la segmentation en Europe des législations nationales sur le droit d’auteur cause une insécurité juridique pour les enseignants. En fonction de la localisation des acteurs une ressource pédagogique peut se retrouver illégale. A l’heure de la mobilité internationale encouragée et assumée de nos étudiants cet état de fait est improductif. La comparaison avec le copyright souligne même une distorsion de concurrence avec nos collègues américains. En effet, les enseignants aux Etats-Unis bénéficient du Fair Use. Le Fair Use autorise, notamment dans le cadre de l’éducation, la reprise d’œuvre protégée par le copyright à partir du moment où le préjudice économique pour l’auteur est faible et dans la mesure où cette utilisation favorise le développement économique. Concrètement il tolère de plus larges entorses au monopole d’exploitation des auteurs sur leurs œuvres lorsque c’est économiquement profitable. Cette vision utilitariste du copyright, à l’opposé de celle romantique du droit d’auteur, favorise pleinement la production de services et produits éducatifs. L’économie de la connaissance est une réalité aux Etats-Unis contrairement à l’Europe.

Enfin le public est limité en application de l’exception pédagogique. En France le public doit être majoritairement composé d’apprenants ou de chercheurs et en Allemagne la diffusion se trouve limitée à l’enceinte de l’établissement. Quel anachronisme à l’heure où les établissements en plein concurrence internationale cherchent à valoriser leur patrimoine numérique sur le Web et donc à s’adresser au plus grand nombre !

Mon propos ici n’est pas de prôner une disparition pure et simple du droit d’auteur ni d’appeler à la victoire du néo libéralisme bien au contraire, il faut prendre conscience que l’économie de la connaissance est devenu un enjeu international et nous n’avons malheureusement pas tous les moyens pour relever ce défi.

Le livre électronique enrichit le livre mais appauvrit le lecteur et l’auteur !

Posted by Yann Bergheaud on septembre 12th, 2011 under Non classé Tags: , ,  •  6 Comments

Le livre numérique « est une œuvre de l’esprit créée par un ou plusieurs auteurs et qu’il est à la fois commercialisé sous sa forme numérique et publié sous forme imprimée ou qu’il est, par son contenu et sa composition, susceptible d’être imprimé, à l’exception des éléments accessoires propres à l’édition numérique. » Article 1er de la loi du 26 mai 2011 relative au prix unique.

Par shiftstigma - http://www.flickr.com/photos/shiftstigma/

Cette définition est sans intérêt pour tenter de cerner juridiquement ce qu’est un livre numérique ou e-book. Elle n’est pas technologique neutre et son adoption répond à des intérêts circonstanciés. En effet cette loi s’attache à appliquer le prix unique du livre sous format papier au secteur du numérique afin de protéger les acteurs économiques que sont les éditeurs. Autant dire que cette définition du livre numérique ou électronique sera vite dépassée, nul besoin de prendre un habit de prophète pour affirmer que le livre électronique ne se limitera pas à du « print to screen ».

Le législateur aurait pu profiter de l’occasion pour cerner ce qu’est un livre et surtout le détacher de son support papier à l’instar de ce qu’il a opéré en adoptant le statut de la signature électronique ou de la base de données (qui n’est pas forcément électronique comme le livre n’est plus forcément du papier). Le livre numérique n’est un pas un livre numérisé. Au contraire le livre numérique va s’enrichir de fonctionnalités autorisant l’interactivité avec le lecteur ou l’usager : des ressources externes peuvent lui être associées, parallèlement il peut donner accès à des ressources par la technologie du lien hypertextes, il autorise l’usager à l’enrichir de commentaires,…

Le livre électronique sera vraisemblablement irrigué par les technologies issus du Web et entrera ainsi de plein pied dans le giron du droit de la communication électronique. Nous ne devrons pas attendre des décennies avant que les tribunaux aient à juger de contentieux dans ce domaine.

Le fait que le livre se dématérialise et ainsi offre d’importantes possibilités en terme d’usage ne signifie pas pour autant que l’usager jouira des mêmes libertés qui lui était reconnues auparavant.

En effet, l’utilisation du terme « utilisateur » en lieu et place de celui de « lecteur » n’est pas indifférente. L’utilisateur se retrouve limiter par les conditions d’utilisation qui lui ont été cédées. Il est donc soumis à une licence à l’instar de l’acquéreur d’un logiciel. Cette licence prévoit des conditions strictes qui limitent directement les possibilités d’usage du bénéficiaire du livre numérique. Autrement dit l’utilisateur du livre électronique est moins libre que le lecteur !

Ces limitations des conditions d’utilisation sont pilotées par les DRMs (Digital Right Management Systems) qui ont acquis « leurs lettres de noblesse » avec les œuvres musicales. Ces outils logiciels ont pour finalité principale (mais non exclusive) de limiter le nombre de copies possibles d’une œuvre numérique. Alors qu’auparavant il était possible de « prêter » autant de fois qu’on le désirait un livre (au risque bien souvent de le perdre !), aujourd’hui les DRMs sur les livres numériques limitent le nombre de copies possibles de l’œuvre numérique.

Pire encore, une livre numérique n’est pas la propriété de son possesseur, au sens juridique du terme, de l’utilisateur. En effet, Amazon nous a montré, avec les œuvres d’Orwell, qu’il est possible de supprimer à distance un livre électronique sur une liseuse. Dans le même ordre idée, il s’avère difficile voire impossible de vendre à nouveau un livre électronique pourtant acquis légalement, à notre connaissance aucune plate-forme en ligne ne le permet. Lorsque le livre électronique est offert lors de l’achat d’une liseuse il n’est pas certain que les termes du contrat autorisent une possible revente de l’ouvrage. En d’autres termes, le métier de bouquiniste en ligne n’est pas pour demain !

Et je ne parlerai pas des autres dispositifs de commercialisation sous forme de location à l’instar de ce qui existe pour la VOD (Vidéos à la demande).

Du côté de l’auteur la situation n’est guère enviable ! Les éditeurs ont concocté des contrats d’édition qui différencie le taux de rémunération en raison de la nature de l’œuvre commercialisée. L’auteur bénéficie bien souvent d’un pourcentage du prix de vente inférieur pour la version électronique de l’œuvre. L’argument avancé par les éditeurs étant que l’œuvre numérique coûte plus chère que l’œuvre « papier » !

Le livre numérique est certes un progrès mais à quel prix ?

La question du droit des ebooks a été abordée par Cédric Manara lors des Journées du Elearning à Lyon : www.journees-elearning.com

Retour sur les Journées du Elearning : l’Elearning c’est du bricolage

Posted by Yann Bergheaud on septembre 6th, 2011 under Non classé Tags: , , ,  •  12 Comments

« L’elearning c’est du bricolage » constitue indubitablement le leitmotiv des 6èmes Journées du Elearning que nous avons organisées à Lyon les 23 et 24 juin derniers.

Producteurs de ressources d’apprentissage nous ne sommes pas encore des artisans car nous créons de manière très empirique en ayant chacun nos méthodes, nos recettes de cuisine. Il n’existe pas de technique ou d’outil applicable à toutes les situations comme dans le domaine de l’artisanat. Read the rest of this entry »

L’exception pédagogique est morte, vive l’Open Source pour l’éducation

Posted by Yann Bergheaud on juin 14th, 2011 under Non classé Tags: , , , ,  •  10 Comments

Amené dernièrement à essayer de présenter intelligemment le principe de l’exception pédagogique (quel challenge !) je me suis penché sur les raisons de cette « usine à gaz ». La complexité de sa mise en œuvre nous rend, enseignants, potentiellement contrefacteur dès que nous utiliser un article ou toute autre ressource (sur ce point cf « confessions d’un enseignant délinquant »).

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L’affaire DSK, la vie privée et Internet : sommes-nous tous des américains ?

Posted by Yann Bergheaud on mai 31st, 2011 under Non classé Tags: ,  •  2 Comments

Au-delà de tout débat de fond (ou de forme) sur ce qui a été dit, redit ou contredit sur cette affaire, qui se limite à quelques faits (sur ce point il est étonnant de remarquer qu’avec autant peu de faits les médias peuvent générer tant d’informations !), une réflexion très générale me taraude l’esprit depuis une semaine. Le traitement par les médias et surtout Internet de ce personnage public annonce-t-il la fin du concept de vie privée sur Internet ? Ou plus exactement avec Internet sommes-nous désormais soumis au « Right to privacy » américain ?

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Le numérique révélateur et amplificateur du plagiat

Posted by Yann Bergheaud on mars 24th, 2011 under Non classé Tags: ,  •  11 Comments

Nous distinguons ici la contrefaçon qui constitue juridiquement toute atteinte au droit d’auteur et le plagiat qui revient à s’approprier la création intellectuelle d’autrui. Comme nous l’avons souligné dans notre chronique précédente, « confession d un enseignant délinquant ! », l’on devient contrefacteur lorsque nous utilisons une ressource à des fins pédagogiques en excédant les prescriptions légales.

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Exception pédagogique et droit d’auteur: confession d’un enseignant délinquant !

Posted by Yann Bergheaud on février 27th, 2011 under Non classé  •  9 Comments

Sans le traiter dans un billet nous avions noté que depuis le 1er janvier 2010 nous n’avions plus de cadre juridique pour la mise en œuvre de l’exception pédagogique dans le domaine des œuvres  » imprimées « . Ou autrement dit plus aucun texte n’envisageait la reproduction à but pédagogique des œuvres sous format papier autre que la photocopie, notamment la vidéo projection ou la mise en ligne sur une plate-forme pédagogique.

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